Les deux voies de la politique

David Zaruck a choisi le camp de Monsanto et c’est un ancien lobbyiste de l’industrie chimique. Le vilain ! Il défend la science, des politiques raisonnables. On est loin du climat avec ces histoires de glyphosate, mais pas tant que cela. J’ai moi même pensé à publier une tribune de l’association européenne du charbon. C’est pas que je sois tant que ça favorable au charbon, c’est juste que les fanatiques en face, qui tiennent le haut du pavé, ce qu’ils proposent est insupportable.

Par Risk-monger

Traduction Wackes Seppi

[Cette introduction est de M. Zaruk] Voici le texte de base d’un discours prononcé devant l’Association Polonaise des Cosmétiques le 15 septembre 2017, lors de leur conférence du 15e anniversaire. Comme le discours a été prononcé sans notes ni supports visuels, il y a peut-être eu des écarts par rapport à ce texte. Certaines parties, avec des excuses à mon interprète, devaient être chantées.

Lorsque nous entreprenons un voyage, nous avons souvent plusieurs choix pour l’itinéraire, en fonction de notre destination, de nos besoins, du type de véhicule, de notre situation et du temps que nous avons. Le déplacement lui-même constitue généralement une bonne partie du voyage. C’est également le cas pour ceux qui définissent les itinéraires politiques, notamment sur les problèmes de santé et d’environnement – la politique est un processus qui comporte de nombreux obstacles et changements de direction potentiels. S’il est souhaitable d’avoir un itinéraire précis, cela n’est pas toujours possible.

Les situations changent et, au fur et à mesure que les débats sur les politiques se durcissent, le nombre de parcours possibles semble se réduire à essentiellement deux. D’autres voies et destinations semblent avoir été fermées, dégradées ou classées comme incapables de supporter le trafic des « poids lourds ».

Une route emmène les usagers faire un voyage impliquant l’innovation, des décisions fondées sur les risques et une confiance dans la technologie et l’ingéniosité humaine. L’autre route a mis en place des obstacles à de nombreuses innovations, en donnant la priorité à la sécurité à tout prix et à la précaution. Les responsables de la décision sur l’itinéraire définissent notre voyage, la destination que nous atteindrons et les opportunités qui nous attendent lorsque nous y arriverons.

Route N° 1 : la Route des Réalistes

Les réalistes savent que le monde n’est pas parfait mais ils ont confiance dans la science et la capacité de l’homme à résoudre les problèmes et à améliorer la condition humaine. Cette route a été tracée par Francis Bacon, a régulièrement été développée et prolongée, et offre aujourd’hui à ses usagers des opportunités, destinations et conforts en grand nombre que les générations précédentes n’auraient jamais pu imaginer.

Chaque fois qu’il y a un nid-de-poule, les scientifiques cherchent le meilleur moyen de le réparer, de gérer le trafic et d’amener les gens à destination avec un minimum d’inconvénients. L’entretien des voies de la Route des Réalistes se fait grâce à un financement privé, en créant des incitations pour ceux qui peuvent offrir les meilleurs services.

La Route des Réalistes adopte une approche axée sur les risques pour la gestion des politiques. Nous savons que le déplacement implique des incertitudes et des dangers, mais la destination (les avantages) est considérée comme essentielle, de sorte que réduire notre exposition aux dangers est une priorité (rappel : risque = danger x exposition). Afin d’avoir une route efficace, qui offre un confort et un service continus, les gestionnaires des routes doivent garder l’exposition aux dangers aussi limitée que raisonnablement réalisable (ALARAAs Low As Reasonably Achievable, notre principal outil de gestion des risques). S’il y a trop de nids-de poule, les voitures seront endommagées ; s’il n’y a pas de route (parce que, supposons, il n’y a pas moyen d’avoir la route parfaite), aucun voyageur ne pourra arriver à destination. Les décideurs politiques doivent déterminer ce qui est raisonnablement réalisable et s’efforcer de l’améliorer continuellement.

L’usager de la Route des Réalistes est curieux de nature et ouvert ; il profite des innovations et des conforts développés par l’homme. Il reconnaît les défis auxquels nous continuons de faire face, et, dans une situation de lutte ou de fuite, s’efforce, avec optimisme, d’utiliser la technologie et l’ingéniosité pour résoudre les problèmes (plutôt que de s’échapper).

L’approche politique fondée sur les risques nous a bien servis et les siècles de réussite scientifique ont permis de créer un monde d’améliorations continues, de bien-être et de confort. Aujourd’hui, nous vivons plus longtemps, nous sommes mieux protégés contre les ravages de la nature et nous trouvons des solutions à une foule de problèmes, de maladies et de menaces qui affaiblissaient l’humanité.

Est-ce encore le cas ? D’autres ont adopté une route différente.

Route N° 2 : la Promenade des Précautionneux+

+ [Ma note : « Possibilist », décrit sur Twitter comme une personne qui demande la précaution et des modifications de politiques sur la base de la plus petite possibilité d’effet négatif, et non sa probabilité.]

Tout le monde n’est pas d’accord sur le fait que construire de meilleures routes, plus larges, est une bonnes chose. La vitesse du progrès humain a créé des incertitudes et des dangers que d’aucuns considèrent comme indésirables et devant être traités par un processus d’exclusion ou d’élimination. Si un risque est possible, même s’il est minime, il doit être évité.

La Promenade des Précautionneux applique une limitation de vitesse stricte et est à sens unique (vers la « nature » qui est la destination de choix présupposée de tous les voyageurs). De nombreuses avenues et jonctions sont jugées dangereuses, et plutôt que de gérer l’exposition à ces dangers, des barrières et des déviations sont mises en place.

S’il y a un nid-de-poule sur la Promenade des Précautionneux, la route est fermée. C’est le principe de précaution (la version de David Gee/EEA – Agence Européenne de l’Environnement) qui exige que tant que les autorités ne sont pas en mesure de prouver que la voie est sûre (avec une preuve définie de manière normative), il sera interdit d’emprunter la voie. La définition de la sécurité est elle-même relative et émotionnelle. La précaution qui est de règle sur les routes des précautionneux est appliquée avec diligence et rigueur, sans souplesse.

Le principe de précaution n’est pas un concept logique (ne pas être dans le vrai n’est pas la même chose que d’être dans l’erreur) ; c’est au contraire une approche émotionnelle de la gestion de l’incertitude dont l’objectif est de supprimer l’incertitude à tout prix. Les problèmes faisant l’objet de controverses – les perturbateurs endocriniens, les microplastiques, les nanomatériaux, les résidus chimiques – exigent une preuve absolue de sécurité (un concept émotionnel) ou font l’objet d’interdictions de précaution. Bien que cela crée quelques inconvénients (comme c’est souvent le cas de la fermeture des routes à grand trafic), les gestionnaires des routes des précautionneux hiérarchisent la certitude et la sécurité au-dessus des avantages et du confort.

Un « précautionneux » est un autre type de voyageur ; il a envie de certitudes et pense que la plupart des innovations et des réalisations de l’homme ne sont pas parfaites. S’il y a une possibilité que quelque chose puisse avoir des conséquences négatives pour la santé humaine ou l’environnement (si improbable ou faible que soit l’exposition), alors le précautionneux entrera en mode de protection et évitera le danger. Parfois, les expositions possibles sont ridiculement basses (comme pour les produits chimiques potentiellement perturbateurs endocriniens), mais si l’exposition est possible, il y a incertitude et l’élimination de l’incertitude devient la préoccupation principale des gestionnaires de la Promenade des Précautionneux. Incidemment, je suis en train de terminer un article faisant le portrait des Précautionneux… à publier sous peu.

Il s’agit d’une approche de la politique fondée sur le danger (où le danger équivaut au risque et où il n’est pas question de gérer l’exposition – toute exposition est inacceptable). Les précautionneux ne font pas de distinction entre un danger et un risque – si une exposition à un danger est possible, alors il faut éliminer le danger (tant pis pour les avantages). Les avantages qui importent sur la Promenade des Précautionneux sont la certitude, la sécurité et le retour à la nature. Ses utilisateurs s’émerveillent de la beauté des paysages et sont prêts à faire des compromis pour s’assurer cela. Si vous avez le luxe de voyager sur cette route, vous n’êtes vraiment pas intéressé par la recherche de solutions à des problèmes ou au développement des produits qui facilitent la vie. En fait, cette route devrait être appelée la Promenade des Privilégiés !

Barrières routières

Les choses changent dans la manière dont le trafic est géré. La capacité à répandre rapidement la peur et l’incertitude par les réseaux sociaux et l’augmentation de l’influence des ONG, des gourous et des activistes signifie que plus de politiques – suscitées par plus de sympathie publique – sont orientées vers la Promenade des Précautionneux. L’affluence dans les sociétés occidentales fait que la perte de bénéfices découlant des barrières préventives n’est pas fortement ressentie. Mais avec le déclin de la confiance du public dans la science, la technologie, l’industrie et la réglementation, les conditions de trafic continueront à se dégrader, les mauvaises herbes non traitées perceront et dégraderont le revêtement, et des accidents se produiront.

Avec tant de routes fermées, de culs-de-sac politiques et de restrictions de précaution, nous nous trouvons aujourd’hui devant de nombreuses impasses politiques : de la politique commerciale à la législation sur les produits chimiques, en passant par les réglementations agricoles et alimentaires. Les Précautionneux ont créé une structure utile pour leurs campagnes : soit cette petite population réussit à interdire un produit le long de la voie de la précaution, soit elle crée une impasse politique ou une incertitude réglementaire (cela revient au même).

La montée de l’influence des activistes sur la feuille de route des politiques a compliqué l’élaboration des politiques et a modifié la capacité de la recherche et de la technologie à développer et améliorer la condition humaine.

Une bifurcation au bout de la route ?

Les précautionneux sont des pessimistes devant l’ingéniosité humaine et pensent que les utilisateurs de la Route des Réalistes ont fait un gâchis de leur beau monde. Les réalistes voient les défis de la science et s’engagent de manière optimiste à construire un monde meilleur tout en rejetant l’idéalisme des rêveurs. Mais ces deux routes représentent également deux aspects de la nature humaine. Parfois, nous envisageons de prendre une autre route. L’homme est programmé pour choisir entre la lutte et la fuite en fonction de la situation, et ce n’est pas différent dans le monde de la politique.

Qu’est-ce qui nous permet de choisir une certaine voie politique une fois et de prendre une route complètement différente une autre fois ? Il y a, me semble-t-il, trois influences principales.

1.  Les avantages

Si la société considère qu’un avantage est essentiel, la voie politique sera la Route des Réalistes. Certains exemples incluent des risques pour la santé et l’environnement liés, par exemple, aux téléphones portables, aux voitures et à la production d’énergie. Tout nid-de-poule de la route, toute exposition à un danger, sera traité afin que nous puissions continuer notre voyage. Nous ne prendrons pas de précaution absolue, mais gérerons plutôt les risques et améliorerons les processus de la manière la plus raisonnable possible. Cependant, si les bénéfices ne sont pas largement perçus (ou ne sont pas considérés comme essentiels), alors la plus petite exposition possible au danger sera suffisante pour condamner les gestionnaires des risques au purgatoire de la précaution au bout de la Promenade des Précautionneux. La plupart des gens ne comprennent pas les avantages des produits chimiques, des technologies de semences, des produits phytopharmaceutiques et des additifs alimentaires.

Le rôle du décideur est de déterminer le chemin à suivre pour s’assurer que les avantages sont assurés en toute sécurité. Le rôle du gestionnaire du dossier est de présenter une feuille de route claire sur les avantages et la manière dont les risques peuvent être gérés. Mais le nouveau directeur de la circulation – l’activiste – a un programme différent et minimise avec un succès certain les bénéfices, suscite des incertitudes et dirige le trafic politique vers la Promenade des Précautionneux.

2.  La nécessité

Souvent, la nécessité dicte la décision sur la route à prendre. Les pauvres ne peuvent pas se permettre des produits bio ; un patient cardiaque peut avoir besoin de prendre des médicaments lourds ; un pays en développement n’est pas forcément en mesure de passer à l’énergie verte… À ce stade, toute innovation et toute réalisation faite sur la Route des Réalistes est essentielle. Fournir des solutions et des options permet à l’Homme de se développer et de vivre mieux.

C’est le visage humain de la science que les élitistes égocentrés sur la Promenade des Précautionneux se refusent à reconnaître. Ils rejetteront le blâme pour les problèmes sur les mauvaises décisions antérieures de l’Homme, la surpopulation et la face sombre de l’industrie et de la cupidité humaine. Si nous avions tous écouté Malthus, la vie serait bien meilleure aujourd’hui, il n’y aurait pas de changement climatique et la nature serait vierge… il est facile de proférer des affirmations aussi simplistes lorsque vous n’avez aucun besoin.

Le rôle du décideur dans le choix du bon itinéraire implique ici une responsabilité en partie morale, et en partie de gestion des ressources. Le rôle du gestionnaire du dossier est d’ouvrir le potentiel des technologies. Le nouvel acteur dans le processus de décision – l’activiste – a endossé le rôle de critique social sceptique (« nous n’avons pas besoin de ces nouvelles technologies ! »), offrant un autre idéal qui est à la fois impraticable et potentiellement dangereux.

3.  La narration historique

Beaucoup de routes autour de Bruxelles ont été construites par les Romains. Elles sont là depuis leur temps et peuvent parfois ne pas avoir de sens pour les besoins d’aujourd’hui… mais nous les empruntons. Souvent, la prise de risque a une histoire culturelle. Les Scandinaves peuvent avoir une peur irrationnelle devant la plus petite exposition chimique, mais exigent le droit de consommer des fruits de mer passablement toxiques que leurs grands-parents les ont déjà appréciés. Beaucoup d’activistes précautionneux que je connais à Bruxelles font campagne contre les agents potentiellement cancérogènes et fument autour d’un paquet par jour. Chaque culture a sa propre définition de la beauté et du bien-être et des degrés divers de tolérance pour les outils, les technologies et les produits qui les fournissent.

Le défi pour les décideurs est de choisir l’itinéraire avec le plus de sorties, de passages et de directions pour tenir compte des différents récits historiques qui définissent nos tolérances au risque et nos inclinations à la peur. Le rôle du gestionnaire du dossier est de communiquer à ces populations de manière responsable et respectueuse. L’activiste cherche les sensibilités à la peur dans chaque culture et les exploite à outrance pour inciter à la précaution absolue.

Une feuille de route pour le chemin moins fréquenté

L’industrie est dans une situation difficile aujourd’hui. Pendant des générations, elle a livré des produits et innovations essentiels le long de la Route des Réalistes fondée sur la science et créé d’énormes biens sociaux et du bien-être humain. Les précautionneux, cependant, exploitent les avantages de certains outils de communication et des réseaux sociaux pour susciter la peur et l’incertitude, canalisant ainsi davantage de trafic vers la voie de la précaution, des technologies perdues et de l’ignorance scientifique.

Les gens seront incités à s’engager sur la Promenade des Précautionneux s’ils ne voient pas les avantages, ne ressentent pas la nécessité ou n’ont aucun lien historique avec les technologies bénéfiques. Il y a de brillantes opportunités de tisser des histoires fondées sur des peurs et des demi-vérités, d’augmenter les incertitudes et de produire des scénarios apocalyptiques personnalisés grâce aux outils des réseaux sociaux. Comment l’industrie devrait-elle réagir ?

Voici quelques points pour les feuilles de route de l’industrie :

  • Les routes doivent être bien balisées et être claires (transparentes) ;
  • Bien que certains constructeurs de routes puissent repérer d’autres opportunités, il convient de veiller à ce que des écarts pour des gains à court terme ne versent pas l’ensemble du réseau dans le système de la Promenade des Précautionneux (parler d’une seule voix) ;
  • Les avantages doivent faire l’objet d’une communication claire ;
  • Les risques doivent être mis en perspective – cela vaut-il vraiment la peine de s’inquiéter pour une partie par milliard ?
  • Les messages doivent faire l’objet d’une narration – nous nous souvenons des histoires qui nous ont émus ;
  • Les Précautionneux sont une petite minorité (bien que vocale) de la population – essayez de ne pas les valoriser et concentrez-vous sur la base des consommateurs.

Avec cela, je vous souhaite bon voyage !

Je vous remercie pour votre attention !

_______________

* David pense que la faim, le SIDA et des maladies comme le paludisme sont les vraies menaces pour l’humanité – et non les matières plastiques, les OGM et les pesticides. Vous pouvez le suivre à plus petites doses (moins de poison) sur la page Facebook de Risk-Monger.

Source (en) : https://risk-monger.com/2017/09/15/the-two-paths-to-policy/

Source (fr) : http://seppi.over-blog.com/2017/09/les-deux-voies-de-la-politique.html

 

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone

158 Comments     Poster votre commentaire »

151.  lemiere jacques | 14/12/2017 @ 9:32 Répondre à ce commentaire

M_a_n_u (#150), pas de mal, en partie ma faute, j’écris souvent à l’emporte pièce en faisant autre chose.. ceci étant dit..pouvez vous nous donner des éléments de preuves substantiels qui pourraient justifier l’interdiction du glyphosate utilisé normalement sans que cela entraîne l’interdiction d’à peu près n’importe quoi si on applique les mêmes critères.
A titre personnel j’accepte absolument l’idée que le glyphosate ait des effets sur la santé .. ce n ‘est pas le problème.. Je n’accepte pas les argument reposant sur la diabolisation de monsanto. Je n’accepte pas l’argument d’assimilation désignant un ensemble particuliers du substances chimiques à diaboliser  » les produits chimiques de synthèse », je n’accepte pas l’argumentation de la possibilité de s’en passer.. Et surtout l’exercice d’évitement qui consiste à passer d’un argument à un autre…Parce que ces arguments sont sans valeur.

Le glyphosate a été utilisé massivement aux usa depuis au moins deux décennies et de façon moindre avant.
On devrait voir un signal épidémiologique…
Il est très peu compréhensible que l’interdiction du glyphosate apparaisse comme une urgence…je n’arrive pas à voir pourquoi elle est justifiée!
Ayant à titre personnel dû désherber de différentes façons… Je sais qu’on peut effectivement se passer de se produit mais que ce n’est pas rose du tout.
Il reste l’impact sur la biodiversité…ok pourquoi pas… mais même les appels à un changement de système agricole m’ennuient. .je ne veux pas de système agricole, je préfère trouver une façon saine d’aborder la sauvegarde éventuelle de la biodiversité d’une façon qui ne conduise pas à des pratiques qui relèvent je suis désolé de la tyrannie de l’arbitraire…

152.  Murps | 14/12/2017 @ 10:58 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#151),

On devrait voir un signal épidémiologique…

Il n’y en a pas.
Dans une situation normale, dépolitisée et dépourvue d’enjeux autres que la sécurité sanitaire, on ne devrait pas polémiquer sur le glyphosate utilisé depuis quarante ans.
Si le glyphosate représentait un risque, ça se serait vu : on devrait observer une hausse statistiquement significative de la même pathologie pour la même exposition dans groupe étudié para rapport à un groupe témoin non exposé.
Ca n’a jamais été le cas depuis qu’on utilise ce produit.
La seule chose dont on dispose c’est une communication débridée et malhonnête sur l’attribution gratuite de l’origine de certains cancers.
C’est facile, le cancer est une maladie multifactorielle qui peut toucher potentiellement un habitant sur quatre des pays développés, alors à tous les coups l’on gagne, surtout en rajoutant du pathos.

Pour les OGM même motif et même punition : l’Europe est le seul coin de la planète ou on utilise pas d’OGM, depuis vingt ans, partout ailleurs, on cultive, on consomme…

Il est très peu compréhensible que l’interdiction du glyphosate apparaisse comme une urgence…je n’arrive pas à voir pourquoi elle est justifiée!

Ca n’est même pas un risque, donc ça ne représente pas une urgence.

Par contre tout ce ramdam est parfaitement compréhensible, c’est un combat mené sur une base malthusienne, écologiste, anticapitaliste, alternative, avec un petit fond anarcho-gauchiste de contestation de la « science officielle » et de l’autorité…
L’ensemble est présenté comme le cri du peuple qu’on empoisonne, la voix de la raison et de la sagesse dictée par une science indépendante dans une démocratie modèle.
En réalité c’est tout le contraire.

153.  M_a_n_u | 14/12/2017 @ 11:01 Répondre à ce commentaire

Araucan (#144),
L’obligation émane de Monsanto :

la clause qui le lie à Monsanto, et lui interdit de conserver et replanter les graines issues d’une récolte qui est elle-même directement issue des semences achetées à la firme.

154.  Nicias | 14/12/2017 @ 12:12 Répondre à ce commentaire

M_a_n_u (#153),

Il n’y a pas d’obligation de rachat nulle part dans votre source.

155.  Nicias | 14/12/2017 @ 12:23 Répondre à ce commentaire

Murps (#152),

Chantons tous ensemble :

Ce soir Monsanto payera le prix du sang et des larmes

Il est des pays ou les gens nourris de bio font des rêves

156.  Murps | 14/12/2017 @ 12:42 Répondre à ce commentaire

M_a_n_u (#153), Et alors ?????

157.  Araucan | 14/12/2017 @ 21:02 Répondre à ce commentaire

M_a_n_u (#153),
J’aimerais voir le contrat de vente … Il y a eu plusieurs histoires de ce type depuis une 20aine d’années avec Monsanto, toutes aussi mal expliquées, car le diable est dans les détails,
1) de la loi sur les semences de l’état concerné,
2) de la loi sur les brevets du-dit état,
3) et du contrat lui-même…
Je ne pense pas que Monsanto soit un enfant de cœur. Et ce monsieur est peut-être le mauvais exemple des recours de Monsanto pour le respect de ses clauses de vente…
En l’état de l’article, il n’est pas possible de se faire une opinion.
Sachant qu’en France, les semences dites de ferme (resemis d’une partie de la récolte ) concerne pour certaines espèces plus de quarante % des surfaces. Il y a de bonnes chances que certains jouent même jeu aux USA…

158.  Marco40 | 15/12/2017 @ 6:34 Répondre à ce commentaire

Murps (#152), Tout est là :

Par contre tout ce ramdam est parfaitement compréhensible, c’est un combat mené sur une base malthusienne, écologiste, anticapitaliste, alternative, avec un petit fond anarcho-gauchiste de contestation de la « science officielle » et de l’autorité…
L’ensemble est présenté comme le cri du peuple qu’on empoisonne, la voix de la raison et de la sagesse dictée par une science indépendante dans une démocratie modèle.
En réalité c’est tout le contraire.

C’est juste un nouveau combat politique basé sur une vieille idéologie criminelle.
Nous obliger à rester cantonner dans l’aspect scientifique avec le renversement de la preuve (que nous devrions sans cesse dénoncer) est une de leur plus grande réussite.