Bulletin des climato-réalistes n° 76

– Le contre sommet des climato-réalistes 

– La décarbonisation de l’économie mondiale évaluée à 90000 milliards de dollars par la Banque Mondiale

LE CONTRE SOMMET DES CLIMATO-REALISTES

JEUDI 7 DÉCEMBRE 2017

Musée Social (5 rue Las Cases Paris 7ème)

Des invités venus du monde entier s’y succéderont à la tribune, parmi lesquels Václav Klaus, ancien premier ministre et ancien président de la République tchèque, Chantal Delsol, philosophe, Patrick Moore, co-fondateur de l’ONG Greenpeace, ou encore Ian Byatt, ancien responsable du service des eaux auprès du gouvernement britannique. Un service de traduction simultanée en français sera assuré, et une librairie proposera des livres à la vente.

Les conférences sont en accès libre et gratuit pour les adhérents et les étudiants, le tarif est de 15€ pour les autres.

Le programme de la journée est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous :

Télécharger le programme ici

ONE PLANET SUMMIT

Un évènement placé sous le double signe de la catastrophe et de la finance

Emmanuel Macron avait donné le ton lors de la COP23 : « Le seuil de l’irréversible a été franchi ». Ce catastrophisme grandiloquent n’est pas gratuit nous dit l’économiste Rémy Prud’homme, c’est du chantage : ou vous payez , ou vous nous entraînez dans l’abîme, une forme moderne de « la bourse ou la vie ».

Faites valser les milliards

Le sommet du climat sera  précédé le 11 décembre par un Climate Finance Day  s’inscrivant dans l’initiative française « Finance For Tomorrow », qui vise (sans complexes) à  faire « shifter the trillions » (sic) ou Réorienter massivement les flux financiers vers une économie bas carbone et inclusive, traduit Novethicpartenaire de cette initiative. Cette journée de la finance climatique est sponsorisée (entre autres) par Amundi, Axa, BNP première banque mondiale à avoir exclu le financement du pétrole non conventionnel (gaz de schiste, sables bitumineux…), HSBC. qui  y trouveront l’occasion de verdir leur communication. Mais pas que …

Le casse du siècle

Comme l’écrit Rémy Prud’homme, « derrière les envolées lyriques sur le sauvetage de la planète…il y a principalement (et presque uniquement) le développement à marche forcée de l’électricité éolienne et photovoltaïque, activité qui est devenue un big business, pour un petit nombre de multinationales géantes, soutenues par les plus grandes banques du monde ». Le marché est juteux: selon la Banque Mondiale, c’est d’environ 90 000 milliards de dollars dont on aura besoin dans les 15 prochaines années, pour financer les infrastructures nouvelles, soit 60 fois plus par an que le fonds vert (100 milliards de dollars par an d’ici à 2020).

Mais qui va payer ?

On trouve déjà pléthore de produits financiers (durable/responsable/solidaire/inclusif) qui permettent aux épargnants de se donner bonne conscience ; pour ceux qui n’ont pas ou peu d’économies, il restera leur feuille d’impôts et les factures d’énergie : selon Les Echos, fin 2016, les diverses taxes (TVA, CSPE, etc.) représentaient 35 % de la facture (5 points de plus qu’il y a cinq ans) cette évolution étant due au soutien public aux énergies renouvelables (plus de 5 milliards d’euros prévus cette année).

LA FACE CACHÉE DE LA TRANSITION ÉNERGETIQUE

La déglingue des marchés de l’électricité

François Lévêque professeur d’économie à l’Ecole des Mines explique dans The Conversation que les prix de gros de l’électricité ont diminué d’environ de moitié au cours des dix dernières années, des prix négatifs étant parfois observés. Selon lui, « l’architecture actuelle du marché de gros n’est pas adaptée à une production massive d’énergie renouvelable intermittente et subventionnée de façon maladroite à l’image des autres incitations à l’énergie bas carbone ».

Enormes besoins de minerais et de métaux induits par les filières éolienne et solaire.

La Banque mondiale souligne dans une récente étude les énormes besoins en minerais et métaux associés aux filières éolienne et solaire, (aluminium, cobalt, cuivre, minerai de fer, lithium, terres rares, etc.) et pourraient in fine consommer « significativement plus de ressources que les systèmes traditionnels basés sur les énergies fossiles ». Notons que selon RTE (Réseau de transport d’électricité), il faudra plus de 16 000 éoliennes (contre 6 500 aujourd’hui) pour atteindre l’objectif de 50 % de part du nucléaire en 2030 (initialement prévus en 2020).

BIODIVERSITÉ ET ÉNERGIES RENOUVELABLES : JE T’AIME, MOI NON PLUS

Biodiversité et transition énergétique, enquêtes sur des liaisons dangereuses

C’était le thème de la journée annuelle de la FRB (Fondation pour la recherche sur la biodiversité) qui reconnaît que la primauté et l’urgence de la lutte contre le réchauffement laisse de côté  l’impératif de préservation de la biodiversité. Commentaires du site connaissances des énergies ici.

Biocarburant et déforestation

L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) appelle à décupler la consommation de bioénergie dans les transports entre 2016 et 2060. On n’est pas à une contradiction près : selon notre-planete.info la déforestation massive en Indonésie pour la production d’huile de palme change le climat. Or la demande en huile de palme devrait doubler en 2030 et tripler d’ici 2050 en Europe . Aux Etats Unis la situation est carrément ubuesque : les producteurs américains n’étant pas en mesure de produire suffisamment de biodiesel comme l’exige la législation fédérale doivent en importer comme nous l’apprend cet article.

BÊTISIER (TRAGIQUE)

Un environnementaliste suédois éminent propose une dictature climatique

Par la page facebook de Bjorn Lomborg  on apprend que le professeur suédois Jørgen Randers propose de suspendre la démocratie pour résoudre la crise climatique.

Justice climatique mondialisée

Selon La Croix un tribunal allemand a accepté jeudi 30 novembre la requête d’un agriculteur péruvien dont la maison est menacée par la fonte du glacier voisin : conseillé par l’avocate d’une ONG allemande, Il porte plainte contre l’énergéticien allemand RWE qui ne dispose d’aucune centrale électrique au Pérou.

ACTIVITÉS DE L’ASSOCIATION

Le Contre sommet des climato-réalistes

JEUDI 7 DÉCEMBRE 2017
Musée Social (5 rue Las Cases Paris 7ème)

Des invités venus du monde entier parmi lesquels Václav Klaus, ancien premier ministre et ancien président de la République tchèque, Chantal Delsol, philosophe, Patrick Moore, co-fondateur de l’ONG Greenpeace, ou encore Ian Byatt, ancien responsable du service des eaux auprès du gouvernement britannique.

Télécharger le programme en cliquant ici

Le Climathon

Le Climathon est une revue de presse satirique créé en 2015, qui récompense la meilleure pièce de propagande climatique proposée dans les médias et délivre des accessits aux tentatives méritantes. Hebdomadaire en 2015, le Climathon est désormais mensuel.
Découvrez les lauréats de la saison 2017-2018 en cliquant ici

Les trois dernières publications sur le site de l’Association

La modélisation du climat, science ou scientisme ?
Les glaciers de montagne à la sortie du petit âge glaciaire
Incertitudes du cycle du carbone

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19 Comments     Poster votre commentaire »

1.  Usbek | 2/12/2017 @ 17:10 Répondre à ce commentaire

Le bulletin n° 76 est en ligne

2.  Cdt Michel e.r. | 2/12/2017 @ 19:43 Répondre à ce commentaire

« la bourse où la vie » sans accent sur le ‘ou’ c’est plus-mieux 😉

Moins grave, quelques petits problèmes de typo, dont :
– dans “« shifter the trillions »(sic) ou… ” il manque une espace avant le “(sic)”
– dans “soutenues par les plus grandes banques du monde ». Le marché est juteux”, avec ma résolution d’écran actuelle, le guillemet fermant s’affiche en début de ligne, parce qu’il manque une espace insécable devant celui-ci.

3.  jG2433 | 2/12/2017 @ 20:03 Répondre à ce commentaire

« le professeur suédois Jørgen Randers propose de suspendre la démocratie pour résoudre la crise climatique. »

Lors de la campagne pour les élections présidentielles françaises de 2012, dans une intervention à la télé, la candidate écologiste Eva Joly avait, quant à elle, affirmé en substance : « l’écologie n’est pas compatible avec la démocratie. »

Une suggestion :
« On est pas à une contradiction près » => On n’est pas à une contradiction près.

4.  Usbek | 2/12/2017 @ 20:44 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#2), jG2433 (#3),
Corrections orthographe et typo faites , merci

5.  Cdt Michel e.r. | 3/12/2017 @ 3:00 Répondre à ce commentaire

La saga du glyphosate.

C’est tout chaud ! ça vient de paraître sur Imposteurs…

2 décembre 2017
Glyphosate le nouveau DDT ? Par Jérôme Quirant

La traque planétaire contre le glyphosate, qui dure depuis plusieurs mois, n’est pas sans rappeler les campagnes qui ont été menées, jadis, contre le dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT). Glyphosate et DDT sont tous deux des pesticides qui semblent victimes…

Cet article fait suite aux deux précédents :
28 novembre 2017
Malgré l’étude américaine sur le glyphosate, le CIRC-et bien d’autres- se murent dans leur mauvaise foi
17 novembre 2017
Glyphosate, Perturbateurs endocriniens, nous et nos enfants allons tous trépasser dans d’atroces souffrances… Par Jérôme Quirant

Bonne lecture !

6.  Bernnard | 3/12/2017 @ 9:35 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#5),
Les écolos veulent nous voir désherber à la main et nous voir manger des insectes. Ils sont nés des dizaines de milliers d’années trop tard !

7.  Christial | 3/12/2017 @ 17:23 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#6),
Ou en avancent, regardez où ils nous entraînent !

8.  patilleverte | 3/12/2017 @ 20:13 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#5),
Bien vu, c’est une de mes (modestes) interrogations.
Pour le DDT, le « méchant » venait des USA, et s’appelait Dupont de Nemours, un nom pourtant bien d’cheuuu nous, ah les émigrés…
De nos jours, le « méchant » s’appelle Monsanto, il est (était) Nord Américain, et il est en train de se faire racheter par les allemands de Bayer, l’Allemagne pourtant belle donneuse de leçon écologique, du moins quand ça en va pas contre l’intérêt de ses entreprises, grandes moyennes ou petites.

9.  Bernnard | 4/12/2017 @ 14:27 Répondre à ce commentaire

Je signale ce billet de h16 et de Nathalie MP à lire sur le climat.
http://h16free.com/2017/12/04/.....carbonique
On y fait mention des climato-réalistes

10.  Bernnard | 4/12/2017 @ 14:33 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#9),
C’est un très bon billet !

11.  jG2433 | 4/12/2017 @ 14:37 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#9),
Ce billet a également fait l’objet d’une présentation sur le blogue de B. Rittaud.
https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2017/12/04/premier-volet-dune-trilogie-sur-le-climat/

12.  Bernnard | 4/12/2017 @ 14:59 Répondre à ce commentaire

jG2433 (#11),
Bien vu !

13.  Cdt Michel e.r. | 5/12/2017 @ 3:53 Répondre à ce commentaire

jG2433 (#11),

Je vois conseille d’aller lire les commentaires sur les trois blogues cités par Benoît. La plupart sont savoureux, surtout sur H16.
Le dernier commentaire de JCB sur Contrepoints mériterait même d’être discuté ici.

JCB – 4 déc. 17h38
La fixation sur le CO2 est très curieuse. Il n’y a pas besoin de modèles complexes pour remarquer que l’atmosphère contient plus de 100 fois les émissions actuelles (750 vs 6 Gt de C), si l’atmosphère ne pouvait que recevoir sans jamais relarguer le CO2 il faudrait donc un siècle pour doubler la concentration ce qui est effectivement inquiétant présenté ainsi. Mais en fait l’atmosphère se met assez vite en équilibre avec la biosphère qui elle contient 2000 Gt donc nos 6 vont se diluer dans 2750, ce qui fait passer le temps de doublement à 4 siècles. Enfin si l’on fait intervenir l’océan qui contient 39 000 Gt on arrive à 6 vs 41 750 soit un temps de doublement de 7000 ans ! et je ne parle même pas des stocks dans les roches carbonatées !
Bien entendu la dilution n’est pas instantanée et il y a donc des gradients entre les différents réservoirs mais justement plus ces gradients s’accroissent plus les échanges s’intensifient. Il y a donc des raisons valables de suspecter une asymptote qui est peut-être déjà atteinte.
Bref il faut être très présomptueux pour accuser le CO2 d’avoir un effet prépondérant sur toutes les autres causes de variation climatique.

[Notez que ce commentateur reprend les données de Jacques Duran. Il s’agit bien de Gt de C et non de CO2. Pour rappel, « Le rapport entre ces deux unités est de 44/12 (masse mol. du CO2/masse atom. du Carbone) = 3,7. Ainsi émettre 7 Gt C est équivalent à émettre 26 Gt CO2. »]
http://www.pensee-unique.fr/theses.html#general et plus particulièrement,
http://www.pensee-unique.fr/th.....artisan%5D

14.  Anecdote | 5/12/2017 @ 17:43 Répondre à ce commentaire

Bonjour,
Je souhaiterais écrire un message privé à AntonioSan. Comment puis-je m’y prendre ?
Cordialement

15.  volauvent | 5/12/2017 @ 17:56 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#13),

Le commentaire de JBC ma paraît pour le moins discutable, en effet.

Je ne vois guère d’asymptote pour le moment. A raison de 2ppm/an, on est à 400 ppm, reste 160 à faire, soit 80 ans si on n’augmente plus nos émissions.
Sauf qu’on va les augmenter (Inde, Indonésie, Afrique, Amérique du Sud…)

16.  the fritz | 5/12/2017 @ 23:12 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#13), volauvent (#15),
La taille des réservoirs n’a pas grand chose à voir avec l’augmentation du CO2; c’est les flux qui influent
Le seul troublion au système en équilibre depuis la fin de la dernière glaciation jusqu’à l’avènement de l’ère industrielle était le volcanisme dont on admet un ajout de 0,07 Gt par an ; on admet 7 Gt par an ( de C comme précise le commandant) pour le déstockage du fossile soit 100 fois plus; il faut donc s’appeler Abitbol ou JBC pour croire que l’augmentation du CO2 n’a rien à voir avec nos émissions où que celle-ci va bientôt s’arrêter

17.  volauvent | 6/12/2017 @ 9:07 Répondre à ce commentaire

the fritz (#16),

Bien sûr, c’est ce que je sous entendais. Mais j’en ai vraiment marre de ce sujet!

18.  Cdt Michel e.r. | 6/12/2017 @ 14:56 Répondre à ce commentaire

the fritz (#16), volauvent (#17),
Vous avez tout à fait raison de critiquer le message de JCB.
La discussion s’est poursuivie sur Contrepoints

Il est évident que ce sont les flux qui influencent le climat plus que la taille des réservoirs. Mais Jacques Duran cite également les différents échanges en dizaines de Gt sans « ± nn Gt ».
C’est dire que tant les réservoirs que les flux sont mal connus ou estimés « à la grosse louche ».
On « admet » bien de choses dans cette pseudo-science climatologique…
Il est vrai que pour des scientistes il est dur de dire tout simplement : « Nous ne savons pas ».

Moi aussi j’en ai marre, mais pas que de ce sujet. Je ne lis plus les longs documents techniques que d’un derrière distrait.

19.  the fritz | 6/12/2017 @ 17:39 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#18),

Je ne lis plus les longs documents techniques que d’un derrière distrait.

Dans ce cas , il faut ouvrir l’œil , et le bon !!