On y constate que contrairement à une idée répandue, malgré un réchauffement global rapide et une multiplication par 4 de la population mondiale sur la période étudiée, le nombre de “morts climatiques” a très fortement chuté. Pour placer les choses dans leur contexte, selon l’auteur qui cite les chiffres de l’OMS, le nombre de morts mondial dû à tous les extrêmes climatiques sur la période 2000-2006 a été d’environ 20.000 alors que celui dû aux maladies et accidents a été de 56 millions pour 2002, soit un rapport de l’un à l’autre de 0,03%.
Si la fréquence des événements extrêmes a vraiment augmenté comme le prédisent les modèles, cette évolution à la baisse du nombre de morts climatiques signifie paradoxalement que l’impact du climat est de plus en plus faible, ce qui se comprend facilement dans le contexte d’une amélioration continue du niveau de vie des populations mondiales. Cela rend d’autant plus difficilement justifiable la priorité actuelle placée sur la “protection du climat”.




COPENHAGUE — La conférence de Bali des Nations Unies sur le réchauffement climatique restera dans les mémoires moins pour la “feuille de route” à laquelle elle a fini par donner naissance que pour la collision désordonnée entre les États-Unis et presque tout le reste du monde, qui a cloué sur place les observateurs. Les activistes pro-environnementaux ont calomnié les Etats-Unis, parce que ceux-ci résistent à la pression de l’Union européenne de s’engager à atteindre des objectifs climatiques spécifiques – c’est-à-dire limiter l’augmentation de la température à un maximum de 2°C (3.6°F) au-dessus des températures pré-industrielles.
Cet objectif est devenu un véritable commandement pour les militants depuis que l’UE y a adhéré en 1996. Les médias s’y réfèrent souvent, et affirment parfois que si l’on ne s’y tient pas, le réchauffement climatique sera très dangereux pour l’humanité. En réalité, cet objectif n’est pas scientifiquement étayé, et la suggestion que nous pourrions l’atteindre est totalement improbable.
Empêcher les températures de s’élever de plus de 2°C nécessiterait des réductions d’émissions draconiennes et immédiates. Pour les pays de l’OCDE, les réductions devraient être inférieures de 40 % à 50 % à celles prévues sur 12 ans. Même si un consensus politique pouvait être atteint, le coût serait phénoménal : une simulation avance que le coût mondial total tournerait autour de 84 trillions de dollars, alors que les bénéfices économiques ne se monteraient qu’à un septième tout juste de ce montant.
La précision suspecte de ce chiffre de 2°C indique par lui-même que cet objectif n’a pas de fondement scientifique. La première étude scientifique qui l’a analysé, qui date de 2007, le décrit en termes cinglants comme étant étayé par “des arguments minces, basés sur des méthodes inadéquates, un raisonnement sans rigueur, et des citations sélectives d’un ensemble très limité d’études.”
Quoi qu’il en soit, une limitation de la température est de manière évidente une déclaration politique et non scientifique. Fixer une limite signifie évaluer les coûts et les bénéfices d’un monde dont les températures sont à un certain niveau, et les comparer avec les coûts et les bénéfices obtenus si nous pouvions baisser le thermostat. C’est un procédé politique par nature.
Décider de l’augmentation maximale de la température est comparable à estimer combien de personnes doivent mourir dans des accidents de la route lors de l’ajustement de la limitation de vitesse. Il n’existe pas de nombre de morts de la circulation scientifiquement “correct.” Idéalement, ce nombre devrait être zéro. Mais cela reviendrait à abaisser la limitation de vitesse au niveau de la marche à pied. À un coût énorme pour la société.
On a largement entendu que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’Onu nous dit que scientifiquement, les émissions des pays industrialisés devraient être réduites de 25 % à 40 % d’ici 2020. C’est tout bonnement incorrect : les scientifiques nobélisés du GIEC sont adeptes du “politiquement neutre.”
Pourtant, de nombreux journalistes présents à Bali ont rapporté que les États-Unis avaient contesté l’aspect scientifique des réductions de 25 % à 40 % des émissions. Ils regrettent que la science, dans le document final, ait été reléguée à une note de bas de page, soulignant combien l’intérêt individuel national borné avait gagné la partie. Mais cette interprétation est absolument fausse. Si nous examinons la référence de la note de bas de page de Bali, le GIEC dit clairement que les émissions devraient être réduites de 25 % à 40% si l’on choisit l’objectif inférieur de l’UE mais de 0 à 25 % ou moins pour ceux qui choisissent un objectif supérieur . Cependant, comme de nombreux autres journaux, l’ International Herald Tribune écrit que le GIEC a affirmé : “l’élévation des températures doit être limité à 2°C.”
Notre objectif partial de réduction rapide des émissions de CO2 est à la fois inutilement cher et sans grande chance de succès. Au sommet de Rio de 1992, nous avons promis de réduire les émissions avant 2000, et nous avons dépassé l’objectif de 12 %. À Kyoto en 1997, nous avons promis des réductions encore plus radicales d’ici 2010, que nous manquerons de 25%. Faire des promesses aux enjeux encore plus élevés par-dessus des promesses déjà non tenues est loin d’être la bonne manière d’avancer.
Il nous faut plutôt rechercher des politiques plus intelligentes, comme s’assurer que des technologies énergétiques alternatives seront disponibles à des prix raisonnables au cours des 20 à 40 prochaines années. Cet objectif pourrait être atteint si tous les pays s’engageaient à consacrer 0,05 % de leur PIB à la recherche et au développement de technologies énergétiques non-émettrices de carbone. Le coût – la somme relativement basse de 25 milliards de dollars par an – serait presque 10 fois moins élevé que le protocole de Kyoto (et plusieurs fois moins cher qu’un Kyoto II). Et pourtant cela multiplierait par 10 la R&D mondiale.
En outre, alors que tous les pays seraient concernés, les plus riches en financeraient la plus grande part. Cela laisserait la liberté à chaque pays de se concentrer sur sa propre vision des besoins énergétiques futurs, qu’il s’agisse de sources renouvelables, d’énergie nucléaire, de fusion, de stockage du carbone, de conservation ou de recherche de nouvelles opportunités plus exotiques. Cela éviterait aussi l’escalade des velléités de faire cavalier seul et les négociations toujours plus âpres autour de traités de style Kyoto, toujours plus restrictifs.
Un dialogue sur des politiques sensées nécessite que nous parlions tous ouvertement de nos priorités. Il arrive souvent que domine le sentiment fort qu’il faut faire n’importe quoi pour améliorer une situation. Mais nous ne le faisons pas réellement. Dans les démocraties, nous débattons sur les montants à consacrer à chaque initiative, en sachant que nos ressources ne sont pas infinies, et que parfois, jeter davantage d’argent sur le problème n’est pas la meilleure des réponses.
En termes d’environnement, nous savons que des restrictions plus dures sont synonymes de meilleure protection, mais à des coûts plus élevés. Décider quel niveau de changement de température nous devons viser – et savoir comment y parvenir – est une discussion dans laquelle il faut tous nous engager. Mais confondre campagne politique et raison scientifique ne va pas nous y aider.
Par Reid A. Bryson Ph.D., D.Sc., D.Engr., Professeur Emerite de Météorologie, de Géographie et de Sciences Environnementales, Université de Wisconsin, Madison.
Pas un jour ne se passe sans une nouvelle dans les médias contenant une référence à l'opinion de quelqu'un au sujet du "réchauffement global". Une recherche rapide par Internet dévoile littéralement des centaines d'articles sur le "réchauffement global". Chaque numéro de journal spécialisé sur la science atmosphérique contient normalement au moins un article sur le changement climatique, le plus souvent synonyme de "réchauffement global" ou certains de ses aspects. Des générations entières d'étudiants diplômés ont été formées à croire que nous connaissons le mécanisme principal du changement climatique et qu'il n'y a juste qu'à approfondir les détails. Pourquoi alors devrais-je vous ennuyer à parler de ce sujet avec un titre aussi ridicule ?
Je fais cela parce que, en tant que quelqu'un qui a passé de nombreuses décennies à étudier le sujet dans le cadre professionnel, je trouve qu'il y a d'énormes lacunes dans le niveau de compréhension de ceux qui font des déclarations les plus stridentes sur le changement climatique. Pour lire les nouvelles de manière rationnelle, un lecteur éduqué a besoin de quelques notions clés pour faire un tri rapide entre ce qui carrément absurde et ce qui est probablement correct. Je propose de fournir ces clés pour que le lecteur ait au moins un détecteur d'absurdité rudimentaire.Quelques absurdités courantes :
- Le réchauffement atmosphérique du siècle dernier est sans précédent. FAUX. Il y a littéralement des milliers de publications scientifiques avec des données qui montrent que le climat a changé d'une manière ou d'une autre pendant au moins 1 million d'années.
- C'est un fait que le réchauffement du siècle dernier est d'origine humaine et dû aux émissions de CO2. FAUX. C'est une théorie qui n'a aucune preuve crédible. Il y a un certain nombre de causes du changement climatique et tant qu'on n'a pas pu exclure toutes les autres causes, on ne peut attribuer le changement au seul CO2.
- Le gaz le plus important avec un effet de serre est le CO2. FAUX. La vapeur d'eau est au moins 100x plus efficace que le CO2 donc de petites variations de la vapeur d'eau ont plus d'influence que de larges changements de CO2.
- On ne peut pas contredire les modèles informatiques qui prédisent l'effet d'un doublement du CO2 ou autre "gaz à effet de serre". FAUX. Pour démontrer cela, on devrait démontrer que les modèles sont capables au moins de reproduire le climat présent. Ils ne peuvent pas faire cela même en rêve. Il y a des études qui montrent que la plage d'erreur des simulations des précipitations est de l'ordre de 100% et que la simulation de la température actuelle donne des plages à peu près identiques à celles prédites suites à un doublement de CO2. Pour de nombreuses régions, l'erreur sur les précipitations est de 300-400%.
- Je prétends que les mesures de CO2 sont mal faites. FAUX. Les mesures de CO2 sont faites correctement mais c'est leur interprétation qui est le plus souvent anti-scientifique.
- Il y a en général un consensus des scientifiques que la cause du CO2 sur un réchauffement du climat est un fait. Probablement FAUX. Je n'ai pas le souvenir d'avoir vu un vote et je sais que si un tel vote était organisé pour ceux qui sont les plus activistes sur la question, cela concernerait une part importante de gens qui ne connaissent pas suffisamment le climat pour avoir une opinion crédible. Faire un vote est une manière risquée de découvrir la vérité scientifique.
Alors Que Pouvons Nous Dire au sujet du Réchauffement Global ?
- Nous pouvons dire que la Terre s'est très probablement réchauffée au siècle dernier.
- Nous ne pouvons pas dire quelle part de ce réchauffement est due aux émissions de "gaz à effet de serre" de l'homme tant que nous n'avons pas considéré d'autres facteurs comme les aérosols. La quantité d'aérosol dans l'atmosphère a été mesurée au siècle dernier mais à ma connaissance, les données n'ont jamais été utilisées.
- Nous pouvons dire que la question des modifications d'origine humaine du climat est importante - trop importante pour être ignorée. Cependant, c'est devenu désormais une roue-libre médiatique et politique plutôt qu'un problème scientifique. Quel changement par rapport à 1968, l'année où je présentais un papier dans un congrès scientifique national où l'on me riait au nez pour avoir suggéré que l'homme pourrait changer le climat !
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Une interview du 7 Janvier 2008 de la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, l’éminence grise du Ministre de l’Environnement Jean Louis Borloo. Elle expose son point de vue, donc celui du gouvernement actuel sur le réchauffement climatique.
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Andrei Marcu, après l'introduction d'un nouveau schéma européen d'échange de carbone (SEC), plus strict, a dit que le marché mondial en 2008 excédera celui de 2007, estimé à 60 à 70 milliards $.
[Il y a peu, la Californie avait déjà porté plainte contre l'industrie automobile, plainte rejetée]
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Par Bjørn Lomborg
COPENHAGUE – Les hommes s’inquiètent de l’avenir de la planète depuis des temps immémoriaux. Nous avons jadis craint que le ciel ne nous tombe sur la tête. Plus récemment, nous avons eu peur que la planète ne se fige et que la technologie ne nous abandonne à cause d’un supposé bug informatique qui devait arriver avec le nouveau millénaire.






