Les engagements de l’Inde à Paris

La Chine et les USA ont donc « ratifié » le traité de Paris. L’Inde traine des pieds et c’est paradoxalement bien étonnant.

La philosophie qui guide l’Inde dans sa lutte pour le réchauffement climatique est donnée dans leur engagement volontaire, non contraignant et juridiquement inexistant : son INDC.

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Une nouvelle menace

Un petit groupe de chercheurs a abordé ce qu’ils suggèrent être une nouvelle menace pour la lutte contre le changement climatique, le néo-scepticisme, où les gens croient que le changement climatique est réel, mais ne croient pas qu’il y ait quelque chose qui puisse être fait à ce sujet, en signant une lettre s’adressant aux adhérents du Policy Forum dans la revue Science. Les essayistes, Paul Stern du National Research Council, John Perkins du The Evergreen State College, Richard Sparks de l’université de l’Illinois et Robert Knox de l’université de Californie décrivent les idées derrière le néo-scepticisme, expliquent pourquoi ils pensent qu’il est dangereux et offrent quelques idées sur la façon de traiter des questions ou des préoccupations liées.

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Le crépuscule du mouvement du changement climatique

Source

Traduction : Scaletrans
Par Judith Curry

Ne vous laissez pas avoir par la fanfare parisienne : le mouvement du changement climatique va se voir confronté à de gros problèmes.

Voici des extraits du long article intitulé Green Idols: Twilight of the Climate Change Movement écrit pour The National Interest par Mario Loyola.

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Énergie et politiques du climat

Pour discuter de nos vaillants efforts afin de décarboner l’économie.


Le rapport de l’académie des technologies sur la réglementation thermique 2012.


Ils sont contre les éoliennes :

Le site de l’EPAW, Plateforme européenne contre l’éolien industriel.

Stop these things (Australie, eng),  » We’re not here to debate the wind industry, we’re here TO DESTROY IT ! »

 

Temps de résidence du dioxyde de carbone atmosphérique.

Traduction de Scaletrans. Grand merci.

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La courbe des essais nucléaires et son implication dans le temps de résidence du dioxyde de carbone atmosphérique.

Les études du Carbone 14 émis dans l’atmosphère par les essais nucléaires montrent que le modèle de Bern utilisé par le GIEC contredit pratiquement tous les résultats expérimentaux publiés.

Article invité de Gösta Pettersson sur WUWT.

La courbe de Keeling montre que le niveau de dioxyde de carbone dans l’atmosphère a augmenté de façon constante sur une tendance longue depuis 1958. Les tenants du réchauffement climatique anthropique (RCA) attribuent cette augmentation aux activités humaines telles que la consommation de combustibles fossiles et les modifications d’usage des terres. Les opposants à l’hypothèse RCA soutiennent que cela impliquerait que le temps de renouvellement du dioxyde de carbone atmosphérique serait d’environ 100 ans, ce qui contredit une multitude d’études expérimentales indiquant que le temps de renouvellement est d’environ 10 ans.

 

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Test nucléaire sur l'atoll de Bikini en 1946.

Depuis sa constitution en 1988, le Groupe Intergouvernemental d’Etude du Climat (GIEC) des Nation Unies a négligé les temps de renouvellement relevés empiriquement, proclamant qu’il leur manque le rythme d’élimination du dioxyde de carbone anthropique de l’atmosphère. Au contraire, le quatrième rapport du GIEC prétend que l’élimination des émissions de dioxyde carbone est correctement décrite par le ‘modèle de Berne’, une modélisation du cycle du carbone conçue par d’éminents climatologues de l’Université de Berne. Le modèle de Berne présuppose que l’augmentation des niveaux du dioxyde de carbone atmosphérique est du exclusivement aux émissions anthropiques. Calibré pour s’adapter à la courbe de Keeling, le modèle stipule que la relaxation d’un train d’émissions de dioxyde de carbone est multi phase avec des composants lents suggérant un transfert lent de dioxyde de carbone depuis la surface des océans jusqu’aux grandes profondeurs. Le problème est que les observations empiriques nous racontent une histoire totalement différente.

 

Les essais de charges nucléaires au début des années soixante ont initié une expérience avec un marqueur scientifique idéal décrivant la cinétique de l’élimination de l’excès de dioxyde de carbone atmosphérique. Lorsque les essais nucléaires dans l’atmosphère cessèrent en 1963, ils avaient amené le niveau de C14 dans l’air à presque deux fois sa valeur d’origine. La relaxation de cet excès de dioxyde de carbone C14 a maintenant été observée durant cinquante ans. La figure 1 montre les résultats représentatifs issus des enregistrements expérimentaux de plus de 95% du processus de réduction.

 

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Le GIEC a négligé les données des essais nucléaires de la figure 1 (qui donne le rapport de C14/C12), prétendant que « une perturbation atmosphérique dans le rapport isotopique disparaît beaucoup plus rapidement que la perturbation du nombre d’atomes C14 ». Cet argument est inacceptable et certainement incorrect. La Figure 2 montre les données de la Figure 1 après changement d’échelle et correction pour les effets mineurs de dilution provoqués par l’augmentation de la concentration de dioxyde de carbone C12 durant la période examinée.

 

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Les séries de points expérimentaux résultants (données en noir Fig. 2) décrivent la disparition de « la perturbation du nombre d’atomes de C14 », et sont presque indistincts des données de la Fig. 1, et seront référencés comme « courbe d’essais nucléaires ».

Afin d’attirer l’attention sur la courbe des essais nucléaires et ses importantes implications, j’ai publié un trio de rigoureuses analyses cinétiques de réaction pour répondre aux controverses quant à l’interprétation de la courbe de Keeling entre les tenants et les opposants de l’hypothèse AGW.

(Note voir ci-après les liens pour les trois articles)

 

L’Article 1 du trio montre que:

  1. La courbe des essais nucléaires fournit un enregistrement empirique de la relaxation de 95% du dioxyde de carbone C14 de l’atmosphère. Comme les effets cinétiques des isotopes de carbone sont petits, la courbe des essais nucléaires peut être considérée comme représentative de la relaxation des trains d’émission de dioxyde de carbone en général.

     

  2. Le processus de disparition a la forme d’une relation mono exponentielle (courbe rouge Fig.2) et peut donc être décrit comme un simple temps de relaxation (temps de renouvellement). Au plan de la cinétique, il n’y a pas de raison valide de ne pas prendre en compte les évaluations expérimentales connues de ce temps de relaxation (5-14 ans).

     

  3. Le caractère exponentiel de la relaxation implique que le taux de disparition du C14 est proportionnel à la quantité de C14. Cela signifie que les 95% du processus de relaxation ont été régis par la concentration de dioxyde de carbone C14 selon la loi d’action de masse, sans aucune contribution décelable provenant d’évènements océaniques lents.
  4. Les prescriptions du modèle de Berne (courbe bleue Fig.2) sont incompatibles avec les observations effectuées, et sous-estiment gravement à la fois le taux et l’importance de la disparition des émissions anthropiques de dioxyde de carbone. Sur la foi des prédictions du modèle de Berne, le GIEC déclare qu’il se passe quelques centaines d’années avant que les premiers 80% de dioxyde de carbone anthropique ne disparaissent de l’atmosphère. La courbe des essais nucléaires montre que cela prend moins de 25 ans.
L’article 2 de la trilogie utilise les relations cinétiques dérivées de la courbe nucléaire pour calculer dans quelle mesure le niveau de dioxyde de carbone a été affecté par les émissions anthropiques de dioxyde de carbone depuis 1850. Les résultats montrent que seulement la moitié de la tendance long terme de la courbe de Keeling a pour origine les émissions anthropiques.
Le modèle de Berne et d’autres modèles du cycle de carbone ajustés pour s’adapter à la courbe de Keeling sont régulièrement utilisés par les modélisateurs du climat pour obtenir des données estimées des niveaux futurs de dioxyde de carbone dans leurs scénarios d’émissions postulés. L’article 2 montre que les estimations ainsi obtenues exagèrent les contributions d’origine humaine aux niveaux futurs de dioxyde de carbone (et par conséquent aux températures globales) par des facteurs de 3-14 pour les scénarios représentatifs des émissions sur des périodes s’étendant jusqu’à 2100 et au-delà. Avec des valeurs étayées empiriquement, les projections des modèles climatiques montrent en fait que le réchauffement climatique dû aux émissions de dioxyde de carbone fossile restera dans des limites acceptables.

L'article 3 de la trilogie attire l’attention sur le fait que l’eau chaude retient moins de dioxyde de carbone dissous que l’eau froide. Cela signifie que le réchauffement global du 20e siècle a conduit nécessairement à un dégazage thermique de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Avec un modèle cinétique air-océan, on peut estimer l’importance de cet effet thermique en analysant la dépendance de la température aux fluctuations multi annuelles de la courbe de Keeling et la décrire en termes d’énergie d’activation du processus de dégazage.

Pour les valeurs estimées empiriquement obtenues selon les articles 1 et 3, le modèle montre que le dégazage thermique et les émissions anthropiques ont contribué à peu près à égalité à l’augmentation des niveaux de dioxyde de carbone sur la période 1850-2010 examinée. Durant les deux dernières décennies, les contributions du dégazage thermique ont excédé de presque 40% celles des émissions anthropiques. Ceci est illustré par les données de la Fig. 3, qui indique également que la courbe de Keeling peut être quantitativement évaluée comme les effets combinés du dégazage thermique et des émissions anthropiques.

 

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Les résultats de la Fig.3 appellent à une révision drastique du budget du cycle du carbone proposé par le GIEC. En particulier, la très discutée ‘chaleur manquante’ (appelée ‘chaleur terrestre résiduelle’ dans le 4ièmerapport du GIEC) peut être identifiée comme se trouvant dans l’hydrosphère ; le total des émissions absorbées par les océans a été gravement sous-estimé par le GIEC parce qu’ils ont ignoré le dégazage thermique. De plus, l’importance de l’effet du dégazage thermique met les modélisateurs du climat dans la délicate situation d’avoir à connaître quelles seront les températures futures avant qu’ils ne puissent les prédire compte tenu de l’effet de serre du aux niveaux futurs de dioxyde de carbone.

 

En accréditant le modèle de Berne et des modèles similaires du cycle du carbone, le GIEC et les modélisateurs du climat présupposent que la courbe de Keeling ne représente que les émissions anthropiques de dioxyde de carbone. Les résultats de Articles 1-3 montrent que ce présupposé est incompatible avec pratiquement tous les résultats expérimentaux publiés reposant sur la cinétique de relaxation du dioxyde carbone atmosphérique. Aussi longtemps que les modélisateurs du climat continueront à négliger les données expérimentales disponibles sur le dégazage thermique et sur la cinétique de relaxation du dioxyde de carbone atmosphérique, leurs modèles de prévisions resteront trop biaisés pour fournir quelque conclusion significative intéressant la science ou la politique.

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Références:

Climate Change 2007: IPCC Working Group I: The Physical Science Basis section 10.4 – Changes Associated with Biogeochemical Feedbacks and Ocean Acidification

http://www.ipcc.ch/publications_and_data/ar4/wg1/en/ch10s10-4.html

Climate Change 2007: IPCC Working Group I: The Physical Science Basis section 2.10.2 Direct Global Warming Potentials

http://www.ipcc.ch/publications_and_data/ar4/wg1/en/ch2s2-10-2.html

GLOBAL BIOGEOCHEMICAL CYCLES, VOL. 15, NO. 4, PAGES 891–907, DECEMBER 2001 Joos et al. Global warming feedbacks on terrestrial carbon uptake under the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) emission scenarios

ftp://ftp.elet.polimi.it/users/Giorgio.Guariso/papers/joos01gbc[1]-1.pdf

Click below for a free download of the three papers referenced in the essay as PDF files.

Paper 1 Relaxation kinetics of atmospheric carbon dioxide

Paper 2 Anthropogenic contributions to the atmospheric content of carbon dioxide during the industrial era

Paper 3 Temperature effects on the atmospheric carbon dioxide level

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Gösta Pettersson est  professeur de biochimie en retraite à l’Université de Lund (Suède) et ancien rédacteur du Journal Européen de Biochimie comme expert en réactions cinétiques et modélisation mathématique. Ses recherches scientifiques se sont intéressées à la fixation du dioxyde de carbone par les plantes, ce qui l’a familiarisé avec le cycle du carbone, qui intéresse les climatologues et d’autres.

Liens des articles :

Article 1 http://www.false-alarm.net/wp-content/uploads/2013/06/paper1.pdf

Article 2 http://www.false-alarm.net/wp-content/uploads/2013/06/paper2.pdf

Article 3 http://www.false-alarm.net/wp-content/uploads/2013/06/paper3.pdf

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    Diplomatie climatique.

    Jusqu'où iront les questions climatiques ? Pour le moment, elles se sont arrêtées aux portes du Conseil de sécurité à l'ONU. Voici l'intervention de l'Ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique. J'ai souligné en bleu, ce qui ne tue plus depuis longtemps, c'est à dire le ridicule. Araucan.

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    15 février 2013 – Débat « Arria » du Conseil de sécurité sur les conséquences sécuritaires du changement climatique

    Intervention de M. Jacques Lapouge, Ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique.
    Monsieur le Président,

    Dix-huit mois après l’adoption par le Conseil d’une déclaration présidentielle qui reconnaissait que le changement climatique pouvait « à long terme, aggraver les menaces existantes à la paix et la sécurité internationales », je me réjouis de reprendre la discussion sur ce sujet d’une importance première pour l’action du Conseil à l’avenir et remercie les organisateurs de ce débat.

    Je voudrais souligner trois points :

    Premièrement, le changement climatique est bien réel, et nous en ressentons tous les jours les impacts. Les risques qu’il nous fait courir sont eux aussi bien réels. Il y a, bien sûr, la menace pour nos partenaires des Petits Etats insulaires en développement, dont l’existence-même peut être mise en péril, comme les orateurs l’ont abondamment démontré ce matin. Le climat est aussi une menace sur la productivité agricole, sur la disponibilité des ressources et sur la viabilité des régions côtières qui abritent plus du tiers de la population mondiale.

    Enfin, le changement climatique démultiplie les menaces à la paix et à la sécurité dans les régions et les Etats les plus fragiles.

    Je me félicite ainsi que cette réunion nous donne l’occasion d’analyser les vecteurs de conflit sur lesquels le changement climatique aura les effets les plus immédiats. Je rappelle que le paragraphe 8 de la déclaration présidentielle de 2011 prévoyait déjà que soit systématiquement incluse, dans les rapports qu’adresse le Secrétaire général au Conseil, une analyse de l’impact du changement climatique sur la sécurité.

    Pour toutes ces raisons, le Conseil de sécurité doit prendre ses responsabilités aussi dans ce domaine, et assumer pleinement le mandat que lui confie la Charte pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales.

    Deuxièmement, nous devons agir aujourd’hui pour éviter que le Conseil de sécurité ne soit obligé demain de prendre des mesures de gestion de crise. La communauté internationale doit se mobiliser à tous les niveaux. Nous devons, et c’est bien là l’essentiel, viser l’adoption en 2015 d’un accord international ambitieux et applicable à tous dans le cadre de la Convention Climat, tant en termes d’atténuation que d’adaptation. La France s’engage fortement dans ce sens, et s’est proposée pour accueillir la Conférence des parties de 2015, la CoP21.

    Le Conseil de sécurité peut et doit, de son côté, prendre en compte l’impact de ses propres actions. Il n’est pas admissible que les opérations de maintien de la paix dégagent chaque année près d’un million de tonnes de CO2 dans l’atmosphère, ou contribuent à l’épuisement des ressources rares dans les régions vulnérables où elles opèrent. La France se félicite que le Secrétariat de l’ONU ait commencé à agir pour limiter l’impact environnemental des opérations de maintien de la paix. Elle souhaite que cet effort soit poursuivi et amplifié.

    Troisièmement, nous devons tous nous mobiliser pour contribuer à ce que les menaces ne se réalisent pas. C’est pourquoi la France, en tant que membre de l’Union européenne, de concert avec ses partenaires, soutient avec détermination l’engagement pris à Rio du renforcement d’une gouvernance mondiale du développement durable et de l’environnement.

    Cette responsabilité nous engage envers les générations futures. De cette responsabilité, la France prend sa part. Nous avons décidé d’affecter en priorité, ces trois prochaines années sur les moyens de l’Agence française de développement, plus 6 milliards d’euros, au secteur de l’accès aux énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. De plus, nous avons décidé d’affecter une part du produit de la taxe sur les transactions financières au « Fonds vert pour le climat », dont la création a été décidée à Copenhague.

    La réunion de ce jour est pour nous tous aux Nations unies un appel à l’action. Ne perdons pas un instant, faisons de la menace climatique un outil de mobilisation pour prévenir des conflits qui pourraient en résulter et, à long terme, pour sauvegarder la Planète pour les générations futures.

    Je vous remercie.

    (Source)

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