Phénomènes climatiques émergents

Par Willis Eschenbach

Article paru sur WUWT, traduction par Scaletrans.

Dans un post récent, je décrivais comment l’altération El Niño/La Niña opère comme une pompe géante. Lorsque l’Océan Pacifique devient trop chaud à sa surface, la pompe El Niño/La Niña se met en marche et enlève l’eau chaude du Pacifique, la pompant d’abord vers l’ouest puis vers les pôles. J’ai aussi écrit à propos des dauphins dans un article intitulé “Here There Be Dragons”.

Remplissant une obligation à laquelle je m’étais engagé dans l’article précédent en disant que j’écrirais à propos d’émergence et de climat, permettez-moi de prendre un point de vue plus large sur la situation en notant que El Niño et les dauphins sont tous les deux des exemples de choses que l’on nomme phénomènes “émergents”. Lire la suite

La Chaleur interne de la terre entraîne un écoulement rapide de la calotte et une fonte sous glaciaire au Groenland.

La chaleur interne de la terre, souvent négligée quand on parle du climat, n’est pas sans influence aucune sur les températures comme nous allons le voir. Merci à papijo pour nous avoir transmis ce texte.
la chaleur interne de la terre fond les glaciersLa lithosphère du Groenland a des fonds chauds qui remontent à son passé géologique lointain et provoque l’écoulement rapide de la glace et sa fonte sous-jacente.
Pour comprendre la calotte groenlandaise actuelle, les chercheurs doivent remonter loin dans l’histoire de la Terre. La lithosphère a des fonds chauds qui remontent à son passé géologique lointain et provoque l’écoulement rapide de la glace et sa fonte sous-jacente. Une zone d’anomalie traverse le Groenland d’est en ouest où le flux de chaleur actuel provenant de l’intérieur de la Terre est élevé. Grâce à cette anomalie, une équipe internationale de géophysiciens dirigée par Irina Rogozhina et Alexei Petrunin du GFZ [GeoForschungsZentrum] Centre Allemand de Recherches Géophysiques pourrait expliquer les observations obtenues par radar et forage de la calotte qui indiquent une fonte étendue sous la couche de glace et un glissement accru de la base de la glace depuis le sommet de la calotte du Groenland jusqu’à l’Océan Atlantique Nord.

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Des chercheurs découvrent que l’activité volcanique modifie la géologie de l’ Antarctique

Par James Edward Kamis
Source
Le 10 janvier 2016, au milieu d’un déluge de fanfare médiatique mondiale, une équipe de 44 scientifiques du Département Antarctique Australien a embarqué à Hobart, Australie, pour le Plateau des Kerguelen (figure 1) situé près de l’Antarctique pour ce qui était programmé en tant Projet de Recherche sur le Réchauffement/Changement Climatique Global (Scientifiques allant sur le Point Chaud Biologique pour étudier le changement climatique dans l’Océan Austral).

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Les volcans sous-marin ont-ils un effet sur l’ENSO ?

Source
J’ai trouvé l’article ci-dessous intéressant, particulièrement après avoir vu quelques images montrant ce qui semble être un petit point chaud émergeant près de la côte du Costa Rica. Mais je ne peux pas y voir assez d’énergie dans ce mouvement pour être  impliqué dans les énergies massives se dissipant lors des événements ENSO. Mais essayons. Les commentaires sur ce sujet seront les bienvenus.
Les données Argo confirment El Niño / Niña sont causés par le volcanisme sous-marin

Article de AJ Strata de The Strata-Sphere

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Changements en cours dans le système climatique

Par USBEK (Eloge de la complexité)

Résumé :
Plusieurs phénomènes majeurs susceptibles d'affecter le climat mondial sont en cours de développement : un El Niño intense annoncé pour la fin de l'année, la formation d'une vaste zone d'eau chaude dans le Pacifique Nord (Le Blob), le passage (restant à confirmer) de la PDO en phase chaude, et le passage (restant également à confirmer) de l'AMO en phase froide. Ces évènements sont attribués à la variabilité naturelle du climat, y-compris le Blob qui s'expliquerait par une modification du régime des vents dans le Pacifique Nord (qui n'est pas sans précédents); quelles en seront les conséquences sur le climat mondial ? K. Trenberth (depuis longtemps "à la recherche de la chaleur perdue") y voit les prémices d'une fin du "hiatus" et la reprise du réchauffement global. L'UKMO (Met Office) se montre beaucoup plus circonspect concluant son rapport de septembre 2015 en indiquant que "les rôles respectifs des facteurs externes et de la variabilité naturelle interne du climat dans l'évolution des températures mondiales d'une décennie à l'autre ne sont pas encore pleinement comprises".

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L’élévation du niveau de la mer : une énigme ?

Par USBEK (Pierre Grandperrin, membre du Collectif des climato-réalistes).

[Les images ne sont pas très grandes mais cliquables. Comme elles renvoient au blog d'USBEK, je pense qu'il est plus agréable de les ouvrir dans un nouvel onglet. Je ne dis pas cela pour faire offense à son excellent blog. Nicias]

Résumé

La mer monte parce qu’elle se dilate sous l’effet du réchauffement (effet stérique) et parce que sa masse augmente en raison des apports d’eau douce due à la fonte des glaces. Or quand on fait la somme de ces 2 contributions (stérique et masse), on ne retrouve pas le niveau d’élévation « observé » : c’est ce que l’océanographe américain Walter Munk [1] a appelé l’énigme de la mer. William Peltier [2] parle pour sa part d’un « casse tête » (puzzle). Selon le GIEC « depuis le début des années 1970, la somme de la perte de masse des glaciers et de l’expansion thermique des océans due au réchauffement expliquent environ 75 % de l’élévation du niveau moyen des mers« [3] Les scientifiques tentent de résoudre l’énigme en reconstituant l’élévation du niveau de la mer à l’aide des données fournies par les bouées ARGO (pour l’effet stérique) et par les satellites GRACE (pour l’effet masse) ; Il y a d’importantes divergences entre les auteurs dues (notamment) à la prise au compte de valeurs différentes pour le rebond post glaciaire. Les mesures satellitaires qui ont commencé en 1993 mesurent un taux d’élévation du niveau de la mer de 3,3 mm/an. Mais les radars altimétriques sont-ils assez précis pour détecter au millimètre près un signal qui présente des variations spatiales et temporelles aussi importantes ? L’océanographe américain Carl Wunsch [3b] ne le pense pas : il estime à 1,6 mm l’élévation du niveau de la mer pour la période 1993-2000, soit 60% de l’estimation satellitaire (dont environ 70% du à de l’ajout d’eau douce). Selon lui des erreurs systématiques entachent les estimations compte tenu de la brièveté des observations spatiales et de l’approximations des modèles. Les scientifiques sont en tout cas tous d’accord pour penser que les observations satellitaires sont de durée trop courtes pour déterminer une tendance à long terme compte tenu de la variabilité temporelle dont les cycles sont de 60 ans.

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Le niveau de la mer monte-t-il ?

Par Thierry Piou

Préambule

Régulièrement, les médias nous abreuvent de nouvelles plus alarmistes les unes que les autres au sujet de la montée du niveau de la mer sur nos côtes d’ici la fin du siècle. Voici ce que nous avons pu lire depuis le début de l’année dans quelques organes de presse ou d’information :

  • L’Echo de la Presqu’île du 06/03/15 (Interview Y. Legrenzi) : +60 cm
  • La Baule + ; juillet 2015 (Interview L. Labeyrie) : entre 100 et 150 cm
  • Magazine des Pays de la Loire juillet/août 2015 : entre 26 et 98 cm
  • Le Marin (groupe Ouest-France) du 10 avril 2015 : entre 40 et 100 cm
  • Science et Avenir juillet 2015 : +82 cm

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