A propos de la thèse « arctique chaud, continents froids »

En février 2018 alors qu’une vague de froid sévère traversait l’Europe, l’arctique a connu pendant plusieurs jours des températures anormalement élevées (supérieures de 25°C à la normale).

La vague de froid s’explique par une perturbation du vortex polaire associée à un réchauffement subit de la stratosphère, phénomène météorologique banal et récurrent.
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Prévisions pour le cycle solaire 25

Après les rayons cosmiques sur le climat  parlons du soleil avec cet article tiré de WUWT smile

Source

Traduction : Scaletrans

James A. Marusek

  1. Introduction

Le Soleil est la source naturelle de chaleur et de lumière pour notre planète. Sans notre soleil, la Terre serait une planète froide et morte dérivant dans l’espace. Mais le Soleil n’est pas constant. Il change et ces changements subtils affectent le climat et la météorologie de la Terre.

À la fin du cycle 23, le nombre de taches se réduisit à un niveau qu’on avait pas vu depuis 1913. [Comparaison de la moyenne annuelle du nombre total de taches1]

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L’augmentation de l’ionisation favorise la croissance des aérosols dans les noyaux de condensation des nuages

Le 19 décembre, 2017 Henrik Svensmark a publié dans Nature Communication un article qui décrit comment l’ionisation favorise la croissance des aérosols à partir des noyaux de condensation des nuages.

Vous trouverez dans ce billet la traduction complète de cet article. Traduction faite par Scaletrans que je remercie

C’est un article scientifique qui est bien documenté. Il y a de ce fait des équations mathématiques qui peuvent rebuter certains lecteurs. Il n’est pas nécessaire de les comprendre, mais il faut suivre la démarche et les expériences qui y sont décrites.

Les ions, et en particulier l’ion H+ initie la condensation de l’eau dans l’atmosphère terrestre et c’est comme chimiste que je vous en parle.

Vous avez peut-être en TP de chimie (pour ceux qui en ont fait) versé de l’oléum (c’est de l’acide sulfurique à plus de 100%) dans un bécher. Si vous l’avez fait vous avez vu un gros panache de « fumées blanches » sortir du goulot avant le liquide. Ce n’est pas un gaz blanc, mais des micro-gouttelettes d’eau liquide en suspension. On a les mêmes volutes de « fumées blanches » avec tous les acides forts à haute tension de vapeur. C’est toujours des micro-gouttelettes d’eau liquide un peu acide toutefois.

Que se passe-t-il ? Prenons le cas de l’acide sulfurique

L’acide (H2SO4) un peu volatil, rencontre une molécule d’eau dans l’air et forme H3O+ un ion oxonium qui est associé dans le cas de l’acide sulfurique au contre ion négatif HSO4

Cet ion oxonium positif va s’entourer de molécules d’eau nombreuses de manière à former une sphère autour de lui comme sur cette image.

En réalité c’est une sphère et pas un disque où chaque molécule d’eau (ici en rouge) est orienté en présentant son atome d’oxygène face à la charge positive de H3O+ central

C’est le début d’une condensation. On conçoit donc que les ions positifs (plus spécialement l’ion oxonium) soient des amorceurs de condensation.

Pourquoi y a-t-il de l’acide sulfurique dans la haute atmosphère ? Cet acide résulte des réactions avec l’ozone du soufre ou des sulfures organiques (comme par exemple le sulfure de dimethyl). Ce sont des réactions photo catalysées par des rayonnements énergétiques et les UV.

Je vous laisse poursuivre par la lecture de cet excellent article

Bernnard

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La construction du consensus : l’histoire du début du GIEC

Par Judith Curry

Source

Bref résumé : les scientifiques ont cherché l’implication des décideurs politiques. La pertinence politique a permis de mettre en avant l’évaluation scientifique à l’attribution du changement climatique.

Bernie Lewin a écrit un nouveau livre important :

SEARCHING FOR THE CATASTROPHE SIGNAL:The Origins of The Intergovernmental Panel on Climate Change

L’importance de ce livre se reflète dans ses remerciements, dans le contexte de l’aide et les contributions des premiers dirigeants et participants au GIEC:

Ce livre n’aurait pas été possible sans les documents obtenus par Mike MacCracken et John Zillman . Leur intérêt constant pour une présentation véridique et exacte des faits a empêché mes recherches d’être induites en erreur. Beaucoup de ceux qui ont participé aux événements ici décrits ont donné généreusement de leur temps pour répondre à mes questions, ils comprennent Ben Santer, Tim Barnett, Tom Wigley, John Houghton, Fred Singer, John Mitchell, Pat Michaels. . . et beaucoup plus.

Vous vous rappelez peut-être un précédent post : Consensus by Exhaustion, sur Lewin 5 part series on Madrid 1995: The last day of climate science.

Le livre mérite d’être lu. L’objectif de mon Résumé du livre sont les chapitres 8 et 16 dans le contexte du thème de la « détection et attribution », « La charte politique devant le monde scientifique » et le « la construction du consensus ». Les annotations des extraits du livre sont indiquées ci-dessous.

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Bistrot du coin 2018

Pour discuter de tout et de rien.

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