Un nouveau papier désespéré : N’y a-t-il, après tout, pas de « hiatus » du réchauffement climatique ?

Par Patrick J. Michaels, Richard S. Lindzen et Paul C. Knappenberger

Traduction par Bernnard

Un nouveau document publié aujourd'hui par Science, de Thomas Karl et plusieurs co-auteurs [1], qui supprime le "hiatus" dans le réchauffement climatique incite à de nombreuses questions scientifiques sérieuses.

La revendication principale [2] des auteurs, prétendant qu'ils ont découvert une tendance au réchauffement récente significative, est douteuse. Le niveau de signification qu'ils rendent compte de leurs conclusions (0,10) est à peine normative, et l'utilisation de ce niveau devrait inciter les membres de la communauté scientifique à se poser la question de la motivation d'une telle norme laxiste.

De plus, le traitement des mesures de températures des eaux de surface (SST) par les bouées fait par les auteurs garantit la création d'une tendance au réchauffement. Les données ont été ajustées à la hausse de 0,12 ° C pour les rendre «homogène» avec les séries longues de température prises au niveau des tuyères d'admission (collecteur d’admission d’eau de refroidissement) du moteur à bord des navires.

Comme cela a été reconnu par de nombreux scientifiques, les données provenant des tuyères d'admission du moteur sont clairement contaminées par conduction de la chaleur à partir de la structure, et en tant que telles, ne devraient jamais être destinées à une utilisation scientifique. D'autre part, la surveillance de l'environnement est la raison d’être des bouées. Le réglage de « bonnes » données à la hausse afin de correspondre à de mauvaises données semble questionable. Si on ajoute le fait que le réseau de bouées devient de plus en plus dense depuis les deux dernières décennies, cela signifie que cet ajustement induit nécessairement une tendance au réchauffement dans les données.

L'extension des données sur les terres arctiques de haute latitude sur l'océan Arctique est également discutable. Une grande partie de l'océan Arctique étant recouverte de glace même en plein été, cela signifie que la température de surface doit rester voisine du point de congélation. L’extension des données terrestres aux océans induira évidement des températures nettement exagérées.

En outre, il existe plusieurs mesures de la température ambiante de la basse atmosphère, indépendantes de celles faites au niveau de la surface, qui indiquent l'existence d'un "hiatus" [3]. Si les résultats de Karl et all étaient en fait robustes, il ne pourrait dire que les disparités entre les températures de surface et le milieu de la troposphère sont encore plus grandes que mentionné précédemment.

Une distribution verticale de la température erronée annule virtuellement toutes les prévisions de la météo raisonnable faite par un modèle climatique, d’autant que les conditions météorologiques (y compris les précipitations) sont déterminées en grande partie par la structure verticale de l'atmosphère.

Au lieu de cela, il semblerait plus logique d’examiner les résultats de Karl et al à la lumière des faits, lesquels montrent que la tendance au réchauffement qu'ils trouvent n'est pas cohérente avec les autres données mondiales.

Et enfin, même en supposant que tous les ajustements appliqués par les auteurs sont finalement exacts, la tendance des températures rapportée pendant la période "hiatus" (1998-2014), reste nettement en dessous (en utilisant les mesures de Karl et al.) de la tendance prévue par la collection des modèles climatiques utilisés dans le rapport le plus récent du Groupe d'experts intergouvernemental des Nations Unies sur les changements climatiques (GIEC).

Il est important de reconnaître que la question centrale du changement climatique causé par l'homme n’est pas une question de savoir s’il y a réchauffement ou non, mais plutôt la question de la quantification de ce réchauffement.

Et à cette question pertinente, la réponse a été, et reste, que le réchauffement se déroule à un rythme beaucoup plus lent que ce qui est prévu.

Répartition des tendances de la température mondiale moyenne de surface pour la période 1998-2014 à partir de 108 pistes de modèles climatiques utilisés dans le dernier rapport du Groupe d'experts de l'ONU intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) (barres bleues). Les modèles ont été exécutés avec des forçages climatiques historiques en 2005 et prolongé jusqu'en 2014 avec le scénario d'émissions RCP4.5. La tendance de la température de surface sur la même période, telle que rapportée par Karl et al. (2015, est inclus en rouge). Elle tombe au percentile de 2.4th de la distribution de modèle et indique une valeur qui est (statistiquement) nettement inférieur à la moyenne des projections.

Source WUWT.

[1] Karl, TR, et al., Artefacts possibles de biais de données dans le réchauffement de la surface récente hiatus mondiale.

[2] "Il est également intéressant de noter que les nouvelles tendances mondiales sont statistiquement significative et positive au niveau de 1998-2012 0,10 de signification …"
[3] Les deux enregistrements satellitaires UAH et RSS sont maintenant dans leur 21éme année sans tendance significative, par exemple

86 Comments     Poster votre commentaire »

1.  Nicias | 6/06/2015 @ 13:47 Répondre à ce commentaire

Pour plus d’information, je conseille l’article de J. Curry
http://judithcurry.com/2015/06.....l-warming/

2.  Ben | 6/06/2015 @ 13:52 Répondre à ce commentaire

Nicias (#1), merci de cette traduction rapide.
Le billet de Judith Curry est excellent (mais c’est un pléonasme). Il faut lire aussi celui-ci, très complet, de Ross McKitrick sur WUWT.

3.  Nicias | 6/06/2015 @ 14:32 Répondre à ce commentaire

Ben (#2),

c’est Bernnard à la traduction et moi pour la relecture et publication.

Oui le papier de l’économiste McKitrick est très bien et je me suis précipité dessus en premier avant d’aller voir ce que pouvaient écrire des gens moins qualifiés comme Lindzen ou Curry.
L’article finalement retenu me parait le plus abordable pour le plus grand nombre.

4.  volauvent | 6/06/2015 @ 14:32 Répondre à ce commentaire

Il me semble que cette étude va poser bien plus de problèmes au GIEC et aux grands organismes de mesure de température qu’aux sceptiques.

En effet, soit ils avalisent l’étude, et reconnaissent ainsi qu’ils se plantaient depuis 20 ans.
Soit ils n’en tiennent pas compte, et on assistera à des combats internes réchauffistes très mauvais pour leur image. Le CRU défendant d’arrache pied qu’il y a bien un hiatus, ce serait très drôle…
Les semaines qui viennent seront passionnantes.

5.  Bernnard | 6/06/2015 @ 14:43 Répondre à ce commentaire

volauvent (#4),
Un peu du voile qui cache la manipulation des mesures risque de se soulever.
C’est plutôt une bonne chose en effet.

6.  the fritz | 6/06/2015 @ 14:56 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#5), volauvent (#4),
Cachez ce thermomètre que je ne saurais voir

7.  Cdt Michel e.r. | 6/06/2015 @ 16:42 Répondre à ce commentaire

La traduction de « from engine intake thermometers » par « températures prises au niveau des tuyères d’admission du moteur » ne me plaît guère pour deux raisons : « tuyère » est plutôt utilisé pour l’éjection de gaz (d’un réacteur, d’une fusée), l’ « admission » en général concerne l’entrée d’air d’un moteur.
Ici c’est plus exactement « des thermomètres sur la prise d’eau de refroidissement des moteurs ».

Les moteurs des navires sont refroidis par de l’eau de mer prise à une profondeur pouvant aller jusqu’à 15 m sous la ligne de flottaison et rejetée à la mer après son passage dans les moteurs.
L’eau ne manquant pas, c’est un système ouvert contrairement à ce que l’on a dans les véhicules terrestres.

8.  Bernnard | 6/06/2015 @ 17:11 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#7),
Oui, je comprends votre objection.
Comme ensuite, il est question de mesures qui sont entachées d’erreurs à cause de la conduction de la chaleur par la structure du navire j’ai utilisé « tuyère » qui est, je vous l’accorde, plutôt réservé pour l’éjection de gaz de moteur alors que dans ce cas il s’agit (du moins à ce que je comprends) d’un tuyau, ou un faisceau de tubulures d’admission de l’eau qui doit aller je le pense refroidir les moteurs.
Il y a sans doute un terme technique spécial pour désigner ce genre de dispositif, je pense que le terme est « collecteur d’admission d’eau de refroidissement ». C’est un peu long.
Je propose de mettre une correction entre parenthèses. Je garde cependant le mot « tuyère « , car l’article est publié.

9.  papijo | 6/06/2015 @ 21:29 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#7),
On peut essayer de se faire une idée par nous-mêmes de l’échauffement « moyen » à la prise d’eau de mer.
Un « gros » cargo (porte-conteneur ou similaire) a un moteur de 70 MW et un « besoin de refroidissement » d’environ 35 MW (je me suis référé à ce document pour les ordres de grandeur).
Si on admet un « delta T » de 10°C, cela correspond à un débit d’eau de 0,85 m/s, c’est à dire à une tuyauterie de diamètre 700 mm environ (pour une vitesse « courante » de 2 m/s dans les tuyauteries).
Supposons qu’il y ait 50 m entre le point de prise et la sonde de température (c’est vraiment un maxi), un coefficient de convection de 20 W/m²/° (c’est beaucoup) et une ambiance 40°C au-dessus de celle de l’eau (sous les tropiques, on cuit !). Tout cela nous donne un échauffement de 88 kW, soit 0,025°C !
Cette valeur, même avec des hypothèses très pessimistes, est très éloignée des 0,12°C. Je peux bien sûr avoir fait une erreur (mes neurones vieillissent !), mais j’aimerais bien jeter un oeil sur la note de calcul qui les a conduit à ces 0,12°C ! Si quelqu’un trouve des infos …

10.  Murps | 6/06/2015 @ 22:14 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#8), on peut modifier l'article à la volée si vous le désirez. Cela n'en changera ni la lettre ni l'esprit.
—————————-

Comme cela a été reconnu par de nombreux scientifiques, les données provenant des tuyères d'admission du moteur sont clairement contaminées par conduction de la chaleur à partir de la structure, et en tant que telles, ne devraient jamais être destinées à une utilisation scientifique.

Oh la vache ! J'ai toujours eu du mal avec ce genre d'affirmation.
Je pense que l'erreur doit être infime par rapport à une mesure effectuée à 100 m du navire. Ca porterai sur un 1/10 de degré ?
Il y a des papiers à ce sujet ?
Pensez qu'un navire de 60 m de long qui avance à 20 nœuds (37 km/h ou encore 10 m/s) parcourt sa propre longueur en 6 secondes.
De plus la coque doit être à peu près à la température de l'océan alors penser que l'eau prélevée à l'entrée du système de refroidissement serait d'une température différente, elle qui reste moins de 6 secondes en contact avec la coque…

Là-dessus, ces pinaillages de dixièmes de degrés sur des mesures ponctuelles dans le temps et l'espace de ce si grand système qu'est l'océan sont oiseux.

Après si vous me sortez une étude précise sur ces histoires de prises d'eau de refroidissement je veux bien réviser mon jugement sur certains points.

11.  Murps | 6/06/2015 @ 22:15 Répondre à ce commentaire

papijo (#9), no posts se sont croisés…
😉

12.  joletaxi | 7/06/2015 @ 0:13 Répondre à ce commentaire

Murps (#11), papijo (#9),

je suis scandalisé
vous n’avez aucun respect pour la sciences, pensez donc, des savants capables d’apporter des corrections au dixième de degré sur un ensemble hétéroclite de mesures de t° ,dont on ne connait d’ailleurs pas la précision des instruments de mesure, en mer, avec une couverture aléatoire, pour démontrer une théorie jamais démontrée,pour nous sortir des prévisions sur 100 ans,
j’aurais mieux fait de faire du droit, je serais sans doute dans un cabinet ministériel et je me déplacerais en taxi….

13.  Bernnard | 7/06/2015 @ 7:37 Répondre à ce commentaire

papijo (#9), Murps (#10),

Tout cela nous donne un échauffement de 88 kW, soit 0,025°C ! […] Cette valeur, même avec des hypothèses très pessimistes, est très éloignée des 0,12°C.

Après si vous me sortez une étude précise sur ces histoires de prises d’eau de refroidissement je veux bien réviser mon jugement sur certains points.

Si ça se trouve, il ont mis quelques thermomètres sur la prise d’eau d’un moteur de Zodiac et ils ont trouvé un échauffement de 0.12°C !

14.  miniTAX | 7/06/2015 @ 8:03 Répondre à ce commentaire

Quoi ???
Ils nous rabattent l’oreille que la « science est établie » et que « le débat est terminé, oui le dé.bat est ter.mi.né » et maintenant, ils découvrent que la température n’est pas fiable, qu’il faut réajuster et que même les réchauffistes ne sont pas d’accord entre eux (cf les objections de la Met Office) sur ces ajustement fait avec un niveau de confiance de seulement 0.9 ?

Vite, qu’on distribue des anxiolytiques aux réchauffistes, notamment ceux qui ont écrits des dizaines de papiers pour « expliquer » la pause-qui-n’existe-plus-maintenant et les milliers de journaleux qui ont commenté cette pause, je crains une vague de suicides chez nos scientologues du climat.

15.  Tsih | 7/06/2015 @ 9:08 Répondre à ce commentaire

volauvent (#4)

Les semaines qui viennent seront passionnantes.

Oui c’est ça. Je suis particulièrement curieux de voir si le Hadley center et la NASA vont suivre la NOAA et « corriger » leurs données et reconnaître que leurs « homogénéisations » étaient foireuses.

Difficile à imaginer que les violons s’accordent comme ça dans la foulée et donc grosse tempête en vue.

Ensuite il y a les données satellites qui montrent le hiatus dans toute sa splendeur et qui sont très probablement ce qu’il y a de plus fiable comme estimation de la « température globale ».

Là aussi je suis curieux de voir comment ils vont s’y prendre pour effacer la pause.

Surtout qu’il est impossible physiquement que ça se réchauffe au sol sans se réchauffer aussi en altitude. Grosses migraines en vue.

16.  Fabge02 | 7/06/2015 @ 10:30 Répondre à ce commentaire

Ne pas oublier que les mesures satellite ne donnent aucunement la température de l’air, mais la température d’émission des corps situés à la surface, ce qui est bien différent de la mesure sous abri à 2 mètres du sol. Selon que vous serez béton ou herbe folle, les écarts sont énormes, plusieurs degrés. Il est évident qu’il y a des méthodes et des mesures complémentaires qui permettent de réduire les incertitudes, mais cela suppose des corrections et, chaque fois qu’il y a une correction, il y a une incertitude sur la correction. Bref… Si vous ajoutez à cela le changement et l’amélioration des capteurs, il est encore plus difficile d’avoir un bon historique. Heureusement, il y a des satellites américain qui mesurent à peu près toujours de la même manière (ce qui pose parfois débat).
Pour la température de la surface de l’eau, là pas de soucis, c’est un milieu bien défini, c’est hélas le seul sur lequel on ait une mesure valable.

17.  Bob | 7/06/2015 @ 10:48 Répondre à ce commentaire

Fabge02 (#16),

Pour la température de la surface de l’eau, là pas de soucis, c’est un milieu bien défini, c’est hélas le seul sur lequel on ait une mesure valable.

Je ne crois pas. L’interface est assez complexe et ce sont les incertitudes sur les prélèvements qui font débat au sujet de l’article de Karl.
Il y a, au contraire, une grosse incertitude sur la température mesurée  » à la surface de l’eau » . La couche supérieure se refroidit par évaporation (par grand vent, tout le monde l’a expérimenté) alors que les quelques mètres situés en dessous sont beaucoup plus chauds…Et la température de l’air n’est pas celle de l’océan. C’est là qu’on fait des corrections…pour le moins hasardeuses.

Il y a une discontinuité marquée à l’interface atmosphère/océan avec une probabilité non négligeable de ne pas savoir exactement ce qu’on mesure. Bref, c’est une grosse source d’erreur (et de propagande pour les médias).

Quant aux mesures satellitaires de la basse tropo, elles ont été confirmées (voire étalonnées ) par des mesures thermométriques sur ballons sondes. Difficile de faire mieux. Le problème des satellites c’est surtout le drift.

18.  joletaxi | 7/06/2015 @ 11:01 Répondre à ce commentaire

Bob (#17),

La couche supérieure se refroidit par évaporation (par grand vent, tout le monde l’a expérimenté) alors que les quelques mètres situés en dessous sont beaucoup plus chauds…

décidément, cela devient de plus en plus problématique, car, et je parle d’expérience, par grand vent les couches supérieures chaudes sont déplacées, et au contraire, elles sont remplacées par le « upwelling des couches inférieures plus froides,
Allez vous baigner après un petit coup de mistral vous m’en direz des nouvelles.
mais à ce propos, vous pouvez peut-être me donner quelques pistes de réflexion sur un autre petit problème ,parmi tant d’autres, glanés lors de lectures:
Dernièrement ,l’inénarrable Ensenbach est revenu sur son schéma de régulation des t° sous les tropiques.
Son analyse est assez convaincante, et tout qui a assisté au phénomène , d’une violence impressionnante,aura tendance à abonder dans ses conclusions.
Mais cela ne colle absolument pas avec l’effet d’iris de Lindzen, qui bien que contre intuitif,est aussi assez solide et appuyé sur des mesures?
Alors , que dit la sciences à ce propos.
D’ailleurs que dit la sciences sur l’effet d’une éventuelle « backradiation » sa capacité à réchauffer l’océan?
J’avais demandé à Murps, mais vous savez….

19.  Tsih | 7/06/2015 @ 11:02 Répondre à ce commentaire

Fabge02 (#16)

Ne pas oublier que les mesures satellite ne donnent aucunement la température de l’air, mais la température d’émission des corps situés à la surface, ce qui est bien différent de la mesure sous abri à 2 mètres du sol.

Non non, vous vous trompez. Les mesures satellites RSS et UHA mesurent justement l’émission de l’oxygène de l’air autour de sa puissante bande microonde vers 60Gz. En changeant le fréquence ils exploitent la variation de l’absorption ce qui permet de sonder à différentes altitudes entre basse troposphère et stratosphère.

20.  joletaxi | 7/06/2015 @ 11:10 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#18),

et tant qu’à faire, un autre problème, glané sur un article que j’avais signalé, et qui, mais ce n’est que l’avis du garnement au fond de la classe, mériterait d’être traduit ici

tout le monde accepte comme un fait la circulation thermohaline basée sur un accroissement de la salinité dans les mers froides.
Voilà que l’auteur de l’article explique de manière assez convaincante, et basée sur des mesures, que cela n’a strictement rien à voir à l’affaire.

https://notalotofpeopleknowthat.wordpress.com/2015/05/28/yes-the-ocean-has-warmed-no-its-not-global-warming/

cela devient de plus en plus confus non?
et si on ajoute ceci, parmi des dizaines d’autres papiers du genre

http://notrickszone.com/2015/0.....P6JYw.dpbs

à part la religion, je en sais plus que croire

21.  Herté | 7/06/2015 @ 11:23 Répondre à ce commentaire

A noter que, le scénario d’émission RCP4.5 est inférieur à celui qui s’est produit dans la réalité sur cette période, avec le RCP8.5, plus proche de la réalité du point de vue des émissions, la divergence aurait été encore plus importante entre prévision des modèles et les mesures.

22.  Nicias | 7/06/2015 @ 14:35 Répondre à ce commentaire

Tsih (#19),

bien que Fabge02 ne soit pas très clair, on pourrait aussi parler des mesures satellitaires de la température de surface des océans qui ont été écartées par la NOAA (cf l’article de McKitrick cité au début par Ben).

23.  Nicias | 7/06/2015 @ 14:37 Répondre à ce commentaire

Herté (#21),

Ce n’est pas important. Les scénarios d’émission ne sont utilisés qu’à la fin de la courbe, avant ce sont les observations. Il n’y a pas de différence significative de variation de la température entre les divers scénarios d’émission avant 2050.

24.  Tsih | 7/06/2015 @ 16:13 Répondre à ce commentaire

Nicias (#22)

Vous avez raison on mesure aussi la température de surface des océans par satellite météo.

Mais comme on utilise l’émission infrarouge dans la fenêtre atmosphérique autour de 10 microns c’est gêné par la couverture nuageuse éventuelle qui « tire les températures vers le bas ». Les réchauffistes « préfèreraient » l’inverse….. De plus ce n’est pas représentatif du premier mètre d’eau mais plutôt des premiers microns, ce qui est différent par temps calme.

Les mesures en microondes de O2 de l’air n’ont pas ces problèmes.

25.  pastilleverte | 7/06/2015 @ 21:33 Répondre à ce commentaire

c’est sans doute le « papier » qu’annonçait JJouz*l avec gourmandise suite à son intervention au cese, en répondant à une question « d’un soupçon de climato scepticisme », sur l’existence d’une pause/hiatus depuis 17 ans dans les T°…

26.  williams | 7/06/2015 @ 21:49 Répondre à ce commentaire

En voulant modifier une fois de plus les données enregistrées ces dernières années pour les raisons qu’ils disent alors cela montre qu’on ne peut plus se baser à ce qu’ils nous disent, car des données enregistrées il y a 1 ou 2 ou… ans ne devraient pas être modifiées surtout vu la technologie importante qui a été utilisée cette dernière décennie. A moins que la technologie et leur méthode ne soient pas encore de niveau alors qu’ils prévoient des choses complexes au cours des 100 prochaines années.

De plus ils modifient de plus en plus les données avec divers excuses pour que les courbes d’évolutions des températures soient telles comme ils ont prévu. Il y a de plus en plus de trafique dans tout ceci et cela peut être vérifié en analysant bp de données.

Puis si l’ensemble des corrections appliquées conduit à effacer la fameuse « pause » alors cela montre qu’on ne peut pas se baser aux divers rapports du GIEC puisqu’au dernier rapport il reconnaissait qu’il y avait cette pause c’est à dire ce « hiatus ».

Donc c’est à ne plus comprendre se qu’ils nous disent malgré la technologie utilisées depuis longtemps !

Williams

27.  phi | 7/06/2015 @ 22:29 Répondre à ce commentaire

williams (#26),

Donc c’est à ne plus comprendre se qu’ils nous disent…

On se disputait su un autre fil pour savoir si la climatologie était une science. Ce papier donne la réponse : c’est un art. Mais certainement pas un des beaux-arts.

28.  Murps | 7/06/2015 @ 23:31 Répondre à ce commentaire

Tsih (#15),

Là aussi je suis curieux de voir comment ils vont s’y prendre pour effacer la pause.

Mon pauvre ami, ils ont déjà réussi à effacer l’optimum médiéval, alors le hiatus/pause, vous pensez !!!

joletaxi (#18),

Allez vous baigner après un petit coup de mistral vous m’en direz des nouvelles.

En tant que varois, je confirme. J’ignore le détail du mécanisme, mais lorsque le mistral décide de souffler, même en plein mois de juillet, la température de l’eau passe subitement de 26 °C à 14 °C, et subitement, plus personne dans l’eau !!
Le phénomène se déroule en une journée : la fin d’après-midi vous vous baignez avec délices le lendemain il vous faut la combi…

D’ailleurs que dit la sciences sur l’effet d’une éventuelle “backradiation” sa capacité à réchauffer l’océan?
J’avais demandé à Murps, mais vous savez….

Arrêtez de vous f… de ma gueule !
😆

phi (#27),

On se disputait su un autre fil pour savoir si la climatologie était une science.

Cette fois, c’est pas moi qui l’ai dit M’sieu !

29.  williams | 8/06/2015 @ 9:24 Répondre à ce commentaire

Murps (#28),

Mon pauvre ami, ils ont déjà réussi à effacer l’optimum médiéval, alors le hiatus/pause, vous pensez !!!

L’optimum médiéval n’a pas été effacé, puisque avec la courbe de Cross ils ont tenté d’effacer L’optimum médiéval et le Petit âge de glace mais cette courbe a plutôt été reconnue comme fausse dans un rapport du GIEC, donc abusive… ce qui montre que l’optimum médiéval et le Petit âge de glace n’a pas été effacés et sont toujours reconnues telles comme il était dit. De toute façon bp d’indices et de données montrent comment ont été ces 2 périodes.

Williams

30.  pastilleverte | 8/06/2015 @ 10:13 Répondre à ce commentaire

Ah, il fallait voir JJouz*l proche de l’orgasme climatique quand il a annoncé la parution prochaine de LA fameuse étude…
Pause toujours, tu m’intéresses …

31.  Tsih | 8/06/2015 @ 10:27 Répondre à ce commentaire

En tant que varois, je confirme. J’ignore le détail du mécanisme, mais lorsque le mistral décide de souffler, même en plein mois de juillet, la température de l’eau passe subitement de 26 °C à 14 °C,

Peut-être que le mistral chasse simplement les eaux chaudes de surface au large et elles sont remplacées par des eaux plus froides qui remontent du fond ?

Un « upwelling » comme sur les cotes péruviennes avec les alizés du Pacifique et la Nina.

32.  Bob | 8/06/2015 @ 10:32 Répondre à ce commentaire

En tant que varois, je confirme. J’ignore le détail du mécanisme, mais lorsque le mistral décide de souffler, même en plein mois de juillet, la température de l’eau passe subitement de 26 °C à 14 °C,

Peut-être que l’évaporation accélérée par le mistral refroidit la surface de la mer.

33.  joletaxi | 8/06/2015 @ 10:57 Répondre à ce commentaire

Bob (#32), Bob (#32),

tout est possible, comme pour toute cette « sciences », on suppute, on échafaude ,on « bidule »

sur la côte, il n’y a pas de doute,il s’agit d’un « upwelling », car par vent violent de sud est(de plus en plus fréquent, et préoccupant pour le navigateur du dimanche,sûrement le RC) les eaux sont et restent chaudes.
Au large, je n’en sais rien,comme tout bon plaisancier, je ne m’écarte jamais du bord

34.  Bernnard | 8/06/2015 @ 11:05 Répondre à ce commentaire

Bob (#32),

Peut-être que l’évaporation accélérée par le mistral refroidit la surface de la mer.

Oui Bob, quand j’étais enfant, en Afrique du Nord, une pratique estivale était de mettre en plein courant d’air, et à l’ombre, des jarres de terre, poreuses qui contenaient de l’eau potable à température ambiante (en été, 25°C au moins) , laquelle « suait » un peu à travers les parois.
Eh bien, la température de l’eau à l’intérieur des jarres chutait assez rapidement et elle devenait fraiche !

35.  Hug | 8/06/2015 @ 11:44 Répondre à ce commentaire

Evaporation ou déplacement de l’eau de surface vers le large ?
Peut-être les 2 ?
Quoiqu’il en soit, dans les deux hypothèses, cela provoque un upwelling.
Et là, je me dis, bon sang mais si l’eau profonde et froide, contenant donc beaucoup de gaz carbonique dissous, remonte à la surface et se réchauffe, elle va relarguer du CO2 dans l’atmosphère. Catastrophe ! Que font Fabius, Ségo, Nhulot et Jouz pour empêcher ça ?

36.  yvesdemars | 8/06/2015 @ 12:01 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#7),

certes certes mais les moteurs de 2CV et des Panhards étaient autrefois refroidis par l’air donc en système ouvert aussi

37.  Marco33 | 8/06/2015 @ 13:16 Répondre à ce commentaire

Pourquoi être étonné?

Rappelez-vous : « Hide the decline »

Le climategate a été enterré grâce à la magie d’une enquête 100% maison, permettant d’enfumer le passant qui croît à l’objectivité de tous les scientifiques.

Prochaine étape : un ajustement des données satellitaires suite à la découverte d’un biais instrumentale.

Et hop! Fin du hiatus et roule ma boule, business as usual.

Une chose dont je suis certain, c’est de pouvoir dire à mes petits-enfants (dans 20 ans… ), que OUI, j’ai vécu la plus grande arnaque politico-scientifique que l’humanité ait connue.

38.  Mano | 8/06/2015 @ 14:01 Répondre à ce commentaire

Marco33 (#37), « Une chose dont je suis certain, c’est de pouvoir dire à mes petits-enfants (dans 20 ans… ), que OUI, j’ai vécu la plus grande arnaque politico-scientifique que l’humanité ait connue. »

Moi à votre place je me méfierais…

Dans 20 ans non seulement vos petits enfants mais aussi vos enfants pourraient bien vous regarder de travers.

39.  miniTAX | 8/06/2015 @ 14:53 Répondre à ce commentaire

Dans 20 ans non seulement vos petits enfants mais aussi vos enfants pourraient bien vous regarder de travers.

Mano (#38), chic, un « pourrait »ologue, qui ouvre son cabinet de voyance et farces & attrapes et qui fait des oracles gratuits sur Skyfall. C’est un essaimage de l’IPSL, qui a des climastrologues à ne plus savoir quoi en faire.
Tu prédit quoi d’autre qui « pourrait » se passer dans 20 ans pour les petits zenfants de tes clients, Mano ? Le chagrin d’amour et les revers de fortune s’ils payent pas leur taxe carbone ?

40.  Mano | 8/06/2015 @ 15:05 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#39), « Tu prédit (sic) quoi d’autre »

Je ne prédis rien, mais je me garde d’avoir des certitudes comme vous tous.

Rendez-vous dans vingt ans pour voir si les certitudes de Marco33 se sont avérées.

41.  joletaxi | 8/06/2015 @ 15:08 Répondre à ce commentaire

Hug (#35),

j’aime bien votre premier lien, qui démontre à quel point cette « sciences » devient rigolote
ils vont aller vérifier le « upwelling » qui serait du à l’augmentation de salinité des eaux de surface ,par évaporation, dans le golfe du Lion.
Vrai qu’il y a des escales agréables dans le coin,un petit mouillage à Collioure, par exemple
par contre, toujours sur l’article qui mériterait blablabla…

https://notalotofpeopleknowthat.wordpress.com/2015/05/28/yes-the-ocean-has-warmed-no-its-not-global-warming/

je lis
Their hope (claim) is that there can be occasions when salinity, rather than temperature, is the prime determining factor in the density of the surface waters. Then, warm water, made dense by an increase in the sea’s salt content, would sink.

It does not happen!

The primary physical factor in determining the density of sea water is the temperature (Sverdrup, Johnson, and Fleming, 1943). In the open ocean, top or bottom, salinity differences are measured in a few parts per thousand. Thermohaline circulation takes place where the surface waters become colder than the waters beneath. The large vertical movements occur in polar seas, where accelerated radiation makes the surface waters greatly colder than the deeper waters.

patatras

enfin pendant que la croisière s’amuse , ils ne nous parlent pas de l’augmenbtation des ongles incarnés par le RCA

42.  Bob | 8/06/2015 @ 15:12 Répondre à ce commentaire

Mano (#40),

Rendez-vous dans vingt ans pour voir si les certitudes de Marco33 se sont avérées.

Mais oui, c’est ce qu’on dit et répète sans cesse ici.
Sauf qu’on ajoute : « D’ici-là, cessons de faire des conneries au cas où ».

43.  Marco33 | 8/06/2015 @ 15:28 Répondre à ce commentaire

Mano (#38), et Mano (#40), Cela pourrait être avant, ou après (voir Wegener), mais il y a environ une dizaine d’année, un doute s’est insinué en moi. J’avais alors un projet de barrage hydro-électrique sur la Dronne.
M’intéressant au sujet des énergies et du questionnement des ressources (surtout de leur répartition), j’ai alors fait des recherches sur l’ensemble du sujet.
C’est d’abord le fort positionnement idéologique qui m’a alerté. Puis les très nombreuses inconnues liées à cette science jeune qui s’évertuait à démontrer ses certitudes en termes de connaissances, rejetant toute contradiction comme hérétique ou ennemi de classe.

Le Climategate a été pour moi la démonstration ultime de la justesse de ce que je pressentais : une science cannibalisée par des intérêts multiples mais convergents, et dont la finalité est politique, profondément anti-démocratique, anti-liberté, anti-science.

Mano, je ne suis pas inquiet .
C’est plutôt vous qui devriez l’être : la tendance à long terme de notre société, toute chahutée qu’elle soit, n’est pas celle que rêve ces fanatiques.

44.  Murps | 8/06/2015 @ 15:31 Répondre à ce commentaire

Tsih (#31), peut-être quelque chose comme cela ou alors par simple évaporation.
Le mistral est un vent froid.

En tout cas je vous garantis que ça prend quelques heures seulement pour transformer un plage de méditerranée en un bain de mer au Tréport un jour d’avril…

williams (#29), je ne pensais pas spécialement aux courbes de TMoy reconstituées avec des proxys, mais à des déclarations de Jouzel.

45.  Marco33 | 8/06/2015 @ 15:35 Répondre à ce commentaire

Murps (#44), Pour avoir vécu quelque années à côté de Toulon, je confirme….

46.  Cdt Michel e.r. | 8/06/2015 @ 15:39 Répondre à ce commentaire

yvesdemars (#36),

les moteurs de 2CV et des Panhards étaient autrefois refroidis par l’air donc en système ouvert aussi

Dans ce cas, on ne parle pas de système de refroidissement.

J’ai roulé une dizaine de mois avec une vieille Deuche en 1988, avant de m’offrir une Kawasaki identique à celle-ci

47.  Tsih | 8/06/2015 @ 16:10 Répondre à ce commentaire

Mano (#40)

Je ne prédis rien, mais je me garde d’avoir des certitudes comme vous tous

C’est décidément une manie. Les « modèles » climatiques c’est pareil ils ne « prédisent » bien entendu jamais rien, selon leurs naïfs promoteurs. Comme ça il ne risquent pas d’être réfutés mais ne méritent malheureusement que le mépris sur le plan scientifique.

Ils disent donc juste que ça va aller très mal si on ne fait pas ceci ou cela.

Et ajoutent sans sourciller que la question est réglée, the science is settled.

Aucune certitude de leur côté donc….

Décidément quand on fera danser les […], Mano et quelques autres ne seront pas à l’orchestre.

.

48.  Mano | 8/06/2015 @ 16:55 Répondre à ce commentaire

Tsih (#47), « Et ajoutent sans sourciller que la question est réglée, the science is settled. »

« The science is settled » est un slogan des climato-sceptiques, que vous reprenez à votre compte, comme le fameux (fumeux) climategate que Marco33 ânonne sans réfléchir.

Cela plus la « pause » qui n’en est pas (et n’en a jamais été) une.

On pourrait ajouter l’hilarant « le climat a toujours changé » ou « la banquise antarctique s’étend » ou « c’est le soleil » et bien d’autres âneries.

Quant aux GCM effectivement ils ne « prédisent » rien, ils ne sont pas faits pour cela, mais je pense que ce serait peine perdue de vous expliquer ce qu’est une projection (allez je tente quand même le coup en vous fournissant ce lien qui date de 2001 mais est toujours d’actualité http://sciencepolicy.colorado......guest.html)

49.  joletaxi | 8/06/2015 @ 16:56 Répondre à ce commentaire

Murps (#44),

mon avis, du fond de la classe, c’est que le phénomène de « upweling » ne peut avoir lieu que le long d’une côte.
Lors d’un coup de mistral, (c’est le bon endroit pour observer, car il n’y a pas de marée) le niveau baisse rapidement, c’est parfois spectaculaire.Inévitablement, la différence de niveau permet aux eaux froides des fosses toute proches, de remonter vers le rivage.
En mer, ceci est impossible, la différence de niveau s’apparente à une vague, à une onde.Par contre, si le vent souffle longtemps, le phénomène va s’étendre, du genre La nina.
Pour ce qui est du refroidissement en surface, je ne vois pas comment l’accélération de la conduction pourrait avoir un effet significatif,d’autant que tout refroidissement de surface va diminuer l’évaporation.
Maintenant, si on croit en la théorie de Lindzen , ça colle pas mal.
Le vent froid, mistral assèche rapidement l’atmosphère,c’est flagrant, la visibilité est extraordinaire, ce qui permet une irradiation maximale, la mer se refroidit en surface rapidement.
tout cela n’emp^che pas que PV… oups ça me reprend.

50.  Nicias | 8/06/2015 @ 18:06 Répondre à ce commentaire

Une partie des corrections faites porte sur le biais de couverture des jeux données dans l’arctique. En fait c’est la frénésie depuis des années pour améliorer la couverture de l’arctique. Le passage de Hadcrut3 à Hadcrut4 l’avait fait , puis avec Cowtan et Way, on en avait remis une couche.

Thorne et al 2015 ont évalué les modèles pendant le hiatus en analysant des données régionales :

The observations fall either towards the lower portion of the ensembles or, for some observational estimates and regions, outside. The exception is the Arctic where the observations fall towards the upper ensemble bounds.

Comme les modèles sont de fait jugés sur leur capacité à reproduire une moyenne mondiale, l’enjeu est donc de compenser une erreur par une autre erreur de signe différent.