Le discours d’Inhofe : la proposition de loi sur les ours polaires montre que la LED est défaillante.

WASHINGTON, DC – Le sénateur républicain James Inhofe a délivré un discours devant le Sénat aujourd’hui 4 janvier 2007 pour analyser la proposition par le Service des Pêches et de la Faune de classer les ours polaires dans la Liste des Espèces en Danger (LED). Ce qui suit est un extrait du discours du Sénateur Inhofe aujourd’hui.

 » Une enquête en 2002 par US Geological Survey de la faune dans le Refuge Arctique de la Plaine Côtière indique que la population d’ours polaires pourrait être ‘près du plus haut historique’. Alors si le nombre d’ours ne semble pas être en déclin, pourquoi est ce que nous sommes en train de vouloir classer l’espèce comme menacée ? Parce que la LED est défaillante et cette proposition est symptomatique de ce qui ne va pas  » dit le Sénateur Inhofe.  » Dans la proposition, le Service de la Pêche et de la Faune reconnaît que sur les 7 des 19 populations d’ours polaire dans le monde, le Service n’a aucun historique d’évolution de la population d’aucune sorte  » ajouta-t-il.

 » La loi [LED] permet également au Service de la Pêche et de la Faune de justifier sa proposition sur l’échantillon d’une seule population de la baie de Hudson Ouest au Canada, où la population des ours a diminué de 259 ours polaires. Cependant, la chasse a été autorisée sur cette population pendant toute cette période dans cette région. En fait, d’après les derniers chiffres recueillis par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature et des Ressources Naturelles, 234 ours avaient été tués pendant les seules 5 dernières années. Combien d’autre avait été tué durant les 12 années précédentes et quel effet total cela a-t-il eu sur la population ?  » dit le Sénateur Inhofe.

 » Ironiquement, le gouvernement canadien considère en ce moment même une proposition de loi pour augmenter les quotas de chasse d’ours polaire dans la population de l’Ouest de Baie de Hudson. Cela aurait entraîné plus de chasse sur une population dont les conditions sont si désespérées que le Service avait basé sa décision de classement sur elle. Bien que je soutiens la chasse de manière générale, nous avons besoin de comprendre pleinement son impact sur la population des ours polaires avant de blâmer le réchauffement climatique pour les changements des populations d’ours.

 » Le Service des Pêches et de la Faune affirme que la raison du déclin de la population dans l’Ouest de la Baie de Hudson est la fonte des glaces provoquée par le changement climatique. Pour avancer cette affirmation, ils se fient au changement climatique hypothétique des modèles qui montre une perte massive de glace qui endommage de manière irrémédiable l’habitat des ours. Le Service extrapole alors ce raisonnement aux 18 autres populations d’ours polaire, en faisant l’hypothèse que toutes les populations de ces ours vont finalement décliner et aller vers l’extinction. De nouveau, cette conclusion n’est pas basée sur les données du terrain mais sur une modélisation hypothétique qui est considérée comme parfaitement acceptable en tant que ‘preuve scientifique’ sous la LED.

 » Je ne pense pas que notre politique de conservation fédérale devrait être dictée par d’hypothétiques projections par ordinateur car les enjeux d’un classement dans la LED peuvent être extrêmement importants. Le classement des ours polaires n’est pas une exception. « 

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1.  ami des ours | 6/01/2007 @ 19:28 Répondre à ce commentaire

Il faut pas confondre le classement en espèce menacée (ce que veut faire le U.S. Fish and Wildlife Service) qui est un cran moins grave que le classement en espèce en danger.

Et ce n’est pas en niant les choses qu’on va sauver les ours. On devrait les classer « en danger ».

2.  Marot | 30/03/2007 @ 14:42 Répondre à ce commentaire

Étrange que les ours polaires existent encore.

Ils ont donc survécu à la chaleur de l’holocène ?

Bizarre, bizarre.

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