Bulletin des climato-réalistes n° 92

– Les normes d’émission des véhicules votées par le Parlement européen mettront les constructeurs à genou, selon carlos Tavares

– Un tsunami de charbon en chine

COMMENT LES EUROPÉENS SE TIRENT UNE BALLE DANS LE PIED

Le Parlement européen vient de voter une baisse drastique des émissions de CO2 des véhicules pour 2030 ; le  niveau d’émission désormais exigé ( 59 g/km) ne pourra être respecté que par les seuls véhicules électriques. « Et ces objectifs, il faudra les respecter » explique Carlos Tavares à Paris Match, « car les pénalités financières sont de nature à mettre les entreprises à genoux ». Pour le Patron de PSA, les constructeurs se trouvent ainsi placés devant le dilemme suivant : « Soit on vend des voitures sans perdre de l’argent (elles seront chères et il s’agira d’une seconde voiture pour foyers aisés), soit on vend des véhicules à perte juste pour éviter les amendes ».

En France, la LOM (loi d’orientation des mobilités) a acté l’ interdiction en 2040 de la vente de véhicules neufs essence et diesel. C’est une politique de Gribouille : d’où viendra l’électricité qui chargera les 15 millions de voitures électriques qui circuleront en 2040 ? des centrales nucléaires dont la Loi de la sur la transition énergétique  entend réduire la part à 50% ou des énergies renouvelables dont un récent rapport parlementaire dénonce le coût exorbitant ?

Un rapport du Sénat français intitulé « Les scénarios technologiques permettant d’atteindre l’objectif d’un arrêt de la commercialisation des véhicules thermiques en 2040 » estime les coûts associés à cette transition à 500  milliard d’euros cumulés sur une période de 20 ans dont 100 milliards pour les seules bornes de recharge dont la loi sur la transition énergétique pour une croissance  verte a fixé le nombre à 7 millions en 2030.

Décidée au nom de la lutte contre le réchauffement climatiques l’abandon du moteur thermique sera de ce point de vue inefficace : Rémy Prud’homme et Christian Gerondeau ont estimé que la réduction des émissions des véhicules européens souhaitée par l’Union Européenne n’induirait qu’une diminution de la température mondiale de 0,002 degré C  en 2050.

Cette politique est d’autant plus absurde qu’il n’est nullement prouvé que la voiture électrique soit « propre ». Le quotidien britannique The Telegraph affirme même le contraire.

LA TRANSITION BAS CARBONE, UNE DESTINATION TRES LOINTAINE

Selon le dernier rapport annuel du  pétrolier BP, les émissions mondiales de CO2 liées à l’énergie ont augmenté de 2 % en 2018, la hausse la plus forte depuis sept ans. Les énergies fossiles représentent  84,7% de la consommation mondiale d’énergie primaire en 2018 et  le charbon reste la première source d’électricité dans le monde.

Du Sommet de la Terre de 1992 à Rio de Janeiro jusqu’aux accords de Paris, les politiques climatiques sont une succession de promesses non tenuesSelon une étude publiée à la veille de la COP24, seuls seize pays sur les 197 signataires de l’Accord de Paris tiennent leurs engagements.

Les promesses de réduction des émissions de carbone ne sont pas tenues tout simplement parce qu’elles ne sont pas tenables. Les énergies vertes qui sont intermittentes et peu fiables sont de plus dévoreuses d’espaces souvent prélevées sur la nature : selon Bjon Lomborg, pour produire l’énergie équivalente à une centrale au gaz de un hectare, il faudrait 73 hectares de panneaux solaires, 239 hectares d’éoliennes terrestres ou 6 000 hectares de biomasse

LA CHINE ET L’INDE REGARDENT LES OCCIDENTAUX S’AUTO DÉTRUIRE

Pendant que l’occident se tire une balle dans le pied en mettant en œuvre des politiques climatiques aussi inefficaces qu’elles seront coûteuses pour les citoyens (qui en dernier ressort les financeront), l’inde et la Chine construisent sans vergogne les centrales à charbon dont elles ont besoin pour fournir de l’énergie à leur population. Selon le groupe de recherche CoalSwarn qui s’appuie sur une série de photos prises par des satellites, on assisterait même en Chine à « un tsunami de charbon ».

Selon Todd Royal un expert en énergies, l’Europe a oublié que l’énergie est une arme géopolitique de domination et aussi d’indépendance. Les Européens se sont lancés dans une course aux énergies renouvelables coûteuse économiquement, politiquement et socialement et qui aura en plus un impact très limité sur le réchauffement climatique.

Par pure idéologie, les Européens vont mettre en difficulté un secteur automobile qui représente 13 million d’emplois, en faisant migrer la valeur ajoutée (les batteries) vers l’Asie et en se privant de leur expertise dans le moteur thermique au moment où celui-ci devient propre : selon un rapport de l’Ademe de mai 2018 les filtres à particules qui équipent les voitures Diesel depuis 2011 éliminent 99,7% des particules contenues dans les gaz d’échappement et ce jusqu’aux ultra fines de 5 nanomètres.

RETOUR EN GRÂCE DES APPRENTIS-SORCIERS

L’effet conjugué des annonces de plus en plus alarmistes sur un  supposé dérèglement climatique (mais de toute évidence non avéré), et de l’impuissance à réduire les émissions de CO2 donnent de la crédibilité aux partisans des manipulations climatiques pour sauver la planète.

Un article publié par l’Université de Yale  (commenté en français par Transitions&energies) considère la géo-ingénierie comme une option et fait le tour des diverses solutions disponibles : pulvérisation de particules de sulfate dans la stratosphère, ensemencement des nuages avec du sel marin, déploiement de matériaux pour réfléchir plus de lumière du soleil dans l’espace, fertilisation des océans à l’aide de sulfate de fer pour stimuler la croissance des espèces d’algues qui absorbent le plus le carbone, captage direct du CO2 de l’air avant stockage à l’aide d’un « aspirateur » géant, etc.

Dans son dernier rapport spécial sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C (SR15), le GIEC envisage pour la première fois un recours à des solutions de géo-ingénierie de façon conséquente pour rester dans un monde à 1,5°C .

PUBLICATIONS

L’essai de Sylvie Brunel : « Toutes ces idées qui nous gâchent la vie » (JC Lattès), commenté par le magazine en ligne Atlantico et par le site science-climat-energie.be

La question n’est pas de savoir quelle planète nous allons laisser à nos enfants, mais de nous demander quels enfants nous allons laisser à la planète si une vision erronée de la nature et de l’humanité devient la norme

L’essai  de Bruno Durieux  « contre l’écologisme, pour une croissance au service de l’environnement » (Ed de Falloix), commenté par Roger-Pol DROIT dans Les Echos

L’écologie est indispensable. Pour être efficace, elle exige la croissance. L’écologisme, sectaire et fanatique, professe l’inverse.

DANS LES MÉDIAS

Un article de Klaus-Eckart Puls initialement en allemand dans l’hebdomadaire suisse die WELTWOCHE Zürich (traduit ici en français par Camille Veyres) : « Panique climatique : le détournement du changement climatique et ses profiteurs »

Un article de Jean-Pierre Le Goff dans Le Figaro : « L’écologie se nourrit du fantasme d’un monde uni et pacifié » Un article de Eric Le Boucher dans Les Echos « En finir avec le toujours plus en matière d’écologie »

Un article de Julien Aubert député (LR) du Vaucluse dans Valeurs actuelles : « Il faut d’urgence faire moins de vert et plus d’écologie »

 

45 Comments     Poster votre commentaire »

1.  Usbek | 20/06/2019 @ 15:42 Répondre à ce commentaire

Bulletin n° 92 en ligne

2.  Bernnard | 20/06/2019 @ 16:10 Répondre à ce commentaire

La folie guette le monde et particulièrement l’Europe !

3.  Hug | 20/06/2019 @ 17:15 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#2),
En ce qui concerne l’Europe, ça y est, la folie est bien là.
Les autres grandes puissances sont encore prémunies (de justesse pour les USA, la Chine et la Russie n’ont pour l’instant rien à craindre, le Japon aussi me semble-t-il).

4.  rpf | 20/06/2019 @ 17:23 Répondre à ce commentaire

Usbek (#1),

Un article de Klaus-Eckart Puls initialement en allemand dans l’hebdomadaire suisse die WELTWOCHE Zürich (traduit par Camille Veyres) : « Panique climatique : le détournement du changement climatique et ses profiteurs »

Vous ne donnez pas de lien vers cette traduction?

5.  douar | 20/06/2019 @ 17:42 Répondre à ce commentaire

Hug (#3),
la folie est là en Europe.
mais, nous commençons à voir des signaux ça et là qui alertent justement de cette folie, notamment en direction des « décideurs », ie Le Figaro, Les Echos, entre autres.
Vous couplez ça avec la déconfiture, par exemple de l’excédent de l’agroalimentaire français qui commence à se voir sérieux en haut lieu, je ne serais pas totalement étonné de voir un revirement dans les mois qui viennent.
C’est mon côté optimiste dans la tempête smile

6.  the fritz | 20/06/2019 @ 19:55 Répondre à ce commentaire

douar (#5),

l’excédent de l’agroalimentaire français

Quelques liens SVP

8.  rpf | 20/06/2019 @ 22:04 Répondre à ce commentaire

Usbek (#7),
Merci à vous et merci au traducteur.
Lire directement en allemand: Verboten !

9.  douar | 21/06/2019 @ 7:29 Répondre à ce commentaire

the fritz (#6),
ici par exemple.
Sinon, vous pouvez voir une des dernières infos de l’institut XERFI, plus spécifique à la filière viande.

10.  Jacques Lemiere | 21/06/2019 @ 8:09 Répondre à ce commentaire

on avait le concept de progrès…qui mettait en regard les avantages et les inconvénients de tout changement , il intégrait évidemment un coté environnemental sans lui donner le premier rôle…et il mettait l’homme en premier…
non l’écologie n’est pas indispensable je suis désolé , il faut juste se libérer de ce concept. avec l’ecologie vous pouvez justifier des atteintes à l’humanité..tuer des gens les appauvrir, les embastiller.

prenez la population des animaux sauvages…elle décroit…il y a quelques années ça n’aurait étonné personne ni choqué personne, elle décroit évidemment puisque la population et les standards de vie humains croissent..le progrès consiste à fait le moins de dégâts possibles pour une population humaine donnée avec un standard de vie donné..

désormais on doit voit toute diminution de la population animale sauvage comme une catastrophe…toute disparition d’espèce comme un drame;…on le fout dans la tête de nos gosses..sans mettre ne perspective les raisons et les phénomènes qui ont conduit à cette diminution..
ce n’est qu’une façon sournois de dire le monde est surpeuplé et les gens sont trop riches.. sauf que le seul critère de surpopulation est la capacité m^me des gens à vivre certainement pas l’existence d’une faune sauvage.
la surpopulation est par nature un problème qui se résout lui même!!!
et ça conduit à quoi sinon de s’en prendre à l’être humain ? se sacrifier pour un orang outang..pourquoi pas mais tuer un être humaine à la place d’un orang outang…???

l’ecologie est une escroquerie sinon une horreur..
de façon tristement banale les idéologies qui mettent l’humanité au centre de leurs préoccupations finissent toujours par zigouiller des gens au nom de l’humanité.

11.  Jacques Lemiere | 21/06/2019 @ 8:13 Répondre à ce commentaire

Jacques Lemiere (#10), et bien sûr, la qualification d’un changement de progrès est relative et questionnable….c’est l’experience qui juge…

12.  scaletrans | 21/06/2019 @ 8:26 Répondre à ce commentaire

Diffusé à mon carnet d’adresses sous le titre Énergie: l’Europe atteinte de folie suicidaire.

13.  bastinor | 21/06/2019 @ 9:38 Répondre à ce commentaire

Devant un parterre de journaleux à la sortie du parlement européen, Macron a ouvert le bal sur l’urgence climatique. Comme çà on est fixé !

14.  douar | 21/06/2019 @ 10:55 Répondre à ce commentaire

bastinor (#13),
Que pèse désormais la France dans l’UE?
Le projet de « budget européen » de notre Président a été vidé de sa substance. Et au Parlement, les français ont envoyé majoritairement le RN qui est totalement inexistant au niveau européen et la LREM dont la tête de liste commence par insulter ses alliés théoriques.

15.  Le Rouméliote | 21/06/2019 @ 17:59 Répondre à ce commentaire

douar (#14), De toute façon, on s’en fiche : c’est la Commission européenne qui commande et la BCE qui décide…

16.  jean nivon | 21/06/2019 @ 20:32 Répondre à ce commentaire

« Seuls 16 pays respectent leur engagement envers l’accord de Paris »
D’une part, à part le Canada, le Japon, la Norvège, et peut-être Singapour et le Costa Rica, les autres pays ne brillent pas par leur développement, et n’ont sans doute pas envie de sacrifier leur modeste économie pour « sauver la planète » !
D’autre part, la France est le meilleur élève en matière de bilan carbone, par rapport à son niveau de vie. Elle n’a donc pas besoin de respecter ces fameux engagements. Et elle ne figure pas sur la liste.
Quant à l’ Allemagne, elle a fait de gros efforts pour décarboner son économie, en construisant en masse des éoliennes. Elle devrait aussi figurer sur la liste.
Au lieu d’avouer que c’est grâce à ses centrales nucléaires que la France est bonne élève ; et que c’est à cause de ses éoliennes –et surtout de ses centrales thermiques réouvertes pour compenser l’intermittence des premières– que l’Allemagne a un si mauvais bilan carbone, l' »étude » préfère ignorer ces deux pays qui vont à l’encontre de leurs idées reçues.
Pour l' »étude », un pays qui pollue « à mort », sera bien vu, s’il décide de réduire son bilan carbone.
Un pays qui possède déjà un bon bilan carbone, qui n’a donc pas besoin de prendre des engagements, sera de ce fait, mal vu
Les bons élèves ne sont pas récompensés. Cest pas juste !
Climatiquement vôtre. JEAN

17.  Zimba | 21/06/2019 @ 21:52 Répondre à ce commentaire

Si la France seule ou même l’UE réduisent même fortement leur émissions de GES ça ne servira pas à grand chose. Les plus gros émetteurs soit s’en moquent (les plus riches), soit gèrent les priorités et essaient d’avoir le même niveau de vie que les premiers. Et c’est l’impasse. Beaucoup de scientifiques le pensent déjà depuis un moment et réfléchissant à des méthodes de captation CO2 ou même de modifications un peu folles type sulfites ou fer dans l’océan. A mon avis on n’est qu’au tout début de ces problèmes et de ces débats qui au fur et à mesure des phénomènes météo qui ne manqueront pas de raviver les inquiétudes. Et comme disait l’autre,
Allez, à la semaine prochaine !!

18.  Zimba | 22/06/2019 @ 9:01 Répondre à ce commentaire

En France, beaucoup de gens y compris les politiques confondent consommation d’énergie globale et consommation d’électricité. Si celle-ci est produite à 75% par le nucléaire, elle émet donc peu de carbone, mais elle ne représente qu’un quart de l’énergie consommée. Les 3/4 restant sont les fossiles. Avant que les ENR ne remplacent les centrales nucléaires, il y a déjà un énorme travail. Mais pour tout le reste, le défi est immense. Avec les technologies actuelles, quasi impossible. Mais je crois qu’il n’y a pas vraiment d’autre choix, à part la captation presque totale du CO2 et sa transformation pourquoi pas en carburant ou en matériaux utilisable dans l’industrie. Beaucoup de start up et même de grands groupes industriels l’ont compris et travaillent sur le sujet.

19.  scaletrans | 22/06/2019 @ 20:29 Répondre à ce commentaire

Vous êtes sérieux en parlant de captation du CO2 ? Vous ne donnez pas dans ce genre d’ânerie j’espère !

20.  Zimba | 22/06/2019 @ 21:51 Répondre à ce commentaire

Je ne sais pas si vous êtes spécialiste en nouvelles technologies ou juste en critiques acerbes, moi aucun des deux. Mais lisez les revues spécialisées, vous y trouverez des articles très instructifs sur ces sujets. Des sociétés canadiennes et américaines travaillent sur ces sujets et déjà mis au point des procédés certes encore modestes mais prometteurs. Je ne crois pas que les émissions de CO2 diminueront de sitôt vu le rôle actuel des énergies fossiles, et la quantité colossale des ENR qui pourraient les remplacer. Pour cela il faudra plusieurs décennies. Alors il n’y aura plus que la geo ingénierie pour contre balancer ces émissions. Mais ça n’engage que moi, nous verrons bien quelles seront les options prises. Ça va dépendre de l’urgence de la situation et des progrès de ces recherches.
Bonne soirée et restez à l’ombre !!

21.  Bernnard | 22/06/2019 @ 22:32 Répondre à ce commentaire

Zimba (#20),
C’est une erreur! Priver la terre du CO2 on la privera de son oxygène. 1 atome de carbone capté correspond à immobiliser deux atomes d’oxygène !
Nous avons besoin, la nature a besoin du CO2 !
Ce n’est pas parce que l’oxygène est en large quantité dans l’atmosphère que nous devons faire ça . Il y aura toujours dans l’air des ppm de CO2 à capter (piéger) et du coup l’oxygène correspondant ne sera plus disponible. Faire un piège à CO2 c’est constituer un piège à oxygène.

22.  Hug | 23/06/2019 @ 9:56 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#21),
Oui, alors que laissé à l’air libre, le CO2 finit tôt ou tard par être capté par la végétation qui va conserver le C et rejeter l’O2 dans l’air !!
Cette idée d’enfouir le CO2 me fait toujours penser à Einstein: « la bêtise humaine et l’univers sont infinis, quoique pour l’univers j’ai des doutes ».

23.  pastilleverte | 23/06/2019 @ 15:01 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#19), Zimba (#18), Bernnard (#21),
En fait il faudrait pouvoir « capturer » le CO2 (de manière économique, on est très loin) à la sortie des centrales à charbon ou à lignite, mais chut, ne le dites pas aux écolos…

24.  Bernnard | 23/06/2019 @ 15:51 Répondre à ce commentaire

pastilleverte (#23),
Si on veut à tout prix capturer ou éliminer le CO2, il faut faire ce que fait la nature avec les plantes, séparer le carbone et libérer l’oxygène. Ça a un coût énergétique de faire cette séparation. Aujourd’hui, la meilleure voie est AMHA, (si on veut imiter la nature) l’électrolyse du CO2 (ou mieux des carbonates) en solution aqueuse. On a d’un côté des hydrocarbures et de l’autre de l’oxygène. Les rendements sont faibles et pas satisfaisants et les conditions (pH, catalyseur, pression…)délicates.
Laissons faire les plantes, les algues, le phytoplancton… qui font la même chose en utilisant le photovoltaïque ! De toutes manières, on fera moins bien que ces organismes. Le revers est que cette « production / captation » est forcément dispersée sur la planète mais est-ce réellement un problème ?

25.  scaletrans | 23/06/2019 @ 16:46 Répondre à ce commentaire

Mais non d’un chien quels grands brûlés du cerveau veulent éliminer du CO2 alors que c’est le bienfaiteur de la nature et que nous sommes passés d’une concentration de 280 à plus de 400 ppm sans effet notable sur le climat, mais un effet bénéfique sur la végétation. Que cette augmentation soit due à l’activité humaine, je m’en tape, et tout le monde devrait faire comme moi (ou bien taper sur les escrologistes à la rigueur. Je ne suis pas agressif habituellement, mais il y a des exceptions).

26.  Paul Aubrin | 23/06/2019 @ 17:31 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#25),
Oui, bien sûr.

27.  Zimba | 23/06/2019 @ 17:53 Répondre à ce commentaire

Tout le monde sait ce que c’est que la photosynthèse, et donc le rôle du CO2. Mais ceci est valable dans des conditions de température et d’humidité précises et limitées. Au delà de certains seuils, trop chauds ou pas assez d’eau et souvent les 2 allant de pair, plus rien ne pousse mon pote ! Quand à dire que rien n’a changé dans le(s) climat(s) car ils sont très variés de la scandinavie à l’Inde ou au Canada, c’est assez fort ! Tu m’étonne qu’on nous traite de negationnistes ! Pffff …

28.  Bernnard | 23/06/2019 @ 19:02 Répondre à ce commentaire

Zimba (#27),
Ça pousse mieux sous les tropiques et la teneur en eau dans l’atmosphère est de quelques %. sauf dans les déserts très chauds ou très froids. Mais justement la végétation transpire et augmente la teneur en eau dans l’atmosphère des déserts. Le CO2 est tout bénef!

29.  Curieux | 23/06/2019 @ 19:13 Répondre à ce commentaire

Zimba (#27),
Mais tu as tour à fait le droit d’y croire et moi je voudrais avoir aussi le droit de penser le contraire.

Pour revenir sur la séquence hyper alarmiste en cour, nous avons passé un cran dans l’escroquerie climatique, après deux mois, mai, juin plutôt froid, il leur faut relancer la machine à terreur, et ils inventent la Canicule Assister par Ordinateur (CAO) !
Plus besoin d’attendre la chaleur, la vrai de vrai réalité c’est le modèle !
Et si la canicule (3 jours, houla la) arrive ça fait deux semaines de pub de plus et si elle fait plouf… ben c’est pas grave on aura marqué les esprit !
Et on pourra recommencer, avec et surtout sans canicule !

30.  Zimba | 23/06/2019 @ 21:54 Répondre à ce commentaire

A c’est curieux ? Oui bien entendu chacun pense ce qu’il veut. Toi aussi ! Il ne manquerait plus que ça. Mais ça n’est pas une croyance ou une religion pour moi il s’agit de constatations et de relevés chiffrés. Il est vrai que juin avait commencé plutôt normal (froid c’est beaucoup dire, si on compare aux mois de juin des années 70). Mais les derniers jours vont probablement ramener la moyenne à celle de ces dernières années, c’est là que l’on pourra juger. Ces phénomènes ont toujours existé on le répète sans arrêt. Ce qu’il faut analyser c’est la fréquence et l’intensité. Je suppose que près de 40°C en juin est quelque chose d »assez rare. Mais on peut se tromper. C’est humain.
Il faudra attendre encore des années probablement.
Bonne soirée.

31.  the fritz | 23/06/2019 @ 22:30 Répondre à ce commentaire

Zimba (#30),
Quel est votre problème avec le CO2 ?

32.  Zimba | 24/06/2019 @ 15:52 Répondre à ce commentaire

Aucun ! Ah si, il n’y en a pas assez pour les bières ! C’est pour ça qu’il faut en récupérer un maximum. Allez un peu d’humour, ça fait pas de mal. Puisque les avis sont trop éloignés.

http://www.lefigaro.fr/conso/2.....-sodas.php

33.  Zimba | 24/06/2019 @ 16:02 Répondre à ce commentaire

A Berrnard
Quelques % d’humidité sous les tropiques ? Non renseignez vous, c’est 80% en moyenne annuelle et souvent supérieur à 90%. Avec des temp de 35°C, c’est étouffant car le corps ne peut plus se refroidir par la transpiration. Par contre dans les déserts oui le taux d’humidité est très faible. Mais rien ne pousse à part quelques cactus.

34.  Bernnard | 24/06/2019 @ 16:23 Répondre à ce commentaire

Zimba (#33),
Vous me parlez d’humidité relative :
C’est 100% dans les nuages
80% en teneur vous seriez pratiquement dans l’eau et ne pourriez vivre !
Ne confondez pas humidité relative et % d’eau dans l’atmosphère ça na rien à voir!
Quelques % : je vous parle de teneur en eau moi !
L’humidité relative (Wiki)

35.  Bebop76 | 24/06/2019 @ 18:57 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#28), Zimba (#33), Bernnard (#34),
Au lieu de vous tirer la bourre, vous pourriez être un peu plus pédagogue et moins agressifs, j’avoue n’avoir rien compris dans votre échange…

36.  Bernnard | 24/06/2019 @ 19:21 Répondre à ce commentaire

Bebop76 (#35),
Désolé je réponds trop vite . Je disais que l’atmosphère contient quelque % d’eau (sous forme de vapeur) en solution gazeuse en quelque sorte. Cette teneur varie suivant les régions du globe (en moyenne de 0.1 à 4,5%) . Dans les déserts (très chauds ou froids) cette teneur est proche de 0%.
Zimba me parle d’humidité à 80%.
On ne parle pas de la même chose!
Suivant la pression partielle de l’eau (donc de la teneur en eau) et de la température, on ne peut « solubiliser » l’eau (vapeur) dans l’air que jusqu’à une teneur limite qui est la teneur saturante de l’eau vapeur dans l’air à une température et pression donnée.
L’humidité relative est le quotient de la teneur en eau au lieu de la mesure sur la teneur saturante dans ce même lieu, multiplié par 100.
C’est de cela que me parle Zimba et c’est l’humidité relative que donnent les hygromètres et c’est aussi un poucentage. Il y a confusion.
Il n’y a pas 80% d’eau dans l’air. ce ne serait tout simplement plus de l’eau (vapeur) dans l’air mais de l’air gazeux dans l’eau liquide ! smile

37.  Zimba | 25/06/2019 @ 19:55 Répondre à ce commentaire

Désolé moi aussi. Peut importe si on parle en relatif ou en absolu. Le rapport reste le même. Ce que je voulais dire c’est que une plus grande quantité de CO 2 n’est pas suffisant pour faire pousser la végétation. Il faut aussi de l’eau et les températures qui ne la font pas s’évaporer. Voir par exemple le désert de Gobi en chine qui gagne des milliers de km2 et contre lequel luttent les habitants en plantant des millions d’arbres pour stopper son avancement. Beaucoup fuient ces régions leurs puits se tarissent et la vie y devient impossible. On suppose que certaines planètes dont l’atmosphère est principalement formée de CO2 entre autres ont eu de l’eau et peut être de la vie n’ont plus rien de tout ça..
Bonne soirée

38.  Paul Aubrin | 9/07/2019 @ 17:43 Répondre à ce commentaire

Zimba (#37),
Zimba a dit :«Ce que je voulais dire c’est que une plus grande quantité de CO 2 n’est pas suffisant pour faire pousser la végétation»
Eh bien, il suffit d’observer ce qui se passe dans les serres pour comprendre que la teneur en CO₂ de l’atmosphère est très souvent un phénomène limitant pour la végétation. L’imagerie satellite confirme: les zones arides verdissent.

39.  Jojobargeot | 10/07/2019 @ 9:36 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#36),

Suivant la pression partielle de l’eau (donc de la teneur en eau) et de la température, on ne peut « solubiliser » l’eau (vapeur) dans l’air que jusqu’à une teneur limite qui est la teneur saturante de l’eau vapeur dans l’air à une température et pression donnée.

Juste une petite remarque, ne serait-ce pas ce facteur qui pourrait être modulé par les rayons cosmiques en amplifiant les conditions d’une condensation par nucléation? C.F. H. Swensmark & al.

40.  Bernnard | 10/07/2019 @ 10:32 Répondre à ce commentaire

Jojobargeot (#39),
En fait ce qu’amènent les rayons cosmiques est une énergie très ponctuelle. Pratiquement tous les chimistes savent que dans un milieu saturé, mais homogène (liquide ou gazeux), un apport très ponctuel d’énergie provoque le changement de phase et apparition d’une phase solide dans un milieu liquide ou d’une phase liquide (ou éventuellement solide) dans un milieu gazeux. C’est pour cela que la totalité des chimistes qui font des produits de synthèse organiques (ou minéraux) nouveaux et prévus solides « grattent » leur tube à essai violemment avec une petite canne en verre pour amorcer une cristallisation du produit solide en absence de cristaux disponibles pour amorcer. Cet apport énergétique ponctuel initie la cristallisation. La vapeur d’eau en milieu saturé dans l’air se condense donc facilement à cause du « choc » avec un rayon cosmique je n’en doute pas !

41.  Bernnard | 10/07/2019 @ 15:30 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#40),
… Ce qui signifie que quand la teneur en vapeur d’eau de la très haute atmosphère est plus élevée que le seuil de saturation de l’eau aux températures et pression environnantes (humidité relative supérieure à 100%). L’atmosphère restant transparente aux rayons lumineux (ce qui est très possible dans une zone calme et non-agitée). Qu’un rayon cosmique se présente et provoque un choc énergétique, la condensation de l’eau commence directement en glace (étant donné l’altitude) et se propage de proche en proche sans avoir besoin d’autres apport énergétique (la condensation étant elle-même énergétique). Cette progression se fait sur tout le volume où l’humidité relative est supérieure à 100%.

42.  scaletrans | 10/07/2019 @ 18:32 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#41),

Oui, mais là on est pas en présence d’une variation de la tension de vapeur saturante à pression et température constants mais d’un changement de phase (déclenchement de noyaux de condensation) due à un choc externe, en l’occurrence un apport de GCM (si je comprend bien).

43.  Bernnard | 10/07/2019 @ 19:03 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#42),
Oui bien sûr, on a bien un « choc » externe. Il s’agit d’un choc énergétique porté par l’arrivée d’un rayon cosmique qui brise un équilibre instable. Une sûr-saturation (c’est de cela qu’il s’agit) est un système instable. Une pichenette d’énergie et c’est le basculement.
Un rayon cosmique est un concentré d’énergie. Trop concentré ! Mais largement de quoi ébranler cet équilibre.
Je me pose une question, je ne pense pas que ce soit faisable car ces phénomènes ont lieu à très haute altitude (environ 75/80 Km – la mésosphère-)dans un milieu gazeux raréfié peu propice à la propagation d’une onde sonore, s’il est possible de déclencher ce brutal changement de phase par un bang supersonique provenant de (beaucoup) plus bas.
un lien: https://sciencepost.fr/2019/06/une-quantite-anormale-de-vapeur-deau-dans-la-mesosphere-interroge-les-scientifiques/

44.  Jojobargeot | 12/07/2019 @ 6:47 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#43), Merci pour toutes ces précisions. On peut donc conclure que l’effet du rayonnement cosmique sur la haute atmosphère libère artificiellement une énergie thermique qui normalement reste potentielle tant que le changement de phase n’a pas eu lieu naturellement, ce qui signifierait qu’ils ont un effet refroidissant sur l’atmosphère en « révélant » de l’énergie qui n’a d’autre choix à cette altitude que de se dissiper vers l’espace. J’ai tout faux?

45.  Bernnard | 12/07/2019 @ 8:37 Répondre à ce commentaire

Jojobargeot (#44),
Oui, à cette altitude, l’eau sous forme vapeur est « dissoute » dans l’air et est en sur-saturation. C’est un état d’équilibre instable comme l’est un funambule qui avance debout sur son fil. Une énergie supplémentaire ponctuelle et relativement faible va perturber cet équilibre pour le forcer à atteindre un équilibre stable (le funambule tombe) en initiant le changement de phase qui est exothermique et qui provoque en cascade le changement de phase de la vapeur d’eau contenu dans tout le volume en sur-saturation. L’excès de chaleur se dissipe dans l’espace sous forme d’IR.
Mais, ce qui est important pour la température terrestre, est que le voile de micro-cristaux de glace formé à 80 km d’altitude a des conséquences sur l’abedo. En réfléchissant une proportion pus importante de l’énergie solaire incidente vers l’espace, le résultat net est un refroidissement.