Point de vue sur le changement climatique

• • • • •

Les ouragans

Des ouragans plus forts et plus fréquents sont devenus un lieu commun des problèmes liés au réchauffement mondial. La solution proposée est toujours la réduction de CO2 et le protocole de Kyoto.

Suite à la saison 2005 avec de forts cyclones et à la dévastation de la Nouvelle-Orléans par l’ouragan Katrina, ce message a gagné encore plus de force. Al Gore consacre 26 pages de photos montrant les souffrances de la Nouvelle-Orléans et cite tous les noms des ouragans cette année-là.

Ainsi, le réchauffement de la planète aurait causé des ouragans plus forts et plus fréquents, et c’est qui se passerait dans l’avenir ? Utilisons ici la dernière déclaration de consensus de l’Organisation météorologique mondiale des Nations Unies (organisation mère du GIEC), plus récente et plus spécifique, mais généralement en accord avec le rapport 2007 du GIEC (27). Elle fait trois observations fortes et des remarques plus spécifiques.

  • 1. Bien qu’il existe des preuves pour et contre l’existence d’un signal anthropique détectable [d’origine humaine] dans les données  climatiques des cyclones tropicaux à ce jour, aucune conclusion ferme ne être faite sur ce point (28).

Cela signifie que les déclarations fortes comme quoi l’homme cause de plus en plus d’ouragans (ou de cyclones tropicaux comme les appellent les chercheurs) sont infondées. Nous ne le savons tout simplement pas. Lorsque Al Gore nous dit qu’il y a un "consensus scientifique sur le fait que le réchauffement de la planète provoque des ouragans plus puissants et plus destructeurs", il se trompe (29).

  • 2. Aucun cyclone tropical ne peut être directement attribué au changement climatique.

Les grandes déclarations sur l’ouragan Katrina ne peuvent être maintenues.

Ceci nous amène au troisième et peut-être le plus important point de consensus de l’OMM. En réalité, nous ne nous protégeons pas des ouragans en tant que tels, nous nous soucions des dégâts. Est-ce qu’ils tuent et causent des perturbations étendues ? Et avec le réchauffement de la planète, vont-ils tuer et perturber encore plus ? La réponse – sans doute surprenante – est que l’ensemble du débat sur les cyclones est quelque peu étranger à cette question importante.

  • 3. La récente augmentation de l’impact sur la société des cyclones tropicaux a été causée en grande partie par l’augmentation de la densité des populations et des infrastructures dans les zones côtières (30).

La partie supérieure de la figure 3 nous montre clairement qu’aux États-Unis, le coût des dégâts d’ouragan a augmenté implacablement au cours du siècle dernier, et cela fournit, semble-t-il, suffisamment de soutien à "l’incontestable impact économique du réchauffement global" de Gore. Pourtant, comparer les coûts sur de longues périodes n’a pas de sens si l’on ne tient pas compte du changement  de démographie et de répartition de la population ainsi que du niveau de vie. Il y a beaucoup plus de monde résidant dans plus de zones vulnérables, avec beaucoup plus de biens à perdre. Aux États-Unis aujourd’hui, les deux comtés côtiers du sud de la Floride, Dade et Broward, abritent plus de monde que les tous 109 comtés de bord de mer du Texas à la Virgine, le long du golfe du Mexique et de la Côte atlantique en 1930 (31).

Figure 3 : Dégâts des cyclones aux USA. 1900-2005. Le graphique du haut donne le coût en $, celui du bas donne le coût actualisé. Les dégâts entre 1900 et 1925 sont sous-estimés et plus incertains en
raisons de données insuffisantes.

Dans la partie supérieure de la figure 3, nous voyons que les coûts des dégâts augmentent tout au long du siècle. Ces coûts sont essentiellement nuls dans la première moitié du siècle, et seulement trois années récentes se distinguent. Ici Katrina représente les deux-tiers des coûts de la saison 2005, Charley et Ivan représentent la plus grande partie de ceux de 2004 et Andrew est responsable de la quasi-totalité de ceux de 1992. Cela ressemble à un smash d’ouragans rendus pires par le climat.

Mais regardez ce qui se passe si vous supposez que les ouragans avaient frappé les États-Unis actuels, comme c’est décrit dans dans la partie inférieure de la figure 3. L’image change alors brutalement. Si le Grand ouragan de Miami de 1926 frappait aujourd’hui, il provoquerait les pires dégâts jamais vus dans l’histoire des cyclones aux États-Unis. Cela signifie que les dégâts continueront d’augmenter tant que la population croîtra à proximité de la mer et qu’elle y possédera plus de biens.

Nous devons nous demander ce que nous voulons. Vraisemblablement, notre objectif n’est pas de réduire les émissions de CO2 en soi, mais à faire du bien pour l’homme et l’environnement. Nous voulons aider les personnes qui sont des victimes potentielles des Katrina, Charley et Andrew de l’avenir. Mais comment le faire au mieux ?

Figure 4 : Importance relative du changement climatique et du changement social dans les dégâts dus aux ouragans sur la période 2000-2050 (33).

Dans la figure 4, nous voyons l’impact relatif du changement climatique et du changement social dans les dégâts dus aux ouragans au cours du prochain demi-siècle. Il nous montre clairement la différence d’efficacité entre le bouton de réglage du climat et celui de la politique sociale.

Si la société reste la même – pas plus de monde vivant à proximité des côtes, pas d’augmentation de la densité et de la valeur des zones construites – et si le climat se réchauffe en causant des ouragans plus intenses, l’augmentation résultante dues aux dégâts des ouragans sera inférieure à 10%. En d’autres termes, si nous pouvions mettre fin aux facteurs climatiques en ce moment, nous éviterions 10% de dégâts dans 50 ans.

De l'autre côté, si le climat reste le même – pas plus de réchauffement – mais plus de monde et de constructions de valeur près de la mer, comme dans le passé, nous verrons alors presque 500% d’augmentation des dégâts dus aux ouragans. En d’autres termes, si nous pouvions réduire les facteurs sociaux maintenant, nous pourrions empêcher une augmentation de 500% des dégâts dans 50 ans.

Donc, si nous voulons faire un choix, quel est le bouton à tourner en premier – celui réduisant les dommages de moins de 10% ou celui de  500% ? La différence d’efficacité entre les deux est d’un facteur 50.

Cela semble indiquer que les politiques abordant les facteurs sociaux en priorité feront beaucoup mieux que celles jouant sur le facteur climatique.

Le paludisme

Al Gore a écrit :

"Les moustiques sont profondément affectés par le réchauffement de la planète. Il y a des villes qui sont situées juste au-dessus de la ligne qui sert à indiquer l’altitude au-dessus de laquelle les moustiques ne s’aventurent pas. Nairobi au Kenya, et Harare au Zimbabwe, sont deux de ces villes. Maintenant, avec le réchauffement de la planète, les moustiques montent à des altitudes plus élevées" (34).

Pourtant, l’OMS et des études ont montré qu’il a eu plusieurs fois des épidémies de paludisme à Nairobi entre la Première Guerre mondiale et les années 1950 (35). Le responsable médical de la ville, le Dr DE Boedeker, a écrit que même à l’époque des premières caravanes d’ivoire et d’esclaves, Nairobi "était déjà considérée comme un lieu malsain grouillant de moustiques" (36).

Comme la plupart des histoires, il y a une vérité à la base de l’affirmation de l’augmentation du paludisme avec la température, mais elle est petite par rapport au niveau de vie et aux infrastructures de santé.

Quel est l’impact du réchauffement de la planète sur le paludisme ? Une façon d’obtenir un maximum d’effet du réchauffement climatique est de regarder les projections de populations à risque. Ces modèles montrent un accroissement de près de 300 millions de personnes qui vivront dans des zones qui pourraient être impaludées dans les années 2080, du fait de l’extension des zones où le parasite pourra se multiplier par augmentation des températures. Ils nous apprennent aussi ce qui arrivera sans changement climatique. Ils prévoient que la population à risque passera de 4,4 milliards à 8,8 milliards en 2085 (38). La population totale à risque sera donc 9,1 milliards sur une population totale de 10,7 milliards.

Notez les proportions. 8,8 milliards de personnes risqueront de paludisme en 2085 en raison de facteurs sociaux, alors que 0,3 milliards le seront en raison du réchauffement de la planète. Ainsi, même si nous pouvions arrêter aujourd’hui le réchauffement (ce que l’on ne peut pas faire), nous changerions le risque de malaria de 3,2 %.

De façon plus réaliste, le Protocole de Kyoto, en y incluant les États-Unis et l’Australie, avec l’engagement de tous à des émissions constantes pour le reste du siècle, réduirait le risque de paludisme de 0,2% dans 80 ans (40). Comme l’équipe du modèle nous a dit :

avec une politique climatique stricte, "il n’est pas clair d’en voir les effets même dans les années 2080" (41).

Il faut comparer cela aux plans actuels qui permettraient de réduire l’incidence du paludisme de moitié à trois-quart d’ici 2015 pour environ 3 milliards de dollars par an – soit 2% du coût de Kyoto (42). C’était la priorité numéro 4 du Consensus de Copenhague. Parce que nous pouvons le faire en une décennie alors que la politique du climat durera un demi-siècle ou plus, la différence entre le nombre de personnes aidées est encore plus dramatique. Jusqu’à 2085, Kyoto évitera environ à 70 millions de personnes d’être infectées par le paludisme (soit environ 0,1% de tous les cas de paludisme). Comparez cela à une réduction simple et peu coûteuse de l’incidence de la malaria d’ici à 2015, qui évitera que 28 milliards de personnes souffrent de cette maladie. Cette politique sera 400 fois meilleure, comme le montre la figure 5.

Figure 5 : Nombre de personnes sauvées du paludisme jusqu’en 2085, par une politique complète de Kyoto et par une politique visant à réaliser l’objectif du Millénaire de réduire de moitié le paludisme en 2015 (44).
51.  miniTAX | 8/10/2008 @ 15:07 Répondre à ce commentaire

Il faut faire la différence entre hydrocarbure en place et réserve, ces dernières étant assorties avec un prix; si on a abandonné le charbon il y a un siècle, c’est parce que le pétrole est devenu moins cher.
Si je dis aujourd’hui qu’il y a 1000 milliards de barils de réserves, c’est avec le prix du baril à 100 dollars;

Non, c’est FAUX ce que tu racontes. Les 1.000 Gb concernent des réserves prouvées, c’est à dire des barils rentables aux conditions économiques du moment. Donc au prix voisin du prix de revient actuel qui est autour de 15 $/baril et non 100 $.

Quant aux incertitudes des prévisions à 50 ans, je n’ai jamais prétendu l’inverse. Seulement, il faut être logique, tu ne peux pas rejeter les arguments qui ne te plaisent pas sous prétexte d’incertitude et en même temps ne pas appliquer ces incertitudes (doublée de l’échec patent des déplétionnistes à prévoir quoi que ce soit depuis des décennies) à tes propres spéculations. D’autant plus que celles-ci s’appuient sur des solutions présentes pour d’éventuels problèmes dans 50 ans.

C’est comme si un expert des années 50 prétend savoir connaître et en plus résoudre des problèmes de l’an 2000. Ca ne vaut pas plus qu’une prédiction de Mme Soleil.

52.  REDBARON 17 | 8/10/2008 @ 16:30 Répondre à ce commentaire

Salut MINITAX

Peut-être une légère erreur…???!!!

Le baril est actuellement à 88,50 $
Cela dit on ne manque pas de pétrole mais d’idées pour le remplacer… Les pétroliers n’aiment pas beaucoup l’hydrogène et autres substituts… surtout s’ils ne les contrôlent pas…

53.  miniTAX | 8/10/2008 @ 16:36 Répondre à ce commentaire

@52
Je parle du prix de revient, pas du prix de vente.
Le prix de revient du brut en Arabie Saoudite est même en dessous de 10$/b

54.  miniTAX | 8/10/2008 @ 16:48 Répondre à ce commentaire

A propos des réserves, qui fait encore confiance à l’OPEC et aux compagnies pétrolières?

@48
Qui fait encore confiance aux pichuileux, cette bande d’idiots persuadés d’être « aware » qui discutent de savoir comment consolider les murs de Verdun quand l’Armée allemande est aux portes de Paris.
Ces idiots qui nous expliquent doctement il y a encore 2 mois pourquoi le prix du pétrole ne descendrait jamais en dessous de 100$/b et qui reviennent maintenant nous faire un cours de géométrie post-moderne sur la manière de transformer un pic en un plateau.

55.  the fritz | 8/10/2008 @ 22:00 Répondre à ce commentaire

@ 49
Les discussion sur les ressources énergétique me font rire.
D’abord, parce que tout confondu, pétrole, gaz charbon, schistes bitumineux on a pour, au bas mot, 300 ans.

L’erreur , c’est justement de tout confondre; les reserves de schistes bitumineux sont connus depuis longtemps mais commencent à être exploitées depuis peu, la raison je pense que vous la connaissez: le prix de l’exploitation, le charbon , c’est pareil en plus c’est sale , cela pollue , cela fait des maladies des accidents, cela donne la silicose et la cirrhose; et puis quelle ineptie de nous parler du prix du baril en ce moment: c’est comme confondre la météo et la climatologie

56.  Curieux | 8/10/2008 @ 22:40 Répondre à ce commentaire

@the fritz,

la raison je pense que vous la connaissez: le prix de l’exploitation

Lit jusqu’au bout…

PS, il est tout aussi possible d’exploiter le charbon proprement, c’est juste ne question de coût, donc cf. 2 lignes au dessus.

57.  Curieux | 8/10/2008 @ 22:44 Répondre à ce commentaire

@the fritz,
re-ps, au cas ou tu ne l’ais pas noté le pétrole et passer très au dessous des 100$. contrairement à toutes les prévision des « économistes », en d’autre terme le prix du pétrole sera toujours adapté à l’économie mondiale.
CQFD.

58.  miniTAX | 8/10/2008 @ 22:49 Répondre à ce commentaire

Comme la météo ou climatologie, le prix du baril, personne ne sait le prévoir, ni le mois prochain, ni dans un an et encore moins dans 20, 30 ans. Ceux prétendent le contraire sont aussi charlatans que les réchauffistes. CQFD.

59.  the fritz | 8/10/2008 @ 23:14 Répondre à ce commentaire

C’est sûr que s’il était resté à 150 dollars, vu l’état de nos finances les pays de l’opep auraient pu fermer les robinets;mais ce n’est qu’une vague de froid, cela repartira dès que l’économie repartira ; en d’autres termes, cette baisse n’a rien à voir avec la quantité de pétrole disponible.

Je ne sais pas qui s’adaptera à qui, mais si c’est l’économie qui devra s’aligner sur le prix du pétrole alors il y aura des révolutions à prévoir dans les années à venir

Mais je suis comme toi d’un optimisme inconsidéré, et je pense qu’on pourra vivre très bien dans un monde virtuel, à condition de pouvoir manger 5 fruits et légumes par jour

Une question, les 2,5 milliards d’individus sur Terre c’est dans quelques milliers ou millions d’années??

60.  Fabge | 8/10/2008 @ 23:16 Répondre à ce commentaire

@49

Et on ajoute la bonne vieille tourbe de nos grands-pères, ça fait 600 ans et, de plus, la tourbe est pour partie renouvelable.

61.  the fritz | 8/10/2008 @ 23:19 Répondre à ce commentaire

A minitax,
le prix du baril dans 30 ans je m’en tamponne, comme du prix du paquet de clopes; on vivra sans

62.  Curieux | 8/10/2008 @ 23:42 Répondre à ce commentaire

@the fritz,

Une question, les 2,5 milliards d’individus sur Terre c’est dans quelques milliers ou millions d’années??

les démographes ont prévu 10 milliard d’humains il y a une bonne dizaine d’années chiffres qui à constamment été revu à la baisse depuis, on parle d’un peu plus de 9 milliards d’homme en 2050. Quand à la baisse de 2,5 milliards j’ai lu (source à venir, il est tard) entre cent et deux cents ans. Mais si c’est un schéma à l’allemande qui s’applique ça sera beaucoup moins.
Mais les démographes qui sont des sceptiques, si leurs modèles prévoient une diminution de la population, pour être franc ils ne savent pas comment ni quand elles s’arrêtera. Ça laisse prévoir de beaux titres catastrophistes pour après le RC : d’ici 200 ans il n’y aura plus d’hommes sur Terre…

63.  miniTAX | 9/10/2008 @ 11:22 Répondre à ce commentaire

@the fritz,

;mais ce n’est qu’une vague de froid, cela repartira dès que l’économie repartira

L’économie actuelle consomme, même avec la crise, 2x plus de pétrole qu’en 1980. Or le prix du baril actuel, à 90$, est plus bas qu’en 1980, à $ constant. Donc ta spéculation ne repose sur rien.
Ton raisonnement reviendrait à dire que l’homme de l’âge des pierres aurait dû s’inquiéter pour le peak-silex. C’est juste de l’animisme énergétique.

Pour la petite histoire, voici une citation qui devrait te plaire, Auguste Mouchout, un inventeur, spécialiste du moteur solaire, soutenu par le gouvernement a dit:

« Ce serait prudent et sage de ne pas s’endormir sur la sécurité de l’énergie fossile. L’industrie en Europe va finir par ne plus trouver assez de ressources pour assurer sa croissance prodigieuse. Le charbon va irrémédiablement être épuisé. Que va devenir alors l’industrie ?« 

Sauf qu’il a dit ça en … 1860

64.  miniTAX | 9/10/2008 @ 11:24 Répondre à ce commentaire

J’oubliais de préciser, l’important dans l’histoire, c’était le mot « soutenu par le gouvernement » 😉

65.  Fabge | 9/10/2008 @ 11:54 Répondre à ce commentaire

@62

Contrairement au CC (pour ne pas dire RCA, c’est plus politiquement correct), le modèle démographique s’est toujours vérifié : dés qu’il y a un certain niveau de développement, la natalité baisse. Quant à savoir quand? Je crois qu’il y a certaines estimations selon lesquelles, par exemple au Japon, il n’y aurait plus personne dans 130 ans. C’est très mathématique, un peu exagéré, mai sla tendance lourde est là. Les démographes sont plus prudents que les réchauffistes.

66.  the fritz | 9/10/2008 @ 13:11 Répondre à ce commentaire

Minitax,
le fossile a permis à l’humanité de vivre au- dessus de ses moyens; reste à savoir s’il est assez intelligent pour conserver son niveau de vie avec le solaire, la géothermie, la tourbe( puisque j’ai lu que c’est du renouvelable) ou la fusion nucléaire, j’oubliais l’éolien, la force des vagues et des marées, les biocarburants, les chlathrates (on peut aussi considérer que c’est du renouvelable)

67.  DM | 9/10/2008 @ 13:40 Répondre à ce commentaire

les déchets de toutes sortes également.
Ils ont de l’avenir !

68.  Kousougoulou | 9/10/2008 @ 14:21 Répondre à ce commentaire

@the fritz. Les sceptiques du réchauffement anthropique (qui sont des anciens sceptiques du réchauffement tout court) se croient être réalistes, ils traitent volontiers les écolos les plus modérés de fanatiques religieux. Ils prétendent que les écolos ont la nostalgie béate de la vie préhistorique alors que les réalistes sont bien plus aptes à nous précipiter dans le passé. Le nihilisme de la déplétion fait pleurer.

69.  miniTAX | 9/10/2008 @ 14:52 Répondre à ce commentaire

reste à savoir s’il est assez intelligent pour conserver son niveau de vie avec le solaire, la géothermie, la tourbe

D’après le GIEC, sans problème : selon sa toute dernière projection A1FI (FI comme fossile intensive, lol) le PIB du terrien en 2100 sera 1602 % plus élevé qu’en 2000. En gros, le Chinois de 2100 sera laaarrrgement plus riche que l’Américain de 2000. Une catastrophe quoi. 😈

70.  miniTAX | 9/10/2008 @ 14:54 Répondre à ce commentaire

qui sont des anciens sceptiques du réchauffement tout court

@Kousougoulou, qui ça svp ? Des noms, donnez-nous des noms et non des affirmations en l’air.

71.  Fabge | 9/10/2008 @ 15:24 Répondre à ce commentaire

@Kousougoulou

C’est pas moi! J’ai d’abord douté du réchauffement climatique anthropique et, maintenant, je commence à me demander si le réchauffement des années 1975-1998 est vraiment quelque chose de significatif et pas de la plus grande banalité.

72.  grego | 9/10/2008 @ 16:23 Répondre à ce commentaire

j’aimerais bien l’avoir en PDF si cela est possible

Merci

73.  Curieux | 9/10/2008 @ 17:34 Répondre à ce commentaire

Frédéric, je me joint à grego (et à mon post 8) est-il possible d’avoir en lien le texte en PDF ?
Merci d’avance.

74.  Frédéric, admin skyfall | 9/10/2008 @ 18:55 Répondre à ce commentaire

@ grego & Curieux,
Bonjour,
Je ne sais pas générer un PDF mais si quelqu'un veut bien le faire, je mettrai un lien dessus.

75.  REDBARON 17 | 9/10/2008 @ 19:36 Répondre à ce commentaire

@the fritz,

le fossile a permis à l’humanité de vivre au- dessus de ses moyens; reste à savoir s’il est assez intelligent pour conserver son niveau de vie avec le solaire, la géothermie, la tourbe( puisque j’ai lu que c’est du renouvelable) ou la fusion nucléaire, j’oubliais l’éolien, la force des vagues et des marées, les biocarburants, les chlathrates (on peut aussi considérer que c’est du renouvelable)

Et l’hydrogène…??? C’est inépuisable…

76.  Fabge | 9/10/2008 @ 20:16 Répondre à ce commentaire

@ the Fritz

Ça vaut dire quoi, vivre au-dessus de ses moyens? Vis-à-vis de quoi? De qui?
Attention au malthusianisme aussi bien au point de vue démographique qu’économique! Lorsque le bois a manqué, on s’est tourné vers la tourbe; lorsque la tourbe s’est raréfiée, c’est le charbon qui a pris la place. pour le moment, il l’a gardé et, au vu des réserves, il se peut qu’il la garde pendant longtemps. En ce qui concerne l’adaptabilité de l’homme, je crois qu’il n’y a pas de soucis, tant que les sociétés connaissent une certaine stabilité et la première chose pour qu’il y ait stabilité, c’est qu’il y ait du développement.

77.  Curieux | 9/10/2008 @ 20:25 Répondre à ce commentaire

@ frédéric
Ok, c’est fait mais je n’ai pas de site donc pas de lien possible. il « pèse » 384 Ko si tu as un mail il est chez toi aussitôt.

78.  Frédéric, admin skyfall | 9/10/2008 @ 21:49 Répondre à ce commentaire

Merci Curieux.
Lire ton mail, je t’y ai laissé une adresse.

79.  Frédéric, admin skyfall | 9/10/2008 @ 23:06 Répondre à ce commentaire

Superbe boulot Curieux. Le pdf est est en lien dans l’article maintenant. Encore merci.

80.  the fritz | 10/10/2008 @ 0:42 Répondre à ce commentaire

Redbaron, l’hydrogène n’est pas une source d’énergie, c’est un vecteur

Fabge, vivre au dessus de ses moyens , veut dire vivre gràce aux energies fossiles; quand elles seront épuisées faudra maîtriser le renouvelable pour qu’il produise une quantité d’énergie équivalente et au même coût; à part la fusion , j’en doute

81.  Fabge | 10/10/2008 @ 11:51 Répondre à ce commentaire

@80

Il y a des vecteurs qui sont des améliorations de l’efficacité énergétique et qui doivent être considérés dans l’appréciation des ressources énergétiques. La voiture hybride est l’un de ces exemples : en améliorant le rendement de la transmission qui est très dévoreuse d’énergie, elle augmente le rendement global du système. D’accord, ce n’est pas encore tout à fait au point mais on y arrive.

Quant à l’épuisement des ressources, si elles sont à l’horizon de plusieurs centaines d’années, c’est comme si elles étaient infinies car nous sommes totalement incapables de faire un projet au-delà de cinquante ans. Savoir où en sera la technologie, la population, c’est raisonner sur la comète. On peut être économe, c’est même un devoir, mais si c’est obérer les projets de développement, c’est un contre sens : plus la société est développée, plus elle a de capacités à s’adapter. Il y a des dizaine de milliers d’années qu’on brûle ce qu’on a sous la main, le monde vit comme ça.

82.  Araucan | 10/10/2008 @ 13:02 Répondre à ce commentaire

Il y a des dizaine de milliers d’années qu’on brûle ce qu’on a sous la main, le monde vit comme ça.

C’est vrai, que l’on est toujours engagés dans une course contre la montre, quelque soit l’énergie utilisée et quelque soit soit celle-ci, il y aura des inconvénients ou des effets pervers que l’on n’aura pas vu au début.

ex : lorsque l’on aura des hectares et des hectares de panneaux solaires et qu’il faudra les remplacer, il faudra bien inclure le coût du recyclage du silicium dans le prix de l’électricité : cela risque d’être intéressant.

83.  REDBARON 17 | 11/10/2008 @ 16:19 Répondre à ce commentaire

@the fritz,

Redbaron, l’hydrogène n’est pas une source d’énergie, c’est un vecteur

C’est un peu jouer sur les mots… !!!
Tu serais pas homme politique par hasard…!!!!!!!!!!

L’hydrogène dans le réservoir de ta future voiture (dans 10/15 ans) fera le même boulot que le pétrole actuel…!!!!!!!!!!!!!!!

84.  Fabge | 11/10/2008 @ 19:22 Répondre à ce commentaire

@83

Ce que veut dire The Fritz, c’est que l’hydrogène a besoin d’une source primaires (fossile, nucléaire,… ) pour être produit. Ce n’est pas un combustible primaire.
Cela dit, il est important de considérer la manière dont l’énergie est utilisée pour établir un bilan d’efficacité et ce type de vecteur peut jouer un rôle important dans cette efficacité.

85.  Fabge | 12/10/2008 @ 10:37 Répondre à ce commentaire

Il en est de même pour l’électricité qui est un vecteur mais dont l’efficacité énergétique peut être forte : un moteur électrique a un rendement de 90 à 95%, un moteur thermique de 35%. Reste à mettre en place la filière énergétique qui, à chacune ce ses étapes, aura le meilleur rendement.

86.  REDBARON 17 | 12/10/2008 @ 17:39 Répondre à ce commentaire

@Fabge,

Bonjour en ce beau dimanche !

Ce que veut dire The Fritz, c’est que l’hydrogène a besoin d’une source primaires (fossile, nucléaire,… ) pour être produit. Ce n’est pas un combustible primaire.

Donc si je suis ton raisonnement le sans plomb et le gaz oil sont des « vecteurs »…
Le pétrole que je sache a besoin lui aussi d’une source primaire pour le raffiner… comme pour obtenir de l’H2…

Mais bon, arrêtons de jouer sur les termes, l’important c’est que la fin (dans un siècle…?) du pétrole n’est pas dramatique, comme je le lis sur certains sites…
L’avenir est assuré.

87.  laurent | 12/10/2008 @ 20:52 Répondre à ce commentaire

@REDBARON 17,

cela n’a rien à voir.

L’essence raffinée est obtenue à partir du brut (avec une certaine dépense d’énergie), elle est donc un sous-produit raffiné du pétrole (source d’énergie) existant dans la nature.

H2 en temps que tel n’existe pas dans la nature… il faut pour l’obtenir dépenser un plus d’énergie que ce que sa combustion (qui donnera de l’eau) en procurera.
C’est pour cela que The Fritz te dit que ce n’est qu’un vecteur, permettant l’utilisation d’une autre énergie, par transformation (de l’eau tu extrait de l’hydrogène avec l’énergie en question, et cet hydrogène restituera l’énergie par combustion en redonnant de l’eau).
L’eau n’est pas une source d’énergie (en tout cas quand elle ne bouge pas…), au contraire du pétrole.

88.  grego | 14/10/2008 @ 12:37 Répondre à ce commentaire

Merci pour le lien en PDF

Sorry, the comment form is closed at this time.