Le Sommet de Copenhague tiendra-t-il ses promesses ?

Les mécanismes d’ajustement à la frontière-15-

Si seul un petit nombre de pays retenait des objectifs de réduction d’émissions à Copenhague, le régime post-2012 de lutte contre le changement climatique à plusieurs vitesses induirait un phénomène de « fuites de carbone » à l’échelle mondiale : d’une part, les émissions de GES peuvent augmenter dans les pays qui n’ont pas endossé d’objectif de réduction, vers lesquels les industries les plus polluantes et exposées à la concurrence internationale sont tentées de se délocaliser. D’autre part, les conditions de la concurrence entre des opérateurs soumis ou non aux limitations d’émissions se trouvent déséquilibrées. Des mécanismes d’ajustement frontalier sont donc examinés de part et d’autre de l’Atlantique.

La proposition de loi adoptée par la Chambre des Représentants américains prévoit en effet des concessions aux secteurs exposés aux fuites de carbone dans la mise en œuvre du futur système d’échanges de quotas d’émissions, impose au Président de contraindre les importateurs à acquérir des quotas (« border adjustment program ») et réclame l’inclusion de dispositions d’ajustement frontalier dans le régime international post-2012. De son côté, la Commission européenne doit transmettre ses propositions au Parlement d’ici à juin 2010 sur l’opportunité de la mise en œuvre d’un Mécanisme d’inclusion des importateurs de carbone (MIIC) dans le système communautaire d’échange de quotas. En réponse aux projets américains et européens, la Chine propose de comptabiliser – et donc de taxer – les émissions sur le lieu de consommation des produits exportés, estimant que le principe du pollueur-payeur établit la responsabilité des consommateurs.
Le MIIC prévaut sur l’option d’une taxe carbone aux frontières qui fait encore débat entre la France et l’Allemagne. Le Secrétariat de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a toutefois ouvert une brèche en faveur de ce dispositif : le rapport récemment publié avec le Programme des Nations unies pour  l’Environnement a créé la surprise en envisageant les conditions d’acceptabilité des mesures d’ajustement aux frontières. Ces taxations frontalières étaient jusqu’ici réputées non conformes à la réglementation OMC du fait de leur possible instrumentalisation protectionniste. Approfondissant la reconnaissance de la prééminence des considérations écologiques sur les règlements, le rapport considère que la jurisprudence relative à l’article XX du GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) indique qu’un régime d’exception pourrait autoriser des dispositions frontalières pour des motifs de préservation climatique. Reste que l’Organe de règlement des différends de l’OMC aura le dernier mot sur le sujet-18-.

Ces mécanismes restent complexes à mettre en œuvre : difficulté d’établir le bilan carbone des produits échangés, conflit potentiel avec la réglementation OMC. Ces propositions pourraient donc viser à inciter les pays émergents à adopter des engagements.

  • Un scénario positif pour l’issue des négociations (1/3) : un premier défi tient dans l’adoption d’un objectif de réduction des émissions de GES de 23 % pour 2020 (base 1990) par les États-Unis, grâce à des mécanismes compensatoires internationaux, à l’aune de l’adoption de la législation parlementaire amendée en ce sens avant l’ouverture du Sommet de Copenhague. Après la concrétisation de l’objectif européen de – 30 %, les pays émergents accepteraient l’adoption d’une cible mondiale d’atténuation de type « facteur 2 » d’ici à 2050. L’engagement de la Chine représente un deuxième enjeu : l’élargissement du marché de quotas entre États à l’issue de l’intégration du premier émetteur mondial allégerait considérablement le coût des efforts entrepris par les partenaires européens et américains. Ces bénéfices collectifs justifient que la communauté internationale propose à Pékin un surplus de quotas d’émissions afin de l’inciter à adopter des cibles d’intensité carbone moins contraignantes que l’objectif d’intensité énergétique officiellement envisagé. La limitation de la croissance des émissions chinoises à + 55 % (base 2005) d’ici à 2020 est envisageable.

Refonte des transferts : vers de nouvelles solidarités Nord/Sud et Sud/Sud ?

Les principes du partage du fardeau onusien-17- confèrent aux pays développés la responsabilité d’aider les PED à mener à bien leurs propres entreprises l’atténuation et d’adaptation aux bouleversements climatiques par des transferts technologiques et financiers. L’orientation des transferts et la rénovation des modalités de soutien établies à Kyoto sont donc décisives pour la conclusion de l’accord de Copenhague et l’envergure du nouveau régime de coopération internationale.

L’adaptation, parent pauvre des négociations

Malgré les engagements de la CCNUCC, les négociations ont constamment renvoyé au second plan les mesures d’adaptation aux changements climatiques, du moins jusqu’au dernier rapport du GIEC. Si les partenaires adhèrent désormais au programme de travail de Nairobi sur l’adaptation au changement climatique-18-, les discussions ne pourront aboutir sans un accord sur la définition même de la notion d’adaptation. Ainsi, depuis 2000, les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) entendent que les aides prévues au titre des articles 4.8 et 4.9 de la Convention englobent des compensations pour faire face à la baisse de la demande d'hydrocarbures induite par la transition énergétique mondiale. Ces pays dépendants du commerce d’hydrocarbures estiment en effet devoir être soutenus pour initier une nécessaire diversification économique. À noter que le programme de Nairobi arrive à échéance en décembre 2010, ce qui suggère que Copenhague pourrait ne pas voir de règlement majeur sur la question de l’adaptation.

La divergence d’intérêts s’accroît entre PED et pays émergents sur les questions technologiques

L’inflexion de la Chine, désormais moins revendicative sur la protection des droits de propriété intellectuelle (DPI), témoigne d’une prise de conscience de son leadership technologique naissant. La réorientation des solidarités entre nouvelles puissances technologiques et PED fait donc débat, même si ces acteurs se rejoignent sur le caractère indispensable du soutien des pays industrialisés pour accélérer leur transition énergétique nationale. Sans financement extérieur ni concession de technologies à des conditions préférentielles, la nouvelle stratégie indienne de développement d’énergie solaire dévoilée en avril dernier atteindrait difficilement l’objectif fixé (construction de 200 GW supplémentaires en 2050, quand la capacité actuelle atteint 51 MW), d’autant que le plan du gouvernement reste peu explicite sur les sources de l’investissement public requis (13 milliards d’euros). Fin octobre, le Conseil européen Environnement devrait se réunir avec l’ambition de formuler des propositions susceptibles de relancer le processus de négociation dans le domaine des transferts technologiques.

La protection des droits de propriété intellectuelle, un point épineux-19-

La protection des DPI, sur laquelle le Protocole de Kyoto est relativement succinct, fait figure de boîte de Pandore, tant divergent les requêtes des PED et la volonté des pays détenteurs de technologies de préserver un avantage compétitif. Quels que soient les principes retenus à Copenhague, les modalités concrètes des transferts technologiques pourront être réglées ultérieurement, sous forme d’accords bilatéraux ou d’une réforme du régime multilatéral sur la base des accords ADPIC de l’OMC-20-. Plusieurs propositions sont actuellement sur la table : les plus concrètes envisagent la mise en œuvre d’un inventaire international des technologies existantes facilitant l’identification des ayants droit, et des paniers (patent pools) et plates-formes communes de brevets permettant de concéder des licences de façon groupée. Il est peu probable que soient satisfaites les demandes de nombreux PED pour une contractualisation internationale du coût des brevets ou des mesures coercitives (« licences non volontaires », pénalités à l’encontre des pays ne respectant pas leurs engagements…). En revanche, les pays détenteurs de technologies propres pourraient s’engager à abandonner les licences préférentielles qui réservent l’exclusivité des fruits de la R & D publique aux entreprises domestiques.

451.  Araucan | 18/12/2009 @ 23:19 Répondre à ce commentaire

Conférence de presse bientôt
http://www7.cop15.meta-fusion......ssession=4

Fin de la conférence
http://www6.cop15.meta-fusion......ssession=1

(pour les voir pleurer …)

452.  Araucan | 18/12/2009 @ 23:45 Répondre à ce commentaire

Pour se marrer un peu :

Exclusif : la déclaration finale désaccords de Copenhague

(exclusivité Agence Fausse Presse / blogules)
Nous soussignés (REMPLIR EN CAPITALES AVANT LE 07 DECEMBRE 2025*), déclarons vouloir faire tout notre possible pour tenir les objectifs suivants :

Article 1 – Rendre notre propre organisation plus responsable :

– tenir impérativement la date du 1er janvier 2012 pour la prochaine réunion préparatoire à l’établissement de la date butoir pour notre prochaine convention sur le Changement Climatique

– à l’occasion de cette convention, limiter le nombre de sherpas pour réduire les émissions de gaz à effet de serre mais surtout réaliser notre principal objectif : tenir cette convention dans la piscine du Hilton Seychelles de Mahé

– adopter comme hymne officiel le célèbre « Unforgivable » de Nat Klean Coal

– par ailleurs, tous les scientifiques accrédités doivent désormais faire certifier leurs serveurs par le nouveau Directeur de la Sécurité des Messageries, Sarah Palin

Article 2 – Redonner vie à nos océans

– proposer 1 centime d’euro de consigne aux tortues de mer pour chaque sac poubelle rapporté aux grandes surfaces participant à l’opération (une tombola récompensera la plus rapide avec un voyage aller-retour en jet privé aux Iles Galapagos, tirage au sort effectué devant huissier)

– afin de préserver l’habitat des ours polaires et de diminuer leur consommation de viande, remplacer les icebergs par des tofus géants

– à chaque élévation de 10 cm du niveau des mers, ajouter 10 cm aux tong-plateformes de Nicolas Sarkozy

Article 3 – Réduire nos émissions de gaz à effet de serre :

– à horizon 2010, réduire de 90% les émissions de Laurent Ruquier et Jean-Marie Bigard

– à horizon 2015, élever de -2 à -1 degré la climatisation standard de la piste de ski indoor de Dubai

– à horizon 2020, supprimer la glace au boeuf de tous les menus Big Mac

Article 4 – Apporter des solutions aux déplacés climatiques :

– refaire l’isolation phonique du chalet de Roman Polanski à Gstaad

– reloger les habitants des Seychelles, de Palau et de Tuvalu dans la province d’Helmand en leur offrant en incentive un joli fusil et un casque bleu

Article 5 – Lutter contre la déforestation :

– -20% à horizon 2040, -33% à horizon 2060, -50% à horizon 2080 : promouvoir le golf à 14 trous, puis à 12 trous, puis à neuf trous

– à horizon 2100, interdire le football au Brésil : chaque minute, une surface boisée équivalente à quatre terrains de football y est détruite

– dans la foulée du film bouleversant de Yann Arthus-Bertrand, « Berlusconi vu du ciel », missionner l’expert Italien en réimplants sur la Papouasie Nouvelle Guinée

Article 6 – Fixer des objectifs ambitieux pour tous les grands pays pollueurs :

– Chine : à horizon 2049, diminuer de 40% par rapport à 2005 le rythme de croissance annuelle des émissions de propagande

– Etats-Unis : à horizon 2020, 80% des véhicules déployés en Irak rouleront au nucléaire

– Israël : à horizon 2048, réduction de 90% des prélèvements annuels d’eau dans les réserves palestiniennes (à ce rythme là ces réserves seront de toute façon épuisées en 2013). En revanche, toujours pas d’objectif de réduction pour le phosphore dans les bombes (commentaire d’Avigdor Lieberman : « c’est bon pour leurs dents »)

– France : promouvoir les alternatives à l’élevage de bovins – étudier à ce titre la faisabilité des recommandations de la Commission Allègre, et ce qu’il entend au juste lorsqu’il écrit : « en plus la mauvaise graisse de mammouth fait un excellent combustible ».

A Copenhague, le 7 décembre 2009

* N’OUBLIEZ PAS D’APPOSER VOTRE SIGNATURE ICI : ……………….

http://www.agoravox.fr/culture.....nale-66275

453.  Ben | 18/12/2009 @ 23:54 Répondre à ce commentaire

Araucan (#451), c’était prémonitoire !

454.  Marco33 | 19/12/2009 @ 0:28 Répondre à ce commentaire

Araucan (#451),
LOL

Je rentre juste et j’apprends la débandade du COP15….

CHAMPSSS les gars !!!

(je sens déjà une nette augmentation de mon taux de triglycéride d’origine anthropique pour cette fin d’année).

Qu’est ce qu’on rigole quand même !!!

(penser à écrire un bouquin sur ce cirque planétaire…)

455.  Araucan | 19/12/2009 @ 0:29 Répondre à ce commentaire

Voici le texte de l’accord en anglais

http://asset.rue89.com/files/c.....4.30pm.pdf

– annonce reconnaissance de l’avis scientifique comme quoi il faut limiter à 2°C
– travailler en vue d’essayer de réduire de 50 % en 2050 les émissions de GES par rapport à 1990
– atteindre le pic d’émission aussi vite que possible (plus long pour les pays en développement)
– travailler à l’adaptation et prévoir les financements et les technologies pour les pays en développement
– les pays développés réduiront leurs émissions de 80 % en 2050 : objectif intermédiaires (non chiffré en 2020) soit par rapport à 1990 soit par rapport à 2050 ; les pays de l’annexe 1 parties au PK renforceront les réductions déjà prévues dans le PK
– mesures d’atténuation des pays en développement seront listées et les mesures seront fait sur un base nationale. Si des financements sont recherchés, elles feront l’objet d’un registre et les mesures seront fait sur une base internationale,
– mise en place d’un mécanisme immédit contre la déforestation pour rendre possible la mobilisation des financements,
– 30 Mrd$ promis sur 2010-2012
– objectif de 100 Mrd/an en 2020
– priorité à l’adaptation pour les pays les plus pauvres et les plus vulnérables, priorité à l’atténuation pour les autres
– Un groupe de haut niveau sera mis en place pour suivre ces financements
– Le Fonds pour le climat de Copenhague est inclu dans le mécanisme financier de la convention (financement de projets)
– mise en place d’un mécanisme pour les transferts de technologie
– Revue de cette décision en 2016 et considération à cette date de limiter à 1,5 °C la hausse.

456.  Araucan | 19/12/2009 @ 1:02 Répondre à ce commentaire

Commentaires sur le vif :

les deux degrés c’est de la flûte, pardon du symbole
le reste,
– réductions de 50 % des émissions en 2050 : pas établi, il faut y travailler (pour le moment que 16 % sur la table)
– pic d’émissions, ASAP : pas d’engagement
– pour les pays développés : -80 % en 2050 (engagement). Annonces à venir pour 2020 (pays du PK annexe 1, complément sur 2002-2008 à faire …)
– aucun engagement pour les pays du Sud, juste une enregistrement de leurs actions,
– quelque chose pour la forêt ( mais cela dépend un mécanisme à mettre en place, quand ?)
– je n’ai pas fait le décompte de promesses d’argent pour la période 2010-2012 (j’en étais à 10 Mrd et quelque… mais pas additionnels pour la France en tout cas, mais il doit y en avoir d’autres) : il manque l’annexe III : 30 Mrds nouveaux et additionnels à trouver.
– promesse à 100 Mrd$/an en 2020 (sources multiples)

Ces trois pages vont couter 30 Mrd$ aux pays développés d’aide en plus pour les 3 prochaines années.
Ensuite cela va augmenter.
On peut souffler cela aurait pu être chiffré en euros !

Au total, pas de protocole contraignant ( pas de PK 2) : des promesses de réductions contre des promesses de financements … (sauf que pour l’UE ce sera du contraignant, UE oblige).
Pas de marché mondial du carbone formellement décidé,
Pas de chiffre formel pour 2050.
Pas de concession sur les mesures de réductions d’émissions.

Au final, chacun peut lire cet accord comme il l’entend.
Promesses ou engagement : on verra bien qui dira quoi demain …

Et vous croyez que la République va vous rembourser la taxe carbone ?

457.  gorsky | 19/12/2009 @ 13:14 Répondre à ce commentaire

En attendant les véritables Grands de la Planète avaient vraiment d’autres soucis à traiter que le RC :

Nuclèaire iranien au menu d’un entretien Medvedev-Obama à Copenhague.

http://fr.rian.ru/world/20091218/185699980.html

458.  Myke | 19/12/2009 @ 19:00 Répondre à ce commentaire

Araucan (#455),
Vous êtes charitable avec l’objectif des « 2 degrés » en le qualifiant de symbole. Ce genre de « décision » me paraît plutôt relever de la puérilité, pour ne pas dire plus : autant interdire par décret à la mer de monter. Je m’étonne que des « scientifiques » (exemple Le Treut ce matin à Europe-1) puissent reprendre à leur compte sans rire une pareille sottise.
Mais au fait, + 2° par rapport à quoi au juste ? On se réfère souvent à la température de l’époque pré-industrielle, soit 1750 selon certains auteurs. Mais que diable sait-on de la température mondiale en 1750 ? Et où en est-on « actuellement » ? J’ai lu quelque part que l’on en serait à + 0,76° (sic !!)
Je n’ai pas résussi à retrouver ces éléments dans des textes officiels. Peut-être ai-je mal cherché. Pouvez-vous m’éclairer là-dessus ? Merci d’avance.

459.  Daniel | 19/12/2009 @ 21:26 Répondre à ce commentaire

Myke (#457),

C’est pire que prévu

http://www.meteo-world.com/news/index-2857.php

Neige au Japon

Depuis hier, le Japon est touché par une forte tempête de neige qui a provoqué le chaos dans de nombreuses régions du pays.
Sur le centre et le nord du Japon, le trafic aérien et routier a été fortement perturbé.

Les services météorologiques ont indiqué : « Aujourd’hui, nous avons enregistré des chutes de neige record pour un mois de Décembre, dans le nord, avec une épaisseur de neige atteignant les 93 centimètres, et une température de -25 degrés, la plus faible jamais enregistrée à cette époque de l’année.

Ces chutes de neige devraient se poursuivre tout au long du week-end dans une grande partie du pays.

460.  the fritz | 19/12/2009 @ 22:56 Répondre à ce commentaire

Daniel (#458),
Mais que se passe t-il ?
Pas de canicules en Australie, pas de sécheresse au Chili, pas d’icebergs qui se détachent en Antarctique?

461.  Ben | 19/12/2009 @ 22:59 Répondre à ce commentaire

the fritz (#459), Al Gore devrait arrêter de parcourir le monde…

462.  Araucan | 19/12/2009 @ 23:20 Répondre à ce commentaire

Myke (#457),

Bonne question, +2°C par rapport à quoi ? Quoi il faut se méfier des raccourcis ou de ce qui passe pour connu de tout le monde.

Dans le rapport de synthèse du GIEC, on trouve soit par rapport à l’ére rè industrielle, soit par rapport à 1980-1999.

Déclaration du G8 de 2009 (italie) : We recognize the scientific view that the
increase in global average temperature above pre-industrial levels ought
not to exceed 2 degrees C.

On n’est pas plus renseigné : 1750 ? (à mon avis on n’est pas loin de les avoir laugh ) 1900 ? 1940 ? Pour toutes ces dates, on n’a aucun moyen d’avoir les données pour calculer la moyenne des températures du globe (soyons gentils à hauteur de station normalisée parce que si c’est la moyenne de mesures de températures pour l’atmosphère sur 50 km d’épaisseur, autant faire un tirage au hasard) !

Mais peut-être est-ce par rapport à 2009 tout simplement …

463.  Araucan | 19/12/2009 @ 23:20 Répondre à ce commentaire

the fritz (#459),

Sécheresse dans la Corne de l’Afrique et en Bolivie …

464.  jmr | 19/12/2009 @ 23:34 Répondre à ce commentaire

Araucan (#461),
Dans le texte français de cet article :

accord sur le maintien de l’élévation de la température moyenne mondiale à 2°C en fin de siècle par rapport à la période 1980-1999.

465.  Curieux | 19/12/2009 @ 23:46 Répondre à ce commentaire

jmr (#463),
Waou ! avec les T° qui se cassent la gueule de puis 10 ans et si il faut croire le Giec alors il faut émettre plein de CO2 dans le ciel.
C’est plus une taxe carbone mais une prime carbone qu’il faut instituer !

466.  Araucan | 20/12/2009 @ 0:42 Répondre à ce commentaire

the fritz (#459),

De la neige à Nice (même si ce n’est pas si rare que cela)

http://wattsupwiththat.com/

467.  Myke | 20/12/2009 @ 7:41 Répondre à ce commentaire

Araucan (#461),
Merci cher ami, je vois que ma question n’était pas aussi idiote que je pensais ; je vais faire une petite recherche.
Il y a donc « consensus » sur les + 2°, mais pas sur le zéro de référence.
Voilà, hé! de la science climatique (comme dirait Kivouçavé).

468.  Myke | 20/12/2009 @ 8:03 Répondre à ce commentaire

jmr (#463), (et Araucan)
Qualifier la période 1980-1999 de « pré-industrielle » est pour le moins surprenant, même si on prend en compte l’Asie du sud-est.
Je viens de faire un petit calcul avec les données de UAH et RSS (mesures satellites UAH et RSS).
Sauf erreur de ma part, les chiffres sont les suivants (je rappelle que la référence zéro pour ces deux organismes est la période 1979-1998) :
UAH 1980-1999 (incluses) : + 0,004 ; 2008 : + 0,048 ; 2009 (probable) : +0,23.
RSS 1980-1999 (incluses) : + 0,009 ; 2008 : + 0,092 ; 2009 (probable) : +0,26.

Donc (en moyennant sur les deux dernières années) on en serait « actuellement » à environ + 0,15 degrés par rapport à 1980-1999, et non + 0,76 (re-sic) comme on le lit de-ci de-là.
Comme les températures stagnent depuis une dizaine d’années, nous avons donc encore de la marge…

Comme disait mon grand-père : « de quoi parlons-nous au juste? »

469.  yvesdemars | 20/12/2009 @ 14:13 Répondre à ce commentaire

Araucan (#461),

ou par rapport à 1998, là ils sont sûrs de gagner …

470.  Myke | 20/12/2009 @ 16:05 Répondre à ce commentaire

Copenhague vu par Lord Monckton
http://sppiblog.org/news/partu.....iculus-mus

471.  Ben | 20/12/2009 @ 21:31 Répondre à ce commentaire

Florilège pêché sur le « journal de référence », comme dit Jean Martin :

« Copenhague a (…) aussi [été le lieu d’]une plateforme technologique où ont été données à voir de surprenantes représentations virtuelles de la réalité. »

« Si nos sénateurs pouvaient voir ces simulations, peut-être qu’ils auraient une plus grande compréhension de la réalité… »

« Didactique et interactif, fondé sur l’implication de l’utilisateur qui veut comprendre comment il peut s’améliorer écologiquement. Un produit impliquant. »

472.  Myke | 21/12/2009 @ 14:33 Répondre à ce commentaire

Araucan (#462), (et jmr)
Dans le bulletin 868 de l’OMM, on trouve bien la référence de l’année 1750 comme celle de l’époque « préindustrielle » ; cette date est répétée plusieurs fois, pour qu’on soit sûr que le lecteur a bien compris. Il ne devrait donc exister aucune ambigüité.Toutefois, le communiqué ne parle que des concentrations en GES et du forçage, mais pas des températures.
On trouve aussi quelques passages assez révélateurs si on sait lire entre les lignes.
http://www.wmo.int/pages/media.....68_fr.html
Un détail : l’OMM prétend prouver la croissance « exponentielle » de la concentration en CO2 par le fait qu’elle a augmenté de 2 ppm ; si l’on en croit Mauna Loa, la concentration augmente en effet en moyenne de 2 ppm par an depuis une douzaine d’années, ce qui est exactement le contraire d’une croissance « exponentielle ».

473.  Citizen Brain | 14/01/2010 @ 12:17 Répondre à ce commentaire

La Commission européenne a officiellement publié, ce 5 janvier 2010, la liste des 164 secteurs et sous-secteurs européens considérés comme exposés à un risque important de fuites de carbone.

Pour une première analyse et la liste de ces 164 secteurs et sous-secteurs, voyez http://www.citizenbrain.eu/201.....e-carbone/

474.  Araucan | 14/01/2010 @ 18:23 Répondre à ce commentaire

Citizen Brain (#473),

Merci
Voir aussi ce lien http://skyfal.free.fr/?p=461#comment-28906 qui montre par contraste que l’UE joue vraiment avec ses intérêts fondamentaux et l’emploi dans les négociations RCA.

475.  Araucan | 14/01/2010 @ 18:26 Répondre à ce commentaire

Myke (#472),

Oui elle est plutôt linéaire (suivant Manaua Loa) sur les mesures depuis 1959.

Quant à savoir le taux de CO2 en 1750, Lavoisier n’avait pas encore inventé le CO2 !

476.  Marot | 14/01/2010 @ 18:51 Répondre à ce commentaire

Citizen Brain (#473),
Ah oui ?

Et quand donc ces immondes salauds de la commission se préoccuperont-ils de l’industrie et des services qu’ils empêtrent de règlementations pour les faire partir ?

477.  Myke | 15/01/2010 @ 15:51 Répondre à ce commentaire

Araucan (#475),
Hum ! hum ! mon cher, l’argument de Lavoisier me paraît spécieux : que faites-vous des valeurs à proxy(matives) ? Il y a des spécialistes de la chose.

478.  Araucan | 15/01/2010 @ 23:48 Répondre à ce commentaire

Myke (#477),

Excusez-moi, c’est vrai qu’il y a désormais des constructeurs de données climatiques à rebours, ce qui rend la découverte de Lavoisier tout à fait insignifiante (mais devrait aboutir à une jolie boucle temporelle : on reconstruit le passé, on oublie Lavoisier, le CO2 n’est pas découvert par Lavoisier, on ne construit pas de délire à base de CO2 et le climat va son chemin). 😉

479.  Manu95 | 16/01/2010 @ 1:48 Répondre à ce commentaire

Laissez donc Lavoisier dormir en paix. On lui a coupé la tête en mai 1794, sans même lui laissé le temps de terminer une expérience en cours. Eh oui, en France, il fut un temps où l’on raccourcissait les grands hommes.

Le CO2 a été découvert par un certain Black un siècle plus tôt, vers 1610. Mais c’est effectivement Lavoisier, que l’on peut considérer comme le père de la chimie, qui l’a vraiment étudié.

480.  Manu95 | 16/01/2010 @ 2:00 Répondre à ce commentaire

Lire : « sans même lui laisser le temps »

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