Bulletin du Collectif des climato-réalistes n° 26

À LA UNE :

–  Laurence Tubiana de nouveau candidate au poste de responsable du climat  à l’ONU

– Le gouvernement français renonce à réduire la part du nucléaire

CLIMAT 

Orage sur les modèles climatiques

La revue Nature a publié le 06 avril une étude indiquant que  les modèles utilisés pour prévoir  les sécheresses et précipitations au XXe siècle  étaient défectueux. « C’est un gros caillou potentiel dans la chaussure des prévisions catastrophistes pour le siècle à venir » commente Benoît Rittaud dans son blog et sur Skyfall.fr.

L’observation des ouragans passés dans les Caraïbes apporte un nouvel éclairage sur les variations de l’activité solaire

Dans un article du 05 avril de son blog, Jacques Henry fait état d’une récente  étude réalisée par le laboratoire de dendrologie de l’Université de l’Arizona à Tucson qui fait apparaître un effondrement de la fréquence des ouragans dans les Caraïbes durant la période froide dite de Maunder (1645-1715). Cette étude apporte de nouveaux arguments en faveur d’une prédominance de l’effet des variations de l’activité magnétique du Soleil sur le climat terrestre.

La fréquence des inondations corrélée à l’activité solaire

Une étude publiée dans la revue Climate of the Past conclut que la fréquence des inondations en Europe centrale est corrélées aux variations de taux global d’irradiance solaire. Selon les auteurs, « la fréquence des inondations est plus élevée lorsque l’activité solaire est réduite sur toutes les échelles de temps. »

La fonte des glaces au Groenland due à des facteurs naturels géothermiques

Une étude publiée dans Nature Geo Science attribue à la présence d’un flux géothermique la fusion observée de la base de la calotte glaciaire du Groenland. Cette étude fait l’objet d’une analyse approfondie dans Skyfall.fr.

La Niña  pourrait refroidir la planète plus rapidement que prévu

Selon le rapport mensuel de la NOAA le déclin de El Niño et l’apparition de La Niña se produisent plus rapidement que prévu. Lire aussi l’article d’Antony Watts sur cette question.

S. ROYAL SOUTIENT (FINALEMENT) LA CANDIDATURE DE MME TUBIANA AU SECRETARIAT DE LA CCNUCC

La précédente lettre d’information indiquait que Ségolène Royal Royal s’opposait à la candidature de Laurence Tubiana comme responsable climat de l’ONU. Lemonde.fr du 11 avril annonce qu’elle a changé d’avis. « Je vais voir dans quelle mesure nous pouvons encore présenter sa candidature alors que les délais sont dépassés. Je pense que c’est encore possible. Et si c’est le cas, je la soutiendrai » a-t-elle indiqué au Journal de l’environnement…visiblement du bout des lèvres.

TRANSITION ENERGETIQUE

Le gouvernement renonce à réduire la part du Nucléaire

Jeu de dupes de la France sur la baisse du nucléaire titre Le Monde  du 13 avril. Pour Hervé Mariton « depuis le début, on nage en pleine hypocrisie avec une Loi sur la Transition Energétique  qui est perçue par beaucoup…comme n’ayant pas vocation à être appliquée ». Apparemment,  le gouvernement a décidé de laisser à ses successeurs le soin de trancher dans le vif.

LES FRANCAIS ET LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

La sensibilité des français à l’environnement en recul, malgré (ou à cause) de la COP21 

Lemonde.fr  du 12 avril commente l’étude annuelle du Commissariat général au développement durable (CGDD), «Opinions et pratiques environnementales des Français en 2015», parue le 8 avril selon lequel  la « sensibilité à l’environnement » est en léger recul, malgré la COP21… ou bien en raison même de la COP21 sommes nous tentés de dire tant la propagande climatique à laquelle la COP21 a du finir par lasser les français.

ANV-COP21 fer de lance des luttes climatiques 21

On sait depuis Marx qu’un mouvement révolutionnaire a besoin d’une avant-garde pour entraîner les masses : c’est le rôle de ANV-COP 21 dont les militants sont intervenus mardi 5 avril pour bloquer à Pau une conférence de l’industrie pétrolière et gazière offshore. 500 personnes ont représenté le caractère criminel des activités pétrolières en s’allongeant sur le sol tels des morts. Désormais les criminels du climat  les industriels des énergies fossiles « ne pourront plus se lancer dans de nouveaux projets climaticides (sic) sans que nous n’intervenions » a déclaré Cécile Marchand, d’ANV-COP21.  Prochaine étape : Le Sommet international du pétrole qui doit avoir lieu le 21 avril à Paris.

Nuit debout et la convergence des luttes

Le politologue et chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), Eddy Fougier  analyse dans l’OBS du 12 avril le mouvement « nuit debout » qui s’inscrit résolument dans une logique de convergence des luttes « contre le réchauffement climatique, pour l’accueil des réfugiés, pour l’aide aux sans-papiers ». A cause de l’état d’urgence poursuit-il, les Français sont frustrés car ils n’ont pas pu se rassembler massivement à l’occasion de la COP 21. Le réchauffement climatique, matrice de toutes les luttes décidément !

VOTRE SANTE ET LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Réchauffement climatique : quelles conséquences pour la santé ?

Le docteur es sciences Bernard Swynghedauw, membre correspondant de l’académie de médecine, dresse dans Le Figaro du 08 avril la liste des conséquences du réchauffement climatique sur la santé humaine. Une nouvelle manifestation de  peur exponentielle  commentée par Benoît Rittaud sur skyfall.fr.

11 000 morts pendant l’été 2030 selon un rapport de la Maison Blanche

Les températures extrêmes liées au changement climatique pourraient causer 11.000 décès aux Etats-Unis en 2030 et 27.000 en l’an 2100, selon un rapport publié lundi par l’administration Obama. Selon USA Today ces prévisions sont le fruit du travail de plus de 100 « scientifiques gouvernementaux ». Scientifique gouvernemental, ces deux termes associés forment un magnifique oxymore illustrant la thèse récemment exposée par Richard Lindzen : « Global warming and the irrelevance of science« .

Sexe et changement climatique

Le Times rapporte une étude qui prévoit que le nombre des naissances aux États-Unis diminuera d’environ 107.000 par an d’ici la fin du 21e siècle en raison du réchauffement climatique. En effet, la chaleur diminue la libido et exerce un effet négatif sur la spermatogenèse. Il n’a échappé à personne que les pays chauds du sud sont affligés par une dramatique baisse de la natalité.

Résumons : RCA = 27 000 décès en plus et 107000 naissances en moins par an à la fin du siècle.

Devenir végétarien peut sauver des millions de vies humaines tout en diminuant l’effet de serre

Rapportée par  Notreplanete.info une étude  de l’Académie nationale des sciences américaine estime que grâce à un changement de régime alimentaire (moins de viande, plus de fruits et légumes) la mortalité mondiale pourrait diminuer de 6 à 10 % et les émissions de gaz à effet de serre de 29 à 70 %  à l’horizon 2050. L’étude ne dit pas ce qu’il adviendrait des émissions des gaz à effet de serre si nous devenions tous végétaliens ou végane (et si l’on exterminait tous les ruminants émetteurs de CH4).

VOTRE ARGENT ET LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

2.500 milliards de dollars d’actifs financiers menacés par le réchauffement climatique

Une étude publiée dans Nature Climate Change évalue à 2.500 milliards de dollars les actifs financiers menacés par le  réchauffement climatique. Les « experts » évoquent également un scénario encore plus noir – mais peu probable (1% de chance, selon les savants calculs des modèles) – où les pertes s’élèveraient à 24.000 milliards de dollars. Soyez rassurés : selon les Echos le risque climatique n’est pas la première préoccupation des investisseurs qui s’inquiètent d’avantage du Brexit (cité par 19 % des sondés) ou d’un éventuel échec des politiques des banques centrales (21 % des sondés).

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25 Comments     Poster votre commentaire »

1.  Usbek | 14/04/2016 @ 14:01 Répondre à ce commentaire

Bulletin n°26 publié

2.  jG2433 | 14/04/2016 @ 14:57 Répondre à ce commentaire

Usbek (#1),
Merci pour votre nouveau billet.

En tant qu’épicurien, je me pose la question de savoir si la partie du billet « Votre santé et le réchauffement climatique » ne pourrait pas aussi s’interroger sur ce que l’on boit.
Sud-Ouest l’aborde pour nous :
http://www.sudouest.fr/2016/04.....4-2780.php

Les consommateurs apprécieraient de prime abord les vins dits « issus du réchauffement climatique », plus puissants et alcoolisés, mais s’en lasseraient vite et seraient moins enclins à les acheter. C’est ce que conclut une étude de l’Institut des sciences de la vigne et du vin (ISVV) de Bordeaux, visant à cerner quels « vins de demain » les consommateurs d’aujourd’hui pourraient aimer.
Elle a été menée auprès de 184 personnes, sur un panel de rouges de Bordeaux, certains présentant les caractéristiques présumées d’un vin ayant subi l’impact du réchauffement climatique (plus puissant, plus alcoolisé, forte concentration aromatique) et d’autres des caractéristiques plus « traditionnelles », selon le responsable de l’étude Éric Giraud-Héraud, économiste à l’ISVV.

Je ne peux conclure sur le fait que les vins analysés se sont avérés « meilleurs » ou « moins bons » à boire…
En revanche, l’extrait cité ci-dessus est, lui… « beau comme l’Antique ». :mrgreen:

3.  jdrien | 14/04/2016 @ 15:24 Répondre à ce commentaire

La vinification a son rôle à jouer.
Tout dépend si on parle des vins de consommation courante ou des grands crus.
A une époque, on consommait (pas moi, j’étais trop jeune) sans problème des vins d’Afrique du Nord qui étaient loin d’être légers.
sans parler de la chaptalisation pour les vins qui manquaient de titre

4.  AntonioSan | 14/04/2016 @ 18:12 Répondre à ce commentaire

Eddy Fougier analyse dans l’OBS du 12 avril le mouvement « nuit debout » qui s’inscrit résolument dans une logique de convergence des luttes « contre le réchauffement climatique, pour l’accueil des réfugiés, pour l’aide aux sans-papiers ».

Ajoutons…

ANV COP21 Action Non-violente COP21 est un mouvement citoyen pour la justice climatique lancé par la publication de l’Appel « Debout et déterminés pour sauver le climat »,

Debout? Comme « Nuit Debout »?

Bon ce sont en gros les mouvements finances par l’Open Society de Soros: Panama Papers, NoBorders etc…

5.  Usbek | 14/04/2016 @ 19:02 Répondre à ce commentaire

jG2433 (#2), jdrien (#3),

Je n’arrive pas à comprendre ce qui définit un « vin issu du réchauffement climatique »

Je cite l’Institut des Sciences de la Vigne et du Vin de l’Université de Bordeaux :

2015 fut un millésime exceptionnel en qualité et en quantité. En effet, les cinq conditions qui font une grande année de vins rouges à Bordeaux étaient parfaitement réunies :
1) et 2) une floraison et une nouaison précoces et relativement rapides sous un climat assez chaud et pas trop arrosé pour assurer une bonne fécondation et prédisposer à une maturité homogène.
3) une contrainte hydrique s’établissant progressivement grâce à un mois de juillet chaud et sec, provoquant le ralentissement puis l’arrêt définitif de la croissance de la vigne avant la véraison. Si ce beau temps n’arrive qu’en fin de maturation, il profite mieux aux Cabernets qu’au Merlot.
4) une maturation complète des différents cépages grâce à des mois d’août et septembre suffisamment secs mais sans chaleurs excessives.
5) un beau temps, moyennement chaud et faiblement arrosé pendant les vendanges, permettant d’attendre la maturité optimum de chaque parcelle sans redouter la dilution ou la pourriture.

Nulle mention de réchauffement climatique !

6.  Araucan | 14/04/2016 @ 22:17 Répondre à ce commentaire

Usbek (#5),
Testez les vins du Sud de l’Italie !

7.  nivon | 14/04/2016 @ 22:59 Répondre à ce commentaire

Les vignerons ne vont pas vouloir lutter contre le réchauffement climatique, car leurs vins  » issus du réchauffement climatique  » seront meilleurs.
Ils s’associeront avec  » RICARD  » et  » PASTIS 51  » pour qui le réchauffement est aussi une aubaine.
Mais ces derniers seront également pénalisés, par une plus grande difficulté à obtenir des glaçons !
La situation est grave ! Il faut changer le climat !…….. Mais dans quel sens ?
Climatiquement vôtre. JEAN

8.  Nicias | 15/04/2016 @ 6:54 Répondre à ce commentaire

Usbek (#5),

Un « vin issu du réchauffement climatique » a profité des travaux de sélection génétique de l’Inra pour que le raisin arrive à maturité plus vite.

9.  Christial | 15/04/2016 @ 8:15 Répondre à ce commentaire

On est bien au « Bistrot du coin », hips ?

10.  jG2433 | 15/04/2016 @ 9:42 Répondre à ce commentaire

Christial (#9),

On est bien au « Bistrot du coin », hips ?

Si les prédictions à propos des « vins issus du réchauffement » et de son « impact sur leurs caractéristiques traditionnelles » restent à prouver – UNE étude ne pouvant à elle seule y suffire – que dire alors de certaines autres hypothèses telle celle-ci parmi celles des activistes du RC(A), prêcheurs de l’apocalypse qui envisagent carrément… la pénurie ?

Cf : cette image (racoleuse), tirée d’une campagne orchestrée par une ONG.
Ainsi donc, à défaut de pouvoir se « rincer la dalle » dans le futur, conscientisez-vous en vous « rinçant l’œil » aujourd’hui.

11.  Usbek | 15/04/2016 @ 11:11 Répondre à ce commentaire

Nicias (#8),
T’as des billes sur les travaux de l’Inra ?

12.  Nicias | 15/04/2016 @ 11:46 Répondre à ce commentaire

Usbek (#11),

Non. C’était dans un long reportage du Monde. Ils commençaient par s’en prendre au réchauffement climatique vers le Languedoc (1°C de plus l’été mais aussi plus d’ensoleillement sans que je me souvienne s’ils parlaient de ce dernier fait).
Vers la fin du reportage, un chercheur de l’INRA expliquait que depuis 30ans ils développaient des souches pour que le raisin murisse plus vite (et mettent moins de sucre dans le vin ou un truc comme ça) et que cela ne collait plus à la demande.
Tu peux faire ton choix sur la vigne de tes rêves selon le climat :
https://www.pommiers.com/vigne/vigne-et-raisin.htm

Un autre truc, dont on ne parle pas par « oubli », est que la vigne, c’est 30% de la consommation de pesticides en France pour une surface cultivée très petite. Si les prévisions du GIEC d’étés plus secs se réalisent, c’est tout un tas de maladies en moins et de saloperies qu’on ne sera plus obligés d’utiliser.
Au Chili par exemple, c’est très facile de faire du bio.

14.  Christial | 15/04/2016 @ 11:55 Répondre à ce commentaire

jG2433 (#10),

Ainsi donc, à défaut de pouvoir se « rincer la dalle » dans le futur, conscientisez-vous en vous « rinçant l’œil » aujourd’hui.

Se rincer l’œil, mon œil !
Feuille de vigne pour cacher le principal, comme pour les statues du Vatican.

NB :C’est bien sûr un clin d’oeil.

15.  douar | 15/04/2016 @ 12:01 Répondre à ce commentaire

Les pratiques culturales évoluent aussi dans la vigne.
Ce que m’a expliqué un viticulteur: En utilisant les désherbants, on a eu tendance à avoir des vendanges plus précoces ces dernières décennies.
Aujourd’hui, les viticulteurs désherbent plus mécaniquement en labourant entre les rangs: ça coupe des racines des pieds de vignes, ce qui retarderait à nouveau la maturité.

Sur les « pesticides », leur utilisation est plus importante sur la façade océanique. Si on veut réduire drastiquement leur usage, il faudra dire partiellement adieux aux vignobles bordelais et des pays de Loire.
En Argentine également, on fait du vin sans « pesticides » (Mendoza), mais avec irrigation (faut pas déconner quand même) et de très bons rendements. On est loin de l’image du « petit vigneron bio » produisant son vin avec passion et amour.

16.  yvesdemars | 15/04/2016 @ 12:04 Répondre à ce commentaire

Usbek (#5),

mais 2016 commence moins bien avec un départ de végétation plus tardif, dans mon jardin le muguet n’est pas sorti (sacré RCA) : sur les 14 premiers jours d’avril les températures moyennes mini et maxi sont inférieures de 2 à 3 °C, (le 14 avril 2015 il avait fait 28°c)….

17.  yvesdemars | 15/04/2016 @ 12:05 Répondre à ce commentaire

douar (#15),

df’ailleurs les vignerons bio utilisent massivement soufre et cuivre, tous deux forts polluants

18.  Dicende | 15/04/2016 @ 13:10 Répondre à ce commentaire

la période froide dite de Maunder (1645-1715)

ça correspond au règne de Louis XIV (1643-1715) : pas glorieux pour celui qui se disait le Roi-Soleil 🙂
(excusez-moi d’avoir rompu le fil du vin)

19.  amike | 15/04/2016 @ 16:46 Répondre à ce commentaire

douar (#15), La précocité des vendanges a pourtant été exclusivement mise sur le dos du Réchauffement climatique, et même utilisée pour mesurer son exceptionnalité : Des vignes jusqu’en Grande Bretagne, forcément, c’est le climat saharien en France dans 50ans !

20.  phi | 15/04/2016 @ 18:55 Répondre à ce commentaire

Sujet capiteux. Les dates de vendanges semblent pourtant bien suivre l’évolution des températures estivales et sont cohérentes avec beaucoup d’autres paramètres phénologiques. Hips, il y a un petit problème.

21.  Gilles des Landes | 15/04/2016 @ 21:07 Répondre à ce commentaire

Quoi qu’il en soit, les viticulteurs ont intérêt à jouer la carte du RC(A), des subsides leurs sont accordés, justement parce qu’ils ont mis en exergue le RC(A) ; et la région Aquitaine (APOIL ?) est en avance dans ce domaine…

Plus sérieusement, ils ont planté les humus avec un excès de traitements, et le problème vient de là : c’est la porte ouverte au parasitisme incontrôlable, faute d’escalade possible en matière de traitements… Donc, il faut bien trouver le coupable !

A propos : si j’ai bien compris, la vinification a profité d’une stagnation des températures depuis 1998, non ? Pourquoi le problème n’est pas apparu entre 1975 et 1998, alors que les températures augmentaient « réellement » ?

Ah, c’est vrai qu’il y a l’exception française ©Météo France…

22.  Bebop76 | 15/04/2016 @ 22:29 Répondre à ce commentaire

douar (#15),
« Aujourd’hui, les viticulteurs désherbent plus mécaniquement en labourant entre les rangs: ça coupe des racines des pieds de vignes, ce qui retarderait à nouveau la maturité. »
Logiquement j’aurai conclu l’inverse : moins de racines, plus de difficulté à s’alimenter en eau et donc avancement de la maturité… ce qui s’ajoute à l’effet RCA des années 1975-2000.

23.  Araucan | 16/04/2016 @ 0:56 Répondre à ce commentaire

Gilles des Landes (#21),
Les maladies de la vigne, nombreuses, s’expliquent par le fait suivant : au XIXieme siècle, les cépages ont été fixés notamment dans les grands vignobles. Il s’agit de clones ou de mélanges de clones selon les cépages pour simplifier . Ces clones ont 100 ans. Le phénomène a été amplifié avec l’obligation de greffer à cause du phylloxéra. Les maladies ont eu elles tout le temps d’évoluer et de devenir plus performantes. Or il faut 30 ans pour mettre au point de nouvelles variétés. Comme le système des AOC figé plus les choses…
Au Chili ou en Argentine, il leur manque 150 ans de parasitisme associé.
NB : ce type de phénomène touche toutes les plantes où la multiplication est végétative et le renouvellement et la diversité des clones insuffisants.

24.  Gilles des Landes | 20/04/2016 @ 22:38 Répondre à ce commentaire

Araucan (#23), ce qui est vrai pour la forêt l’est aussi pour la vigne…
Lisez cet article sur la permaculture … moi qui suis un fan de la conservation des humus, j’y ai trouvé plus d’arguments justes que d’erreurs flagrantes ou idéologiques… Bien sûr, il faut quand même justifier le puits de Carbone, mais à ce niveau là ça ne me gène pas http://www.ap32.fr/
(voir la brochure « des arbres et des sols »)

25.  Araucan | 21/04/2016 @ 0:37 Répondre à ce commentaire

Gilles des Landes (#24),
Je suis assez peu sensible à certains aspects de document, mais je suis d’accord avec le fait qu’il ne faut pas bousiller les sols ( et tuer les vers de terre, car ils ne migrent pas…).
Toutefois, je ferai remarquer qu’il faut arrêter de faire croire aux miracles : un sol pauvre et sec, produira peu même si on peut faire moins pire.
Je n’aime pas non plus quand on raconte n’importe quoi : la comparaison des deux souches , arbre forestier, arbre d’agro foresterie est du bidonnage. Il faut comparer sur des sols similaires avec la même espèce et le même travail du sol. Or, en agri foresterie, les espèces ne sont pas forestières pour la plupart. D’autre part, la propension à faire ou non un pivot dépend de l’espèce et de la profondeur prospectable du sol (non engorgement, non anoxie et pas de dalle).
Les sols agricoles sont des sols perturbés depuis leur défrichement pour la culture ou la pâture. Que l’on optimise leur fonctionnement, je veux bien. Que l’on me chante la nature en plus, non : les systèmes agroforestiers sont des systèmes totalement anthropisés, même sans intrants (ce dont je doute, car en agriculture il y a toujours une exportation) et avec petites bêtes. Voir les photos.
Enfin, il ne faut pas avoir une vision fixiste des humus : ils se renouvellent où évoluent plus ou moins vite selon le climat, l’humidité et la lumière ainsi que de l’acidité du sol et de la végétation présente. Les podzols des Landes ou de sologne ne sont pas là par hasard.
Cela dit, je préfère les paysages avec des arbres.
Et s’il n’y a que des abres, c’est encore mieux… 😀