Bulletin des climato-réalistes n° 46

À LA UNE :

– La mise en oeuvre de l’accord de Paris coûterait 90 000 milliards de dollars

– Nouvelle publication de l’Association des Climato-réalistes

LE VRAI VAINQUEUR DU 2ème DEBAT CLINTON-TRUMP

Selon Europe1 le vrai vainqueur est Ken Bone un citoyen américain Lambda qui a posé aux candidats cette question candide : «Quelles sont vos mesures envisagées pour répondre à nos besoins énergétiques, tout en restant respectueux de l’environnement et en minimisant les pertes d’emplois?». Selon le Huffingtonpost M. Bone est employé d’une centrale électrique au charbon. M. Bone avait peut-être en tête la récente faillite de Peabody numéro un américain du charbon, qui selon Le Monde montre que «rien ne va plus pour le charbon, la plus polluante et la plus meurtrière des énergies».

ALARMISME : ENCORE ET ENCORE !

 Le cyclone Matthew

L’ouragan Matthew qui a dévasté Haïti causant la mort de 300 personnes a nourri les spéculations sur les conséquences du réchauffement climatique sur l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des cyclones.

Pour L’Humanité, pas de doute «avec leurs vents dévastateurs et leurs pluies diluviennes, les ouragans ne sont que l’une des conséquences du réchauffement climatique». Un ouragan comme Matthew peut-il survenir en France ? se demande Ouest France. Oui, Si l’Atlantique et la Méditerranée devaient prendre quelques degrés de plus, sous l’effet du réchauffement climatique. Météo France reconnaît qu’en l’état actuel des connaissances il n’est pas possible d’évaluer l’influence des activités humaines sur les changements de l’activité cyclonique observés au cours du XXe siècle. Et pour cause, même le GIEC dans son rapport spécial sur les événements extrêmes (SREX) n’observe pas d’augmentation de l’activité cyclonique sur une période de 40 ans. Mais on ne perd rien pour attendre,  Fabrice Chauvin, chercheur au Centre national de recherches météorologiques explique dans Le Monde « On va aller vers des phénomènes plus puissants, associés à des pluies plus intenses, d’environ 20 % supérieures« .

Le réchauffement climatique embrase l’Ouest américain

Les cyclones ne suffisant pas à alimenter l’alarmisme, la presse a déniché une étude publiée par la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) selon laquelle la sécheresse aurait doublé la zone des feux de forêt dans l’Ouest américain sur la période 1984–2015. «Le Réchauffement climatique embrase l’ouest américain» titre Libération. «En trente ans, le réchauffement climatique a doublé les feux de forêt aux Etats-Unis», en déduit Le Monde qui extrapole au risque accru d’incendies dans le sud de la France. Et pourtant, reconnaît presque à regret Stéphane Foucart auteur de l’article, la forêt méditerranéenne française brûle moins aujourd’hui qu’à la fin des années 1980.

VIN ET CHANGEMENT CLIMATIQUE

«Il est devenu aujourd’hui presque impossible de tenir des propos raisonnablement optimistes sur l’évolution actuelle du climat» remarque de façon inattendue et rafraichissante es%20nouvelles%20de%20The%20Conversation%20pour%2010%20octobre%202016%20-%205768&utm_contentlaughes%20nouvelles%20de%20The%20Conversation%20pou » target= »_blank »>The Conversation. Mais les géographes, archéologues, historiens, agronomes et biologistes sont, quant à eux, beaucoup plus nuancés dans leurs analyses car ils prennent en compte le temps long. La viticulture a su s’adapter aux divers changements climatiques qui sont intervenus depuis 8000 ans. «Jamais au cours de la longue histoire de la viticulture, on n’a produit autant de bons vins de terroir sous toutes les latitudes» conclut l’article.

L’ACCORD DE PARIS COÛTERA 90 000 MILLIARDS DE DOLLARS

90 000 milliards de dollars pour les quinze prochaines années sont nécessaire pour être en ligne avec l’accord de Paris selon un rapport de La commission globale sur l’Economie et le Climat (Global Commission on the Economy and Climate). Un casse de quatre-vingt-dix mille milliards de dollars commente Benoît Rittaud  dans son blog faisant remarquer que cette somme représente 23% de plus que le PIB mondial de l’année 2015. Mais soyez rassurés, selon le rapport cette somme nécessaire sera néanmoins suffisante.

TRANSPORT AERIEN ET LUTTE CONTRE LES EMISSIONS DE GES : UNE USINE A GAZ EN PERSPECTIVE

Selon La Tribune, les 191 pays membres de l’OACI ont entériné l’adoption pour les compagnies aériennes d’un mécanisme de maintien d’ici à 2035 des émissions de gaz à effet de serre à leur niveau qui sera observé en 2020. Les compagnies aériennes pourront acheter des crédits carbone auprès d’autres secteurs économiques au prix du marché. Selon Libération cela coûtera 25 milliards de dollars en 2035 soit 1% du chiffre d’affaires estimé du secteur. Valery Okulov, ministre adjoint russe au Transport, a jugé qu’un tel système «ne va pas réduire le volume de GES mais plutôt l’augmenter»…allez comprendre !

ACTIVITÉS DE L’ASSOCIATION

Publications 

Réponse à L’Ecologisme un livre rédigé par 5 co-auteurs sous la direction de Christian Buson, et préfacé par Claude Allègre.

Face à la pénétration du « prêt-à-penser écologiste » dans l’enseignement et dans notre règlementation, cet ouvrage propose des réponses critiques et argumentées. Il est grand temps d’abandonner la religion de l’écologisme et les déclamations incantatoires pour nous tourner vers les sciences de l’environnement et de la santé.

Note sur Le Réchauffement Climatique : une note de synthèse éclairante de six pages, écrite Rémy Prud’homme Professeur des Universités et Conseiller scientifique de l’association des Climato-réalistes. Cliquez ici pour télécharger la note de Rémy Prud’homme.

Deux conférences de François Gervais

Samedi 5 novembre (14h30) à Livry-Gargan :

« Changement climatique : l’innocence du carbone »
Château de la Forêt, salle du conseil municipal
62 avenue du Consul-Général-Nordling, 93190 Livry-Gargan

• Vendredi 11 novembre (16h45) à Berlin :

« Tiny CO2 Warming challenged by Earth greening »
Europäisches Institut für Klima und Energie

Les vidéos de Londres sont en ligne

Elles sont en accès libre ici. On peut notamment voir celles de François Gervais et de Benoît Rittaud, qui ont tous deux présenté un exposé à la conférence « New Dawn of Truth ».

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Ce bulletin a été réalisé par les climato-réalistes.

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64 Comments     Poster votre commentaire »

51.  lemiere jacques | 20/10/2016 @ 8:03 Répondre à ce commentaire

Géd (#50),
quand bien m^me, si vous acceptez l’hypothèse du rca et avec ça les modèles comme capables de discerner son effet….je ne susi pas certains que les dits modèles vous permettent de conclure quoique ce soit sur l’évolution du climat d’une région particulière.Et ne me dites pas que si les modèles donnent le m^me résultat pour une région donnée et divergent sur es autres ça prouve que je peux leur e faire confiance pour cette région!
donc….
les incendies de forêts sont bien un indicateur climatique régional..et ça nous fait une belle jambe .

52.  jdrien | 20/10/2016 @ 8:48 Répondre à ce commentaire

Dans la mesure où un certain nombre d’incendies sont d’origine criminelle (ou imprudence), est-ce ces statistiques sont significatives ? sans compter l’influence du vent, l’entretien des massifs…

53.  tsih | 20/10/2016 @ 13:08 Répondre à ce commentaire

jdrien (#52),

Ecoutez c’est très simple. On n’a pas jusqu’ici de preuves que les incendies tout comme les cyclones sont plus dévastateurs à cause du changement climatique.

Mais un raisonnement « élémentaire » et la « théorie » disent que cela devrait être le cas. Alors arrêtez de chipoter !

Le brave Huet nous rappelle fièrement le raisonnement cul cul en question dans son dernier pamphlet.

54.  Richard | 20/10/2016 @ 16:44 Répondre à ce commentaire

Géd (#50),
Mais pendant les années 1980 c’était plus ‘froid’ mais il y avait plus d’incendies.

55.  yvesdemars | 20/10/2016 @ 17:19 Répondre à ce commentaire

tsih (#53),

le simple fait que le gradient de T (équateur – pôles) augmente quand la terre refroidit et que la force des vents en dépend suffit à réfuter cette hypothèse

56.  AntonioSan | 20/10/2016 @ 17:58 Répondre à ce commentaire

Géd (#49),

très probablement parce que les moyens de lutte n’étaient pas à cette époque aussi perfectionnés que par la suite + la récession + la guerre…

Mais en revanche tout etait beaucoup plus perfectionne dans les annees 50… LOL et non car le plus large feu de foret au Canada date de 1950… (Chinchaga)

si le Canada commence ses statistiques en 1970 vous n’allez quand même pas me le reprocher

Bien sur que si puisque vous etayez votre raisonnement sur cette courbe qui ne reflete meme pas l’historique de 20 eme siecle… D’autant qu’il est connu et il suffit de rechercher un peu que le Canada a subi des incendies devastateurs… Votre attitude n’est pas differente de ceux qui pretendent que les innondations d’Alberta de 2013 sont « unprecedented »…

les incendies aux USA enregistrent une hausse sur les dernières années, et ce malgré les progrès dans la prévention et dans la lutte… j’appelle ça se tirer une balle dans le pied.

Cela s’appelle un strawman. Vous n’avez aucune preuve que le pic d’incendie des annees 30-40 etait du a l’absence de prevention et maintenant vous nous refourguez la proposition inverse comme preuve que les incendies augmentent a cause du rechauffage carbu…

57.  lemiere jacques | 20/10/2016 @ 18:08 Répondre à ce commentaire

yvesdemars (#55), je ne sais pas si une quelconque explication théorique  » simple » a véritablement de l’intérêt, mais comme dit richard regarder si a des périodes plus froides on a observé plus d’incendies me semble pertinent…

Je me souviens avoir vu un papier sur la mousson dans une partie de l’asie..qui évoluait à l’inverse de ce que prévoyant les modèles..mais un bon samaritain trouvait une explication poussièreuse je crois, mais ce n’est pas important, pour expliquer tout ça..sans se poser de question d’ailleurs sur ce qui se passait ailleurs avec son modèle « réparé ».

58.  lemiere jacques | 20/10/2016 @ 18:11 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#57), c’est d’ailleurs un truc amusant dès qu’on regarde les régions, quand ça ne va pas quelque part on trouve un excellente explication pour les divergences mais visiblement on ne cherche surtout pas quand ça colle.

59.  tsih | 21/10/2016 @ 10:16 Répondre à ce commentaire

yvesdemars (#55),

le simple fait que le gradient de T (équateur – pôles) augmente quand la terre refroidit et que la force des vents en dépend suffit à réfuter cette hypothèse

En effet, mais cet argument concerne plutôt les tempêtes et dépressions des latitudes moyennes, celles qui défilent chez nous en hiver.

Pour les dépressions tropicales et cyclones (qui se forment initialement par exemple au large de Dakar du côté des Iles du Cap Vert) le delta T de la machine thermique qui produit l’énergie mécanique du tourbillon à partir de la chaleur n’est pas entre deux immenses masses d’air dans le sens horizontal et méridional comme pour les dépressions ordinaires à nos latitudes mais c’est une affaire de delta T beaucoup plus local dans le sens vertical entre les eaux de surface et la colonne atmosphérique au dessus et aussi de gradient vertical dans cette dernière qui doit être suffisamment grand pour la rendre très instable. Le cyclone tropical est littéralement une machine très efficace inventée par la nature pour aspirer la chaleur des eaux surchauffées de surface en altitude via la chaleur latente. Mais a priori si « tout se réchauffe » selon les modèles ces gradients ne devraient pas trop changer ( les modèles climatiques fixent même les gradients verticaux …) et donc selon ce raisonnement pas non plus l’énergie de l’activité cyclonique. Mais cela ne plait pas à certains réchauffistes, alors ils spéculent le contraire en contradiction avec leurs propres modèles adorés. En fait, vu la compréhension très insuffisante de la formation et de l’évolution de ces phénomènes, absolument personne n’en sait strictement rien.

60.  pastilleverte | 21/10/2016 @ 11:18 Répondre à ce commentaire

tsih (#59),

absolument personne n’en sait strictement rien.

Oui, c’est vrai pour pas mal de phénomènes « météo », et encore plus « climatiques », et quand vous dites ça à des « carbocentristes » ou simplement à des personnes qui n’y connaissent que ce qu’ils lisent /écoutent/voient dans les médias, la réponse qui fuse très souvent est :
« Principe de précaution »
Et voilà, Monsieur, pourquoi votre fille est malade smile

61.  tsih | 21/10/2016 @ 13:40 Répondre à ce commentaire

pastilleverte (#60),

Moi je leur réponds que le « Principe de précaution » c’est ici une pure utopie qui n’a aucun sens si le soi-disant remède à appliquer ne peut en fait pas l’être sans créer bien plus de dommages que les (hypothétiques) dommages qu’il est sensé éviter.
Preuve hier soir au parlement: malgré les velléités et promesses claironnées à la COP21, on se rend brusquement compte un an après qu’il n’est tout compte fait pas possible et qu’on ne va donc pas fermer « tout de suite » les 5 centrales à charbon françaises…

62.  Richard | 21/10/2016 @ 18:17 Répondre à ce commentaire

Ged données de 1980-2014 les valeurs pour la France se trouvent sur la figure 13 et il y a un résumé des résultats pour 5 pays européens dans les tableaux 55 et 56. Il n’y a bien evidemment pas d’augmentation d’incendies pendant la période 1980-2014.

63.  Richard | 21/10/2016 @ 18:43 Répondre à ce commentaire

Ged je ne crois en rien, je m’intéresse aux données. L’existence des incendies dépende de beaucoup plus que la température.

64.  Richard | 22/10/2016 @ 17:40 Répondre à ce commentaire

Ged revenant à la source la phrase à retenir est :

We used modeled climate projections to estimate the contribution of anthropogenic climate change to observed increases in eight fuel aridity metrics and forest fire area across the western United States