Bulletin des climato-réalistes n° 60

 

– Des pannes d’alimentation électrique à prévoir dès 2023

– Stabilité des événements naturels extrêmes sur la période 2000-2016

PENSÉE MAGIQUE

La transition énergétique serait-elle devenue la martingale gagnante pour les élections ? Selon francetvinfo, Benoît Hamon propose de porter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique à 50% dès 2025. Que l’on ne sache pas stocker l’énergie et que cela pénalise l’équilibre entre demande et offre d’électricité sur les réseaux (comme le rappelle le site Connaissance des Energies) ne préoccupe en rien le candidat.

« Ô douces illusions ! ô chimères ! dernières ressources des malheureux ! ah ! s’il se peut, tenez-nous lieu de réalité » ! s’exclame Rémy Prudhomme citant Julie ou La nouvelle Héloïse dans un article publié sur  Mythes, mancies et mathematiques, dans lequel il montre que la politique de transition énergétique nous conduit potentiellement dès 2023 à de ces pannes d’alimentation auxquelles nous avons de justesse échappé dans la semaine du 16 au 20 janvier 2017.

DES ÉVÉNEMENTS NATURELS EXTRÊMES… AUX PARTICULES FINES

Selon le rapport quadriennal de l’Agence européenne de l’environnement (AEE), les événements climatiques extrêmes ont coûté 400 milliards d’euros à l’Europe (33 pays) entre 1980 et 2013 et seraient en forte augmentation. Selon ce rapport, note Libération, «Les vagues de chaleur ont causé des dizaines de milliers de morts prématurées en Europe, depuis 2000« . Comparons les dizaines de milliers de morts prématurées en Europe relevées par Libération au bilan des été étés caniculaires du XVIIIe siècle établi par l’historien du climat Emmanuel Le Roy Ladurie : 500 000 morts lors de l’été 1705, 700 000 lors des étés 1718-1719, avec l’apparition de nuées de sauterelles et une forme de climat saharien sur l’Ile-de-France. Y a-t-il vraiment du nouveau sous le soleil ?…

Les sociétés d’assurance, elles, ne confondent pas conséquences d’un réchauffement climatique putatif et augmentation de l’exposition aux risques : on relève ainsi dans le dernier rapport de la société d’Assurance AON que le nombre d’évènements extrêmes (tremblements de terre inclus) est resté remarquablement stable sur la période 2000-2016.

Selon AirParif, entre 2000 et 2012 les émissions d’oxydes d’azote en Île-de-France ont baissé de plus de 44 %, celles de particules fines (PM10) de 48 %. Comment donc expliquer ces 48 000 morts prématurées par an en France, victimes de la pollution, qui ont amené la maire de Paris à fermer les voies sur berge malgré l’avis défavorable de la commission d’enquête publique ?

COUP DE FROID SUR LES MANCHOTS

Selon le CNRS, la mortalité des poussins de manchots Adélie est depuis quelques années particulièrement élevée dans l’archipel de Pointe Géologie en Antarctique. En 2013-2014 les poussins de 25 000 couples de manchots n’ont pas survécu. C’est l’extension de la banquise qui serait à l’origine de ce phénomène contraignant les adultes à parcourir des centaines de kilomètres pour aller chercher de la nourriture en mer.

DU GLOBAL COOLING AU GLOBAL WARMING

Notrickzone  exhume une déclaration à la presse de 1989 de Thomas Karl, ancien directeur de la NOAA (retraité depuis août 2016) :

L’analyse du réchauffement depuis 1881 montre que la majeure partie de l’augmentation de la température mondiale s’est produite avant 1919… alors que le climat global s’est refroidi de 1921 à 1979.

Mais les temps ont changé… en juin 2015, Thomas Karl publiait dans Science une étude corrigeant des supposés biais dans la mesure des températures des eaux de surface, « neutralisant » ainsi le gênant plateau de température de la période  1998-2012… Quant au refroidissement de la période 1921-1979, il n’apparaît plus dans les registres de la NOAA : il s’est transformé en un… réchauffement de +0,45°C. Sans doute doit-on croire qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

BÊTISIER

No future

Wattsupwiththat rapporte que, selon conceivablefuture, les femmes seraient de plus en plus nombreuses à reconsidérer leurs projets de maternité en raison du réchauffement climatique.

Le réchauffement climatique menace la reproduction des mouches

Selon Le Monde, une équipe de chercheurs anglais aurait mis en évidence l’impact négatif du changement climatique sur les capacités reproductives de la mouche drosophile.

La consommation de viande, principale cause du réchauffement climatique

C’est Direct Matin qui nous le dit : la principale cause du réchauffement climatique n’est autre que la consommation de viande.

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136 Comments     Poster votre commentaire »

101.  Nicias | 12/02/2017 @ 7:09 Répondre à ce commentaire

Araucan (#98),

Pour faire admettre une nouvelle espèce, il doit y avoir une description de faite, un spécimen mis en collection et une recherche de faite dans les collections existantes.

Je peux vous assurer que tout cela à été fait dans les règles de l’art pour notre rat disparu. Ils ont même comparé l’ADN de notre rat avec deux autres espèces australiennes assez proches. C’est pas le même rat, il est un peu plus grand. Ceci dit comme l’espèce est disparue et que les échantillons ont été « perdus » (que personne ne rigole, c’est même pas une blague), tout cela est invérifiable.

Mais quel est le rapport avec la définition « utilisée par tous les biologistes » (JC) ou « communément admise » que je rappelle ici :

deux animaux appartiennent à la même espèce s’ils peuvent se reproduire ensemble et avoir une descendance fertile.

Vous le dites vous même :

Les aspects croisements ne sont généralement pas étudiés ( pas assez d’argent ! )

Donc la définition utilisée par tous, communément admise n’est en fait utilisée aujourd’hui par personne.

cèdre du Liban et cèdre de l’Atlas

J’ai vu les deux. A mon souvenir, celui du Liban de Chypre (endémique) est plus petit que celui du Maroc. Mais c’est un jugement très subjectif. Moi même je ne faisais pas la même taille entre les deux voyages.

Gilles des Landes (#99),
Il a été observé à l’époque de Darwin, ça c’est sur.
Le tout début de l’Holocène ne pose pas de problème, la Papouasie-Nouvelle-Guinée était reliée à l’Australie par un isthme. Le problème c’est l’optimum de l’holocène, lorsque le niveau des mers était plus haut qu’aujourd’hui… Les iles similaires dans le coin se sont formées il y a quelques milliers d’années lorsque le niveau des mers est redescendu assez bas (de 1 à 2m plus bas) pour permettre l’accumulation du sable contre un rocher.
L’ile est en face d’un fleuve (le Fly) et le rat est très probablement arrivé sur un tronc d’arbre en provenance de « La Vallée » (P-N-G).

102.  jeanl | 12/02/2017 @ 8:39 Répondre à ce commentaire

Jojobargeot (#70),
En fait, il reste toujours un des rapaces les plus présents des campagnes, même sans les haies (ex : la Marne). Comme vous le dites si bien, il s’adapte. Le faucon crécerelle attrape aussi des insectes.

103.  Bernnard | 12/02/2017 @ 9:07 Répondre à ce commentaire

En fait pour moi le critère de reproduction fertile entre deux êtres vivants est important pour définir une espèce car s’il n’y a pas reproduction il y a forcément extinction.

104.  Bernnard | 12/02/2017 @ 9:26 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#103),
Tout cela est cependant une affaire de définition:
Même la définition « d’êtres vivants » n’est pas évidente et encore moins la définition de  » reproduction fertile » .
Il est donc normal de voir plusieurs avis différents

105.  JC | 12/02/2017 @ 11:30 Répondre à ce commentaire

Nicias, quand bien même on n’aurait pas vérifié pour ce rat s’il pouvait ou non se reproduire avec d’autres et donc dire si oui ou non il s’agissait bien d’une espèce unique, quel est le problème quand à la définition du mot espèce ? Une étude mal faite avec plein de points d’interrogation ne met pas autant en péril toute une science. Il faut savoir relativiser. Dans le monde vivant, il y a plein d’espèces dont on n’a qu’une ou deux études simplement, autrement dit l’animal est quasiment inconnu d’un point de vue physiologique, comportemental, écologique.
J’ai moi-même travaillé sur petite blatte de la Nouvelle-Guinée dont il n’existait que 3 publications anciennes sur son sujet. Autrement dit je partais avec presque rien comme données de départ.
Alors, oui, pour aller dans votre sens, on peut éventuellement dire que le monde vivant est très mal connu et que des conclusions surement hâtives peuvent se retrouver de ci de là dans certains articles. De toute façon il faut toujours se méfier des articles issus de la presse non scientifique.

106.  the fritz le testut | 12/02/2017 @ 12:35 Répondre à ce commentaire

Nicias (#101),

Le problème c’est l’optimum de l’holocène, lorsque le niveau des mers était plus haut qu’aujourd’hui

Cela ça m’intéresse énormément , si tu as des références je suis preneur ; c’est sérieux je t’en remercie d’avance au cas ou cela devrait te donner du travail

107.  chercheur | 12/02/2017 @ 15:03 Répondre à ce commentaire

Nicias (#101),

Oui, le seul problème de la définition d’une espèce suivant le concept biologique est qu’il n’est pratiquement jamais réalisé de test pour vérifier si une espèce annoncée comme endémique l’est réellement. Pour cela il suffit d’introduire dans une autre région quelques éléments de cette espèce au milieu d’espèces considérées comme très proches. Cela n’est pratiquement jamais réalisé sous des prétextes de pureté génétique. C’est comme si on se refusait à mélanger des inuits et des papous. Combien d’espèces chez l’homme si l’on utilisait le concept morphologique de définition des espèces largement pratiqué par les taxinomistes.

Pour se faire une idée de l’importance que prend la sauvegarde des espèces, il suffit de consulter dans le détail ce site:

http://www.naturefrance.fr/

On y trouvera entre autre que 31% des espèces en France et OM sont menacées justifiant ainsi une dépense de plus de 2 milliards d’euros par an…Cela fait cinquante ans que l’on crée des zones protégées et plus on en crée, plus le nombre d’espèces menacées augmente.

Faut-il s’en étonner quand il est indiqué qu’il y a plus de 16 000 espèces endémiques en France et OM? Naturellement la grand majorité d’entre elles se trouvent dans nos nombreuses iles Outre-mer sauf que la Guyane qui n’est pas une ile en compterait plus de 1500 à elle seule. Bien évidemment, il faut suivre de très près et en permanence toutes ces espèces endémiques dont la survie est menacée. Heureusement nos milliers de spécialistes ne mesurent pas leurs efforts et font de longs et pénibles voyages dans ces iles lointaines et peu accueillantes. Ils sauvent la planète.

108.  Claude C | 12/02/2017 @ 15:39 Répondre à ce commentaire

chercheur (#107),

Heureusement nos milliers de spécialistes ne mesurent pas leurs efforts et font de longs et pénibles voyages dans ces iles lointaines et peu accueillantes. Ils sauvent la planète.

Je compatis…bien sûr …!

109.  the fritz le testut | 12/02/2017 @ 15:57 Répondre à ce commentaire

Claude C (#108),

l’on crée des zones protégées et plus on en crée, plus le nombre d’espèces menacées augmente.

Oui chercheur a beaucoup d’humour , mais il y a une exception, cherchez laquelle !

110.  Gilles des Landes | 12/02/2017 @ 16:50 Répondre à ce commentaire

the fritz le testut (#106), s’agit-il de la transgression Dukerquienne ? Je suis également preneur d’infos

111.  the fritz le testut | 12/02/2017 @ 17:26 Répondre à ce commentaire

Gilles des Landes (#110),
Je mets ici un mail adressé à Cartésien sur TDF

Cartésien ,
L’extend des banquises est une chose, le volume des calottes une autre ; beaucoup de gens se rabattent sur ces deux données pour nous montrer que le climat se réchauffe et que les températures varient comme elles
Les données fiables sont très récentes et rentrent donc toutes dans la période de la sortie du dernier petit âge glaciaire ; à priori elles ne peuvent donc pas être une preuve du RCA et de l’action du CO2
Il faudrait une corrélation sur un laps de temps beaucoup plus long pour être sûr que cette corrélation est applicable pour les deux siècles passés ; certes sur des périodes dépassant la durée des cycles glaciaires cette relation existe et personne ne la conteste ; mais sur les 10000 ans suivant la sortie de la dernière glaciation qu’en est-il ?
Depuis l’optimum holocène , les optimums se suivent , mais globalement les températures baissent ; qu’en est-il du niveau de la mer ? J’ai pas l’impression que celui-ci baisse , j’ai plutôt l’impression qu’il monte, quelques soit les soubresauts de la baisse de températures depuis 10 000 ans ; je pense donc qu’il y a une variable qui est très mal prise en compte , c’est le rebond isostatique des terres autour de l’océan arctique
Je sais que tu viens régulièrement sur Skyfall, j’ai posé la même question à Nicias ; as-tu des données sur la baisse ou le relèvement du niveau de la mer sur les derniers 10 000 ans qu’on puissent extrapoler à l’ensemble des océans
L’enfoncement des deltas ( Nil , Po etc ..) est lié à d’autres problèmes bien sûrImageImage

Que ceux qui connaissent des références qui montrent que le niveau de la mer baisse depuis l’optimum holocène se manifeste

112.  chercheur | 12/02/2017 @ 18:46 Répondre à ce commentaire

JC (#105),

Je ne cherche pas à polémiquer, mais à comprendre comment fonctionne la recherche française publique dans ce domaine. Aussi j’aurais quelques questions.

Combien faut-il de publications, dans votre spécialité, sur une petite blatte de la Nouvelle Guinée pour estimer que l’on en sait assez sur son sujet?

Pourquoi un chercheur français va-t-il en Nouvelle Guinée pour étudier une petite blatte? Doit-on comprendre qu’un chercheur français peut, suivant ses désirs, estimer qu’une petite blatte à l’autre bout du monde n’a pas été assez étudié et trouver les financements publics pour partir l’étudier?

113.  the fritz le testut | 12/02/2017 @ 21:44 Répondre à ce commentaire

JC (#105), chercheur (#112),
Moi je veux bien que JC étudie des blattes à l’autre bout du monde ; qu’il se démerde pour trouver des fonds ; ce que je trouve minable , c’est que une multitude de journalistes n’attendent que ses conclusions pour alarmer le Français moyen; commençons par supprimer les journalistes et JC va peut-être orienter ses études vers autre chose de plus sérieux

114.  Araucan | 12/02/2017 @ 22:21 Répondre à ce commentaire

Nicias (#101), i
Il existe 4 cèdres (Atlas, Chypre , Liban et Himalaya) : il y a 4 espèces dans les classifications. Ils sont distincts ( populations séparées dans la nature) mais sont interfertiles. Les graines récoltées en jardin botanique sont des hybrides … Moins pour le cèdre de l’Himalaya donc le cycle est différent des autres) : on parle d’espèce collective, c’est assez fréquent chez les arbres.
Pour le rat en question, il n’est pas impossible que ses ancêtres soient arrivés sur des radeaux (seuls ou avec l’homme). Selon la population originelle, la spéciation a pu se faire assez vite…
En cherchant sur d’autres îles, on trouvera bien un autre rat qui lui sera apparenté…

Il y eut en leur temps nombre d’études faites sur des espèces qui se ressemblent pour voir si l’hybridation est possible (ex des pins européens) : l’hybridation est l’exception.
C’est encore plus le cas chez les mammifères.
Mais en biologie, il y a toujours des exceptions et des cas limite ou bizarres : c’est difficile à comprendre pour les physiciens.
Donc il vaut mieux se méfier de certains cas médiatisés. Et des espèces disparaissent sans que l’homme y soit pour rien… Comme les espèces sur une île basse qui se fait submerger.

115.  Araucan | 12/02/2017 @ 22:41 Répondre à ce commentaire

chercheur (#107),
Pour tester l’hybridation entre espèces ou sous-espèces, pas besoin de faire d’introductions dans la nature, le labo ou le jardin botanique ou zoologique suffisent !
Idem pour étudier une blatte, qui a certainement des caractéristiques intéressantes.

Et à propos, ce n’est parce que deux espèces se ressemblent qu’elles s’hybrideront ! Il y a une foultitude d’exemples ex : éléphants d’Afrique et d’Asie, cheval et zèbre, humains et chimpanzés (qui ont après séquençage, 99% d’ADN en commun, mais le même nombre de chromosomes , …..)
La barrière d’espèce est une réalité, sauf cas particuliers.
Il y a même des espèces dont les croisements ne se font plus entre représentants de ces espèces, parce que les organes floraux ne fonctionnent plus et que la multiplication ne se fait que par voie végétative (ex: bananiers en général ). Il n’ya donc que des clones … Chez les végétaux principalement…

116.  Cdt Michel e.r. | 12/02/2017 @ 23:22 Répondre à ce commentaire

Il y a même des espèces dont les croisements ne se font plus entre représentants de ces espèces, parce que les organes floraux ne fonctionnent plus

Essayez une fois de croiser un Saint-Bernard et une femelle Chihuahua, alors qu’ils appartiennent tous deux à la sous-espèce Canis lupus familiaris…

117.  chercheur | 13/02/2017 @ 1:04 Répondre à ce commentaire

Araucan (#115),

Je suis tout à fait d’accord avec vous…dans une science où ceux qui la pratiquent sont respectueux de l’approche scientifique.

Le problème est que dans le domaine qui nous préoccupe, tout n’est pas parfait, loin de là.

Certains spécialistes n’hésitent pas à dénoncer cette situation:

http://abacus.gene.ucl.ac.uk/jim/pap/isaac04.pdf

C’était en 2004. Depuis l’inflation du nombre d’espèces n’a pas diminué.

118.  Jojobargeot | 13/02/2017 @ 8:16 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#116), Effectivement, sans aller dans de telles extrêmes, ça pourrait donner ça:

https://www.youtube.com/watch?v=mIVInfN8IKg

🙂

119.  JC | 13/02/2017 @ 11:02 Répondre à ce commentaire

Chercheur :
« Certains spécialistes n’hésitent pas à dénoncer cette situation:
http://abacus.gene.ucl.ac.uk/jim/pap/isaac04.pdf
C’était en 2004. Depuis l’inflation du nombre d’espèces n’a pas diminué. »

Merci pour l’article.
Finalement, le pb n’est pas la définition du mot espèce (qui est relativement claire), mais la façon dont certains biologistes vérifient, en étudiant un organisme, s’ils appartiennent à telle ou telle espèce.

En ce qui me concerne, je ne suis jamais allé en Papouasie-Nouvelle Guinée, j’étudiais cette petite blatte en labo en France : il s’agissait de décrire son comportement sexuel et d’étudier les phéromones. Cette petite blatte a une particularité : elle était vivipare, elle met au monde les petits qui sortent « finis » et autonomes à la queue leu leu de l’abdomen de la mère. C’était de la recherche fondamentale.
http://www.lemonde.fr/big-brow.....32693.html

121.  Nicias | 13/02/2017 @ 12:39 Répondre à ce commentaire

JC (#119),

je ne suis jamais allé en Papouasie-Nouvelle Guinée

Essayez d’obtenir un budget. Je vous conseille ce coin là.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Province_ouest
C’est pratiquement qu’un parc naturel. Moins de 2 h/km2, de la végétation tropicale et probablement une pléthore d’espèces à découvrir.

122.  the fritz le testut | 13/02/2017 @ 15:26 Répondre à ce commentaire

Nicias (#120),
Quel que soit la région côtière considérée, la remontée post-glaciaire
du niveau de la mer présente les caractères suivants : (i) des vitesses d’élévation décroissantes
avec un ralentissement notable vers 7-6 000 ans cal. BP ; (ii) une hausse inférieure ou égale à
1 mm.a-1 au cours des 7-6 000 dernières années ; (iii) l’absence d’une phase de haut niveau
marin supérieur à l’actuel ; (iv) l’absence d’oscillations significatives faisant alterner phases
transgressives et régressives au cours de l’Holocène.

ÉVOLUTION DU NIVEAU MARIN RELATIF À L’HOLOCÈNE LE LONG DES
CÔTES FRANÇAISES DE L’ATLANTIQUE ET DE LA MANCHE :
RÉACTUALISATION DES DONNÉES PAR LA MÉTHODE DES « SEA-LEVEL
INDEX POINTS »
Pierre STÉPHAN1 & Jérôme GOSLIN1
https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01102292/file/Stephan%26Goslin_2014_doc%20auteur.pdf

123.  chercheur | 13/02/2017 @ 16:00 Répondre à ce commentaire

JC (#119),

Merci pour votre réponse qui montre que l’on peut toujours faire de la recherche fondamentale sur des êtres vivants sans se sentir obligé de les étudier dans leur milieu naturel.

En lisant votre lien, je me suis demandé pourquoi cette recherche indienne a fait le tour du monde. Avez-vous une explication?

Pour revenir sur la définition de l’espèce, je n’ai jamais contesté la pertinence du concept biologique d’une espèce, mais les pratiques de la plupart des spécialistes de ces questions.
Je trouve incroyable que dans le cas du rat sur la petite ile dont on a parlé, à la suite d’un rapport préconisant de considérer cette espèce comme éteinte au niveau local et non au niveau global, l’IUCN décide de considérer cette espèce éteinte au niveau global.

J’ai longuement étudié les publications de l’IUCN qui répertorie un peu plus de 1 700 000 espèces.

L’IUCN en 1996-1997, recensaient 1021 espèces disparues, 641 animaux et 380 plantes depuis l’an 1600.

On s’étonnera de trouver quelques années plus tard:

En 2013, l’IUCN recensait 860 espèces disparues, 741 animaux et 119 plantes depuis l’an 1500.
En 2014, l’IUCN recensait 880 espèces disparues, 752 animaux et 128 plantes depuis l’an 1500.
En 2015, l’IUCN recensait 899 espèces disparues, 763 animaux et 136 plantes depuis l’an 1500.
En 2016, l’IUCN recensait 928 espèces disparues, 777 animaux et 151 plantes depuis l’an 1500.

Combien d’espèces comme notre rat se trouvent dans les espèces disparues.

Mais ce qui est effarant, c’est quand tous les grands experts mondiaux nous parlent de l’existence de dizaines de millions d’espèces dans la nature et de dizaines de milliers d’extinctions tous les ans provoquant ainsi la sixième extinction de masse. Qui sont-elles, où sont-elles, ils sont bien incapables de le préciser. Mais il faut les croire, ce sont des experts mondiaux.

Là encore, certains spécialistes dénoncent de telles dérives, mais ils sont rares et surtout sont au ban de leur corporation.

Climatologues, écologues, mêmes combats mais surtout même pseudo-science.

124.  the fritz le testut | 13/02/2017 @ 18:01 Répondre à ce commentaire

chercheur (#123),
Rappelez vous le Coelacanthe

126.  the fritz le testut | 13/02/2017 @ 18:54 Répondre à ce commentaire

Nicias (#120),
Ton papier , enfin l’un des deux , se base sur la stabilité tectonique de l’Australie , pour prendre pour argent comptant des données concernant les récifs et autre sédiments récents relatives aux variations globales du niveau de la mer
je viens de tomber sur cet article
http://information.tv5monde.co.....gps-121100

Le gouvernement australien prévoit de modifier les coordonnées géographiques officielles du pays-continent, début 2017. Le but : s’adapter à son évolution géologique.

.

L’Australie, elle, se déplace chaque année de 7 cm vers le Nord, entrant en collision avec la plaque Pacifique qui file vers l’Ouest à la vitesse de 11 cm/an, selon les explications de Dan Jaksa, de l’Institut australien de sciences géophysiques (lien en anglais). Interrogé par l’Australian Broadcasting Corporation (lien en anglais), il explique que le pays se situe sur la plaque continentale la plus rapide au monde

Bon , on ne parle que de déplacement horizontal, mais si l’on rentre en collision avec une autre plaque , en principe cela se passe mal question de stabilité verticale aussi

127.  Nicias | 13/02/2017 @ 19:28 Répondre à ce commentaire

the fritz le testut (#126),

C’est pas de ma faute si notre rongeur disparu habitait par là :

Oui ça bouge … surtout avec les séismes.

128.  Nicias | 13/02/2017 @ 20:02 Répondre à ce commentaire

the fritz le testut (#122),

du niveau marin relatif

Et tu la ramène avec la tectonique des plaques. Au moins dans le nord de la France les effets du rebond isostatique sont important (ce doit être le bourrelet à la limite des glaciers) . Mais je vais lire çà. Mon opinion est que la quasi-totalité des glaciers actuels avait fondu à l’époque de l’optimum de l’holocène. 1 il faisait plus chaud pour faire fondre ces glaciers 2 il faut bien que l’eau aille dans les océans.

129.  the fritz le testut | 13/02/2017 @ 20:10 Répondre à ce commentaire

Nicias (#127),
Le rongeur , c’est pas mon problème; mon problème c’est que le niveau de la mer monte depuis 7000 ans alors que la température baisse ; il y a donc une autre cause que la dilatation thermique des océans ou la fonte des calottes ; et quand on me justifie le réchauffement à cause de la montée du niveau de la mer , je dégaine

130.  chacalou | 13/02/2017 @ 20:14 Répondre à ce commentaire

chercheur (#123),

Vous avez une référence pour vos chiffres???

131.  JC | 13/02/2017 @ 20:15 Répondre à ce commentaire

Il y a aussi l’activité des dorsales océaniques qui joue un rôle sur l’eustatisme.

132.  Nicias | 13/02/2017 @ 20:37 Répondre à ce commentaire

Je cherchais un troisième article sur le niveau de la mer pour The Fritz dans ce coin de pacifique (~1m de plus à mon souvenir) mais je ne l’ai pas retrouvé.

Pour JC, Araucan et Chercheur si cela vous amuse. Il s’agit des deux espèces de « rat » (c’est pas un rat en fait mais moi je m’en fout) similaire à celui « disparu » que l’on trouve en Australie :
http://www.skyfall.fr/wp-conte.....-frost.pdf

Ceci c’est pour Gilles enfin peut être. Des histoires de sable, d’érosion et de niveau de la mer :
http://www.skyfall.fr/wp-conte.....ghness.pdf
http://www.skyfall.fr/wp-conte.....sponse.pdf

133.  Nicias | 13/02/2017 @ 20:42 Répondre à ce commentaire

the fritz le testut (#129),

Mais on a des endroits ou ça a rebaissé depuis le milieu de l’holocène. Beaucoup d’endroits. Après bon c’est work in progress depuis pas mal de temps.
Le rongeur, je m’en fout aussi. C’est juste une question, qui comme diraient les militaires, fait la bite sur un paquet de sujets.

134.  the fritz le testut | 13/02/2017 @ 21:36 Répondre à ce commentaire

Nicias (#133),
Je ne sais pas si je vous ai déjà mis ce lien , cela vaut peut -être la peine de mettre l’image ( je n’y arrive pas) cela montre clairement que dans les pays du nord où il y avait des calottes , le niveau de la mer baisse , ou si vous voulez les terres se soulèvent ; et dans le sud c’est l’inverse , sauf complication tectonique
http://www.sonel.org/-Vertical.....mate-.html?

135.  Cdt Michel e.r. | 13/02/2017 @ 22:22 Répondre à ce commentaire

the fritz le testut (#134),

Afficher l’image ne sert guère, sauf à donner l’envie d’aller sur le site pour avoir une image « zoomable ».

136.  chercheur | 14/02/2017 @ 0:00 Répondre à ce commentaire

chacalou (#130),

Oui, je les ai sauvegardées en PDF. Si vous me communiquez votre email, je vous les adresserai avec plaisir.