Le Faiseur d’opinion


Par Lawrence Solomon

• • • • •

A Wikipedia, un homme dirige le débat sur le réchauffement climatique et à sa manière.

Après Al Gore, William Connolley pourrait être la personne la plus influente au monde dans le débat sur le réchauffement global. Il a un doctorat en mathématiques et travaille comme modélisateur du climat mais cette profession n'explique pas son influence. Les doctorats sont courants et de toute façon, il est un scientifique de rang moyen au sein du British Antarctic Survey, l'agence pour laquelle il a travaillé jusqu'à récemment.

D'après son site web, il est conseiller municipal au village de Coton en Grande Bretagne et gouverneur de l'école du village mais aucun de ces postes n'amène à une gloire internationale. Pas plus que ses cinq tentatives échouées en tant que représentant du Parti Vert aux élections du Conseil du District de Cambridgeshire et du Conseil du Compté de Cambridgeshire du Sud.

Mais Connolley est un ponte sur Wikipedia, qui l'honore d'une biographie détaillée, honneur que Wikipedia n'a pas accordé au chef de Connolley au British Antarctic Survey. Ni au chef de son chef. Ni au chef du chef de son chef ou au chef du chef du chef de son chef, malgré leurs parcours scientifiques impressionnants. Les opinions de William Connolley, par contre, comptent énormément à Wikipedia, même si certains pourraient penser qu'elles n'en méritent pas l'attention. "Son opinion est qu'il y a un consensus au sein de la communauté scientifique sur les sujets concernant le changement climatique tels que le réchauffement global et que les différents rapports du GIEC résument ce consensus", affirme sa page Wikipedia, dans la section "Biographie".

Connolley n'est pas seulement un ponte sur Wikipedia pour sa biographie mais aussi en tant qu'administrateur avec un pouvoir éditorial inhabituel. En utilisant ce pouvoir, ce scientifique quarantenaire d'importance mineure s'arroge le droit de démolir des scientifiques de renom. Parce que Wikipedia est devenu la seule plus grosse source de références au monde, et que le réchauffement climatique est un des sujets les plus recherchés, le pouvoir de contrôler l'information sur Wikipedia en attaquant des scientifiques qui font autorité n'est pas anodin.

Un tel scientifique est Fred Singer, premier directeur du Service National de Météorologie par Satellite américain, récipiendaire d'une médaille de la Maison Blanche pour avoir conçu les premiers satellites ; récipiendaire d'une médaille de la NASA pour ses recherches sur les nuages – en résumé, un scientifique aux états de service impressionnant qui est tout ce que Connolley n'est pas.

Sous la supervision de Connolley, Singer est dénigré sans relâche, et ce depuis des années, comme un farfelu qui croit à l'existence de Martiens et un vendu à la solde de l'industrie du pétrole. Quand un dénigrement est inapproprié ou quand un Wikipedien neutre essaye de corriger ce dénigrement, Connolley et sa clique sont là pour supprimer la correction en renvoyant souvent le wikipédien dans ses cordes.

Wikipedia possède un ensemble de règles que les éditeurs sont sensés suivre, ainsi qu'un code de bonne conduite. Ces règles et codes ne s'appliquent pas à Connolley ou à ceux qui ont sa faveur.

"Les conneries de Peiser n'ont pas à être ici," écrivit Connolley il y a quelques semaines, en rabaissant un Wikipedien pendant une "guerre d'édition" comme c'est appelé à Wikipedia. Dans une telle guerre, chaque antagoniste change le contenu d'une page de Wikipedia de la version adverse en la sienne, souvent à une vitesse étourdissante (deux lecteurs, atterrissant sur la même page à quelques secondes d'intervalle, peuvent lire deux informations complètement différentes). Dans le cas de Peiser, un Wikipedien a stoppé la guerre en gelant les pages pour prévenir d'autres altérations en attendant que la dispute se résolve. Quand de telles occasions se présentent, les lecteurs sont avertis que la page fait l'objet d'une guerre d'édition et que Wikipedia ne cautionne pas la version gelée actuelle. Au grand dam de Connolley, la version figée semait le doute sur le prétendu consensus sur le changement climatique. Bien qu'elle ait été écrite selon les règles de Wikipedia, Connolley intervint pour la supprimer et assurer que les lecteurs de Wikipedia ne voient que la version qu'il souhaite qu'on voie.

Peiser est Benny Peiser, un scientifique britannique qui a réfuté de manière convaincante une étude par Naomi Oreskes affirmant n'avoir trouvé aucune publication scientifique qui contredit le consensus sur le changement climatique. L'étude d'Oreskes, citée par Al Gore dans son film, Une Vérité qui Dérange, est une profession de foi pour de nombreux prêcheurs de l'apocalypse climatique et préservée de toute critique par Connolley et al. A l'inverse, Peiser et d'autres critiques d'Oreskes sont salis.

Connolley et sa clique ne font pas que juste éditer les biographies de scientifiques activement impliqués dans le début sur le réchauffement climatique. Les scientifiques qui travaillent dans des domaines différents mais qui ont trouvé des conclusions mettant en cause indirectement l'orthodoxie du changement climatique, vont également être dénigrés. Ainsi que les non-scientifiques et les organisations qu'ils désapprouvent. N'importe quelle référence n'importe où dans les 2.5 millions de pages de Wikipedia en langue anglaise, qui sème le doute sur les conséquences du réchauffement climatique sera soumise à la censure par Connolley.

Connolley n'est plus modélisateur du climat. Il travaille maintenant en tant qu'ingénieur informaticien pour l'entreprise Cambridge Silicon Radio. Et en tant qu'ingénieur d'opinion à Wikipedia.

Source

,

90 réponses à “Le Faiseur d’opinion”

  1. ah oui, en effet, sur sa page Wiki, Singer en prend pour son grade…
    je me suis amusé à éjecter la mention comme quoi il aurait accepté 10000$ d’Exxon, juste pour rire…

  2. Cet article me sidère !

    Le débat scientifique est tombé bien bas.
    En fait, ce n’est plus depuis longtemps un débat scientifique.

  3. @2
    C’est sidérant en effet mais ce n’est pas vraiment un scoop.
    Que Connolley soit administrateur chez Wiki et qu’il assaisonne le traitement du RC sur Wikipedia à sa sauce, c’est connu depuis longtemps. Je l’ai signalé déjà il y a un an 😉

    Par contre, l’info amusante que je ne connaissais pas, c’est vers la fin où on apprend que notre « spécialiste du climat » se retrouve ingénieur informaticien: c’est presque prophétique ce que j’ai dit il y a un an. Lol.

  4. Je ne sais pas pourquoi, pourtant j’ai essayé X fois, mais quand j’ai un doute scientifique je ne vais plus sur WIKI, je vais chez le coiffeur

  5. l’annotation sur les 10000 dollars d’Exxon a réapparu, comme c’est étrange…
    …et je viens de l’éjecter à nouveau !
    smile

  6. @6 ca ne sert strictement à rien ce que tu fais. Il faut donner un motif à ta suppression, cf la page « history« .

  7. C’est vrai que c’est un peu décevant… Wiki peut pourtant souvent s’avérer une bonne source pour des infos scientifiques de base. Je crois que ça commence surtout à déconner quand on rentre dans des sujets polémiques…

  8. @7.
    oui je sais, mais à voir monsieur ( avec un petit m) Connelly remettre en personne la mention à 7h22 du mat’, nous prouve bien la pauvreté de son existence… si cette mascarade du RC s’arrête !

  9. Ce n’est pas Wikipedia qui accorde de la notoriété à une personne, mais la personne elle-même qui se met en valeur dans une biographie qu’elle rédige elle-même sur Wiki. On ne peut donc s’en prendre qu’à Connolley pour sa présence ostentatoire sur Wiki.

  10. Oui, Fred Singer : un spécialiste du lobbying
    Comme souvent, on retrouve ce monsieur aussi parmi les amis des marchants de tabac.

    Quant à la réfutation de Benny Peiser, il est assez piquant de lire ce qu’il en dit lui même

    Pour le reste wikipédia est une farce, n’importe quel groupe un peu organisé est susceptible d’en pervertir le contenu. Après ce n’est qu’une question de rapport de force.

  11. Au fait quelqu’un connaît-il les arcanes de wikipedia, au niveau de la modération.

    Parce ce que ce qu’ils écrivent au sujet du RC, c’est quand même une sacrée propagande.
    Par exemple, à la fin du lien, ils parlent du film d’Al Gore sans citer le fait que qu’un juge a relevé des erreurs factuelles et a obligé ceux des profs en GB qui diffusent le film aux élèves de mentionner que c’est un film non objectif et de fournir un contrepoids. Par contre, quelques lignes plus loin, pour descendre en flamme la Grande Arnaque du RC, alors là, ils ne se gênent pas. Ce genre de gros mensonge par omission est typique de la FARCE.

    Ce n’est pas étonnant vu que le grand manitou du wiki anglais sur tout ce qui concerne le RC est Connolley.
    J’ai déjà fait des modifs sur wiki mais souvent, ça saute, à la discrétion du modérateur. Il faudrait qu’on unisse nos efforts pour corriger leurs textes et s’arranger pour que les corrections restent.
    Si quelqu’un a des idées sur la meilleure approche…

  12. Je ne veux pas faire de polémique. Pour Wikipedia, les adresses IP peuvent être bloqués pour un temps donné par un modérateur, tout comme un compte. Il est donc facile de faire des modifs, mais il est tout aussi facile de se sauter si les modifs ne plaisent pas.

  13. P.S. : Même si vous devez l’avoir lu, vous n’avez qu’à voir le dernier paragraphe de la biographie de Connoley dans wikipedia.

  14. @miniTAX,
    L’article de Wiki est noté comme ceci :
    « Cet article est en cours de relecture depuis le 31 aout 2008 par Manu (discuter), participant à l’atelier d’écriture. »

    Tu as aussi sur Wiki un article sur les controverses du réchauffement climatique !

    Manque plus que la controverse des controverses. Ya du boulot !

  15. @jmr,

    Cet article sur les controverses est entièrement à sens unique, ne reprenant que certaines mises en cause du consensus, pour les réfuter immédiatement sans preuves à l’appui.
    La plupart du temps, Wiki est relativement neutre, mais on sent bien qu’il y a une « direction » lorsqu’il s’agit de RC.

  16. Je suis entrain de lire le livre de Lee Smolin, Rien ne va plus en physique. De prime abord, on pourrait croire que cela n’a rien avoir avec la climatologie. Et pourtant!

    Voici un extrait du livre, concernant l’attitude des physiciens qui travaillent sur la théorie des cordes:

    Je vais brièvement résumer tout ce que je viens de dire. La discussion a mis au jour sept aspects inquiétants de la communauté de la théorie des cordes :

    1. Une énorme confiance en soi qui donne le sentiment d’être élu et d’appartenir à une communauté d’élite.
    2. Une communauté inhabituellement monolithique qui manifeste un sens fort du consensus, que celui-ci s’appuie sur des preuves ou non, et une uniformité inhabituelle des opinions sur les questions posées. Ces opinions semblent être liées à l’existence d’une structure hiérarchique où les idées de quelques leaders dictent le point de vue général, la stratégie et la direction que doit prendre le développement du champ de recherche.
    3. Dans certains cas, une sensation d’appartenance au groupe semblable à l’identification à une foi religieuse ou un parti politique.
    4. Un sentiment fort de la frontière entre le groupe des initiés et les autres experts.
    5. Un mépris et une absence d’intérêt pour les idées, les opinions et le travail des scientifiques qui ne font pas partie du groupe, et une posture qui ne permet de discuter qu’avec les autres membres de la même communauté.
    6. Une tendance à interpréter les indications de façon optimiste, de croire aux interpréta-tions exagérées des résultats, et de négliger la possibilité que la théorie puisse se révéler fausse. Ceci vient de pair avec une tendance à croire que les résultats sont vrais parce que « tout le monde y croit », même si l’on n’a pas vérifié (ni même vu) la preuve respective.
    7. Un manque d’appréciation de la mesure du risque que le programme de recherche doit faire intervenir.

    Cela ne vous rappelle rien? smile

  17. Un dernier extrait qui illustre bien la pensée de groupe:

    J’ai une grande confiance en mes amis théoriciens des cordes. Je crois qu’en tant qu’individus, ils ont presque tous un esprit ouvert, qu’ils savent s’autocritiquer et qu’ils sont individuellement moins dogmatiques qu’en groupe.
    Comment donc une communauté peut-elle agir d’une façon si contraire à la bonne volonté et aux bonnes intentions de ses membres ?
    Il s’avère que les sociologues n’ont aucune difficulté à reconnaître ce phénomène. Celui-ci afflige les communautés d’experts de haut niveau, qui, par la force des choses ou consciemment, ne communiquent qu’entre eux. Il fut étudié dans le contexte des agences de renseignement, des agences gouvernementales et des grandes sociétés. Comme les conséquences en furent parfois tragiques, il existe une importante littérature sur ce phénomène appelé « pensée de groupe ».
    Un psychologue de Yale, Irving Janis, qui a inventé ce terme dans les années 1970, définit la pensée de groupe comme « un mode de pensée auxquels les gens s’engagent quand ils sont profondément compris dans un groupement cohésif, où les aspirations des membres à l’unanimité l’emportent sur leur motivation d’évaluer de façon réaliste et raisonnable les différentes directions alternatives du développement18 ». Selon cette définition, la pensée de groupe surgit seulement quand le degré de cohésion est élevé. Elle exige que les membres partagent un fort sentiment de solidarité « entre eux » et un désir de maintenir les relations à l’intérieur du groupe quel qu’en soit le coût. Quand des collègues fonctionnent dans le mode de pensée de groupe, ils appliquent automatiquement le principe de « préservation de l’harmonie du groupe » à toute décision qu’ils prennent19.
    Janis étudiait les échecs de la prise de décision par les groupes d’experts comme les exilés cubains de la Baie des Cochons. Ce terme fut ensuite appliqué à beaucoup d’autres exem-ples, y compris la responsabilité de la NASA dans le désastre de Challenger, l’échec de l’Occident de ne pas avoir prévu la désintégration de l’Union Soviétique, l’échec des com-pagnies automobiles américaines de ne pas avoir prévu la demande pour des voitures plus petites et, plus récemment – et peut-être de façon plus scandaleuse – la hâte de l’administration Bush d’entrer en guerre sur la fausse croyance que l’Irak possédait des armes de destruction massive.
    Voici une description de la pensée de groupe, extraite du site web de l’université d’État d’Oregon, qui concerne la communication :
    Les membres de la communauté qui manifestent la pensée de groupe se voient eux-mêmes comme faisant partie d’un clan fermé, qui est en lutte contre l’extérieur du clan, celui-ci étant opposé à leurs fins. On peut dire qu’un groupe manifeste la pensée de groupe si :

    1. Il surestime son invulnérabilité ou sa haute posture morale.
    2. Il rationalise collectivement les décisions qu’il fait.
    3. Il diabolise ou caricature ceux qui sont hors du groupe et leurs leaders.
    4. Il a une culture d’uniformité, où les individus s’autocensurent et censurent les autres pour maintenir la façade unanime du groupe.
    5. Il comprend des membres qui prennent sur eux la décision de protéger le leader du groupe en gardant l’information hors de sa portée, que ce rôle leur appartienne ou pas20.

    Cela ne correspond pas de façon parfaite à ma caractérisation de la culture de la théorie des cordes, mais c’est néanmoins assez proche de celle-ci pour qu’on s’en inquiète.

  18. Et voici un aperçu de la sociologie de certains scientifiques :

    Les membres de la communauté qui manifestent la pensée de groupe se voient eux-mêmes comme faisant partie d’un clan fermé, qui est en lutte contre l’extérieur du clan, celui-ci étant opposé à leurs fins. On peut dire qu’un groupe manifeste la pensée de groupe si :

    1. il surestime son invulnérabilité ou sa haute posture morale
    2. il rationalise collectivement les décisions qu’il fait
    3. il diabolise ou caricature ceux qui sont hors du groupe et leurs leaders
    4. il a une culture d’uniformité, où les individus s’autocensurent et censurent les autres pour maintenir la façade unanime du groupe
    5. il comprend des membres qui prennent sur eux la décision de protéger le leader du groupe en gardant l’information hors de sa portée, que ce rôle leur appartienne ou pas. (p. 373)

    « La tendance d’un groupe humain à se mettre rapidement à croire quelque chose que les membres individuels du groupe, plus tard, verront comme évidemment faux est réellement ahurissante ». (p. 389)

    Le cri de la vérité est-il audible ?

  19. J’étais aujourd’hui dans un groupe « de réflexion » hétérogène et j’ai été assez étonné de voir que plusieurs personnes prenaient maintenant des pincettes avec le changement climatique tel qu’annoncé, en introduisant toujours dans leur discours l’incertitude (alors qu’il y a quelques temps le doute n’était pas de mise) . Un membre d’une organisation qui travaille sur le changement climatique a par contre rappeler le caractère « sûr » du réchauffement des températures.
    En gros, c’est le seul argument qui reste, même si vous le conviendrez, il a aussi du plomb dans l’aile (du moins un peu).

    Et j’ai aussi l’impression que le « développement durable » devient une véritable religion, vu ce que j’ai entendu, il a de l’avenir, car toute l’économie aussi bien publique que privée s’y accroche comme à son dernier souffle.

  20. @22_Chria

    Un membre d’une organisation qui travaille sur le changement climatique a par contre rappeler le caractère “sûr” du réchauffement des températures.

    Sur la base de quelles données empiriques? Comment ont-elles été collectées? Nonobstant ces interrogations légitimes, il faut forcément s’en remettre à ce que l’on a comme données. Personne n’étant un thermomètre universel, il pour ce faire s’en remettre à des sources. Or selon celles-ci, ce que l’on a comme données, c’est notamment ceci :

    Et cela est montré…

  21. @Sirius,
    Vous ne vroyez quand même pas que cette personne a sorti des preuves ? Les modèles, voyons, les modèles. Et des beaux discours.

  22. @24
    Je croyais que la température est déterminée par des mesures et non par des modèles ???

  23. Recette : L’épouvantail climatique.
    Ingrédients : un peu de Hockey Stick; du jus de AGW; un soupçon d’écologie profonde; une bonne quantité d’extrapolations hardies; quelques connaissances en écologie et océanologie; quelques bons faits qui témoignent que la nature change (il suffit de l’observer!) et qui ont le goût que l’on aime. Mélangez tous ces ingrédients dans un grand chaudron, cuire à feu vif (mais pas trop!) pendant quelques mois, mélangez encore avant de servir. Le résultat est décrit ici.

    Moi je blague bien sûr mais pas le chef…

  24. @Sirius,

    Question: jusqu’où ira la « dissonance cognitive » (dans le temps on disait c…nerie) humaine ? Surtout si elle est politiquement valorisée…

  25. IMPORTANT : vidéo récent de Michael Crichton.
    Voir Michael Crichton on Environmentalism as a Religion. L’auteur répond de manière rationnelle et humble à quelques questions perspicaces de jeunes personnes intéressées à la cause environnementale. À partir de ce lien, d’autres documents sont disponibles.

  26. @Sirius,

    Extrait de votre lien :

    Les répercussions se font sentir jusqu’à la côte est américaine où des écosystèmes marins de Caroline du Sud se trouvent bousculés. L’étude publiée dans la revue Ecology montre que de nombreuses espèces végétales et animales se déplacent.

    Ainsi, des algues microscopiques de l’océan Pacifique ont réapparu dans l’Atlantique Nord ces dix dernières années après plus de 800 000 ans d’absence.

    Si le climat varie perpétuellement (c’est le cas), alors les espèces bougent ne serait-ce que parce qu’elles se reproduiront plus là où les conditions leur sont plus favorables… Les espèces n’ont pas arrêté de bouger depuis la fin de la dernière période glaciaire.

    L’exemple est savoureux : depuis 800 000 ans , ces algues n’étaient plus dans l’Atlantique Nord, bien que de nombreuses alternances de périodes chaudes et froides se soient produites (et certainement de modifications des courants marins).

    Actuellement ces courants ne se sont pas modifiés : comment ces algues sont arrivées ? pas par les modifications de courants, il n’y en a pas eu.
    Cherchons une explication simple : ne seraient pas plutôt que ces algues sont arrivées avec les bateaux qui ne cessent de circuler et se sont adaptées à l’Atlantique Nord (eaux de ballast et coques) ? C’est le vrai changement de ces 800 000 dernières années… et c’est certainement plus probable.

    Donc c’est un mauvais exemple même s’il a été choisi pour impressionner les foules alors qu’on ne sait pas dans quelles zones latitudinales ces algues du pacifique vivent…ni pourquoi elles ont disparu de l’Atlantique il y a 800 000 ans.

  27. @30_Araucan

    […] [ne serait-ce pas plutôt] que ces algues sont arrivées avec les bateaux qui ne cessent de circuler et se sont adaptées à l’Atlantique Nord (eaux de ballast et coques) ? C’est le vrai changement de ces 800 000 dernières années…

    Alors là, vous m’épatez, vraiment. Votre hypothèse est la plus simple et plus plausible étant donné ce que l’on connaît du trafique maritime contemporain. Malheureusement, elle est trop simple aux yeux des réchauffistes : ils doivent souvent faire compliqué parce qu’ils doivent passer par la théorie du réchauffement climatique d’origine anthropique. Ce qui entre nous demande parfois une bonne dose d’imagination. Bref, leur problème, c’est qu’il leur faut expliquer le monde sensible par le monde des idées… (Il y a des précédents historiques de tel carcan conceptuel : Platon d’Athènes (427-348 av.J.-C.) dans le Timée posa sans preuve empirique aucune que le mouvement réel des corps célestes est circulaire et uniforme. On connaît la suite…)

  28. @Sirius,

    Le problème ce n’est pas d’avoir des idées, c’est d’arriver à vérifier leur pertinence dans le monde réel. C’est le gros problème de la théorie du RCA, c’est devenu un concept-valise (comme le développement durable) et tout le monde y met ce qu’il veut. C’est surtout une explication facile et qui est susceptible d’attirer les médias et les politiques, donc on la glisse dans n’importe quoi.
    L’autre problème touche à la déformation des interprétations, consciente ou inconsciente des phénomènes observés et manifestement le système de revue par les pairs montre ses limites…(voir le site Climate audit). par ailleurs, la mise à disposition via internet des données est un moyen puissant de relecture et de discussion même s’il y a un coté pot de terre contre le pot de fer.

    La seule question, c’est de savoir quand on arrivera à saturation et cela peut mettre longtemps…

  29. Par les idées, je désignais non pas les produits de notre imagination, mais les « modèles parfaits, éternels et immuables » de la philosophie de Platon, telle la définition mathématique du cercle, point de départ de tout objet circulaire… Mais bon, cela n’a qu’une importance secondaire ici. À propos, je suis tombé aujourd’hui par hasard sur cette dépêche faisant état d’une proposition (Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie,Monaco ) qui, bien que discutable sur plusieurs plans, vise à mettre un peu d’ordre dans le salmigondi des recherches souvent farfelues des réchauffistes de tout bord.

  30. @Sirius,

    La pensée grecque n’était pas exempte de pensée magique, même si elle tendait à s’en défaire…
    La formule du gaz parfait a été féconde…

    J’ai posté la même dépêche dans la liste Réchauffement sans précédent en Arctique : si le regroupement des recherches peut permettre de gagner sur certains cotés (accès aux données, réseaux), cela génère aussi de la pensée unique car tous ceux qui travaillent le système mis en place ont alors intérêt à ce qu’il se poursuive et au bout d’un moment disent la même chose pour ne pas être exclus des financements : cela permet d’évacuer le débat… On crée un club…

  31. @Araucan,

    Le « club » existe déjà… vu qu’il n’y a pas des dizaines de sources de financement…et la pensée unique bas son plein.
    Si les données circulent vraiment librement (mais j’en doute, vu la tendance naturelle du scientifique d’aujourd’hui à retenir au maximum l’information sur les données pour pouvoir l’exploiter lui-même avec un maximum de publications avant que les autres puissent le faire…), alors on y aura beaucoup gagné.
    …. j’ai vu beaucoup d’initiatives dans les réseaux scientifique pour « faciliter l’accès à la donnée »… la plupart n’ont pas accouché de grand-chose…

  32. @35_laurent
    Et certains chercheurs semblent manifestement considérer les données qu’ils possèdent comme leur propriété privée, bien que leur travail soit financé par des deniers publics. Voir ce lien (Steve McIntyre) pour se rendre compte que l’information scientifique ne circule pas aussi facilement que l’on l’aimerait en science, à tout le moins dans l’étude du climat…

  33. Un article intéressant sur Patrick Moore dans l’édition de dimanche du Matin. Le Matin est un des journaux les plus lus en Suisse romande. Je n’ai aucune estime pour ce journal, qui fait en général dans la démagogie et le sensationnel, mais j’apprécie quand des articles vont à l’encontre de l’écologiquement correct.
    Difficile à dire si cet article, qui n’est pas le premier dans son genre, est le début d’un revirement de la part des médias, ou si ce n’est qu’une exception.

    http://www.lematin.ch/fr/actu/….._10-312981

    Je recopie l’article ici, car je ne sais pas si il sera encore disponible dans les prochains jours:

    Patrick Moore: «Oui, j’estime que Greenpeace se trompe»

    Patrick Moore est l’un des grands pourfendeurs de ce qu’il appelle l’«environnementalisme religieux à la Greenpeace». Fait piquant: il était l’un des fondateurs de l’organisation écologiste. Rencontre avec une figure très controversée qui prône l’énergie nucléaire, les OGM et le PVC. Bref, selon lui, un développement durable qui réintègre la science et l’être humain.

    Catherine Riva – le 15 novembre 2008, 19h48
    Le Matin Dimanche

    Patrick Moore est une bête noire du mouvement environnementaliste. Ce Canadien de Vancouver critique régulièrement Greenpeace qu’il accuse de désinformer et de propager une vision de l’environnement qui ne prend absolument pas en compte les besoins de l’humanité. Ses propos sont chaque fois récusés par le mouvement écologiste: il est accusé de «traîtrise», de «propagande» et de «pseudoscience» et affublé volontiers d’un grand nez de Pinocchio. Pis: on débat même de sa personne sur Facebook! Sans oublier le site Internet américain Lobbywatch qui lui reproche ses liens avec l’industrie nucléaire.

    La virulence des échanges s’explique probablement par le passé de Patrick Moore, aujourd’hui conseiller en politique environnementale auprès de grandes entreprises par le biais de sa société Greenspirit Strategies. Et en communicateur averti, il ne manque jamais de souligner son passé: Greenpeace, il connaît, puisqu’il a été cofondateur du mouvement en 1971 et l’un des hauts responsables de Greenpeace International et de Greenpeace Canada.

    «Des affirmations sans fondement»
    L’expédition mythique en Alaska contre les essais nucléaires militaires américains, il y était. Les premières chasses aux baleiniers à bord des Zodiac, il les coordonnait. Mais que peut-il bien reprocher aujourd’hui à Greenpeace, alors que les positions et les expertises de l’organisation trouvent de plus en plus d’écho auprès des politiciens et dans les médias? Pour lui, Greenpeace «se trompe sur les questions d’énergie» et propage «la panique» à coup d’«affirmations sans fondement».

    Le Canadien prétend qu’il a claqué la porte en 1986 parce qu’il ne pouvait plus cautionner la politique du mouvement: «En 1982, j’ai découvert la notion de développement durable à Nairobi et compris qu’il était temps d’abandonner la confrontation. La plupart des positions de Greenpeace consistaient juste à «être contre» et semblaient nier une réalité majeure: 6 milliards d’êtres humains en quête de nourriture, d’énergie et de matériaux pour survivre. La direction de l’organisation se concentrait uniquement sur l’environnement, comme si l’humanité n’en faisait pas partie.»

    Du côté de Greenpeace, on affirme que Patrick Moore est parti parce qu’il s’était retrouvé sur la touche en raison de son attitude despotique et de son manque de sens tactique.

    Trouver un équilibre entre les enjeux
    Le plaidoyer du Canadien pour un environnementalisme qui tienne compte des besoins de l’humanité passe aussi par l’argumentation scientifique. «Au milieu des années 1980, nous avons commencé à aborder des dossiers très pointus et j’étais le seul cadre au bénéfice d’une formation scientifique, souligne Moore. La campagne pour l’élimination du chlore de tout usage humain a été décidée à cette époque. Je n’en ai pas cru mes oreilles: ils parlaient d’éliminer un élément du tableau de Mendeleïev [qui présente la classification des éléments chimiques, ndlr.] et ignoraient délibérément certaines avancées indéniables comme la chloration de l’eau en santé publique ou le rôle de la chimie du chlore en médecine. C’était indéfendable.»

    Depuis, Patrick Moore ambitionne de mettre au point «des solutions» qui permettent de trouver un équilibre entre enjeux sociaux, économiques et environnementaux. Or force est de constater que ses «solutions», qu’il affirme «fondées sur la science et pas sur la foi», prennent carrément le contre-pied de ce que l’on entend communément par développement durable. Moore est en effet un ardent supporter du nucléaire civil (lire encadré), du PVC («l’un des matériaux les plus polyvalents et les moins toxiques jamais inventés»), de l’aquaculture («une excellente manière d’obtenir de la nourriture tout en ménageant les poissons sauvages»), de l’exploitation forestière et de l’utilisation de semences génétiquement modifiées.

    A noter, comme ses détracteurs ne manquent pas de le rappeler, qu’il travaille pour toutes ces industries – et touche donc des rétributions. «Mettons les choses au point, réplique-t-il. C’est moi qui me suis adressé à elles pour leur proposer mes services, parce que j’estime que leur activité est juste. Je les conseille. Je travaille pour elles, mais elles ne me soufflent pas ce que je dois dire, c’est l’inverse: je les aide à faire ce qu’il faut pour s’inscrire dans le développement durable. Il n’y a ni conspiration ni secret, tout est parfaitement transparent.»

    «Dans les pays occidentaux, le bilan du nucléaire est excellent»

    Pourquoi êtes-vous favorable à l’énergie nucléaire alors qu’elle fait si peur?
    Prenons les faits. Dans les pays occidentaux, le bilan du nucléaire est excellent: c’est l’une des énergies les plus sûres jamais inventées. Aucune centrale occidentale n’a infligé le moindre dommage à des êtres humains. Le réacteur de Tchernobyl, qu’on brandit toujours, était basé sur une autre technologie et n’aurait jamais dû être construit. Quelque dix centrales de ce type sont encore en activité, mais elles ont toutes été transformées, notamment dans les anciens pays de l’Est – c’était l’une des conditions à leur adhésion à l’Union européenne. Idem pour les déchets: une fois correctement isolés et conditionnés, ils sont parfaitement sûrs. Aucune étude n’a jamais réussi à démontrer le contraire.

    Mais les centrales sont vulnérables aux attaques terroristes…
    Si un avion percute une centrale, c’est l’avion qui est détruit, pas la centrale. Toutes les centrales ont été construites pour parer à une telle éventualité, bien avant que ne se pose la question des attaques terroristes: n’importe quel avion peut faire une erreur de vol et l’on avait déjà réalisé dans les années 1950 la nécessité d’une structure qui protège les réacteurs. Après le 11 septembre 2001, une commission américaine a réévalué la sécurité des centrales nucléaires et conclu à leur non-vulnérabilité. Pour les attaques terroristes, d’autres cibles sont bien plus désignées: les fabriques de produits chimiques, les infrastructures, les sièges de gouvernements ou d’autorités militaires…

    Vous affirmez que le nucléaire est favorable au climat parce qu’il n’émet pas de CO2. Mais le fait est que tous les scientifiques ne sont pas d’accord sur le rôle joué par CO2 au niveau du climat.
    C’est vrai, il n’y a pas d’unanimité. Mais tant que l’on n’est pas sûr, mieux vaut minimiser les émissions de CO2 et chercher des alternatives performantes aux énergies fossiles. D’autant plus que d’autres arguments plaident en faveur de ce choix: les dommages documentés que les hydrocarbures infligent à la santé via les émissions de particules fines, de soufre et d’ozone. Nous avons aussi un devoir de préservation des gisements de pétrole envers les générations futures et on peut faire beaucoup mieux avec le pétrole que de le brûler. Enfin, la distribution géopolitique des énergies fossiles est défavorable, ce qui n’est pas le cas des gisements d’uranium qui se trouvent dans des démocraties stables comme le Canada et l’Australie.

    Et l’éolien, le solaire?
    Greenpeace propage un conte de fées où l’éolien et le solaire seraient capables de remplacer le nucléaire, le grand hydroélectrique et les énergies fossiles, c’est-à-dire 99,2% de l’énergie mondiale. C’est un fantasme. Ces énergies ont certainement leur rôle à jouer, mais il restera secondaire. Elles sont trop coûteuses, ne fonctionnent que de manière intermittente et vous ne pouvez pas les déployer là où vous voulez. Pourquoi l’Allemagne, si souvent citée en exemple, a-t-elle décidé d’ouvrir de nouvelles centrales à charbon après avoir investi des milliards dans l’éolien? Parce que ça ne marche pas.

  34. @38_floyd
    Merci pour cet article sur P.Moore. Les positions de Green Peace en matière d’énergie sont effectivement déconcertantes. Les technologies éolienne et solaire ne sauraient combler les besoins de tous dans toutes les régions du globe. Elles comptent, bien sûr, mais restent et resteront longtemps de l’ordre de l’appoint. Pour ce qui est de la filière nucléaire…J’ai toujours été un de ses opposants car sa technologie est une des plus lourde, délicate, compliquée et polluante (déchet nucléaire) qui soit et à ce titre, elle hypothèque les générations futures à tout point de vue. Mais il est vrai que ce ne sont pas toutes les régions du monde, telle le Québec (Canada), qui peuvent exploiter à fond la filière hydroélectrique. Conclusion : à chacun selon ses compétences, ses ressources et ses besoins.

  35. Chria (#40),
    Le premier lien vaut son pesant de nougat.

    Le vaste nuage de pollution dû aux usines, aux voitures et à la déforestation retient certaines des particules qui reflètent les rayons du soleil loin de la terre, les empêchant ainsi de réchauffer la planète.

    Mais c’est trop simple, il y a des régions où la température monte, alors les attrape-tout ajoutent :

    Le mélange de polluants dont est composé le nuage brun permet bien de contenir les températures mais accélère également le réchauffement de certaines des régions les plus vulnérables.

    Le nuage passe et se demande :
    Est-ce une région vulnérable :

    Oui ? il réchauffe,
    Non ? Il refroidit.

    C’est sacrément futé un nuage de polluants.

    Au total, ça refroidit en réchauffant et ça réchauffe en refroidissant.

  36. Marot (#41),

    Autres temps autres conséquences… Il devait bien y avoir aussi un nuage brun au dessus de l’Europe dans les années 50 à 70 et on ne parlait pas réchauffement à cette époque là. D’aucuns ont même dit que le refroidissement à l’époque était du à ces poussières anthropiques dans l’atmosphère… Il va falloir un peu de cohérence, messieurs les spécialistes du climat !!!

    Quand au réchauffement d’autres parties du monde, comme la Sibérie, on ferait mieux de vérifier les stations au sol…

  37. Sur quoi repose empiriquement cette histoire de nuage? J’ai pris connaissance de cette nouvelle comme vous tous mais sur quoi s’appuie-t-elle? Existe-t-il des photos sat? J’en ai marre de ces nouvelles sans preuve!

  38. « La combustion de biomasse (feux de cheminée, feux agricoles et feux de jardins) est responsable de 50 à 70% de la pollution carbonée hivernale en Europe. Programme européen CARBOSOL . Un résultat surprenant, à paraître le 15 décembre dans The Journal of Geophysical Research.
    Les principales méthodes utilisées dans ce programme faisaient appel à des traceurs chimiques et au carbone 14 (14C). Le levoglucosan, sucre produit lors de la combustion de la cellulose, s’est avéré un excellent traceur chimique permettant de relever sans ambiguïté les émissions dues à la combustion de biomasse. Le 14C, quant à lui, est un isotope radioactif du carbone qui se désintègre trop vite (sa demi-vie est de 5700 ans) pour se trouver dans les combustibles fossiles, mais qui est présent dans la biomasse. Les chercheurs ont ainsi établi qu’en hiver, 50 à 70% de la masse des aérosols carbonés provient de la combustion de biomasse, ceci partout en Europe et aussi bien pour les masses d’air étudiées près du sol qu’en altitude. Les sites de mesure allaient en effet de la côte portugaise à la Hongrie, en passant par les observatoires du puy de Dôme (1400 m) et du Mont Blanc (4300 m). »

    En montagne on peut voir l’hiver des nuages dans les vallées constitués principalement de particules issues des cheminées lors de belles inversions de temp au petit matin…

    Dans la vallée de la Maurienne, une étude en cours de l’Inra montre que la végétation a évolué depuis 50 ans vers des espèces nitrophiles et d’affinité atlantique, au détriment des espèces de milieux à faible nutrition azotée et d’affinité continentale.
    L’effet du climat des Alpes internes se fait donc moins ressentir (plus sec surtout).
    Pourquoi ? CC ?
    Et non : c’est juste l’augmentation du trafic routier…

  39. Chria (#46),

    Dans la vallée de la Maurienne, une étude en cours de l’Inra montre que la végétation a évolué depuis 50 ans vers des espèces nitrophiles et d’affinité atlantique, au détriment des espèces de milieux à faible nutrition azotée et d’affinité continentale.
    L’effet du climat des Alpes internes se fait donc moins ressentir (plus sec surtout).
    Pourquoi ? CC ?
    Et non : c’est juste l’augmentation du trafic routier…

    Pas d’accord : la Maurienne était TRÈS industrialisée avant, à tel point qu’à St-Michel de Maurienne, en 68, l’air était carrément IRRESPIRABLE, obligeant les St-Michellains à se balader dans la rue avec un foulard sur le nez… à comparer, l’explosion du trafic routier dû au tunnel du Fréjus, c’est peanuts…

  40. Dans la vallée de la Maurienne, une étude en cours de l’Inra montre que la végétation a évolué depuis 50 ans vers des espèces nitrophiles et d’affinité atlantique, au détriment des espèces de milieux à faible nutrition azotée et d’affinité continentale

    Chria (#46),
    Traduction : le traffic routier (ou les usines) fertilisent nos vallées et montagne en engrais azoté et les plantes poussent mieux.
    Mais comme c’est climatiquement incorrect d’appeler un chat un chat, il faut noyer le poisson.

  41. Dans le même registre, on apprend par une étude par le gouvernement norvégien (!) que les « pluies acides » anglaises fertilisent les forêts norvégiennes en apportant plus de nitrate.

    Mais bien sûr, ces histoires de chiens NON écrasés ne risquent pas de faire la manchette de nos journaux.

  42. jeff hersson (#47),
    On parle d’azote… Pas de pollution.
    De toute façon j’aurais du préciser (mais c’est sous-entendu car on sait tous que le doute existe) que l’azote apportée par le trafic est l’explication la plus plausible…

    miniTAX (#48),
    Effectivement une belle traduction minitaxienne.
    Déjà personne ne dit que les plantes poussent mieux. Au contraire, l’étude constate une eutrophisation de la végétation.

    Je suis sûr que vous dormez avec des déchets nucléaires ou des boues toxiques, car c’est bénéfique pour la santé ! Ces maudits réchauffistes et écologistes nous avaient caché la vérité, mais grâce à minitax, elle est enfin dévoilée ! !