Homme

[Un billet du bloggeur écologiste Olivier Daniélo, comme souvent, extrêmement documenté. Source sur son blog]

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Le 22 avril, "jour de la terre", le site Terra-Eco a publié un article dont le titre est : "Nous sommes des animaux dénaturés" (voir ici). Voici mes commentaires suite à cet article. Le titre du présent billet, "Homme", je l'ai choisi en écho au titre du film "Home" de Yann-Arthus Bertrand et dont le scénario (les commentaires qui accompagnent les images du film) a été écrit par Isabelle Delannoy [à ne pas confondre avec Emmanuel Delannoy :-)] Note : Emmanuel Delannoy, l'auteur de l'article sur TerraEco, m'a répondu (voir ici ), et je l'en remercie. Note : Le paragraphe concernant Amarta Syen a été ajouté le 24 avril, soit après le commentaire d'Emmanuel Delannoy.

– Préambule –

Ernst Lehmann, professeur de botanique, caractérisait le national-socialisme (c'est à dire l'idéologie hitlérienne) comme de la "biologie appliquée sur le plan politique". Il a déclaré dans le livre "Biologischer Wille. Wege und Ziele biologischer Arbeit im neuen Reich" (pages 10 et 11), en 1934 : "Séparer l'humanité de la nature, du grand tout de la vie, conduit à l'auto-destruction de l'humanité et à la mort des nations. C'est seulement en ré-intègrant l'humanité dans le grand tout de la nature que notre peuple pourra devenir plus fort. C'est le point fondamental de la mission biologique de notre époque. L'humanité ne doit plus être le centre de notre pensée, c'est la vie comme un grand tout qui doit occuper le centre …Cette ambition d'interconnecter l'humanité à la totalité de la vie, avec la nature elle même, une nature d'où nous sommes nés, c'est la plus profonde et la vraie essence de la pensée national-socialiste" – Source : Fascist Ecology: The "Green Wing" of the Nazi Party and its Historical Antecedents [En ligne ici ]

Nicole Jetté Soucy, philosophe : "(…) Une fois au moins, dans l'histoire, pureté naturelle et protection de la nature se sont accordées avec pureté raciale et destruction industrielle des hommes. Cette équation qu'on passe le plus souvent sous silence, bien qu'elle ne suffise pas à elle seule à critiquer l'écologisme contemporain, devrait à tout le moins susciter la méfiance à l'endroit d'une "science" qui se prend pour un savoir définitif, et n'accepte donc pas la critique, et qui, à l'instar des anciennes idéologies dont elle prend le relais, se donne comme une vision globale du monde, comme une nouvelle foi rédemptrice (…)Le péril majeur aujourd'hui ne réside pas dans la dégradation de l'environnement, mais dans la démission de l'homme et de sa pensée, à laquelle contribue, voire invite l'écologisme, en cultivant la nostalgie d'un passé "naturel" qui n'a jamais existé ou, à l'inverse, en imaginant des scénarios futurs tous plus catastrophiques les uns que les autres, renforçant en fin de compte le sentiment d'impuissance."  (Suite ici )

– Humano-centrisme

(je préfère le mot "humano-centrisme" à celui d'anthropo-centrisme)

Le combat contre l'éco-centrisme et pour l'humano-centrisme ? Un devoir pour tout citoyen qui tient à la démocratie, à la dignité humaine et à la liberté comme aux prunelles de ses yeux.
Comme le souligne Samuele Furfari (voir ici), l'apport essentiel du judéo-christianisme, c'est précisément la sortie du paganisme (paganisme avec son cortège de soumission de l'homme à la nature et de déification de la nature : de la terre, de la pluie, du soleil etc.), et la prise de conscience que chaque être humain a une énorme valeur, que chaque être humain est sacré, que chaque individu a le droit à la dignité et donc à la liberté dans la limite de celle d'autrui (Moïse et Jésus sont d'ailleurs également des prophètes pour les musulmans). Nous assistons aujourd'hui à la réemergence du paganisme, des idéologies qui conduisent à la déification de la terre ("Gaïa"[voir ici], "PachaMama" et "droits de la terre-mère" [voir ici]) et qui relativisent la place de l'homme dans l'univers. "
(…) En vertu d’un discours scientifique dominant, nous devrions cesser de produire, de croître et de prospérer, afin de préserver les richesses naturelles. L’homme serait le principal responsable (…)
Pour Samuele Furfari, cette vision n’est pas sans rappeler celle de nouveaux païens prêts à se sacrifier pour leur idole, Gaïa, la déesse-mère remise au goût du jour par l’écologiste James Lovelock, dans les années 1970
[Pour James Lovelock, l'homme est un "cancer", une "maladie planétaire", et il appelle à l'abandon de la démocratie car pour lui, "les hommes sont trop stupides", voir ici, ndlr]. Après l’échec douloureux du communisme, les nostalgiques de l’Internationale ont trouvé dans l’écologie un autre moyen d’ abaisser l’homme (…)" (suite ici). A la grande différence de James Lovelock (et des adeptes de sa doctrine), le philosophe Hans Jonas avait conscience de la contradiction entre l'éco-centrisme et l'aspiration fondamentale de l'homme à la liberté (voir ici). Sylvie Brunel :

"Aujourd’hui, le développement durable met l’environnement avant le social. Tout se passe comme si la planète était plus importante que l’humanité. C’est une vision du monde héritée de la wilderness anglo-saxonne (littéralement « terre à l’état sauvage ») qui s’est imposée lors de la dernière mondialisation. Cette façon de voir est scandaleuse : si la planète existe, c’est pour l’être humain." (Suite ici). Le cardinal Martino : « (…) La doctrine sociale de l’Eglise doit prendre en compte aujourd’hui les multiples formes d’idolâtrie de la nature qui perdent le sens de l’homme. (…) La nature est pour l'homme (…) La nature n’est pas un absolu, mais une richesse confiée dans les mains responsables et prudentes de l’homme. L’homme a une indiscutable supériorité sur la création et, en vertu de sa nature de personne dotée d’une âme spirituelle, ne peut pas être équiparé aux autres êtres vivants, ni considéré seulement comme un élément perturbateur de l’équilibre écologique naturel » (Suite ici).

Une planète terre sans êtres humains serait fondamentalement absurde, sans aucun sens. Sans les hommes, la terre et l'univers dans son ensemble n'ont plus de sens. Si vous avez du mal à concevoir cela, veuillez par exemple faire l'effort mental, durant une minute, d'imaginer qu'il n'y a plus un seul être humain sur terre, vous-même avez physiquement disparu.

Vous êtes là, face au vide. C'est dans la conscience de chaque être humain que le sens émerge. La terre est là pour les hommes. Préserver l'environnement n'a de sens que si cette préservation s'inscrit dans la perspective de l'épanouissement humain (et non contre l'humain, voir ici). Tenir compte des problématiques environnementales est essentiel, parcequ'un environnement "en bonne santé" est nécessaire à l'épanouissement humain. Cette mise en perspective est fondamentale. On ne préserve pas l'environnement pour préserver l'environnement. On le fait pour l'homme.

Michel Schooyans : "S’il y a aujourd’hui une occlusion, une fermeture, c’est à la suite d’une évolution où l’homme a cessé d’être au centre de la société. (…) marquée par l’influence du holisme, caractéristique du New Age, selon lequel il n’y a qu’une réalité, la "grande mère nature" à laquelle l’homme doit accepter sa sujétion. C’est le culte néopaïen de la Terre-mère. Et comme l’homme est un prédateur, il faut le contrôler. " Benoît XVI a exprimé "la perplexité de l’Eglise face à une conception (de l’environnement) inspirée de l’écocentrisme et du biocentrisme ".

– L'appel d'Heidelberg

Lors du sommet de Rio, en 1992, 3000 scientifiques dont 72 prix Nobel de Physique-Chimie et de Médecine ont lancé un appel qui reste vraiment d'actualité : "Nous nous inquiétons d’assister, à l’aube du vingt et unième siècle, à l’émergence d’une idéologie irrationnelle qui s’oppose au progrès scientifique et industriel et nuit au développement économique et social. Nous affirmons que l’état de nature, parfois idéalisé par des mouvements, qui ont tendance à se référer au passé, n’existe pas et n’a probablement jamais existé depuis l’apparition de l’homme dans la biosphère, dans la mesure où l’humanité a toujours progressé en mettant la nature à son service et non l’inverse (…)" ( Suite ici )

Souhaiter que l'homme, que les individus humains, soient au centre de toutes les politiques de développement durable est perçu par les ennemis de la liberté humaine comme de l'égoïsme. Albert Camus appelait de ses voeux l'émergence d'un individualisme altruiste (Voir ici).

Et Karl Popper a consacré sa vie à tenter de faire passer ce message : "(…)Dans ce qui va suivre, je me servirai donc du mot individualisme exclusivement comme antonyme de collectivisme, et du mot égoïsme comme antonyme d’altruisme . (…) La confusion de l’individualisme avec l’égoïsme permet de le condamner au nom des sentiments humanistes et d’invoquer ces mêmes sentiments pour défendre le collectivisme. En fait, en attaquant l’égoïsme, ce sont les droits de l’individu qu’on vise . La perspicacité de Platon lui a toujours permis de discerner le danger partout où il était dissimulé, et il s’est sans doute rendu compte que la nouvelle doctrine humaniste tirait sa force de l’individualisme plus encore que de l’égalitarisme.

C’est, en effet, l’émancipation de l’individu qui avait provoqué la grande révolution dans les esprits conduisant à l’effondrement du tribalisme et à la montée de la démocratie . Or, l’individualisme se rattache à la vieille conception intuitive de la justice, selon laquelle celle-ci est une certaine façon de traiter les individus, et non, comme le voudrait Platon, la santé et l’harmonie de l’Etat . […] Periclès , quant à lui, souligne que l’individualisme dont il parle doit être associé à l’altruisme. […] Cette combinaison d’individualisme et d’altruisme est devenue la base de la civilisation occidentale, le principe essentiel du christianisme et la clé de toutes les théories éthiques qui sont nées de notre civilisation et l’ont enrichie. C’est aussi, par exemple, la règle majeure de Kant : « Reconnaissez toujours que les individus sont des fins et ne vous en servez pas comme des moyens pour arriver à vos fins. » Aucune idée n’a joué un rôle comparable dans l’évolution morale de l’homme . " (Suite ici)

Tzvetan Todorov, philosophe franco-bulgare, à propos de la philosophie des lumières :

"(…) Le principe d'autonomie bouleverse tant la vie de l'individu que celle des sociétés. Le combat pour la liberté de conscience, qui laisse à chacun le choix de sa religion, n'est pas nouveau, mais il faut toujours le recommencer ; il se prolonge en une demande de liberté d'opinion, d'expression, de publication. Accepter que l'être humain soit la source de sa loi, c'est aussi l'accepter dans son entier, tel qu'il est, et non tel qu'il devrait être (…)" (suite ici)

– "Le désordre est créateur"

Ilya Prigogine, en 1988, va encore plus loin : "Le désordre est créateur (…) Le non-équilibre est générateur de temps et d’irréversibilité, le non-équilibre est créateur de structures, dites dissipatives (…) Nous sommes les enfants du temps (…) L'avenir est ouvert (…) Nous sommes libres (…) Nous nous trouvons à une période charnière de la science. Jusqu’à présent, la pensée mettait l’accent sur la stabilité et l’équilibre. Il n’en est rien. Newton lui-même soupçonnait l’instabilité du monde mais il trouvait cette idée tellement insupportable qu’il l’avait écartée (…) La physique classique insistait sur la permanence et l’équilibre. Elle renforçait les inégalités en incitant chacun à rester à sa place. La nouvelle physique, qui accepte la complexité du monde, me semble mieux accordée à notre fin de siècle, à la fois complexe et unifiante (…) Rien jamais dans la connaissance du monde de pourra empêcher l'homme de décider de son avenir, les choix qu'il fait ne peuvent pas être prévus à l'avance même par un être aux connaissances infinies. Seules les possibilités sont prévisibles (…)" Dans le domaine environnemental , " Nous devons aller au-delà de l'idée de conservation " (suite ici )

A l'image de la photo ci-contre, la nature a horreur du plat, de la monotonie. La vie est le fruit de l'instabilité, loin de l'équilibre. Nous sommes, les êtres humains, le fruit d'une avalanche d'erreurs, d'un processus d'auto-organisation (auto-organisation au sens que Prigogine donne à ce mot) émancipateur qui ne peut émerger qu'à partir d'erreurs et de manière contingente. L'évolution du monde est remplie de surprises. Vouloir conserver le monde sous cloche, dans l'état dans lequel il se trouve à un instant t, c'est s'inscrire contre la vie. La terre, y compris son atmosphère (voir ici ), change en permanence. Il n'y a pas deux instants de l'histoire de la terre où celle-ci était identique. Il n'y a pas deux instants où le Sahara de la photo ci-contre était identique. L'univers a une histoire. Le changement est la loi de la vie. Vouloir s'opposer au changement, à la flèche du temps, est voué à l'échec. Ceux qui ont eu le projet de figer le monde pour qu'il corresponde à l'image idéalisée qu'ils en ont (état stalinien, projet de gouvernance mondiale du IIIème Reich etc.) ont toujours connu l'échec et leur frustration face à l'échec a souvent entrainé la barbarie. Tenter de s'adapter au changement environnemental peut mener au succès (mais pas systématiquement), et cette adaptation est la seule issue pour vivre car le monde est changement. Héraclite d'Éphèse : "Il n'y a rien de constant, si ce n'est le changement". Nul ne peut prévoir le futur. Nous ne pouvons qu'imaginer des possibles, les dessiner. Et si certains de ces possibles nous motivent, alors nous pouvons construire, devenir les acteurs de notre destinée. L'univers est en construction. L'avenir est ouvert. Nous sommes libres, nous avons donc la possibilité de devenir responsables.

Les écologistes français ont aujourd'hui à mon sens besoin de faire leur mai 68 de la pensée écologique (voir ici ), de passer de l'écologie-contrainte à l'écologie-liberté, de l'écologie de la punition à l'écologie de la motivation, de l'écologie du renoncement à l'écologie du construire, de l'écologie de la peur à l'écologie de l'espoir éclairé, de l'écologie éco-centrique à une écologie pour l'homme. L'épanouissement de l'humanité (ce qui suppose de prendre en compte les problématiques environnementales) doit être au centre de toutes les politiques.

– Les vaches "sacrées" passent après les hommes

Le concept de développement durable a été fondé dans une perspective humano-centrique, et il me semble vraiment heureux qu'il en soit ainsi. Il s'agit d' "un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs" (Rapport Brundtland, Notre avenir à tous, 1987). Ce concept de développement durable est directement inspiré du principe responsabilité du philosophe Hans Jonas (Das Prinzip Verantwortung. Versuch einer Ethik für die technologische Zivilisation, 1984). Pour le prix Nobel d'économie indien Amarta Syen : "L'approche de la durabilité ainsi proposée par Brundtland et Solow apparaît intellectuellement satisfaisante sur bien des points, notamment parce qu'elle fournit une motivation immédiate à la préservation de l'environnement. L'objectif n'est effectivement pas de préserver l'environnement lui-même, mais la vie que nous pouvons y mener. Elle insiste sur l'importance de préserver l'environnement dans son rôle fonctionnel et évite ainsi tout fétichisme. Nous pouvons par exemple ne pas accorder grand intérêt à la couche d'ozone en elle-même, mais reconnaître son rôle primordial dans notre vie. En outre, cette approche propose un concept global particulièrement intéressant : tout élément susceptible d'influer sur la qualité de vie est potentiellement important." Dans la suite de son article (voir l'article complet ici ), Amarta Syen a une analyse à laquelle je n'adhère pas : " Bouddha le soulignait dans le Sutta Nipata, nous possédons un pouvoir nettement supérieur à celui des autres espèces et cette différence nous confère des responsabilités à leur égard. Nous pouvons en effet établir une distinction entre (1) notre capacité à préserver la qualité de vie des hommes et (2) notre capacité à préserver les choses que nous estimons nécessaire de l'être (y compris peut-être d'autres espèces), et ce, pas uniquement parce qu'elles déterminent notre qualité de vie."

De mon point de vue, "préserver les choses que nous estimons nécessaire de l'être" relève de l'épanouissement humain : mettre en place un programme permettant le maintien de telle ou telle espèce (tigre du Bengale, éléphant d'Afrique etc.), on le fait parce que l'on considère que la présence de cette espèce a un intérêt pour l'homme, pour des raisons esthétiques, touristiques, médicales, scientifiques (sciences de l'évolution, génétique…) etc. Cette analyse d'Amarta Syen, où il met en avant la valeur de l'"être" de chaque être vivant, et du devoir de respecter cet "être", se heurte d'ailleurs à une réalité : nous avons besoin de manger pour vivre. Certains, comme le président indien du GIEC (panel intergouvernemental sur le climat), renoncent à consommer de la viande, mais carotte, riz et pomme de terre sont aussi des êtres vivants… Si on considère que chaque être vivant est sacré (y compris veaux, vaches, cochons etc.), on ne peut plus rien manger ! Et dire cela ne constitue en aucun cas un appel au mépris, à l'irrespect ou à la torture des animaux et des plantes. La différence fondamentale entre les êtres humains et les autres êtres vivants (animaux, plantes, champignons, bactéries etc.) c'est la conscience, la capacité à faire émerger du sens, l'âme spirituelle.

Vouloir dissoudre l'humanité dans le "grand tout" conduit à relativiser la valeur de chaque être humain et par exemple à préférer se préoccuper du sort des limaces ou des chauve-souris plutôt que de celui d'enfants qui n'ont pas accès à une eau potable. Mettre l'épanouissement humain au centre ne signifie en aucun cas mépriser les autres êtres vivants, ni nier le fait que les êtres vivants sont interdépendants. C'est une question de perspective, d'ordre éthique.

En réponse au titre de l'article de TerraEco – "Nous sommes des animaux dénaturés" – on ne saurait trouver meilleure réponse que cette phrase d' Elisabeth Badinter, philosophe spécialiste des lumières : "Les femmes ne sont pas des mammifères babouines".

– Olivier


"Nous deviendrons peut-être les acteurs de notre destinée si nous cessons de nous poser comme ses prophètes." – Karl Popper

"L'objectif quand on imagine le futur n'est pas de le prévoir, mais de faire naître l'espoir des gens (…). Je dessine des possibles. Des choses qui peuvent arriver" Freeman Dyson

"Je préfère rendre l’espoir possible plutôt que de rendre le désespoir convaincant" – Amory Lovins

"Celui qui sauve un homme, sauve l'humanité tout entière" – Talmud, traité Baba Batra

Lire aussi :

  • Développement durable et liberté humaine, par Amartya Sen, Prix Nobel d'Economie – Lire
  • Les femmes ne sont pas des mammifères babouines, par Elisabeth Badinter – Lire
  • La théorie Gaïa où la misanthropie érigée au rang de religion (…) Lovelock : "L'espèce humaine est une sorte de maladie planétaire (…)" – Lire

  • The Gaïa hypothesis : fact, theory and wishfull thinking, par James Kirschner – Lire
  • LIVRE – "Hitler, Bouddha, Krishna – Une alliance funeste, du Troisième Reich à aujourd´hui Lire
  • Les racines de la mystique du sang et de la terre Lire
  • Les ennemis de la liberté (…) L'objectif de l'auteur de ce faux document était de convaincre le tsar et son gouvernement des méfaits qui découleraient selon eux d'une trop grande ouverture à l'égard des Juifs de l'Empire, réputés comme les chantres inconditionnels de la vie moderne , et intéressés au premier chef par un changement libéral de régime(…) Ce plan imaginaire (…) s'appuierait sur la modernisation industrielle et le capitalisme pour installer un pouvoir juif.(…) – Lire

  • L'idéologue James Lovelock remet en cause la démocratie et prône la mise en place d'une éco-dictature Lire
  • La démocratie menacée par des climato-idéologues, l'analyse de Nico Stehr et d'Hans Von Storch ("Une démocratie qui dérange") Lire
1.  Mizaël FAUCON | 28/04/2010 @ 2:00 Répondre à ce commentaire

Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon (Époques de la nature, 1780)
« La face entière de la Terre porte aujourd’hui l’empreinte de la puissance de l’homme ». Cette influence s’exerce même sur le climat : en gérant convenablement son environnement, l’humanité pourra « modifier les influences du climat qu’elle habite et en fixer pour ainsi dire la température au point qui lui convient »

2.  jean l | 28/04/2010 @ 8:26 Répondre à ce commentaire

Article passionnant mais abordant un champ tellement vaste de la pensée humaine qu’il serait difficile d’en faire un commentaire succint.
Quelques remarques tout de même :

L’anthropocentrisme est une idée probablement scandaleuse à notre époque et dans notre pays, mais je ne vois effectivement aucune raison de l’exclure à priori. Je crois qu’on peut en effet considérer que la Terre, et plus largement l’univers, ne prennent de sens que par l’existence d’une espèce qui les pense. Et jusqu’à présent, on n’en a pas trouvé d’autres que la nôtre, (sauf quelques uns, paraît-il, comme David Vincent).

L’idée de développement durable est certainement très belle et très bonne, quoique pour l’heure totalement creuse dans la pratique.

Ce concept de développement durable est directement inspiré du principe responsabilité du philosophe Hans Jonas (Das Prinzip Verantwortung. Versuch einer Ethik für die technologische Zivilisation, 1984). Pour le prix Nobel d’économie indien Amarta Syen : « L’approche de la durabilité ainsi proposée par Brundtland et Solow apparaît intellectuellement satisfaisante sur bien des points, notamment parce qu’elle fournit une motivation immédiate à la préservation de l’environnement. L’objectif n’est effectivement pas de préserver l’environnement lui-même, mais la vie que nous pouvons y mener. Elle insiste sur l’importance de préserver l’environnement dans son rôle fonctionnel et évite ainsi tout fétichisme. Nous pouvons par exemple ne pas accorder grand intérêt à la couche d’ozone en elle-même, mais reconnaître son rôle primordial dans notre vie. En outre, cette approche propose un concept global particulièrement intéressant : tout élément susceptible d’influer sur la qualité de vie est potentiellement important. »

Cette conception de Jonas me paraît douteuse et assez effrayante : en gros, cela conduirait à enlever toute valeur aux espèces ou milieux dont les fonctions n’influeraient pas positivement sur notre qualité de vie. Ou alors il faudrait précisément définir ce qu’on entend par qualité de vie. Les tigres et les ours blancs ne jouent en rien sur ma qualité de vie, mais je serai très attristé par leur disparition. Il y a là une possibilité d’extrêmisme utilitariste guère moins condamnable que celui qui est dénoncé, à juste titre, dans l’article.
En tout cas, grand merci à Frédéric pour m’avoir fait découvert cet intéressant article et d’avoir donné l’adresse du blog d’olivier Daniélo, que j’irai sûrement visité un de ces jours.

3.  maurice | 28/04/2010 @ 8:37 Répondre à ce commentaire

Humano-centrisme, anthropo-centrisme.

J’ajouterais anthropo-morphisme, les radicaux romantiques de la green society prêtant à la Nature et à la Terre des notions et/ou valeurs morales qui ne sont le propre que de l’Homme: « la Terre souffre », « la Terre se venge », « la Terre appelle au secours » etc…

4.  Mizaël FAUCON | 28/04/2010 @ 8:44 Répondre à ce commentaire

Pour réduire son empreinte écologique, l’armée américaine se met au vert
WASHINGTON — Des systèmes de purification d’eau fonctionnant à l’énergie solaire jusqu’au biocarburant des avions de chasse, l’armée américaine redouble d’efforts pour diminuer son empreinte écologique. Pour 2010, le budget de la Défense des États-Unis s’élèvera à 700 milliards de dollars dont 200 pour les deux conflits : Afghanistan et Irak.

5.  Astre Noir | 28/04/2010 @ 8:48 Répondre à ce commentaire

Article intéressant, mais le paragraphe consacré à l’humano-centrimse, que je rebaptiserai anthropocentrisme m’a fait bondir.

Je ne peux absolument pas être d’accord avec des assertions telles que celles ci :

si la planète existe, c’est pour l’être humain

La nature n’est pas un absolu, mais une richesse confiée dans les mains responsables et prudentes de l’homme. L’homme a une indiscutable supériorité sur la création

Sans les hommes, la terre et l’univers dans son ensemble n’ont plus de sens.

La religiosité païenne de la terre-mère et la religiosité judéo-chrétienne de l’homme au centre de la création doivent pour moi être combattues de la même façon.

6.  Scaletrans | 28/04/2010 @ 9:08 Répondre à ce commentaire

Quel galimatia ! Tout ce qu’on peut dire est qu’il ne devrait y avoir qu’un principe: user des biens de ce monde « comme n’en n’usant pas », nous en sommes loin actuellement car il n’y a plus de frein à la concupiscence des hommes.

7.  Bof | 28/04/2010 @ 9:25 Répondre à ce commentaire

Il y a beaucoup de choses dans cet article, donc beaucoup à dire, mais j’en retiens la peur effectivement très « écolo » du mouvement, et de tout ce qu’on ne peut pas contrôler (le climat, les hommes,..).
en ce sens, l’écologisme est à rapprocher effectivement des grands totalitarismes du XXe siècle, où la même peur du changement, la même idéalisation d’un « avant  » qui aurait été mieux, et la même lubie de tout contrôler (« totalitarisme ») on conduit aux crimes que l’on connait. E.Badinter, dans une de ses récentes interviews, rapprochait d’ailleurs la pensée écologiste du fameux « la terre ne ment pas » de qui on sait….

Je trouve aussi intéressant de voir comment, dans les médias , les philosophes prennent de plus en plus la parole sur ces questions. Et souvent pas en faveur du paradigme écologiste tant celui-ci rappelle les précédents fâcheux sus-mentionnés.

8.  chria | 28/04/2010 @ 11:32 Répondre à ce commentaire

Ou comment la science climatique se retrouve dans une guerre philosophique (pour pas dire new-age).
Manque plus que la physique quantique : elle fourmille d’exemples que l’on peut reprendre à toutes les sauces !
Dommage que skyfall depuis sa réouverture (d’ailleurs je trouve que fred est différent d’avant) plonge inexorablement dans la guerre idéologique au mépris de la réflexion. Mais je vois qu’il y a quand même les vieux habitués qui se méfient.

9.  maurice | 28/04/2010 @ 12:11 Répondre à ce commentaire

chria (#8),

« Ou comment la science climatique se retrouve dans une guerre philosophique (pour pas dire new-age). »

merci qui ? merci Gore, Hulot, Duflot, Artus, Mamère, Jouanno etc

quand on s’amuse à semer la terreur il faut assumer la récolte …

10.  Araucan | 28/04/2010 @ 12:24 Répondre à ce commentaire

Mizaël FAUCON (#4),

Cela s’appelle financer la recherche privée sous motifs militaires, ce qui évite d’être comptabilisé à l’OMC comme aides d’Etat …

chria (#8),

Les aspects idéologiques ne peuvent que ressortir à un moment donné mais ils étaient toujours présents : au minimum, il y a la question de la représentation du monde par les acteurs (et leur stratégie propre) autour de ce débat : ce n’est pas forcément de l’idéologie en soi. Il y a une différence entre les mettre en évidence et proposer des choix … (mais j’ai besoin de lire l’article en détail).

Pour Fred, je le laisse répondre …

11.  joletaxi | 28/04/2010 @ 12:33 Répondre à ce commentaire

chria (#8),

c’est un de ces effets pervers du changement climatique,Fred a atteint son tipingpoint

12.  Patrick Bousquet de Rouvex | 28/04/2010 @ 12:49 Répondre à ce commentaire

Sur le site Objectif terre des hommes, le dénommé Olivier affirme : « une fois que nous aurons réduit massivement les émissions de CO2. C’est le climat l’urgence.  » etc. Permettez-moi d’en douter ! Ce laïus climatico-urgentiste n’a aucune base scientifique : pourquoi perdre son temps là-dessus ?

13.  rageous | 28/04/2010 @ 12:57 Répondre à ce commentaire

chria (#8),
L’auteur du billet est d’Olivier Daniélo, Fred ne fait que le proposer… à la discussion !

14.  Bof | 28/04/2010 @ 14:11 Répondre à ce commentaire

chria (#8),

la guerre idéologique au mépris de la réflexion

Tout dépend où vous arrêtez votre réflexion, mais personnellement je trouve que l’émergence de cette nouvelle idéologie, dont la culpabilisation climatique n’est qu’un ressort, est un sujet intéressant. Ensuite, que cela soit ou non la vocation de skyfall est une question qui regarde ses administrateurs.

15.  volauvent | 28/04/2010 @ 14:16 Répondre à ce commentaire

rageous (#13),

J’ai parcouru ce site Terre des hommes; c’est ennuyeux, car il prône un écologisme positif, et non fondé sur la peur, ce en quoi nous ne pouvons qu’approuver. Malheureusement son « positivisme » s’appuie sur des solutions énergétiques fondamentalement délirantes. (stockage de la production éolienne par pompage pendant 2 à 3 jours…comme si on n’y avait pas déjà pensé pour écluser les pointes! Cela fait cinquante ans que EDF a construit des turbines réversibles sur des lacs de retenue à peu près partout ou c’était possible en France. Quand donc les gens vont arrêter de prendre les techniciens qui gèrent leur confort pour des demeurés et cesseront de réinventer la poudre?

16.  chria | 28/04/2010 @ 14:20 Répondre à ce commentaire

maurice (#9),
C’est sûr mais à un moment donnée il faut aussi savoir touner la page. On a dénoncé en long en large et en travers les méfaits de la récupération écolo du CC, et ça a porté ces fruits. Maintenant que les thèses sceptiques sont mis à jour il faut les entretenir et je ne pense pas que cet article fasse très sérieux.
Araucan (#10),
la représentation du monde par les acteurs, je suis d’accord, il y a tout un pan politique de la question du CC. Sauf que là on ne parle plus de cela, du tout. L’article me rappelle vraiment la science new-age (il ne manque vraiment que la physique quantique), avec de très belles citations et réflexions mais qui ne donnent que du délire quand on les applique de manière simpliste et réductrice, surtout dans les sciences sociales ou philosophiques. Et je n’ai pas souvenir que les réchauffistes poussaient le délire jusqu’à ce niveau, même s’ils sont parfois allé très loin dans le catastrophisme.
Laissez croire ou du moins insinuer que les climatologues sont tous des biocentristes fascisants c’est un peu rude.
Enfin moi qui a grandi avec les bouquins de Prigo, voir sa pensée dévoyée comme ça ça donne des frissons, surtout quand on sait que les travaux de Prigo aident avant tout les sciences du complexe. C’est le monde à l’envers. Surtout pour promouvoir une « autre » écologie. Encore de la guéguerre politicienne, la science au milieu qui reçoit les coups.

Pour Fred ce n’est pas en rapport avec cet article mais de manière générale. Je délire sûrement, mais c’est mon impression, qu’il est autre.

17.  Axel | 28/04/2010 @ 15:07 Répondre à ce commentaire

Cet article aborde beaucoup trop de sujets trop importants à la fois … !

On sent bien en arrière plan les débats fondamentaux, mais présentés comme dans l’article,cela ne fait pas avancer les choses.

Bon, j’ai appris via les liens qqe chose que j’ignorai : c’est le XIIIème Dalaï Lama qui a traduit Mein Kampf en tibétin…

Personnellement, je trouve que l’homme, par sa conscience unique de l’univers (il a gouté au fruit de l’arbre de la connaissance diront des croyants donc acquis une conscience/intelligence du monde (et du bien et du mal) mais perdu en même temps son innocence ) a une responsabilité majeure sur la Terre et son évolution (sur la création diront les chrétien – « je te donne tout » dit Dieu dans la Genèse ). Je trouve d’ailleurs que la Genèse est un texte d’une très grande profondeur sur le sujet, qu’on soit croyant ou pas…

18.  Murps | 28/04/2010 @ 16:21 Répondre à ce commentaire

Axel (#17), un composé carboné, siège de réactions biochimiques complexes, qui se définit un truc qu’il appelle « conscience » et qui prétend avoir une responsabilité sur un autre gros paquet d’atomes…
Point de vue trivial du physicien amateur que je suis.
A chaque fois que je sors ce genre d’argument on me reproche une certaine vacuité philosophique, un manque de hauteur de vue, pour ne pas dire une certaine dérision avec des arguments à assommer un boeuf.
Ce que je traduis de mon côté par une absence totale de mysticisme et d’empathie pour la « philosophie de comptoir ».

On peut effectivement être convaincu de la responsabilité majeure de l’Homme sur la Terre et son évolution…
Comme on peut la relativiser.

D’ailleurs la seule question de savoir si l’Homme fait partie de la nature ou non est déjà une source de polémique depuis des siècles.

L’intérêt de cet article sympathique, trop court compte tenu du sujet traité, est la mise en lumière de ces dérapages démocratiques et humanistes de la pensée environnementaliste ; voire leur origine fasciste profonde.

19.  Manu95 | 28/04/2010 @ 16:25 Répondre à ce commentaire

Il m’a fallu rassembler tout mon courage pour lire ce galimatias, cette pseudo-philosophie de comptoir.

20.  maurice | 28/04/2010 @ 16:29 Répondre à ce commentaire

Manu95 (#19), ou ce salmigondis comme dirait Père « Maïté » Legras

21.  plombier | 28/04/2010 @ 16:51 Répondre à ce commentaire

Pachauri le président indien du GIEC aurait renoncé a manger de la viande ? surprenant pour quelqu’un qui a écrit « Return to Almora  » ?

En attendant la courbe en forme de crosse de hockey du GIEC vient encore d’en prendre un coup .

AFP / 27 avril 2010 -MONTRÉAL – La fonte des glaciers dans les montagnes du nord-ouest du Canada a révélé au grand jour des outils de chasse anciens utilisés pour tuer le caribou et d’autres animaux, ont annoncé mardi des archéologues canadiens.
Parmi les découvertes faites figurent notamment un outil vieux de 2.400 ans qui permettait de projeter des lances, un piège à écureuils de 1.000 ans et des arcs et des flèches datant de 850 ans.
Ces armes rudimentaires fabriquées par des chasseurs nomades ont été découvertes près de glaciers dans la chaîne des monts Mackenzie, au Yukon, où des caribous se rassemblent l’été depuis des millénaires pour échapper à la chaleur et aux insectes piqueurs.
« Ces outils sont vraiment étonnants », a déclaré dans un communiqué Tom Andrews, un archéologue rattaché au Centre du patrimoine nordique de Yellowknife, qui a dirigé les fouilles.
M. Andrews a commencé ces fouilles en l’an 2000 après que des chasseurs de mouflons eurent trouvé par hasard une pointe de fléchette vieille de 4.300 ans près d’un glacier en recul.

——————————

Une nouvelle preuve que les glaciers ont reculé a divers époques et notamment a l’optimum climatique médiéval .

22.  maurice | 28/04/2010 @ 17:00 Répondre à ce commentaire

plombier (#21), tiens ça me fait penser à cet article tiré de Science en 2007.

http://www.futura-sciences.com.....rle_12328/

dans lequel on comprend qu’il a été démontré (?) que meme par une T° bien supérieure aux predictions les plus pessimistes du GIEC, la calotte etait malgré tout restée stable (suffisamment pour préserver l’adn de la faune et flore antérieure.

Quelqu’un sait il si depuis cette étude a été refutée par les experts du GIEC (ou autres) ?

23.  pecqror | 28/04/2010 @ 17:16 Répondre à ce commentaire

chria (#16),

Ou comment la science climatique se retrouve dans une guerre philosophique (pour pas dire new-age).

Le plus navrant, c’est vous n’êtes pas aussi critique lorsque votre « journaliste »préféré poste des commentaires vaseuses sur votre site favori, effet de terre…
Exemple « donc pas étonnant que Jean Martin (ou Jean Menteur?) »

24.  Clem | 28/04/2010 @ 17:22 Répondre à ce commentaire

plombier (#21),
J’hésite à faire un jeu de mot à base de coups de crosse… 😉

25.  plombier | 28/04/2010 @ 17:27 Répondre à ce commentaire

maurice (#22),
L’article AFP est publié sur Libé et en dessous on peut lire

:Libération a décidé de ne pas ouvrir cet article aux commentaires. ( MDR )

Fin de l’article AFP :Des biologistes impliqués dans le projet examinent également des restes d’excréments, datant d’au moins plusieurs centaines d’années, pour tenter de trouver des traces de plantes, de pollen ou de parasites du caribou à cette époque.

D’autres analysent des échantillons d’ADN pour essayer d’expliquer l’évolution des caribous, comprendre s’ils descendent directement de l’espèce observée sur ce site et définir leurs habitudes de migration.

Merci pour l’article de Futura et sur wikipédia : Une étude publiée en juillet 2007 prouve que Dye 3 était englacé pendant l’Eémien[3] . L’étude a été publié dans Science, vol. 317, n° 5834, 6 juillet 2007, pages 111-114 .

26.  Laurent | 28/04/2010 @ 17:35 Répondre à ce commentaire

jean l (#2),

Les tigres et les ours blancs ne jouent en rien sur ma qualité de vie, mais je serai très attristé par leur disparition.

Si tu es attristé par leur disparition, c’est que ta qualité de vie en souffre…
La « qualité de vie » ne se définit justement pas que d’un strict point de vue utilitariste. Le propre de l’homme est de ne jamais être satisfait, et donc de ressentir de nouveaux besoins quand les besoins dits « vitaux » sont satisfaits. Ces nouveaux besoins deviennent très vite incontournables et participent à la qualité de vie tout autant, et même souvent plus que les autres.
C’est un moteur bien plus puissant pour la préservation et la gestion de l’environnement que n’importe quelle idéologie contraignante… et c’est d’ailleurs pour cela que l’environnement est de bien meilleure « qualité » et sujet à énormément plus d’efforts dans les pays développés que dans les pays dont les sociétés luttent encore pour satisfaire les besoins « vitaux ».

27.  Abitbol | 28/04/2010 @ 17:39 Répondre à ce commentaire

 » l’apport essentiel du judéo-christianisme, c’est précisément la sortie du paganisme »

Mais le plus gros défaut de cet apport, c’est de nous avoir plongé dans une pensée judéo-chrétienne. Il faut se sortir absolument des religions, ne plus vivre à la remorque de dieu ou d’autres entités divines. Chaque individu doit être son propre dieu et sa propre divinité.
La terre est notre maison, et je n’ai jamais vu quelqu’un foutre le feu à sa maison, sauf pour toucher l’assurance ou pour en finir avec la vie. Si la maison est sale, elle sera nettoyée (c’est déjà le cas dans les pays riches) et si elle devient trop petite, et bien il faudra aller en chercher une autre…
Enfin, il faut garder à l’esprit que la terre, elle aussi, mourra un jour, que notre système solaire disparaîtra, ainsi que notre galaxie. Il n’est même pas sûr que notre univers soit éternel…
La pensée judéo-chrétienne part du postulat de l’éternité, ce qui n’a pas de sens.
Il est temps de devenir moderne et de ne plus avoir constamment un oeil dans le rétroviseur.

28.  Manu95 | 28/04/2010 @ 17:49 Répondre à ce commentaire

Bien plus intéressant que les élucubrations de notre écolomaniaque de service, j’ai retrouvé dans mes archives ce document La distinction entre l’homme et l’animal, une question cruciale publié le 16/03/2005 par notre ami Laurent Berthod, Ingénieur agronome.
Ce document se termine par l’Appel de Heidelberg de 1992 qui n’a pas pris une seule ride.

Pour terminer, une de mes citations préférées comme ami des animaux et gardien, et non maître, de mon chien :

« Nous n’avions pour eux aucune haine.
Ils faisaient métier de loups comme nous faisions métier d’hommes.
Ils étaient créatures de Dieu. Comme nous.
Ils étaient nés prédateurs. Comme l’homme.
Mais ils étaient restés prédateurs, alors que l’homme était devenu destructeur ».
Paul-Emile Victor [ Conscience]

29.  Laurent | 28/04/2010 @ 17:52 Répondre à ce commentaire

Abitbol (#27),

Il faut se sortir absolument des religions

C’est utopique et impossible…. simplement parce que le seul remède qui fonctionne contre la peur, ce sont les certitudes.
Même le plus instruit et le plus perspicace des scientifiques a son lot de croyances irrationnelles. Personne n’est immunisé contre la peur.
Une religion n’est qu’un système de croyances.

Je suis athée… mais aussi lucide, je comprend le besoin de religion.

30.  Marot | 28/04/2010 @ 18:17 Répondre à ce commentaire

Il nous vient trop de références religieuses ou athées.
C’est mauvais pour la tenue de skyfall.

À Abitbol (#27) et pour clore je l’espère ces dérives, je dirai :
La pensée athée part du postulat de l’éternité de la matière et de la mort de l’esprit, ce qui n’a pas de sens.

31.  Murps | 28/04/2010 @ 18:33 Répondre à ce commentaire

Marot (#30), j’ignorais que les athées postulaient « l’éternité de la matière ».

Perso, je postule rien du tout à ce sujet.
J’en sais rien de rien du tout !

32.  Mizaël FAUCON | 28/04/2010 @ 19:38 Répondre à ce commentaire

Murps (#31),

Les athées postulent l’éternité de la matière…grise !

33.  Murps | 28/04/2010 @ 19:47 Répondre à ce commentaire

Grand bien leur fasse.
On postule ce qu’il nous chante en démocratie…

34.  jean l | 28/04/2010 @ 20:01 Répondre à ce commentaire

Laurent (#26),
Il y a du vrai dans ta première remarque. Il faudrait en effet savoir ce qu’on fait rentrer dans cette « qualité de vie ».
Pour préciser ce que j’entendais par utilitarisme, c’est par exemple cette vision qui consiste à ne voir dans les forêts primaires tropicales que leur fonction utilitaire, plus particulièrement les réserves de molécules inédites, plus ou moins miraculeuses pour les industrie pharmaceutiques ou cosmétiques (entre autres).

35.  Patrick Bousquet de Rouvex | 28/04/2010 @ 20:24 Répondre à ce commentaire

sur cette page du site en question, cette analyse peu répandue du bouddhisme : http://www.electron-economy.or.....20910.html Le Dalaï-Lama nazi ? Mes écolos-dégoulinants qui m’abreuvent de ses belles pensées ne doivent pas avoir tout lu !

36.  chria | 28/04/2010 @ 20:29 Répondre à ce commentaire

pecqror (#23),
effet de terre, vous rigolez ? Je passe mon temps à essayer de raisonner les trois ou quatre fous qui y sévissent.
“donc pas étonnant que Jean Martin (ou Jean Menteur?)” ça c’est du delbeq, vous auriez pu sourcer.

Sinon sur la discussion religieuse, à tous, devenez comme moi, apathéiste. Ca règle la question…

37.  chria | 28/04/2010 @ 20:38 Répondre à ce commentaire

Patrick Bousquet de Rouvex (#35), Le bouddhisme est d’abord une religion mais aussi une philosophie très intéressante qui s’accouple fort bien avec la science des systèmes. Mais comme pour toute philosophie, il faut distinguer l’objet de l’utilisation.
Cela me rappelle d’ailleurs l’article de ce sujet.

38.  chria | 28/04/2010 @ 20:56 Répondre à ce commentaire

D’ailleurs, pour avancer et sortir du débat religieux tout en restant dans le thème du sujet je vous conseille la lecture de De la certitude, de Wittgenstein, précurseur de l’empirisme logique (qu’il désavoua) et de la philosophie analytique (qu’il désavoua aussi).
Allez un peu de pub pour un blog que je découvre : http://metazet.over-blog.com/

39.  Patrick Bousquet de Rouvex | 28/04/2010 @ 20:56 Répondre à ce commentaire

chria (#37), merci, je savais !

40.  Mizaël FAUCON | 28/04/2010 @ 21:22 Répondre à ce commentaire

Les premières représentations de bouddha,signifiant littéralement « qui s’est éveillé », présentaient un homme svelte mais au fil du temps il est devenu obèse car chez le gastrolâtre la digestion constitue un combat intérieur qui équivaut aux plus hautes jouissance de l’ Amour !

41.  Axel | 28/04/2010 @ 21:23 Répondre à ce commentaire

Juste quelques dernières remarque et j’essair de stopper là 😉

en réponse à « Abitbol (#27), et d’autres

concernant la religion, l’athéisme, le boudhisme, je conseille très vivement le « Traité du désespoir et de la béatitude » de Comte Sponville, athée, qui traite avec une clarté remarquable de ses sujets, de ce que çà veut vraiment dire d’être athée, croyant, d’aller au fond des choses…

personnellement je suis agnostique (ce qui n’est paradoxalement pas une position facile), et les critiques à la mode que je lis ici du judéo-christianisme me semblent infondées, sur ce thème en tout cas.

« Chaque individu doit être son propre dieu et sa propre divinité. » Que veut tu dire ?. Remarque que dans la Genèse, l’homme devient comme Dieu après avoir mangé le fruit de l’arbre de la connaissance, à un détail prés : « Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement. »

Indépendamment de toute religion, je persiste à penser que l’homme n’est certainement pas un animal comme les autres, qu’il est essentiellement différent des autres animaux quand bien même il partage 97% de son patrimoine génétique avec la mouche.

Et qu’un Monde aussi beau soit-il n’a strictement aucun intérêt s’il n’existe pas une conscience pour le contempler, pour l’admirer, pour le décrire, pour en jouir, pour le sublimer.

Nier que l’homme du fait de sa conscience, de son intelligence (toute relative si vous voulez mais incroyablement plus développée que le l’animal qui se rapproche le plus de lui), nier que l’homme a une responsabilité particulière sur l’avenir de la Terre, ca me semble à minima surprenant. L’homme est fait pour observer, réfléchir, découvrir, explorer la terre, le système solaire et demain l’univers.

Si être religieux c’est considérer que l’homme est plus que l’ensemble des atomes qui le compose, que l’esprit est plus qu’un ensemble de neurones, alors je me considère comme religieux.

42.  Axel | 28/04/2010 @ 21:45 Répondre à ce commentaire

lien intéressant sur le sujet :
http://fr.wikipedia.org/wiki/L.....ogie_nazie

Jamais lu ce livre de Luc Ferry, j’ignorai même qu’il l’avait écrit.
Un lien sur le site de l’INA d’un débat Ferry/Lipiez mais payant… grrrrr…

43.  plombier | 28/04/2010 @ 22:28 Répondre à ce commentaire

Ah les hommes ,les animaux , la nature , et les microbes ?

De l’Université de Californie, communiqué de presse , un résultat suggère que les microbes du sol ont une rétroaction négative avec l’augmentation de la température. Cela a de larges implications pour la quantité de CO2 émise estimé dans les modèles climatiques. Il a été supposé qu’avec la hausse des températures , les microbes augmenteraient leurs émissions de CO2. Globalement, cette contribution microbiotique est grande. La quantité de CO2 rejetée par les sols dans le monde entier chaque année est estimé à environ 8 à 10 fois plus élevé que le montant libéré par les humains. ( Bon a savoir !)

La physiologie des microbes qui vivent sous terre pourrait déterminer la quantité de dioxyde de carbone provenant du sol sur le réchauffement de la Terre, selon une étude publiée en ligne cette semaine dans Nature Geoscience.

Des chercheurs de l’UC Irvine, Colorado State University et de la Yale School of Forestry & Environmental Studies ont constaté qu’avec l’augmentation mondiale des températures, les microbes dans le sol deviennent moins efficace au fil du temps pour convertir le carbone dans le sol en dioxyde de carbone . la suite sur

http://wattsupwiththat.com/201.....-feedback/

44.  Araucan | 28/04/2010 @ 22:39 Répondre à ce commentaire

plombier (#25),

Les écureuils vivent dans les arbres, non ?

chria (#8),

Bon comme promis, mes remarques sur ce texte.

1) Je vire les citations car il n'y manque que Gandhi et le Grand Charles pour impressionner les foules … et je n'ai pas envie de regarder d'où ces citations sont tirées pour apprécier le contexte dans lequel elles ont été faites.

2) Le préambule vaut un point Godwin au moins, cela n'aide à la démonstration (s'il y en a une d'ailleurs)

3) Autre problème de fond, j'aime bien avoir des définitions (humano-centrisme, bio-centrisme, épanouissement humain, etc…)

4) Il y a ensuite quelques phrases qui m'ont frappé

"Une planète terre sans êtres humains serait fondamentalement absurde, sans aucun sens."

On s'en fout, puisque par définition, on n'y serait pas ! Et puis je peux très bien imaginer la terre sans êtres humains, cela ne m'empêche pas de dormir. Je peux aussi l'imaginer avec des licornes roses, échangeant sur fréquences FM aussi.
J'y reviendrai ensuite …

"C'est dans la conscience de chaque être humain que le sens émerge. La terre est là pour les hommes."

Je passe sur ce qu'est la conscience mais pas sur ce qu'est le sens (au sens de sentir, au sens de direction, ou au sens de signification/finalité ) ?
La première définition, les animaux en bénéficient.
La seconde, à partir du moment où l'on est dans un processus temporel, il y a succession et quelque part, il y a une direction. Mais un direction vers quoi ?
La troisième, on arrive soit à une vision religieuse du monde soit à admettre qu'il y a une finalité intrinsèque au monde qui se réalise, avec le cas particulier de l'homme comme objet ou outil de cette finalité.

Cela devient potentiellement complexe à discuter. Mais l'auteur favorise la troisième.

ON peut même se demander si la propension des humain à faire émerger du sens, là où il n'y en a peut-être pas du tout (pourquoi sommes nous là par exemple) est peut-être un artefact lié à son mode de pensée issu d'une évolution qui s'est tout de même passée plus longtemps dans la savane qu'en ville…

Un environnement "en bonne santé" est nécessaire à l'épanouissement humain.

J'adore ce genre de phrase générale !
C'est quoi un environnement en bonne santé ? Quels sont les critères à prendre en compte pour apprécier cette bonne santé ?
En quoi cette bonne santé est elle nécessaire à l'épanouissement humain ?

Expliquez-moi en quoi une zone humide remplie de moustiques ou de mouches tsé-tsé (en bonne santé par exemple pas en voie d'assèchement par l'homme, pas envahie par le tilapia, qui mange les larves de moustiques, avec un peu d'ebola ou de fièvre jaune favorise l'épanouissement humain ? Le désert de Gobi favorise-t-il l'épanouissement humain ?).
Je pourrais même dire que l'homme a combattu ou a maîtrisé une partie de son environnement pour s'épanouir de temps en temps.

La phrase suivante parle de préserver l'environnement : c'est donc de la conservation, pas de la maîtrise de contrôle ou de choix de ce qu'il y a à conserver (en l'état ?) ou non : c'est un bloc ( à noter que dans le cas du RCA, il y a un coté prométhéen et démiurgique, à la fois par la responsabilité de l'homme sur la température en haut du Mont Aigoual et par le fait qu'en maîtrisant le CO2, on maîtrisera la machinerie atmosphérique …)

la nature a horreur du plat, de la monotonie
Outre le coté finaliste attribué à la nature (c'est quoi la nature, l'environnement ? les écosystèmes, les espèces, les roches, les gaz, tout cela ? l'), qu'est-ce qui permet de démontrer cette phrase ? La terre (on n'est à peine sortis, la lune c'est pas très divers et Mars un peu plus). Même si l'on prends la vie sur terre, sous certains angles, c'est très monotone, ce n'est jamais qu'une variation issue de l'ADN, de l'ARN et des protéines (et quelques autres trucs).
Sur le paragraphe qui suit, outre le fait qu'une somme de phrases ne fait pas une démonstration, je relève qu'il y a une certaine contradiction entre parler d'histoire et dire que l'avenir est ouvert . Quant à la liberté de l'homme …. cela se discute aussi, il y a bien souvent beaucoup de contingence – ne serait-ce que par sa propre nature ou constitution- ! (hélas)

L'auteur propose ensuite de "préserver les choses que nous estimons nécessaire de l'être" : très bien mais manger des carottes (et les cultiver) n'est pas nécessairement détruire la carotte en tant qu'espèce, juste des individus …
(Nb : on attribue à un individu une conscience parce qu'il parle, mais prouvez-moi qu'un chimpanzé n'est pas conscient ? Où est la limite ?).
Mettons : comment va-t-on déterminer qui on garde et qui on supprime (au-delà des aspects alimentaires, qui ne sont qu'un détail) ? pour les espèces emblématiques, il y aura toujours un club de fans … (Je préviens les jardiniers : j'aime beaucoup des les orties, les prêles, les pissenlits, la mousse, les taupes et les vers blancs (hanneton). :D) Le choix ne se fera jamais ainsi ne serait-ce que parce que ce n'est pas comme cela qu'il se présente, et que le besoins (pas seulement les choix) des hommes et de ses sociétés sont différents (mais pas toujours en contradiction les uns des autres).

Et comme on est sur un site climato-sceptique : autant recentrer sur la question du climat. Là, on n'est tout de même pas embêtés directement par les animaux emblématiques : la question de base reste
l'homme influence-t-il le climat ?
si oui, où et comment ?
si oui, est-ce dramatique ? où ?
si oui, que faire ? et comment le faire ?
si non, que faire ? (parce qu'il peut y avoir aussi des conséquences dramatiques si l'homme pour une fois dans la rhétorique contemporaine, n'y est pour rien, mais qui dans une perspective plus longue, a plus subi des climats qu'il n'en a bénéficié -mais ce que je dis là vient peut-être de l'histoire que j'ai lue sur les XVI, XVII et XVIII siècles. Il faudrait voir ce que les chinois en disent ou les égyptiens).

Au total, ce texte ne m'apporte pas vraiment d'idée nouvelle, ni même de raisonnement nouveau ou de démarche opératoire. Les citations ne font rien à l'affaire. Je ne suis pas écologiste, ce qui ne veut pas dire que je n'ai pas une certaine idée de la nature, ni de la place de l'homme sur terre. J'ai fait toute ma carrière à essayer de trouver (et pas que moi) des solutions et je n'aime pas lorsqu'on me vend de l'image. Je ne suis pas philosophe non plus, ni religieux, ni finaliste. Je suis apathéiste et agnostique en même temps, enclin à croire en l'absurdité profonde de la nature (ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'approche rationelle, juste du hasard,…parfois), méfiant envers toute finalité qui proviendrait de l'existence humaine et toute idée qui a l'air de tout faciliter, ou expliquer (comme le CO2 qui mène le climat). Ce n'est que mon approche.

On est là, on fait avec, c'est déjà beaucoup … cela ne veut pas dire que pour supporter le poids de l'existence (et de cette foutue conscience), il faille se raccrocher à la première idée séduisante qui passe.

Bon là je crois que j'ai mérité une bonne

45.  Mizaël FAUCON | 28/04/2010 @ 23:05 Répondre à ce commentaire

Araucan (#44),

“La face entière de la Terre porte aujourd’hui l’empreinte de la puissance de l’homme”. Cette influence s’exerce même sur le climat : en gérant convenablement son environnement, l’humanité pourra “modifier les influences du climat qu’elle habite et en fixer pour ainsi dire la température au point qui lui convient…”
Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon (Époques de la nature, 1780)

46.  plombier | 28/04/2010 @ 23:20 Répondre à ce commentaire

Araucan (#44),

Les écureuils vivent dans les arbres ,oui , mais moi qui vit a la campagne , je peux vous certifier que souvent ils se baladent parterre .

47.  Axel | 28/04/2010 @ 23:23 Répondre à ce commentaire

Araucan (#44),

Je trinque avec toi 😉

J’ai un quotient intellectuel de 130. Cela signifie que j’ai un niveau d’intelligence exceptionnel. C’est important, l’intelligence. L’intelligence, c’est le seul outil qui permet à l’homme de mesurer l’étendue de son malheur.

P Deproges

😉

48.  Araucan | 28/04/2010 @ 23:33 Répondre à ce commentaire

plombier (#46),

Entre deux arbres, ils voyagent ! Je n’en ai jamais vu au milieu d’une prairie ! 😉

Axel (#47),
Enfin une citation que je comprends dans son contexte !

49.  Mizaël FAUCON | 28/04/2010 @ 23:33 Répondre à ce commentaire

Jean-Louis Borloo est le « Buffon » de Sarko…ça va mal finir !

50.  Manu95 | 28/04/2010 @ 23:40 Répondre à ce commentaire

Araucan (#44),
+1
A votre bonne santé !

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