Le CAS et les climatosceptiques en France-1.


Voici comme annoncé, les extraits du rapport du Centre d'analyse stratégique sur les climatosceptiques en France avec quelques commentaires en prime. Araucan.

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Comment lutter contre le climatoscepticisme. Risque climatique et opinions publiques.

Depuis 2010, la lutte contre le changement climatique est organisée au niveau international par des accords qui laissent chaque pays fixer ses propres objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Résultat prévisible, les propositions des Etats ne permettent pas d’éloigner la perspective de dérèglements irréversibles. Le prochain rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), fin 2013, devrait donc conduire les gouvernements à rehausser leurs objectifs. Mais une telle décision ne pourra être prise par les Etats que si leur opinion publique est convaincue de l’origine humaine (ou « anthropique ») du phénomène et de la nécessité d’agir rapidement. Or, l’évolution de la perception du grand public est inquiétante : la part de la population française reconnaissant que le changement climatique nécessite des actions immédiates est passée de 79 % en 2007 à 62 % en 2010. L’amenuisement du sentiment d’urgence va de pair avec une  réduction de la couverture médiatique accordée au dérèglement climatique à l’issue du sommet de Copenhague. Cette note de synthèse étudie la perception du discours scientifique sur la menace climatique par le grand public dans six pays « clés » des négociations internationales : l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, les États-Unis, la France et l’Inde. Elle s’intéresse d’abord à l’état de l’opinion publique dans ces pays avant de revenir sur le fondement des écarts entre ces opinions et le discours scientifique. Elle formule enfin des recommandations à destination des pouvoirs publics français, afin d’éviter que la remise en cause du changement climatique ne mine l’acceptabilité des évolutions technologiques et sociales qu’impose la transition énergétique.

Dès l'introduction, l'angoisse transparaît : et si l'opinion publique ne suivait plus ce sommet messianique qu'est le RCA et ses promesses de lendemains moins chauds, plus sobres et plus consensuels ? Les "climatosceptiques"n'inquiétaient pas avant 2010, quand tout se décidait (ou pas mais on ne nous le disait pas vraiment) dans de grands messes planétaires. les tractations diplomatiques avaient lieu avant en semi-coulisses comme il se doit, en cherchant des alliés dans la société civile, ravie d'occuper les médias, les autres états (quitte à les acheter avec des crédits carbone) et des déclarations de l'UE, que personne ne lit. L'avenir appartenait à ceux qui avaient trouvé le Graal ultime de l'action politique de ce début de XIXième siècle, l'alpha et l'oméga de la sauvegarde de la planète et l'explication universelle aux malheurs humains : le réchauffement inexorable de l'atmosphère terrestre sous l'action des GES émis par la combustion des énergies fossiles, symbole de la perversion intrinsèque de la société occidentale.

Mais l'opinion publique fatigue : ce n'est plus si urgent. Ben oui, il y a beaucoup d'autres préoccupations qui ressurgissent mais masquées auparavant par cet espèce de bulle, sur laquelle la politique de droite comme de gauche surfait. Vous savez les crises, le quart-monde, le chômage, les revenus qui baissent et tout qui augmente… C'est la réalité qui ressurgit et elle est souvent urgente ces temps-ci.

La présente note reprend les principaux enseignements du rapport réalisé – sur un appel d’offres du Centre d’analyse stratégique – par les cabinets Nomadéis, Semiocast et K-Minos.

Méthodologie
L’étude porte à la fois sur l’expression du grand public, des médias et des internautes, dans chacun des six pays précités. La méthodologie retenue repose sur une revue de la littérature existante, des entretiens avec une vingtaine d’experts de différentes nationalités, et deux sondages : l’un a été réalisé autour de la conférence de Durban, l’autre a ciblé la population jeune. Enfin, une analyse sémantique des conversations sur Internet a également été réalisée (cf. encadré infra).

1. Des situations très diverses dans les principaux pays acteurs des négociations climatiques.

L’étude conclut à une grande diversité de la perception de la question climatique aux États –Unis, en France, en Inde, en Chine et en Afrique du Sud quant à , l’existence d’un consensus scientifique sur l’existence du phénomène et son origine anthropique
(le doute sur ces questions correspond au sentiment dit de « climatoscepticisme »), l’urgence du problème, la pertinence des mesures mises en œuvre par les Etats ou la communauté internationale, l’existence de solutions technologiques… Précision d’autant plus importante que l’expression a pu faire l’objet de débats, le terme « opinion publique » recouvre ici l’ensemble des jugements, perceptions et analyses d’une société à l’égard d’une question donnée, en l’occurrence le discours scientifique sur le changement climatique.

Je passe sur l'analyse aux USA, la Chine, l'Afrique du Sud, l'Inde ainsi que des jeunes : voici celle sur la France.

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1.2. En France, le climatoscepticisme reste un phénomène marginal.

Les Français sont majoritairement convaincus de la preuve scientifique du changement climatique (80 % des sondés)4. Mais 44 % d’entre eux expriment un doute sur les causes du phénomène, que 39 % d’entre eux rattachent à un « effet de serre » relativement méconnu, parfois interprété comme la conséquence de l’activité des centrales nucléaires.
Sous l’impulsion de quelques figures médiatiques, l’expression du climatoscepticisme a progressé depuis 2010 : la reconnaissance du consensus scientifique sur le sujet est passée de 70 % à 51 % de 2009 à 2010. Si elle a évolué depuis, la perception de la menace climatique a chuté d’environ 15 % de 2008 à 2010.

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D’autres études montrent que, en 2011, autour de 15 % des Français estiment qu’il n’y a pas de consensus scientifique sur le changement climatique ou ne se prononcent pas sur la question 1. Par ailleurs, sur un autre aspect du climatoscepticisme, 44 % d’entre eux exprimaient un doute sur les causes du phénomène 2. Les conversations des internautes français révèlent également l’émergence d’une certaine défiance vis-à-vis des négociations onusiennes 3. L’opinion publique française rejoint ainsi celles des pays d’Europe méridionale. Les implications du consensus scientifique sont relativement anciennes dans l’esprit des citoyens européens : en juin 1989, 74 % des Européens informés sur la menace climatique la jugeaient déjà « très sérieuse », seuls 2 % l’estimaient « pas très sérieuse » 4. Mais comme en France, l’inquiétude liée aux effets du changement climatique est dans une phase descendante depuis 2009 : au printemps 2008, 7 % des Européens jugent le problème « peu sérieux » ; ils étaient 10,5 % à l’automne 2009.

Dans les médias français, le climatoscepticisme apparaît de façon marginale en 2006 et est relancé quatre ans plus tard, dans un contexte de désenchantement suite à la conférence de Copenhague et de controverses scientifiques (« climategate »).

Néanmoins, contrairement à la situation américaine, le consensus scientifique sur le changement climatique est largement partagé par la classe politique française.
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Ouf pour le CAS et les gouvernements concernés, certains politiques ne surfent pas sur la tendance à la perte d'adhésion au RCA …

Sources citées ci-dessus :

1 MEDDTL (ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement) (2011), Les perceptions sociales et pratiques environnementales des Français de 1995 à 2011.
2 Boy D. (2011), Les représentations sociales de l’effet de serre 2011, ADEME.
3 Etude Semiocast pour le CAS.
4 Sources : analyse de l’Eurobaromètre, voir la contribution de Jean-Paul Bozonnet à l’ouvrage Controverses climatiques, sciences et politiques, par Edwin Zaccai, François Gemenne et Jean-Michel Decroly (dir.), Presses de Sciences-Po, 2012.

2. Comprendre les écarts entre le discours scientifique et les opinions publiques.

L’étude des cabinets Nomadéis, Semiocast et K-Minos montre la multiplicité des opinions et du traitement médiatique du changement climatique selon les pays. Ce constat mène à s’interroger sur les motifs de cette diversité et sur l’existence de
positions sceptiques en dépit d’un consensus scientifique.

2.1. Même si la climatologie est une discipline « jeune », l’existence d’un changement climatique d’origine anthropique fait l’objet d’un consensus dans la communauté scientifique

La climatologie est une discipline relativement récente issue de la météorologie, qui ne se développe réellement qu’après la Seconde guerre mondiale.

La structuration des moyens de mesure date du XIXe siècle : le réseau des stations météorologiques, qui ne représentait que quelques postes au début de la décennie 1880, en compte plusieurs milliers depuis les années 2000. C’est la diffusion du télégraphe autour de 1850 qui a permis d’envisager un réseau international d’observation ; ce projet s’est concrétisé en 1873 avec la création de l’Organisation météorologique internationale (OMM) 1, qui fixe des normes internationales sur la collecte des données et fonde le premier système mondial d’échange de mesures. Au XXe siècle, les progrès des technologies de communication de nouveaux instruments de mesures (radiosondes) et de nouvelles sources (transport aérien) provoquent un
accroissement du nombre et des types d’informations disponibles. Les avancées techniques (imagerie satellitaire, application informatique permettant de créer des modèles de prévision et d’évolution du climat, etc.) contribuent alors à améliorer la compréhension du système climatique terrestre au-delà de la prévision météorologique, en permettant notamment de traiter la masse conséquente de données.

Faire de la climatologie le résultat de l'avancée des techniques est pour le moins réducteur.

Les années 1980 voient la parution de la première revue spécialisée (The Journal of Climatology), le lancement du Programme mondial de recherches sur le climat par l’Organisation météorologique mondiale et enfin, en 1989, la fondation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.

Le GIEC et son approche globale du climat (ou des climats terrestres) n'est pas l'horizon ultime de la discipline, même si elle a été captée au niveau politique.

La discipline est complexe, car elle fait appel à différents savoirs (physique, biologie, astronomie, informatique, etc.). Comme l’illustre la NASA sur son site internet, certains phénomènes restent ainsi à ce jour méconnus 1. Mais la relative jeunesse de la climatologie et la permanence de mécanismes inexpliqués ne remettent aucunement en cause l’existence d’un large consensus au sein de la communauté scientifique sur l’existence d’un changement climatique d’origine anthropique. Les propriétés du dioxyde de carbone comme gaz à effet de serre sont connues depuis la seconde moitié du XIXe siècle, grâce à John Tyndall. La
possibilité d’un réchauffement atmosphérique global résultant des émissions de carbone de la combustion d’énergies fossiles émerge dans les années 1900 : Svante Arrhenius estimait alors que la hausse de la température atteindrait 1,5 à 4,5 °C pour
un doublement des concentrations de CO2. Dans les années 1930, Guy Steward Callendar alerte sur les conséquences dangereuses du phénomène, qu’il identifie comme déjà en cours. En 1961, la « courbe de Keeling », qui vaudra à son auteur de recevoir la médaille nationale des sciences des mains du président G. W. Bush en 2002, montre l’évolution de la concentration atmosphérique de CO2. Le GIEC établit en 2007 que les travaux scientifiques permettent d’affirmer que la probabilité que l’élévation de la température moyenne mondiale soit due aux activités humaines est supérieure à 90 %.
Des études récentes révèlent qu’une très grande majorité de publications scientifiques parues dans des revues scientifiques peer reviewed s’inscrivent dans l’existence du consensus scientifique  sur le changement climatique  (75 % des articles participent ainsi du consensus ; les autres ne se prononçant pas sur leur adhésion) et que 98 % des experts du climat adhèrent au même consensus résumé par le GIEC 2.

Arguments classiques …

Sources citées ci-dessus :

1 Voir la synthèse réalisée à ce propos par la NASA : http://climate.nasa.gov/uncertainties/
2 Analyse d’articles scientifiques publiés dans des revues à comité de lecture, de 1990 à 2000. Voir Oreskes N. (2004), “Beyond the ivory tower: The scientific consensus on climate change”, Science 06(5702): 1686. Voir également Anderegg W., Prall J., Harold J. et Schneider S. (2010), Expert redibility in Climate Change, actes de l’Académie américaine des sciences, 21 juin.

2.2. De l’incompréhension à la désinformation : les ressorts du climatoscepticisme 

En 2010, face à la médiatisation croissante des arguments climatosceptiques (en fait la publication d'un livre de Claude Allègre … et quelques passages dans les médias de Vincent Courtillot, Claude Allègre, Benoit et Serge Galam), quelque six cents scientifiques français spécialistes du climat ont averti les institutions de la recherche des dangers de la montée en puissance de ces discours: leur lettre relevait les erreurs factuelles d’un ouvrage climatosceptique paru quelques mois auparavant1. L’ampleur du consensus scientifique et l’engagement des climatologues à le défendre conduisent à s’interroger sur l’importance prise par les arguments climatosceptiques dans l’opinion publique.

Une première explication tient dans l’incompréhension par cette dernière des incertitudes inhérentes à la recherche scientifique. Malgré les méthodologies mises au point par les chercheurs et par le GIEC (cf. annexe) pour les identifier et les présenter de manière transparente (là, excusez moi mais on rigole, likely, very likely, etc …), le public a tendance à les assimiler à de l’ignorance et à remettre en question les éléments du consensus scientifique.

Explication simpliste et certainement erronée à mon sens du comportement des gens face à des explications scientifiques et sur la question des incertitudes.

Seconde explication, les sources du discours scientifique sur le changement climatique sont hétérogènes  et de plus en plus nombreuses : le discours des scientifiques producteurs de connaissances 2 est relayé à la fois par des organismes de synthèse (GIEC à l’échelle mondiale, académies des sciences au niveau national), par des médias et par la société civile (ONG, particuliers, entreprises, etc.). De nombreux climatosceptiques ne sont par ailleurs pas des climatologues 3. La multiplicité de ces sources a sans doute contribué à médiatiser le problème climatique, mais elle a également pu entretenir une confusion chez le public non expert.
La seconde phrase du paragraphe perturbe l'argumentaire sur les sources disparates d'information sur le RCA.On peut la remplacer par : de nombreux communicants sur le RCA n'étaient pas des spécialistes… Explication partielle mais qui meriterait d'être creusée à la fois effectivement sur la qualité mais aussi sur la quantité : la saturation du public a certainement plus joué que la confusion.

Troisième explication, il peut également exister au sein de l’opinion une confusion entre les rôles respectifs des scientifiques et des responsables politiques, notamment une méprise sur le mandat du GIEC, lequel consiste à informer les décideurs de l’état de la science et non à recommander des actions (cf. annexe). (en partie faux : les rapports du GIEC font bien un état des connaissances, celles qui vont bien mais proposent des actions pour l'atténuation et l'adaptation WG II et WG III : l'argument du GIEC comme prescripteur a souvent été utilisé) L’objectif de stabilisation de l’élévation de la température moyenne mondiale à moins de deux degrés est ainsi souvent interprété comme une préconisation du Groupe, alors qu’il s’agit d’un choix politique initialement retenu par l’Union européenne sur la base des évaluations de risque du GIEC, avant d’être intégré dans les accords internationaux de Cancun (via le G8 en 2009 a). Par ailleurs, les ONG ont relayé le discours du GIEC, alors qu’elles ont des vues opposées à celles des scientifiques sur d’autres sujets (nanotechnologies, OGM, etc.). L’inconvénient de cette convergence de vues est la confusion qu’elle peut générer entre messages informatifs des responsables scientifiques et messages militants. Cette assimilation est alimentée par l’engagement politique de certains experts, comme James Hansen.

Moralité, pour le CAS, c'est de la faute aux ONG qui instrumentalisent le GIEC. Mais les politiques aussi se cachent derrière les rapports du GIEC. Mais, signalons-le, désormais les doubles casquettes (militants et scientifiques) ne sont plus en odeur de sainteté : c'est un progrès. L'épisode GES celui des OGM a peut-être porté ses fruits.

Dernière explication, les climatosceptiques instrumentalisent la perception négative par l’opinion publique des incertitudes inhérentes à la recherche. Les controverses qu’ils alimentent dans les médias (en France sur Internet) brouillent le message de la communauté scientifique (c'est le but aussi : pour faire réfléchir, autant créer ou laimenter le débat). Les études récentes sur le discours des partisans du climatoscepticisme identifient des modus operandi relativement similaires : il s’agit avant tout de semer le doute vis-à-vis du consensus scientifique sur le changement climatique (et aussi dire qu'il y a une alternative, vous savez le soleil ?). En 2002, un mémo à l’intention du président Bush rédigé par Frank Luntz, sondeur et consultant auprès du parti républicain, recommandait ainsi de souligner l’incertitude scientifique, et d’adopter un discours lénifiant, diminuant le sentiment de menace, pour « faire de l’absence de consensus scientifique un enjeu central du débat 4 ».
Par ailleurs, la position des climatosceptiques est souvent paradoxale puisqu’ils prétendent défendre la science, mais ne se plient pas à ses méthodes en refusant de prendre en compte les erreurs factuelles que leur signalent les chercheurs. Le blog climatosceptique français « Skyfall » fonctionne ainsi sur le principe de publications collectives et anonymes, sans obligation de réponse (voir ma réponse ici).

Bien sur que le doute et les incertitudes jouent : dans l'appréciation du risque climatique en particulier mais aussi dans les reconstructions de température, dans les mesures ou les moyennes de températures globales, dans la performance des modèles à prédire les évolutions du climat ou les points chauds, les énergies renouvelables, etc … Ensuite, chacun fait son dosage.

Sources citées ci-dessus :

1 Voir Huet S. (2010), L’Imposteur, c’est lui. Réponse à Claude Allègre, pour une description des erreurs dans l’ouvrage Allègre C. (2010), L’Imposture climatique ou la fausse écologique.

2 Le rapport Nomadéis-Semiocast-K-Minos cite ainsi quelques-uns des principaux laboratoires de recherche aux Etats-Unis (Goddard Institute for Space Studies de la NASA,  NOAA), au Royaume-Uni (Climate Research Unit de l’Université d’East Anglia), en Chine (Beijing Climate Center) ou en France (laboratoires de l’institut Pierre- Simon-Laplace)
3 Claude Allègre et Vincent Courtillot, qui contestent notamment l’origine anthropique duchangement climatique, sont respectivement géochimiste et géophysicien. Yves Lenoir, auteur de Climat de Panique (2001) est ingénieur. Sylvie Brunel et Jean-Robert Pitte, directeurs de l’ouvrage Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête : 15 grands scientifiques géographes nous rassurent sur notre avenir (2010), sont géographes.

4  The Environment: A Cleaner, Safer, Healthier America, cité par The Guardian “Memo exposes Bush's new green strategy”, 4 mars 2003.

a Citation extraite du lien : "First and foremost, in the light of the recommendations of the international scientific community, the G8 has recognised the importance of limiting the rise in global temperatures to 2°C (above pre-industrial levels), in order to avoid the risk of serious economic consequences and irreversible damage to the environment and the climatic system. "

2.3. Le rôle des médias traditionnels : l’impact du « storytelling » médiatique.

Les médias ont été les artisans de la sensibilisation du public à la question climatique. Néanmoins, dans une certaine mesure, cette médiatisation a pu entretenir la confusion sur les messages scientifiques.  Leur temps est celui de l’actualité immédiate ; il ne correspond souvent pas à celui de la recherche scientifique. Pour certains observateurs, il s’agit d’une véritable difficulté pour transmettre une information pertinente sur le phénomène climatique 1. Les journalistes sont notamment confrontés à la nécessité de « renouveler le récit » sur un thème donné pour entretenir l’intérêt du lectorat. Les publications du GIEC et des climatologues, mais aussi les déclarations d’autres experts et commentateurs, seront donc relayées, ainsi que les différents types de controverses.

Le « climategate » et autres controverses médiatiques

Quelques jours avant l’ouverture de la conférence de Copenhague, un pirate informatique visant le Climate Research Unit (CRU) de l’université d’East Anglia diffuse sur Internet un millier de courriels échangés entre scientifiques, dont certains ont contribué aux travaux du GIEC. Ces messages expriment le mécontentement de certains chercheurs vis-à-vis de résultats n’allant pas dans leur sens ou leur volonté d’empêcher la publication d’éléments contraires à leurs propres positions. (Cela aide à se faire des copains en général dans ce milieu). Des climatosceptiques y voient la preuve que les travaux démontrant l’existence d’un changement climatique d’origine anthropique ne sont pas fiables. Le sénateur républicain James Inhofe va jusqu’à demander l’ouverture d’une enquête criminelle sur la dizaine de scientifiques américains impliqués. La controverse est rapidement médiatisée, mais une seconde diffusion de  cinq mille emails en 2011, avant la conférence de Durban, aura moins d’écho. (Il paraît qu'il en reste encore à diffuser …)
C'est oublier le raccordement bidouillé d'une courbe de température calculée à partir de cernes d'arbres avec des températures mesurées avec des thermomètres parce que les fameux cernes ne montraient pas …l'augmentation récente …

En 2010, l’identification d’une erreur factuelle dans le dernier rapport du GIEC paru en 2007, portant sur la fonte des glaciers de l’Himalaya, sert d’argument aux commentateurs sceptiques pour mettre en doute ces travaux2. (la longue liste des gates …) Plusieurs enquêtes démontreront le sérieux et la déontologie du CRU et du GIEC. (mais l'IAA ne sera pas si gentil que cela…) Mais l’impact des controverses semble important dans l’opinion publique : un sondage de la BBC montre qu’en 2010 presque autant de personnes avaient entendu parler de la remise en cause de la recherche scientifique et de ses erreurs que de la conférence de Copenhague. De plus, le doute vis-à-vis de l’existence du changement climatique se développe 3. Ces controverses ne sont pas nouvelles : la polémique du « hockey stick », en référence à la remise en question  du graphique en « crosse de hockey » qui figure dans un article du climatologue Michael Mann publié en 1999 4 , intervient lorsque ce dernier est repris par le GIEC dans son rapport d’évaluation en 2001. Le graphique, qui trace l’évolution de la température moyenne mondiale au cours des cent derniers siècles, montre un pic à partir de 1900, indice du changement climatique et de la responsabilité humaine. Cette représentation fut très critiquée par des observateurs qui reprirent des incertitudes estimées par les auteurs eux-mêmes sur le choix des données et leur traitement. 5 (Pour le détail de l'affaire voir l'excellent site Climate audit, dont l'auteur a contribué à démonter cette courbe  : traitement statistique biaisé, sur-représentation de certaines séries de données, etc… qui a fait l'objet d'une publication en bonne et due forme. L'AR4 a abandonné cette courbe, entre-temps très médiatisée par Al Gore et bien d'autres, au profit d'une courbe en "plat de spaghettis", nettement moins médiatique.Cette courbe de Mann estompait aussi l'optimum médiéval, contesté au niveau global par les durs du RCA – il n'y a pas que les sceptiques qui font des controverses. )

Les médias ont été critiqués pour avoir relayé les controverses climatiques : ils sont néanmoins tenus de simplifier les problématiques complexes dont ils doivent rendre compte et de présenter des figures ou des opérations qui expriment un doute vis-à-vis du consensus scientifique. La méthode journalistique traditionnelle recommande de présenter les opinions des contradicteurs vis-à-vis d’un fait, pour en donner toutes les dimensions. Cette approche, particulièrement présente dans la presse américaine (principe du balanced reporting) – mais peu en France …-, conduit à accorder une forte importance aux opinions minoritaires 5, même si celles-ci sont en décalage avec le consensus scientifique (sauf pour les OGM, la vaccination par exemple). Enfin, au vu de l’importance relativement limitée des sujets scientifiques dans les médias, les journalistes disposent par ailleurs de peu de temps et de peu d’espace éditorial pour exposer les complexités de ces sujets.

La question n'est pas tant la simplification que l'omission délibérée des incertitudes et de leur nature. Les sujets scientifiques sont peu traités, certes sur les "grandes chaines" mais c'est relatif : le RCA a  une couverture forte sur certaines chaines qui diffusent des documentaires par exemple. ET puis le RCA n'était est pas traité dans les pages scientifiques du Monde par exemple, mais dans les pages Planète avec les autres sujets environnement, lesquels sont dans de très nombreux cas, de  quasi-publi-reportages suite à la sortie d'un rapport d'une ONG, sans contre-expertise. Quant au traitement fait aux sceptiques, n'en parlons pas. Passe que le journaliste exprimait les opinions des scientifiques du consensus mais était-il nécessaire d'utiliser les techniques  de rabaissement avec surnoms avilissants et quolibets insultants, dignes des campagnes électorales d'avant et d'après guerre ? Nombre ici ne suivent pas C.A dans la provocation ou dans ses options, mais ce qu'il dit sur l'eau mérite d'être pris en considération.

Sources citées ci-dessus :

1 Rapport Nomadéis-Semiocast-K-Minos, entretien avec Andrew Revkin, ancien journaliste scientifique au New York Times, p 30. Voir par ailleurs l’étude de F. Gonon sur le décalage entre les avancées de la recherche et le récit médiatique qui en est fait : Gonon F., Konsman J.-P., Cohen D., Boraud T. (2012), « Why Most Biomedical Findings Echoed by Newspapers Turn Out to be False: The Case of Attention Deficit Hyperactivity Disorder ». PLoS ONE 7(9): e44275. doi:10.1371/journal.pone.0044275
2 Voir la réponse du GIEC : GIEC (2010), IPCC statement on the melting of Himalayan glaciers, 20 janvier.
3  BBC climate change pol, février 2010: http://news.bbc.co.uk/nol/shared/bsp/hi/pdfs/05_02_10climatechange.pdf

4 Mann M. E., Bradley, R. S., Hughes M. K. (1999). “Northern hemisphere temperatures during the past millennium: Inferences, uncertainties, and limitations”, Geophysical Research Letters 26 (6):759.

5  Boykoff M. et Boykoff J. (2004), “Balance as Bias: Global Warming and the US Prestige Press”,
Global Environmental Change, n° 14 (2004), p. 125-136.

2.4. La couverture médiatique du changement climatique est en recul.

La couverture médiatique (presse traditionnelle et en ligne, télévision) de la question climatique a connu de fortes variations. Elle progresse à partir des années 2000, et enregistre des augmentations conséquentes lors d’événements ponctuels : film d’Al Gore en mai 2006, rapport du GIEC et rapport Stern en 2007, sommet de Copenhague fin 2009.

Depuis, le sujet est de moins en moins couvert- ce qui ne remet pas en cause l’intérêt du public (cf. infra).  La couverture médiatique est à présent « à son niveau le plus faible depuis cinq ans » (rapport Nomadéis), les conférences internationales annuelles sur le climat suscitant de légers regains d’intérêt.

L’étude Nomadéis-Semiocast-K-Minos montre que cette couverture évolue différemment selon les pays : l’érosion de l’intérêt des médias traditionnels pour le sujet à partir de la conférence de Copenhague que l’on enregistre dans les pays développés est beaucoup moins importante dans les pays émergents.

La suite très bientôt avec l'influence d'Internet …

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319 réponses à “Le CAS et les climatosceptiques en France-1.”

  1. Je ne veux pas mourir idiot, c’est pourquoi je pose la question du béotien:
    en quoi les molécules de CO2 provenant de la combustion de fossiles, une fois émises, se comporteraient différemment de celles émises par les plantes ou par les océans ? Notamment, en ce qui concerne leur temps de résidence dans l’atmosphère.
    Par contre, je peux très bien comprendre, comme le dit phi, que la modélisation de la backradiation constitue une ânerie du second type (comme la machine à mouvement perpétuel du même métal) :mrgreen:

  2. Parce que c’est ce qui est scientifiquement établi, utilisé quotidiennement dans une quantité de domaines avec un succès qui n’a jamais été démenti.

    phi (#199), je n’ai jamais remis en cause le fait qu’un corps chaud se refroidit moins à proximité du chaud que du froid, cesse de raconter des âneries.

    Ce que j’ai remis en cause, c’est qu’on puisse attribuer un réchauffement de la surface terrestre (ou pour reprendre ton charabia « un moindre refroidissement », expression qu’on ne voit jamais chez un propagandiste de l’effet de serre, dans aucune tribune, aucun éditorial réchauffiste, aucun tract pour sauver le climat, aucun manuel sur la développitude durable… bizarre hein ?) à la radiation du froid, ce que tu fais, comme les réchauffistes et leur théorie de l’effet de serre à la mode Trenberth, alors que c’est possible seulement par conduction et convection.

    Soit tu fais exprès d’être obtu en répondant complètement à côté avec tes arguments d’autorité à deux balles, soit tu n’as pas la moindre idée de ce dont on parle.

  3. minitax (#202),

    Ce que j’ai remis en cause, c’est qu’on puisse attribuer un réchauffement de la surface terrestre (…) à la radiation du froid, ce que tu fais, comme les réchauffistes et leur théorie de l’effet de serre à la mode Trenberth, alors que c’est possible seulement par conduction et convection.

    Les lois de la thermodynamiques s’appliquent quelque soit le support des échanges. Ensuite, encore une fois, ce n’est pas la radiation froide qui réchauffe la terre, c’est le soleil. Conduction et convection ne réchauffent pas non plus la terre mais la refroidissent. Mettez un peu d’ordre dans vos idées.

  4. MichelLN35 (#200),
    Le seul facteur responsable doit donc être la solubilité du CO2 dans les eaux froides au printemps, océans et surtout nuages d’eau liquide.
    ——————————-
    Michel , je crois qu’il est temps de remettre les pieds sur terre et de descendre de ton nuage

  5. scaletrans (#201),

    Par contre, je peux très bien comprendre, comme le dit phi, que la modélisation de la backradiation constitue une ânerie du second type (comme la machine à mouvement perpétuel du même métal)

    Les climatologues ne peuvent rien vendre sans utiliser une telle machine. La sensibilité climatique est probablement inférieure à 0.2 °C au sol et à pas beaucoup plus que 0.5 °C à 5000 m. Personne ne sait à quel changement climatique on doit s’attendre avec de telles valeurs et ce n’est pas la climatologie qui nous donnera une réponse vu son état lamentable.

  6. phi (#205),

    la modélisation de la backradiation constitue une ânerie du second type

    Effectivement, la DLR (Downward Longwave Radiation) et aussi sa mesures posent quelques questions. Il faut remonter à la signification réelle des lois fondamentales du rayonnement (Planck, Stefan) pour le comprendre avec des considérations qui passent très au dessus de la tête des étudiants lambda et de beaucoup de leurs enseignants (surtout en climatologie )

    A mon avis le plus pertinent (et le plus critique) sur la DLR est le Prof de Phys. Mathématique, Claes Johnson qui est très loin d’être un débutant.
    Il a rédigé récemment toute une série de billets pour faire le point sur la définition et le sens de la DLR et surtout, aussi, sur la signification réelle de sa mesure.

    il est vrai que l’écriture de la loi de Stefan lorsqu’il y a échange entre deux corps, pose quelques problèmes tout à fait fondamentaux.
    Pour ma part, je m’interroge…

    Quant aux photons « petites boules » séquentiellement envoyées et reçues selon la vision ultra-simpliste de Spencer (et quelques autres), voici ce qu’écrivait Gerlich (encore un prof de physique mathématique !) à ce sujet :

    « Of course, heat transfer is due to interatomic electromagnetic interactions mediated by the electromagnetic field. But it is misleading to visualize a photon as a simple particle or wave packet travelling from one atom to another for example. Things are pretty much more complex and cannot be understood even in a (one-)particle-wave duality or Feynman graph picture. »

  7. Bob (#207),
    J’ai rédigé plus haut une phrase un peu alambiquée sur la nature stochastique des lois de la thermodynamique. Je me demande de plus en plus si le problème ne vient pas de là. L’explication de l’effet de serre se situe à l’articulation de sciences qui ne sont pas unifiées. Rien n’interdit de considérer séparément radiations et backradiations tant qu’on se limite à l’électromagnétisme et à la mécanique. Quant on intègre la thermodynamique, il y a visiblement un gros problème.

  8. the fritz (#174),
    Non, car la moitié du CO2 émis, quelles qu’en soient les sources, est absorbé par les puits de CO2. Par ailleurs, il y a toujours du CO2 plus ancien qui est absorbé.

  9. phi (#208),
    Oui. C’est un point de vue intéressant;
    Il y a un vrai problème fondamental sous-jacent au dessus duquel les gens sautent à pieds joints.

  10. phi (#208),
    Le modèle radiatif avec rétroaction n’est pas issu de publications scientifiques dans des revues à comité de lecture (G et T ont fait une recherche bibliographique qui n’a rien donné).

    Donc le GIEC, ou plus exactement « The Firm » a inventé ce modèle, violant par là même, outre la seconde loi de la thermodynamique, les procédures de fonctionnement du GIEC/IPCC.

    Double viol, double peine!….

  11. jipebe29 (#212),

    Double viol, double peine!….

    Il y a trois ans, je pensais que tout serait plié en quelques semaines, quelle naïveté ! Je suis de plus en plus pessimiste. Il y a de moins en moins de vrais scientifiques parmi ceux qui se targuent de ce titre et énormément de techniciens parfois brillants qui préfèrent le confort rassurant et débilitant de pseudo-vérités formatées et sans surprises.

    Pour ce qui est de la théorie, j’en suis là : la thermodynamique ne possède aucun outil qui permette d’appréhender les backradiations, elles n’ont pas d’existence dans cet univers théorique particulier. Comme les backradiations sont bel et bien réelle, la seule solution qui permette d’en tenir compte correctement consiste à les lier absolument avec les radiations montantes. Il en résulte que le raisonnement OLR/DLR est pernicieux car il n’y a pas deux entités mais une seule. Le noeud du problème se situe dans le concept de forçage radiatif qui a la dimension d’une DLR et donc n’existe pas dans l’univers de la thermodynamique. Le forçage radiatif est exactement une chimère. Cela se vérifie en considérant que la valeur du forçage radiatif est arbitraire car basée sur la température initiale arbitraire du CO2 ajouté dans la modélisation.

  12. devinplombier (#217),
    Oui, merci, vous avez raison, insidieux serait plus adapté. Pourtant, et je ne sais pas bien pourquoi, quand je relis la phrase, je n’en suis plus si certain.

  13. jipebe29 (#213),
    Beau boulot, complet et à jour !
    Néanmoins (histoire de critiquer !), je le considère seulement comme un « aide-mémoire » pour lecteur assidu de Skyfall ! Pour qu’il soit lisible par tout individu, même scientifique, il aurait fallu développer beaucoup plus (en fait, faire un livre !).

  14. papijo (#220),
    En fait, je diffuse ce lien dans tous les commentaires que je fais pour les articles qui traitent du climat, et qui, le plus souvent, ne racontent que des carabistouilles éhontées. C’est un travail de fourmi, mais peut-être pourra-t-il permettre à nombre d’internautes d’avoir accès aux informations exactes et à les diffuser.

    J’ai mis notre synthèse sur le mur Facebook de Raphaëlle Bacqué, grand journaliste au Monde, qui l’a appréciée. Je lui ai envoyé ensuite le texte suivant:

    « Raphaëlle, ne pensez-vous pas qu’il serait temps que nos médias, dont Le Monde, cessent de raconter des carabistouilles aux citoyens dès qu’il s’agit du GIEC et du climat? Est-ce que nos médias ont perdu tout sens critique, toute éthique journalistique, en étant de moutonniers vecteurs de propagande en faveur du dogme du Réchauffement Climatique Anthropique? Croyez-vous que les citoyens gobent tout ce que racontent les articles de votre confrère Stéphane Foucart? Est-ce que les médias sont « aux ordres » et pourquoi ne parlent-ils jamais du caractère absurde de la transition énergétique (voir le livre de Christian Gérondeau: Ecologie, la fin)? Voyez mes échanges avec le MEDDE et CNC Climat-énergie, qui mentent dans un document officiel. http://dropcanvas.com/v9wbyKenavo! »
    J’attends de voir comment elle répond (si elle répond…).
    Wait and see….

  15. jipebe29

    J’ai lu votre prose, en fait de carabistouilles vous êtes un vrai champion.

    Vous devriez arrêter le chouchen

  16. Le Chti (#224),
    Sont-ce des carabistouilles que de fournir les données d’observation correctes, et de citer quelques publications de scientifiques éminents, qui ne sont pas dans la « ligne du Parti »? Faudrait-il se prosterner devant toutes les inepties que le GIEC a sorties et applaudir moutonnièrement à la propagande éhontée en faveur du dogme du RCA?

    Votre commentaire est donc nul et non avenu.

  17. jipebe29 (#225),

    citer quelques publications de scientifiques éminents, qui ne sont pas dans la “ligne du Parti

    Il n’y a de vraie science que lyssenkiste, autrement dit fabriquée pour la cause, communiste hier, écolo-citoyenne aujourd’hui. Au goulag jipebe29 ! Et soyez heureux d’avoir échappé au peloton d’exécution !

  18. jipebe29 (#221),

    De toutes façons , le chouchen est un breuvage ancien , il y a maintenant du bon Whisky
    breton plus efficace que la gueuse pour carabistouiller.
    Kenavo

  19. @PHI : svp, pouvez-vous expliquer à Minitax que je ne suis pas vous. Par je ne sais quel truchement intellectuel ou paranoïa active, il pense que je poste sous votre nom sur skyfal, et pourri la discussion sur d’autres blogs à cause de cette méprise. Merci de le faire revenir à la raison.

  20. Bonjour Chria,

    Oui, je sais, j’ai lu et cela m’a bien amusé. Malheureusement pour vous, je ne vois pas bien ce que je peux faire. Le CO2 paraît avoir un effet dévastateur sur le bon sens, minitax n’est de loin pas le seul atteint.

  21. phi (#235),
    Il y a longtemps que je sais que vous n’êtes pas chria.
    pas du tout la même façon d’envisager les problèmes.
    Et c’est beaucoup mieux.

  22. Bob (#237),
    Quand je disais que minitax (plaisant à lire) n’était pas le seul atteint, je pensais à une mésaventure récente. J’ai été soufflé par la médiocrité d’une clique de prétentieux qui croient donner le ton à la critique de la climatologie. On y trouve pourtant des gens brillants mais il y a comme un blocage sur des notions basiques.

  23. phi (#238),

    un blocage sur des notions basiques

    Les « notions basiques » le sont peut-être moins que le croient les débutants.

  24. Bob (#239),
    Oui, en effet, je peux parfaitement prendre ça pour moi. Et pourtant. Quand un débutant se voit donner une leçon de thermodynamique avec une affirmation tel que :

    « Il n’y a rien d’illégitime à effectuer une analyse par petits morceaux si la commodité le commande, rien, absolument rien. »

    Comment est-ce que je peux vérifier que le second principe soit respecté si j’opère par petits morceaux ?

    Je suis humblement prêt à apprendre.

  25. phi (#240),
    Ce n’est pas vous que je visais.

    “Il n’y a rien d’illégitime à effectuer une analyse par petits morceaux si la commodité le commande, rien, absolument rien.”

    En effet, c’est curieux comme affirmation du moins en matière de 2d principe de la thermo
    Ils devraient relire Clausius.

  26. Bob (#241),

    Ce n’est pas vous que je visais.

    Dans le cas particulier, cela correspond pourtant assez bien à ma position, disons hiérarchique, climatologiquement parlant.

    En effet, c’est curieux comme affirmation du moins en matière de 2d principe de la thermo
    Ils devraient relire Clausius.

    C’est bien du second principe dont il était quesion. Ce que je trouve assez cocasse, c’est qu’une personne jouissant d’une certaine réputation de rigueur scientifique et correctement (au sens de politiquement correcte) critique face au giec se révèle d’une telle médiocrité quand elle tente de défendre la doctrine officielle. A mon avis, c’est une bonne illustration du vide sidéral de la théorie du réchauffement climatique anthropique.

  27. #tous
    Voici la version V3.2 de notre document « problématique climatique et errances du GIEC ».

    J’ai développé la partie sur les EnR (source principale: ouvrage de Christian Gérondeau : Ecologie, la fin)

    http://dropcanvas.com/#4wzSGxBc8bBV9H

    Usque tandem, delirium carbonum; abutere patientia nostra?

    Bonne lecture!

  28. jipebe29 (#243),
    J’ai relu de manière plus attentive la partie qui constitue mon dada: les énergies renouvelables et je vous suggère plusieurs corrections concernant le prix de ces énergies au texte du document:
    « Eolien : Coût du kWh: 8 c€ pour le terrestre et 13 c€ pour le marin
    Photovoltaïque : Coût du kWh: 31 c€ » (qui figure 2 fois aux pages 21 et 22):

    Le coût de l’énergie nucléaire peut être estimé à 4,0 c€/kWh (tarif actuel de rachat de cette électricité par les distributeurs non nationalisés: délibération CRE fin du §2

    Le prix d’achat par EDF de l’éolien terrestre est de 8,2 c€/kWh (site ministère) fixé par l’arrêté de 17 novembre 2008.

    Le prix d’achat de l’éolien en mer n’est pas celui défini dans l’arrêté ci-dessus (aucune construction au titre de cet arrêté), mais celui qui résulte de l’appel d’offre, soit 20,0 c€/kWh (avis de la CRE dernière phrase: surcoût 160 € + coût « normal » 40 € = 200 €/MWh). A ce coût, il faut ajouter le coût très important des raccordements entre le site en mer et le réseau sur la terre ferme.

    Pour le solaire, le coût d’achat sur le dernier appel d’offre est d’environ 20 c€/kWh sur les grandes installations (rapport CRE). Pour les nouvelles petites installations, il peut atteindre 31,59 c€/kWh (c’était 38,80 c€/kWh l’an dernier) (ministère)

  29. papijo (#244),

    Merci pour ces précisions et les liens.

    J’ai noté que pour une puissance annoncée de 1928 MW d’éolien en mer, la production prévue est de 6,8 TWh, soit un taux de fonctionnement de 42%, ce qui n’est pas si évident, les statistiques de taux de fonctionnement de l’éolien donnant 22%.

  30. jipebe29 (#246),

    J’avais oublié une citation possible en variante à votre introduction:

    « C’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison. »

    (Coluche). Mais je reconnais que la votre fait beaucoup plus intello !

  31. jipebe29 (#248),

    J’ai parcouru quelques pages de commentaires. C’est déprimant. Un concentré de tous les arguments escrolo qu’on peut imaginer. Bref, une caricature.

  32. Je n’y ai vu qu’une longue litanie de mesures liberticides, de taxations forcenés, de malthusianisme à la mord moi le noeud. La plupart de ceux qui préconisent ces mesures pour soi-disant économiser de l’énergie ne se les appliqueraient pas à eux-même.

    Le pompon, un mec s’estampillant scientifique affirmant haut et fort que les énergies renouvelables seraient capables de couvrir la totalité de nos besoins.

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