Un avis catholique sur l’encyclique « Laudato Si »

Commentaire du fil de discussion sur l’encyclique, élevé au rang d’article. Ben.

par Anecdote

L’encyclique démarre fort car elle commence (1er chapitre) par un véritable réquisitoire contre les générations actuelles et récentes, surtout celles des pays développés, accusées de détériorer sérieusement l’environnement, d’épuiser les ressources de notre planète et de détraquer le climat.

Le Pape ne fait pas dans la nuance en parlant de « notre terre opprimée et dévastée », de sa transformation en un « immense dépotoir », des « constants désastres causés par l’être humain », de la « spirale d’auto-destruction dans laquelle nous nous enfonçons »… et de citer le Patriarche Bartholomée qui nous appelle à reconnaître « notre contribution à la défiguration et à la destruction de la création ». Le Pape ajoute : « Le manque de réactions face à ces drames de nos frères et soeurs est un signe de la perte de ce sens de responsabilité à l’égard de nos semblables ».

L’accusation est sans appel sur notre supposé impact sur le climat ; c’est malheureusement un inventaire à la prévert des poncifs à la mode, morceaux choisis :
• »Il existe un consensus scientifique très solide qui indique que nous sommes en présence d’un réchauffement préoccupant du système climatique »

• »Il est difficile de ne pas le mettre en relation avec l’augmentation d’événements météorologiques extrêmes. »

• »de nombreuses études scientifiques signalent que la plus grande partie du réchauffement global des dernières décennies est due à la grande concentration de gaz à effet de serre (…) émis surtout à cause de l’activité humaine »

• »A son tour, le réchauffement a des effets sur le cycle du carbone. Il crée un cercle vicieux qui aggrave encore plus la situation »

• »La fonte des glaces polaires et de celles des plaines d’altitude (?) menace d’une libération à haut risque de méthane »

• »L’élévation du niveau de la mer peut créer des situations d’une extrême gravité »

• »Le changement climatique est un problème global aux graves répercussions environnementales, sociales, économiques, distributives ainsi que politiques »

• »Beaucoup de pauvres vivent dans des endroits particulièrement affectés par des phénomènes liés au réchauffement »

• »Les changements du climat provoquent des migrations d’animaux et de végétaux qui ne peuvent pas toujours s’adapter et cela affecte à leur tour les moyens de production des plus pauvres, qui se voient ainsi obligés d’émigrer »
• »Les effets du changement climatique se feront sentir pendant longtemps »

Cette logorrhée catastrophiste à la sauce verte que ne renieraient pas les écologistes les plus fervents tient en à peine 1 page ! Cette avalanche hallucinante d’affirmations fausses ou spéculatives montre que l’entourage du Pape est très mal conseillé, et pire, a rejeté les avis climato-sceptiques pourtant raisonnables et étayés ; à ce titre il faut savoir par exemple qu’une trentaine d’ingénieurs climato-sceptiques de la NASA ont écrit une lettre au Pape un peu avant la parution de son encyclique. En vain. Le climato-scepticisme trouverait-il les portes du Vatican closes ? En tous ça vaudrait le coup d’essayer de les pousser.

Cette posture clairement et ouvertement catastrophiste ne peut pas constituer un choix fait à moitié ;
•Elle est grave car elle émane d’une autorité morale reconnue comme telle par beaucoup et populaire largement au-delà des cercles chrétiens.

•Elle est déplacée car elle prend position sur le plan scientifique alors qu’on attend d’une encyclique un minimum de hauteur par rapport aux choses matérielles et en particulier par rapport aux débats scientifiques.

•Elle est symbolique également car elle montre d’une certaine façon que :
•dans le domaine de l’environnement et du climat en particulier, on est sortis de la science (depuis un bon moment) pour entrer dans le domaine de la religion : Il ne s’agit plus de démontrer, mais de croire. Comme le dit le Pape : « Il suffit de regarder la réalité avec sincérité pour constater qu’il y a une grande détérioration de notre maison commune. » (« Avec vérité » aurait été juste ; ici, on est dans le sentiment, l’émotion.) Beaucoup d’écologistes et de personnes incroyantes et/ou ignorantes se raccrochent au mythe d’une déesse (la Nature) et l’une de ses filles (La Terre) qu’agressent continuellement les mauvais (les êtres humains) sauf ceux qui ont tout compris (les ayatollahs verts) et qui prêchent la protection absolue de la nature, c’est-à-dire sans nuance et sans réflexion.
•la vision citadine d’une nature idéalisée domine, tant les gens habitent en ville et ne connaissent plus les contraintes inhérentes à la nature et au travail nécessaire pour en tirer le meilleur (cf. paragraphe plus loin)

Par rapport à cet avant-dernier point, il faut signaler combien la nature est personnifiée dans l’encyclique : « Notre mère la terre » , « les gémissements de soeur terre », etc. Une phrase semble même vouloir nous renvoyer dans les années 70 :

« Nous (…) sommes entrelacés par l’amour que Dieu porte à chacune de ces créatures et qui nous unit aussi, avec une tendre affection, à frère soleil, à soeur lune, à soeur rivière et à mère terre. »

Le Pape assimile ces éléments de la nature à des personnes en s’inspirant fortement de St François d’Assise qui louait toutes choses de la nature en s’exprimant ainsi.

Bien entendu la nature est admirable par certains côtés, elle invite à la contemplation et nous évoque la Création, mais pour autant tout est-il bon dans la nature ? Tout au long de l’encyclique on se rend compte que seuls deux moments sont décrits :

– L’origine (la Création),

– La période récente (l’évolution rapide et décrite comme menaçante, à cause de l’homme).

En résumé, l’homme à l’origine bon car créé par Dieu et placé dans une nature bonne, est devenu (après le péché originel) un homme tiraillé entre le bien et le mal et l’homme moderne s’acharne aujourd’hui (volontairement ou non) sur la nature (implicitement bonne).

Mais rien n’est dit sur l’histoire qui s’est déroulée entre ces 2 moments ; Or dans la majeure partie de l’histoire, l’homme était dominé par la nature, il a dû se battre contre des phénomènes naturels parfois terribles (froids et chaleurs extrêmes, sécheresses, inondations, tempêtes, tremblements de terre, éruptions volcaniques, etc.) voire tyranniques (âges glaciaires).

En fait, la nature apporte du bien comme du mal, et surtout elle vit sa vie, en suivant des lois physico-chimiques et sans faire cas de l’espèce humaine – l’histoire l’a bien montré. Aujourd’hui encore les paysans et autres personnes travaillant la nature savent ce que c’est de transpirer, d’être harcelé par les insectes (je peux en témoigner), de fournir des efforts importants pour travailler et faire fructifier la terre, d’arracher des mauvaises herbes qui repoussent sans cesse, etc. Ils ne voient pas forcément l’amour de Dieu s’exprimer à travers une prolifération de rats par exemple ou bien une invasion de sauterelles pour prendre un exemple biblique. Il aurait été plus pertinent que le Pape rappelle que le bon grain et l’ivraie poussent ensemble jusqu’à la moisson et que l’on jette l’ivraie ensuite, que des sarments de vigne secs ne sont bons qu’à jeter au feu, etc.

Les calamités naturelles, les aléas, les maladies transmises naturellement (paludisme, mildiou, phylloxéra…) ne sont pas dus à l’homme… au contraire, la lutte menée par l’homme a porté des fruits :
•L’homme a asséché des marais pour éviter la prolifération de moustiques vecteurs de maladies (paludisme en France au XVIIème siècle, en Sibérie dans les années 1920…),

•L’homme a créé des fongicides et des pesticides pour améliorer (avec grand succès) les rendements agricoles (au point que, en France par exemple, des surfaces anciennement agricoles sont rendues aujourd’hui à la nature),

•L’homme a créé des moyens de transport performants pour pouvoir acheminer (notamment) de la nourriture dans des régions (ou pays) qui en manquent,

(liste non exhaustive)

La science et la technologie ont grandement contribué à ces progrès (parmi bien d’autres). Mieux, elles corrigent de mieux en mieux les effets des pollutions (forte réduction de la pollution automobile en France depuis 50 ans, fleuves et rivières plus propres, etc.). Les pays en développement suivent, avec du retard, le chemin que les pays occidentaux ont suivi, c’est pourquoi ils polluent plus que nous actuellement ; ceci dit nous sommes passés par là (que les anciens se rappellent le smog de Londres dans les années 50, les cheminées d’usine crachant leurs fumées nocives, les décharges d’immondices, mais aussi les bidonvilles de la banlieue parisienne…). Les pays actuellement en développement sont bien conscients de la pollution de leurs villes et de leurs eaux (Chine, Inde) et du recul de leurs forêts (Amazonie, Afrique Centrale, Indonésie). Il faut faire confiance à leur intelligence (eh oui il y a beaucoup d’ingénieurs aussi dans ces pays-là).

Tous ces aspects positifs (liste non exhaustive) ne sont pas évoqués dans l’encyclique du Pape, ou bien très vaguement, ce qui contraste avec la description précise des (pseudo-)catastrophes (climatiques notamment) annoncées. Et pourtant une phrase isolée montre qu’un développement ce type aurait été intéressant, mais le Pape n’est pas allé plus loin :

« La technologie a porté remède à d’innombrables maux qui nuisaient à l’être humain et le limitaient. »

Quels maux ? Le Pape ne précise pas.

Cette idéalisation de la nature se retrouve dans d’autres passages, notamment lorsque le Pape cite St Jean de la Croix :

« Les montagnes sont élevées ; elles sont fertiles, spacieuses, belles, gracieuses, fleuries et embaumées. Mon Bien-Aimé est pour moi ces montagnes. Les vallons solitaires sont paisibles, agréables, frais et ombragés. L’eau pure y coule en abondance. » etc.

Pourtant la montagne c’est aussi la dureté du climat, de l’érosion (chutes de pierre, coulées de boues, glissements de terrain, avalanches, etc.), des pentes (difficultés de déplacements), les faibles rendements agricoles, l’isolement et les contraintes associées… L’instinct de survie s’y exprime davantage que dans d’autres milieux naturels plus favorables.

Pour terminer sur cet aspect de « pureté » de la nature, on peut citer en particulier la phrase suivante « Le climat est un bien commun » qui n’a pas de sens car le climat n’est pas un objet, et toutes ses composantes ne sont pas forcément bonnes. Il faut savoir par exemple que les précipitations sont très inégalement réparties sur la planète, et c’est le cas depuis des millions d’années. Les excès climatiques ont conduit à l’existence de milieux naturels particulièrement hostiles pour l’homme : immenses étendues de glace stériles, grands déserts (chauds ou froids), immenses forêts vierges touffues (l’expression d' »enfer vert » est bien ancienne), imposantes chaînes montagneuses, etc. Les milieux favorables (à l’agriculture notamment) ne représentent qu’une petite partie de la surface de la planète. Il n’en a pas toujours été ainsi : par exemple lorsque le climat était bien plus chaud, à l’époque des dinosaures, la végétation recouvrait la majeure partie des terres de la planète. A l’opposé, lorsque le climat était bien plus froid, la végétation ne recouvrait qu’une toute petite partie de la planète (fraîcheur/froid sec dominant). Les données géologiques le montrent de façon incontestable. Ainsi le climat change tout le temps, et il n’est pas possible de définir aujourd’hui un état à un instant « t » où le climat est idéal, même si la paléoclimatologie montre qu’il vaut mieux tendre vers du chaud que vers du froid.

Un autre aspect qui revient souvent dans l’encyclique concerne le sort fait aux pauvres du fait de la « détérioration environnementale ». Ils sont présentés comme les premières victimes de toutes les calamités récentes créées par l’homme, ce qui soulève évidemment un sentiment de culpabilité des personnes (plus) riches. Pour autant que je sache, le soin porté à l’environnement fait partie de l’éducation, et ainsi un « riche » ne détériore pas forcément l’environnement de même qu’un « pauvre » ne le protège pas forcément. Ce manichéisme est ennuyeux car il masque des réalités plus complexes : ainsi, par exemple, en Amazonie, des paysans pauvres et leurs familles sont les principaux contributeurs de la déforestation car ils ne peuvent exploiter les terres défrichées pour l’agriculture que durant quelques années (elles s’appauvrissent très vite sous l’effet du lessivage causé par la pluie) ; autre exemple, les « riches » que nous sommes (relativement au reste de la population de la planète) font beaucoup plus que l’on ne croit pour l’environnement (traitement des eaux usées, tri des déchets, recyclages, création et entretien de zones et parcs naturels, utilisation d’énergies moins polluantes (hydraulique et nucléaire notamment), observations minutieuses de l’environnement…), tout cela encore grâce aux technologies modernes que ne manqueront pas d’utiliser de plus en plus, à terme, les pays en voie de développement. Cela est très concret et vaux mieux que de lire que « les attitudes qui obstruent les chemins de solutions (…) vont de la négation du problème jusqu’à l’indifférence, la résignation facile, ou la confiance aveugle (!) dans les solutions techniques. » La création d’un gros barrage hydroélectrique (Assouan en Egypte, les Trois-Gorges en Chine) qui permet de fournir en électricité des millions de personnes constitue-t-elle un « dommage causé par les abus humains à l’encontre de la création de Dieu » ? Cette source d’énergie permet pourtant à bien des gens d’éviter d’inhaler « des niveaux élevés de fumées provenant de la combustion qu’ils utilisent pour faire la cuisine ou pour se chauffer » (pollution dénoncée à juste titre par le Pape).

Un autre leitmotiv dans cette encyclique est la volonté exprimée (de façon globalisante) par le Pape de changements politiques profonds pour améliorer le sort de l’environnement et celui des pauvres, par des formules inspirées d’un certain socialisme (pour ne pas dire plus) qui a ravi Le Monde et Libération (affichant en une le Pape coloré de vert et un nouveau commandement : « Tu ne pollueras point ») :

« Il devient indispensable de créer un système normatif qui implique des limites infranchissables et assure la protection des écosystèmes, avant que les nouvelles formes de pouvoir dérivées du paradigme technico-économique ne finissent par raser non seulement la politique mais aussi la liberté et la justice. »

« Pourquoi veut-on préserver aujourd’hui un pouvoir qui laissera dans l’histoire le souvenir de son incapacité à intervenir quand il était urgent et nécessaire de le faire ? »

« L’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties. »

On retrouve également, sous la plume du Pape, un paradigme tenace chez les écologistes :

« La qualité réelle de vie des personnes diminue souvent – à cause de la détérioration de l’environnement, de la mauvaise qualité des produits alimentaires eux-mêmes ou de l’épuisement de certaines ressources. »

Et pourtant on assiste encore aujourd’hui à une amélioration générale du niveau de vie (et de l’espérance de vie), de la santé, un recul important de la faim (meilleurs rendements agricoles), une amélioration des moyens de transport, une extension des réseaux d’eau potable et d’électricité, un assainissement croissant des eaux usées, etc. Certes il y a encore du travail mais ça progresse (à ce sujet, lire par exemple le gros travail de synthèse du statisticien danois Bjorn Lomborg). Il n’y a que dans les pays en guerre et/ou soumis à une dictature qu’on ne voit guère ces progrès, preuve que la pauvreté a son origine surtout dans une mauvaise (géo)politique.

Un écueil dans cette encyclique, commun à nombre de textes écologistes, est la globalisation qui tend à rendre floue toute analyse, avec des phrases fourre-tout du type suivant :

« Tout est lié dans le monde »,

« Ce monde a une grave dette sociale envers les pauvres »,

« Il faut construire des leaderships qui tracent des chemins, en cherchant à répondre aux besoins des générations actuelles comme en incluant tout le monde, sans nuire aux générations futures. »

« Les relations entre les Etats doivent sauvegarder la souveraineté de chacun, mais aussi établir des chemins consensuels pour éviter des catastrophes locales qui finiraient par toucher tout le monde. »

Nicolas Hulot était ravi de cette encyclique. Il faut dire que ses efforts ont payé, il s’est rendu 3 fois au Vatican depuis un an pour porter « la bonne parole ».

Au fond, ce qui pose problème dans cette encyclique c’est qu’il y a un mélange assez confus entre d’une part des considérations diverses (sur l’environnement, la démographie, les pauvres, les politiques, l’économie, etc.), exagérées ou en décalage avec des réalités scientifiques, et d’autre part des messages raisonnables et de bon sens comme :

« La rapidité que les actions humaines imposent à la planète contraste avec la lenteur naturelle de l’évolution biologique »

« L’habitude de dépenser et de jeter atteint des niveaux inédits (dans les sociétés riches). »

« Plus le coeur d’une personne est vide, plus elle a besoin d’objets à acheter, à posséder et à consommer. »

« Le progrès actuel, tout comme la simple accumulation d’objets ou de plaisirs, ne suffit pas à donner un sens ni de la joie au coeur humain. »

« Les habitants de cette planète ne sont pas faits pour vivre en étant toujours plus envahis par le ciment, l’asphalte, le verre et les métaux, privés du contact physique avec la nature. »

« La croissance démographique est pleinement compatible avec un développement intégral et solidaire. »

« Dans la famille, on cultive les premiers réflexes d’amour et de préservation de la vie, comme par exemple l’utilisation correcte des choses, l’ordre et la propreté, le respect pour l’écosystème local et la protection de tous les êtres créés. »

« On peut vivre intensément avec peu. »

« La science et la technologie sont un produit merveilleux de la créativité humaine, ce don de Dieu. »

Mieux, le Pape donne les clés pour dresser un constat sur de bonnes bases :

« L’Eglise doit écouter et promouvoir le débat honnête entre scientifiques, en respectant la diversité d’opinions. »

« La sincérité et la vérité sont nécessaires dans les discussions scientifiques et politiques. »

« Il est nécessaire d’investir beaucoup plus dans la recherche pour mieux comprendre le comportement des écosystèmes et analyser adéquatement les divers paramètres de l’impact de toute modification importante de l’environnement. »

« J’invite à un débat honnête et transparent, pour que les besoins particuliers ou les idéologies n’affectent pas le bien commun. »

« Un dialogue entre les sciences elles-mêmes est aussi nécessaire parce que chacune a l’habitude de s’enfermer dans les limites de son propre langage » (Message à adresser à certains climatologues)

C’est bien, et il aurait fallu commencer par là !

En conclusion, pour ce qui concerne le constat sur l’environnement, cette encyclique souffre d’un manque de justesse et de structure ainsi que d’une idéalisation de la nature qui, à mon sens, plombent le texte dans son ensemble. A l’instar des oiseaux, souvent cités, le texte survole la réalité de l’environnement. D’autre part, et c’est plus ennuyeux à mon sens, l’écologie humaine en tant que protection de la vie humaine, face aux défis parfois inédits qui se présentent à nous aujourd’hui (théorie du genre, PMA/GPA, unions diverses, transsexualité, avortements, etc.) est à peine évoquée dans cette encyclique, et non explicitée, alors qu’elle représente un pan fondamental de l’écologie promue par le Pape comme « intégrale ».

C’est vraiment dommage que le Pape soit tombé dans le piège des écologistes, car il y avait également beaucoup à dire sur l’éthique de la recherche scientifique (recherche de la vérité, rigueur, neutralité…) et journalistique, sur l’honnêteté des débats, sur la noblesse de l’action politique, à la lumière de l’Evangile…

Il pouvait par exemple s’inspirer des propos du cardinal australien George Pell en 2011 :

« Ce qui est important et qui a besoin d’être examiné par les personnes non initiées autant que par des scientifiques est la preuve et l’argumentation qui sont invoquées à l’appui de n’importe quel consensus. »

« L’appel complaisant au consensus scientifique est simplement encore un appel à l’autorité, tout-à-fait inconvenant en science ou en philosophie. »

« L’argument d’autorité fondé sur la raison humaine est la forme d’argument la plus faible » (en citant St Thomas d’Aquin)

« Les affirmations sur le réchauffement atmosphérique semblent souvent en conflit » (simple constat mais utile à l’analyse)

« Mes soupçons se sont creusés au cours des ans par l’abord totalitaire du mouvement dominant vis-à-vis des points de vue opposés, la diabolisation réussie de leurs adversaires et leur opposition à la publication de points de vue opposés même dans les journaux scientifiques. En règle générale j’ai constaté que ceux qui sont sûrs de leurs explications n’ont pas besoin d’être offensants. »

« La langue utilisée par les partisans du réchauffement climatique anthropique vire à une controverse religieuse primitive. »

« Les coûts financiers énormes que les vrais ‘croyants’ (au réchauffement anthropique, ndlr) veulent imposer aux économies peuvent être comparés aux sacrifices offerts traditionnellement dans des religions et la vente de crédits carbone à la pratique de la vente des indulgences antérieure à la Réforme. Certains de ceux qui font campagne pour sauver la planète ne sont pas simplement zélés mais des zélotes. La mythologie, que cela les réconforte ou les gêne, peut avoir un attrait magnétique et même pathologique pour ceux qui sont sans religion et spirituellement sans racines. »

« Plutôt que de dépenser de l’argent pour respecter le Protocole de Kyoto qui produirait un effet indiscernable sur la hausse des températures, l’argent devrait être utilisé pour élever le niveau de vie et réduire la vulnérabilité aux catastrophes »

« In dubio non agitur »

http://www.skyfall.fr/wp-content/2011/11/cardinal-pell_-rca.pdf

77 Comments     Poster votre commentaire »

1.  luc | 6/07/2015 @ 18:09 Répondre à ce commentaire

On avait déjà eu du temps de Paul VI une certaine tendance à trouver des beautés aux dictatures des pays de l’Est. Maintenant, le pape propage les slogans hérités de ces gens là sans réflexion.
Les finances du Vatican sont elles si mal en point?

Les églises vont continuer à se vider si on n’y trouve pas mieux que dans la presse qui vulgarise la foi écolo.

2.  François | 6/07/2015 @ 21:13 Répondre à ce commentaire

C’est bien beau de critiquer la technique, la conquête sur la nature, ou les moyens modernes et industriels de production. mais il faut tout de même se rappeler qu’il y a 4 siècles, pour fabriquer 100 kg de pain (en comptant tout depuis le labourage du champs jusqu’à l’assiette), il fallait 200 heuresxhomme de travail. Aujourd’hui, les mêmes 100 kg de pain demandent … 10 minutesxhomme de travail! Et à qui devons nous cela (à 99,9%)? A cet horrible pétrole! Imaginez le prix du pain aujourd’hui s’il fallait la même main d’œuvre: 35 € le kg! De main d’oeuvre uniquement, rajoutez à cela les matériaux de base, le fourrage et les soins pour les bêtes, que sais-je encore, cela met le pain au dessus du prix du foie gras (je l’ai acheté cru sur les marchés à 32 € le kg cet hiver!). Alors, « ce salaud d’homme moderne » et « développé de surcroît » n’a pas que des défauts, il a permis à nombre de ses semblables de ne pas crever de faim et de pouvoir faire autre chose que de travailler pour subsister.

3.  amike | 7/07/2015 @ 1:21 Répondre à ce commentaire

On voit bien l’application du triptyque mystique habituel : le Mal, l’Homme et Dieu.

– Le réchauffement est forcément catastrophique et définitif. Vous imaginez un RC avantageux ? Pire, avec l’humanité s’y adaptant ? Sacrilège et pacte avec le diable !
– L’Homme est forcément le coupable, la cause de tout puisqu’il a été créé pour être responsable.
– Enfin Dieu ou ses rendus équivalents, les scientifiques, par leur savoir inconnu du reste de l’humanité, qui ont forcément raison dans une interprétation de la nature compatible avec l’Église, qui finalement a fait le même choix qu’au moment du procès Galilée.

« des messages raisonnables et de bon sens comme… »
Certes mais absolument critiquables !

4.  Jojobargeot | 7/07/2015 @ 8:40 Répondre à ce commentaire

François (#2), Bien vu et belle démonstration. +1

5.  ESPOIR 37 | 7/07/2015 @ 9:49 Répondre à ce commentaire

Chrétien pratiquant,je ne partage pas du tout la vision du Pape sur la situation générale qu’il fait du monde actuel.
Je pense que malheureusement il est tombé dans le piège des médias,tous solidaires pour accréditer l’idée du Réchauffement climatique.Effectivement,il est très difficile de ne pas y croire,tant les pressions sont fortes chaque jour!IL faut envoyer au Pape les différents graphiques des relevés réels depuis 20 ans pour qu’il constate que le réchauffement n’existe pas. On dit toujours qu’un graphique vaut mieux qu’un long discours!On doit aussi lui dire de lire chaque mois pensée-unique.fr,il aura tous les éléments pour une nouvelle encyclique!

6.  pastilleverte | 7/07/2015 @ 9:59 Répondre à ce commentaire

ESPOIR 37 (#5),
Dans le même sens que vous, je suis persuadé que la lettre des « savants de la NASA climato sceptiques », fort bien argumentée au demeurant est arrivée bien trop tard.
Personnellement, sur la partie « scientifique » (???) de l’encyclique, j’ai mis un zéro pointé pour avoir « copié » (c’est une métaphore) sur la copie du voisin alarmiste.
Sur le reste… de toutes façons, même supposée s’adresser à tous les Hommes de bonne volonté, cette encyclique, comme toutes les autres fait des propositions qui ne conviennent pas à tout le monde (et là c’est un euphémisme…)
La seule chose positive, c’est la possible conversion de François Hol***de (non, je plaisante).

7.  Zendog | 7/07/2015 @ 11:29 Répondre à ce commentaire

Pour un pape catholique, il me semble qu’il est en plein paganisme avec son admiration (ses génuflexions) envers la « mère Nature ». La nature n’est ni bonne, ni mauvaise, elle est et se fiche pas mal de nos états d’âme.

8.  douar | 7/07/2015 @ 12:33 Répondre à ce commentaire

Oui, mais c’est assez tendance chez les catholiques d’aujourd’hui. Beaucoup sont à fond dans la pensée magique.
Il n’y a qu’à voir les pages de La Croix sur l’environnement, et l’agriculture en particulier pour lire des témoignages d’agriculteurs de paysans , pardon qui se sont « convertis » au bio. Avant, ils étaient dans le péché, maintenant, ils sont dans la vérité.
Dans mon entourage, beaucoup à fond pour le bio, l’homéopathie etc…Ce qui m’étonne, c’est qu’elles sont plutôt instruites, qui n’empêche pas d’être parfois complétement irrationnelles. Il faut dire également qu’elles travaillent presque toutes dans les services.
En « off », un Prieur d’une communauté m’a confié un jour qu’il en avait un peu marre de ne rencontrer que des personnes gravitant autour de la santé, le social…

9.  Anecdote | 7/07/2015 @ 13:39 Répondre à ce commentaire

douar (#8),
Le fait est qu’il y a peu de scientifiques dans le milieu catho, mais plutôt des gens travaillant effets dans la santé, le social, l’école, etc.

10.  simple-touriste | 7/07/2015 @ 13:47 Répondre à ce commentaire

douar (#8),
L’homéopathie est juste un bon moyen d’inciter à moins consommer de produits potentiellement toxiques, ce n’est pas un mauvais bargain.

Ce n’est pas l’homéopathie qui menace la santé des Français.

Mais chut, personne ne doit parler des vrais grands scandales sanitaires comme les statines, les dépistages du cancer, l’inflation vaccinale et surtout le vaccin anti Hep B…

11.  douar | 7/07/2015 @ 14:29 Répondre à ce commentaire

simple-touriste (#10),

… Mais chut, personne ne doit parler des vrais grands scandales sanitaires comme les statines, les dépistages du cancer, l’inflation vaccinale et surtout le vaccin anti Hep B…

Hum, AMHA, ce sont là des opinions qui risquent d’être assez peu partagées ici, mais je peux me tromper.
Concernant les vaccins, voyez en Espagne , la réapparition d’un cas mortel de diphtérie. Allez au Pakistan où la polio explose, faute justement à l’arrêt forcé de la vaccination car contraire à des soit disant préceptes religieux.
En France, des cas de rougeole, notamment en Alsace.
Que du bonheur en perspective.

12.  volauvent | 7/07/2015 @ 14:47 Répondre à ce commentaire

simple-touriste (#10),

L’homéopathie est juste un bon moyen d’inciter à moins consommer de produits potentiellement toxiques, ce n’est pas un mauvais bargain.

Tous les médicaments sont toxiques, par nature. Leur emploi est le résultat d’une analyse bénéfice/risque. Et si l’homéopathie dévie de l’utilisation de vrais remèdes, dans le cas de vraies maladies, alors c’est elle qui est toxique.

13.  douar | 7/07/2015 @ 14:47 Répondre à ce commentaire

un rapport de l’ONU qui tombe à pic, c’est ici

14.  simple-touriste | 7/07/2015 @ 14:58 Répondre à ce commentaire

volauvent (#12),
Vous avez des exemples où l’homéopathie a été toxique, en France?

Pendant ce temps là, on incite les gens à se faire vacciner contre la « grippe ».

Franchement…

15.  the fritz | 7/07/2015 @ 15:46 Répondre à ce commentaire

simple-touriste (#14)
Eh oui , l’homéopathie est toxique : mon voisin est mort d’un cancer de la gorge alors qu’il n’a jamais fumé et parce que sa femme le soignant avec des plantes et de l’argile; elle aussi y passera un de ces hivers parce qu’elle refuse de prendre de l’Efferalgan quand elle attrape un froid en hiver et reste un mois au lit
L’homéopathie est juste bonne à soigner des malades imaginaires et renflouer les caisses des pharmaciens

16.  Ben | 7/07/2015 @ 17:16 Répondre à ce commentaire

Hep, halte au hors-sujet, merci.

17.  lemiere jacques | 7/07/2015 @ 18:42 Répondre à ce commentaire

Je ne comprends pas vraiment ces discussions sur les déclarations papales…
Où veut on en venir?
C’est du même tonneau de ce qu’on entend partout à savoir le reconditionnement de la pensée verte pour promouvoir sa propre chapelle ou plutôt de son propre fond de commerce.
C’est un personnage important pour les catholiques, mais va on commenter les déclarations de Johnny Hallyday sur le rca car il est important pour ses fans?
Et Johnny Hallyday ou le pape en matière de climatologie ce doit être kif kif.

18.  volauvent | 7/07/2015 @ 18:59 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#17),

Il y a quand même un peu plus de catholiques que de fans de Johnny dans le monde…

19.  the fritz | 7/07/2015 @ 20:14 Répondre à ce commentaire

Ben (#16),
Remplacer Boogie Woogie par CO2 et vous avez gagné

Le pape a dit que l’acte d’amour
Sans être marié, est un péché.
Cette nouvelle il me faut l’annoncer
A ma paroisse : je suis curé.

J’ai pris une dose de whisky
Afin de préparer mon sermon.
Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit :
Je me posais bien trop de questions.

Au petit matin, Dieu m’est apparu
Et il m’a donné la solution.
Aussitôt, vers l’église, j’ai couru
Parler à mes fidèles sur ce ton :

« Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs,
Reprenez avec moi tous en cœur :

Pas de boogie woogie avant de faire vos prières du soir.
{boogie woogie, pas de boogie woogie}
Ne faîtes pas de boogie woogie avant de faire vos prières du soir.
{boogie woogie, pas de boogie woogie}
Maintenant l’amour est devenu péché mortel.
Ne provoquez pas votre Père Eternel.
Pas de boogie woogie avant vos prières du soir. »

Puis j’ai réclamé le silence
Afin d’observer les réactions.
Sur certains visages de l’assistance
Se reflétait surtout l’indignation.

Quant aux autres, visiblement obtus,
Sachant qu’ils n’avaient rien compris,
Ils me demandèrent de faire à nouveau
Le sermon du boogie woogie :

« Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs,
Reprenez avec moi tous en cœur :

Pas de boogie woogie avant de faire vos prières du soir.
{boogie woogie, pas de boogie woogie}
Ne faîtes pas de boogie woogie avant de faire vos prières du soir.
{boogie woogie, pas de boogie woogie}
Maintenant l’amour est devenu péché mortel.
Ne provoquez pas votre Père Eternel.
Pas de boogie woogie avant vos prières du soir. »

Maintenant, tout est fait, tout est dit
Mais mes fidèles sont partis.
Dieu, je reste seul dans ta maison.
J’en ai l’air, mais le dire, à quoi bon ?

Si ton pape m’a fait perdre l’affaire,
J’irais tout droit, tout droit en enfer
Mais j’essaierai encore à la messe de midi
Le sermon du boogie woogie :

« Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs,
Reprenez avec moi tous en cœur :

Pas de boogie woogie avant de faire vos prières du soir.
{boogie woogie, pas de boogie woogie}
Ne faîtes pas de boogie woogie avant de faire vos prières du soir.
{boogie woogie, pas de boogie woogie}
Maintenant l’amour est devenu péché mortel.
Ne provoquez pas votre Père Eternel.
Pas de boogie woogie avant vos prières du soir.

20.  Murps | 8/07/2015 @ 12:10 Répondre à ce commentaire

the fritz (#19), ca colle pas, pas le même nombre de pieds.
Je suggère de remplacer « Pas-de-boo-gie-woo-gie » par
« Fai-t’ un-bi-lan-car-bon’  » ou bien « Cha-ssez-le-C-O-2 »

21.  jmr | 9/07/2015 @ 17:00 Répondre à ce commentaire

Aller, je vous le fais !

Le pape a dit que le CO2
C’est-un polluant, c’est-un péché.
Cette nouvelle il me faut l’annoncer
A ma paroisse : je suis curé.

J’ai pris une dose de whisky
Afin de préparer mon sermon.
Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit :
Je me posais bien trop de questions.

Au petit matin, Dieu m’est apparu
Et il m’a donné la solution.
Aussitôt vers l’église j’ai couru
Parler à mes fidèles sur ce ton :

“Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs,
Reprenez avec moi tous en cœur :

Pas de CO2 avant de faire vos prières du soir.
{CO2, pas de CO2}
N’envoyez pas de CO2 avant de faire vos prières du soir.
{CO2, pas de CO2}
Maintenant polluer est devenu péché mortel.
Ne provoquez pas votre Père Eternel.
N’envoyez pas de CO2 avant de faire vos prières du soir.”

Puis j’ai réclamé le silence
Afin d’observer les réactions.
Sur certains visages de l’assistance
Se reflétait surtout l’indignation.

Quant aux autres, visiblement obtus,
Sachant qu’ils n’avaient rien compris,
Ils me demandèrent de faire à nouveau
Le sermon du CO2 pourri :

“Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs,
Reprenez avec moi tous en cœur :

Pas de CO2 avant de faire vos prières du soir.
{CO2, pas de CO2}
N’envoyez pas de CO2 avant de faire vos prières du soir.
{CO2, pas de CO2}
Maintenant polluer est devenu péché mortel.
Ne provoquez pas votre Père Eternel.
Pas de CO2 avant de faire vos prières du soir.”

Maintenant, tout est fait, tout est dit
Mais mes fidèles sont partis.
Dieu, je reste seul dans ta maison.
J’en ai l’air, mais le dire, à quoi bon ?

Si ton pape m’a fait perdre l’affaire,
J’irais tout droit, tout droit en enfer
Mais j’essaierai encore à la messe de midi
Le sermon du CO2 pourri :

“Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs,
Reprenez avec moi tous en cœur :

Pas de CO2 avant de faire vos prières du soir.
{CO2, pas de CO2}
N’envoyez pas de CO2 avant de faire vos prières du soir.
{CO2, pas de CO2}
Maintenant polluer est devenu péché mortel.
Ne provoquez pas votre Père Eternel.
Pas de CO2 avant de faire vos prières du soir.

Adaptation JMR

22.  the fritz | 9/07/2015 @ 19:23 Répondre à ce commentaire

jmr (#21),
Faut l’envoyer à Schmol; je suis sûr qu’il serait ravi de la chanter

23.  Nicias | 10/07/2015 @ 9:48 Répondre à ce commentaire

Les derniers commentaires concernant la médecine, l'homéopathie et les prétendus "vrais grands scandales sanitaires" selon simple touriste ont été déplacés au bistrot.

24.  miniTAX | 10/07/2015 @ 11:57 Répondre à ce commentaire

jmr (#21), si ma mémoire est bonne, sur Samedi Roumanoff d’Europe 1, Mario Santangeli avait fait une pastiche toujours décoiffante de « Pas de boogie ».
Il chante très bien.

25.  Nathalie MP | 10/07/2015 @ 16:45 Répondre à ce commentaire

@ L’auteur : Bonjour et merci pour cette analyse détaillée de l’encyclique que je partage pleinement. Vous concluez sur les propos tout différents du cardinal Pell (que je ne connaissais pas et auquel je vais m’intéresser de ce pas). Il est en effet légèrement rassurant de penser que toute raison n’a pas complètement déserté le vatican.

26.  Monteils | 11/07/2015 @ 7:20 Répondre à ce commentaire

Le pape prône la décroissance mais s’oppose au contrôle des naissances, ce qui est contradictoire.
Rappelons que l’infaillibilité pontificale ne s’applique qu’en matière de théologie et non de politique ou de science.
Un scoop : Nicolas Hulot va être nommé cardinal

27.  Murps | 11/07/2015 @ 13:12 Répondre à ce commentaire

Monteils (#26), il l’est déjà.
Cardinal de la très sainte église climatique

28.  luc | 12/07/2015 @ 20:11 Répondre à ce commentaire

Il semblerait que le pape aurait déclaré que la notion traditionnelle de Dieu serait dépassée.

29.  pastilleverte | 12/07/2015 @ 22:01 Répondre à ce commentaire

Monteils (#26),
Enfin une bonne nouvelle (pour NHulot)

30.  André | 13/07/2015 @ 0:10 Répondre à ce commentaire

luc (#28), Peut on avoir les références ?

31.  luc | 13/07/2015 @ 8:07 Répondre à ce commentaire

J’ai mis des conditionnels partout, car c’est justement des références que je cherche, je n’ai qu’une publication facebook. C’est tellement énorme.

32.  Cdt Michel e.r. | 13/07/2015 @ 8:30 Répondre à ce commentaire

luc (#31),

Je confirme.

Google Search avec « la notion traditionnelle de Dieu dépassée » donne quelques liens dont :

« Il n’est pas nécessaire de croire en Dieu pour être une bonne personne. Dans un sens, la notion traditionnelle de Dieu est dépassée. On peut être spirituel mais pas religieux. Il n’est pas nécessaire d’aller à l’église et de donner de l’argent – Pour beaucoup, la nature est une église. Quelques unes des meilleures personnes de l’histoire ne croyaient pas en Dieu, tandis que certains des pires actes l’ont été en Son nom »

http://www.tousunisvers.org/pape-francois-1

Cette citation est aussi reprise dans ce livre :
Un Pont vers le Ciel: Anges, Êtres de Lumière et champs …
https://books.google.com/books?isbn=2322013390
Daniel Perret – 2015 – ‎Travel

Le pape François est vraiment un pape révolutionnaire !

33.  luc | 13/07/2015 @ 9:08 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#32),
Il va se retrouver tout seul dans des églises désertées.

Si le sel perd sa saveur, avec quoi le salera-t-on?

34.  Murps | 13/07/2015 @ 9:39 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#32),

On peut être spirituel mais pas religieux. Il n’est pas nécessaire d’aller à l’église et de donner de l’argent – Pour beaucoup, la nature est une église.

😯
Alors là !!!!
Mais pourquoi ne prend-il pas sa carte chez Euheuailvé ? On peut être pape et raconter ce genre de trucs ????? Les bras m’en tombent, une fois de plus…

35.  luc | 13/07/2015 @ 9:42 Répondre à ce commentaire

Murps (#34),
C’est tellement énorme que j’ai encore un doute. Il faudrait trouver la référence d’origine.
On dirait un leader politique qui cherche des voix en faisant plaisir à tout les petits partis comme les écolos.

36.  luc | 13/07/2015 @ 9:43 Répondre à ce commentaire

Murps (#34),
les 4 lettres se trouvent souvent dans les églises catho.

37.  luc | 13/07/2015 @ 10:38 Répondre à ce commentaire

Murps (#34),
florilège sur Le Point.
A noter pour sourire, la citation sur les idéologies.

38.  scaletrans | 13/07/2015 @ 11:44 Répondre à ce commentaire

luc (#35),
Compte tenu de ce que nous savions déjà des idées du personnage dans certains milieux catholiques, c’est, au minimum, parfaitement plausible.

39.  Laurent Berthod | 13/07/2015 @ 22:34 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#38),

Voilà où mène la théologie de la libération ! Jean-Paul, Benoît, revenez, François est devenu fou !

40.  lemiere jacques | 13/07/2015 @ 22:56 Répondre à ce commentaire

Laurent Berthod (#39), pas si fou que cela, le catholicisme est surtout vivace dans les pays en voie de développement susceptibles de tirer bénéficie des transferts de richesses associées au big bazar énergo-ecolo.

41.  Hug | 14/07/2015 @ 11:54 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#40), Oui, mais ça veut alors dire que le pape a d’une certaine manière adopté le comportement d’un chef d’état démocratique qui défend les intérêts plus ou moins catégoriels de la majorité d’électeurs qui l’a porté au pouvoir. C’est pas tout à fait l’idée que je me fais du rôle du pape, ni même celle d’un chef d’Etat d’ailleurs.

42.  scaletrans | 14/07/2015 @ 15:12 Répondre à ce commentaire

Hug (#41),
Ce n’est pas non plus l’idée que je m’en fais, d’où mes positions critiques que l’on a peut-être remarquées.

43.  Anecdote | 18/07/2015 @ 22:35 Répondre à ce commentaire

Notez que le pape François est un enfant de la ville (Buenos Aires), contrairement à Benoit XVI et Jean-Paul II qui ont grandi à la campagne.
Ceci contribue à expliquer sa méconnaissance de la nature (malheureusement de plus en plus répandue par ailleurs).

44.  derouvex | 19/07/2015 @ 17:44 Répondre à ce commentaire

Laurent Berthod (#39), pour Jean-Paul, à moins d’une résurrection immédiate, c’est plié ! Mais pour Benoît, il faudrait le lui suggérer : vous lui écrivez pour lui demander ?

45.  Laurent Berthod | 19/07/2015 @ 18:45 Répondre à ce commentaire

derouvex (#44),

J’ai oublié mon latin !

46.  derouvex | 19/07/2015 @ 20:34 Répondre à ce commentaire

Laurent Berthod (#45), en espagnol, il comprendra mieux !

47.  derouvex | 19/07/2015 @ 20:35 Répondre à ce commentaire

derouvex (#46), Je déconne, en germain, bien sûr !!

48.  Anecdote | 24/09/2015 @ 19:44 Répondre à ce commentaire

Bonsoir
J’ai envoyé cet avis détaillé ci-avant (dont je suis l’auteur), accompagné de quelques éléments factuels sur le climat, à différentes revues, catholiques notamment. Peu de réponses à ce jour, mais un long échange par mail avec un journaliste du magazine Pèlerin. Je me permets de vous en faire bénéficier ici :

Bonsoir,
Je vous écris en réaction :
1) au traitement actuel du sujet portant sur le changement climatique,
2) à l’encyclique du Pape « Laudato Si ».
Vous trouverez mes avis détaillés en pièces jointes.
Bien cordialement.
ANECDOTE

Bonjour,
Merci pour votre (long) message. Un message qui ressemble à bien d’autres que nous recevons régulièrement : les mêmes arguments, les même sites, les mêmes auteurs pour dénoncer ces « méchants » écologistes et ces journalistes peu doués de réflexion autonome. Les mêmes longs courriers de gens qui visiblement ont le temps d’écrire et de compiler ce qu’ils trouvent sur Internet, sans jamais vérifier la légitimité de ces sites…
Libre à vous donc de chercher ailleurs des informations ou des avis qui se veulent être informatifs. L’esprit critique a toujours été une bonne chose. Nous le pratiquons aussi puisque nous utilisons de nombreuses sources d’informations que nous recoupons et que nous vérifions.
Et nous lisons aussi des courriers tels que les vôtres, malgré le peu de temps dont nous disposons.
Pour le reste, critiquer le caractère non-scientifique d’un collectif de scientifiques tel que le GIEC compilant depuis 30 ans les articles sur des sujets aussi complexes, et travaillant sous le regard permanent de leurs confrères, corrigeant, amendant et reprenant sans cesse leurs travaux, me paraît beaucoup plus problématique. Car, pour le coup, les travaux que vous citez, eux, n’ont pas la validation de leurs pairs. Alors, à moins de voir des complots partout, comment faire de la science si vous vous appuyez sur une démarche non-scientifique ?
Qu’il y ait du lobbying et des envies politiques, sans aucun doute. Mais, expliquez-moi qui a le plus besoin de faire du lobbying ? Ces fameux écologistes qui ne représentent qu’eux-mêmes ou les représentants des multinationales des mondes de l’énergie, de l’agro-alimentaire, du tabac, de la pharmacie dont les représentations à Bruxelles sont parmi les plus nombreuses et les plus actives en terme de lobbying ? Ces mêmes multinationales qui, aux Etats-Unis, via leurs représentants Républicains, font obstruction à toute politique de préservation de l’environnement au nom de la libre loi du marché économique… Et au nom d’un évangélisme créationniste fondamentaliste qui refuse de penser par principe que l’homme puisse agir sur le climat, et d’un nationalisme patriotique primaire qui ne veut faire alliance avec personne sur le reste de la planète, pour préserver l’American way of life…
Je vous trouve particulièrement présomptueux dans vos propos sur le pape.
Au minimum, ils sont condescendants. Au pire, méprisants.
Si celui-ci s’exprime sur des questions familiales et de bioéthiques, alors il est une voix infaillible. S’il s’exprime sur des sujets sociaux ou économiques, on ne lui reconnaît aucune expertise d’aucune sorte. Etrange paradoxe.
Si vous lisez l’encyclique, vous verrez que le pape souligne qu’au-delà des débats scientifiques, le seul constat sur le terrain permet de voir la crise environnementale en cours. De toutes parts, les évêques à travers le monde, et particulièrement dans les régions du sud, lui racontent ces dégradations en cours. Lisez la dernière lettre pastorale des évêques philippins. Lisez les cris d’alarme des évêques d’Amazonie. Lisez la lettre des évêques du Japon. et tant d’autres.
Peut-être « entendrez » vous alors leurs cris. Peut-être laisserez-vous la conversion du cœur agir.
Bon courage.
D. L.
Journaliste / Magazine Pèlerin

Bonjour,
Merci d’avoir pris le temps de répondre.
Au sujet du climat, vous me renvoyez vers le GIEC. Vous semblez ignorer que cette organisation est politique, que le résumé des rapports du GIEC sont écrits par des politiciens et qu’il est alarmiste, contrairement au contenu des rapports (notamment celui du groupe de travail n°1) qui est bien plus mesuré (ce qui explique la démission de certains scientifiques – vous pouvez consulter par exemple Paul Reiter ou Richard Lindzen).
Vous semblez ignorer l’existence des nombreux scientifiques climato-sceptiques qui publient nombre d’articles (pourtant on le voit très vite sur http://www.pensee-unique.fr/paroles.html, site très documenté sur le sujet). N’êtes – vous pas frappé par le nombre croissant d’anciens scientifiques « réchauffistes » qui deviennent climato-sceptiques tandis que le chemin inverse n’est jamais suivi ? N’êtes-vous pas interpellé par les évolutions récentes des différents indicateurs climatiques (voir http://www.pensee-unique.fr/indicateurs.html) qui ne montrent aucune tendance alarmante ? (Faites-vous votre propre opinion là-dessus svp) Vous me reprochez d’avancer les mêmes arguments que bien d’autres, mais vous ne les discutez pas… Vous vous en remettez à un argument d’autorité (le GIEC) sans même évoquer son caractère politique et ainsi scientifiquement biaisé…
Pourquoi ne vous placez-vous que sur le champ politique ?
Votre analyse ci-dessous est donc superficielle, vous ne parlez pas du fond.
Quant aux propos du Pape, je ne les méprise pas, je les critique (en partie). On peut tout-à-faire être conscients des problèmes écologiques qui existent (je ne les nie pas) sans basculer dans un écologisme autoritaire, c’est le propre d’un discours équilibré à tenir. Savez-vous que le contenu discutable de cette encyclique a suscité un malaise dans les milieux catholiques (c’est le cas de mon curé, et de bien d’autres prêtres) ? Et ce pour les raisons que j’ai avancées dans mon mail, que j’avais d’ailleurs envoyé à mon curé, lequel partage mon point de vue. J’ajoute que l’infaillibilité du Pape porte sur la théologie, pas sur des sujets scientifiques ou économiques.
Au-delà, je précise que je ne suis pas pour le lobby pétrolier ou autre, que j’aime l’environnement, mais je n’accepte aucunement qu’on me trompe sur ce sujet. Je n’ai donc pas confiance dans les écologistes qui sont censés faire remonter les bonnes informations depuis le terrain. Là est le problème. Je travaille dans le nucléaire, alors je suis bien placé pour savoir toutes les bêtises qu’on peut raconter dans ce domaine (véhiculées par les écologistes). Lisez les ouvrages suivants et vous serez stupéfait sur les fausses idées qui circulent :
« L’imposture verte » (Pierre Kohler)
« Ils ont perdu la raison » (Jean de Kervasdoué) « Pour en finir avec les histoires d’eau » (Jean de Kersvadoué et Henri Voron)
Ce qui me frappe dans ces lectures c’est la richesse de l’argumentation des auteurs : c’est chiffré (en valeurs absolue et relative) et très précis. Tout le contraire des propos vagues et des chiffres fantaisistes balancés par les écologistes, quelques exemples :
– Lors de la catastrophe de Fukushima, les media disaient que le taux de radioactivité avait doublé à Tokyo, faisant fuir nombre de personnes installées là-bas… alors que la dose était passé de epsilon à 2*epsilon (epsilon = quantité minime)…
– Nombre de catastrophes annoncées par les écologistes n’ont jamais eu lieu : pluies acides détruisant les forêts d’Europe centrale (annoncé dans les années 80), refroidissement climatique sévère et famines massives (annoncés dans les années 70 pour l’an 2000…), destruction de la couche d’ozone, réchauffement dévastateur, etc.
– Les vrais coupables ne sont pas toujours désignés : La déforestation amazonienne est essentiellement due au brûlage par les paysans, et pas tant par les compagnies forestières.
– Jamais les évolutions favorables ne sont mises en évidence (recul de la faim dans le monde, recul de la pauvreté, augmentation générale de l’espérance de vie, amélioration des conditions de vie, des rendements agricoles et d’extraction du pétrole, etc.) Alors comment voulez-vous faire confiance aux écologistes ??
Enfin, désolé de vous le dire mais dans l’ensemble votre réponse ressemble à beaucoup de réactions (sur les forums) de personnes n’ayant qu’une connaissance scientifique très limitée des sujets en jeu (climat et environnement). Franchement je m’attendais à mieux sur le fond. Je le redis, le boulot de journaliste est de travailler sur le fond.
En espérant vous voir évoluer sur la question,
Bonne journée
Cordialement.
ANECDOTE

Bonjour
J’avais bien compris a votre argumentaire que votre point de vue était celui d’un ingénieur. Le fait que vous me précisiez le domaine me conforte dans mon impression première. Etant de formation scientifique (cela vous étonne sans doute, mais c’est bien le cas), je suis toujours étonné de retrouver régulièrement ce réflexe si courant dans le monde des ingénieurs qui consiste à décrédibiliser, par principe, tout avis contraire du fait d’une expertise sur tous les sujets techniques que seuls des ingénieurs bien formés peuvent comprendre.
Ne perdons pas trop de temps à argumenter sur les sites fréquentés par vous ou par moi. Je vous rappelle juste que ce travail de vérification des sources ne peut pas reposer sur la simple confiance que vous accordez à quelques blogueurs qui passent leur temps à dénoncer les complotistes, les journalistes et les non-experts. C’est votre droit de considérer que désormais Science, Nature et toutes les autres publications scientifiques internationales n’ont plus aucune valeur. Mais alors, que vous reste t-il pour faire honnêtement de la science ?
Vous n’aimez pas les écologistes. Pourquoi pas ? Je n’aime pas le nucléaire et je ne vous le reproche pas pour autant. Par contre, je fais bien la distinction : il y a bien des niveaux d’engagements, bien des distinctions éthiques, bien des rencontres personnelles qui font que je peux à la fois refuser une logique industrielle et respecter des amis qui travaillent dans cette branche. Ou reconnaître le travail sincère qu’ont fait des générations d’ingénieur dans ce domaine.
Dommage que l’inverse ne soit pas vrai. Rien ne trouve grâce à vos yeux chez les écologistes dont, visiblement, vous ne connaissez aucun personnellement ou amicalement. Aucune nuances entre des écologistes qui sont parfois des militants engagés, parfois des naturalistes scientifiques de terrain, parfois des membres de partis politiques, parfois des personnes défendant leur coin de terre maltraités par des entreprises. Et il y a même, nombreux, des chrétiens parmi eux qui, au nom même de leur foi au Dieu créateur, n’acceptent pas la crise en cours et les dégradations flagrantes. Alors, bien sûr, on peut décider que rien n’est vrai. Que tout n’est que manipulation. Qu’aucun chiffre jamais ne me dérangera. Aucun rapport d’ONG ou de la FAO. Aucune alarme de petits paysans ou d’ONG locales. Aucun cri de réfugiés ou de peuples chassés de leur terre. Tout cela ne serait que sensiblerie déplacée sur fond de faits non avérés.
Je découvre, un peu triste, que nous ne vivons visiblement pas sur la même planète. Et que, même quand le pape vous parle de ce monde là, en crise profonde, vous préférez ne pas le croire. Mieux, lui dire qu’il ne sait pas ce qu’il dit. Mais qui peut encore toucher votre coeur ?
Je me rappelle comment un de vos collègues ingénieur du nucléaire osait, il y a quelques jours à peine, affirmer, le plus calmement du monde, devant un auditoire effaré de chrétiens engagés, que pour lui, au bout du compte, Fukushima n’avait eu qu’un impact sanitaire mineur sur les populations locales. Je me rappelle aussi comment un ami, jeune ingénieur travaillant en centrale, m’a raconté avoir vu ses collègues, vieux briscards du nucléaire français, ne pas en croire leurs yeux et leurs oreilles, quand ils ont entendu parler de l’accident de Fukushima, dans ce parc japonais nucléaire qui leur avait été présenté depuis des décennies comme le modèle ultime de la sécurité nucléaire.
Mais comme dit la parabole de l’évangile, des morts pourraient bien ressusciter, ils ne seront pas convaincus (Lc 16, 31…)
Bonne continuation dans vos recherches.
D. L.
Journaliste / Magazine Pèlerin

Re-bonjour,
Brièvement car je n’ai pas beaucoup de temps :
Un ingénieur peut se former dans un domaine qu’il ne connaît pas initialement. Nous ne vivons pas dans un domaine cloisonné.
Un argument scientifique convaincant n’a pas besoin d’un argument d’autorité pour s’imposer. Il s’impose de lui-même. Il faut donc considérer les arguments scientifiques, pas les personnes.
Je ne me base pas sur les propos de quelques blogueurs, mais sur les arguments de nombreux chercheurs (Une fois encore, svp voir http://www.pensee-unique.fr/paroles.html)
Je distingue écologistes et écologues, visiblement pas vous.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:%C3%89cologue
Enfin j’attends toujours la défense par vous des arguments officiels, contre les arguments que j’ai présente dans mes messages, en particulier sur le sujet du climat.
Sur le nucléaire :
« Je me rappelle comment un de vos collègues ingénieur du nucléaire osait, il y a quelques jours à peine, affirmer, le plus calmement du monde, devant un auditoire effaré de chrétiens engagés, que pour lui, au bout du compte, Fukushima n’avait eu qu’un impact sanitaire mineur sur les populations locales. »
Et pourtant, c’est exact ! A ce sujet, cf. fichier ci-joint que j’avais envoyé à l’époque à des amis.
Bonne soirée
ANECDOTE

Pour finir notre échange
Des nombreux chercheurs climato-sceptiques ? La plupart d’entre eux ne sont pas climatologues (redites moi la spécialité de Mr Claude Allègre dont on n’entend plus la voix ?) Et au GIEC ? 800 chercheurs reconnus pour le seul dernier rapport, 9500 articles publiés dans des revues officielles analysés par leur soin. Qui dit mieux ?
Même des candidats républicains américains, climato-sceptiques, commencent à retourner leur veste devant les évidences et commencent à nuancer leur propos. Allez vérifier sur les sites américains ce que je vous dis là, si vous ne me croyez pas
Je fais bien la distinction entre écologues et écologistes, merci. Mais dans vos propos vous rejetez en vrac toutes les études montrant les effets de la pollution, de la perte de la biodiversité et des pratiques agressives des multinationales dénoncées aussi bien par les uns que par les autres. Alors qui fait de l’amalgame ?
Je sais que le formatage dans les milieux des ingénieurs est fort. Mais le déni psychologique relève d’une catégorie qui m’inquiète. J’aimerai que vous ayez le courage de dire aux 300 000 déplacés de la région de Fukushima qu’il n’y a qu’un impact sanitaire faible. Beaucoup d’entre eux ne rentreront jamais chez eux. Les enfants seront suivis – si tout va bien- durant toute leur vie pour vérifier cet impact sanitaire « faible » sur leur santé. Vous souhaiteriez cela pour vous et votre famille ? Faut il rappeler que pas une capsule d’iode n’a été distribué dans tout le secteur après la catastrophe… Les études sanitaires indépendantes commencent à montrer des taux anormalement élevés de cancer chez l’enfant. Votre site sur la désinformation en parle t-il ou préfère t-il répéter les discours lénifiant de TEPCO et du monde nucléaire ?
Puisque vous aimez lire des documents de première main, je vous fais connaitre cette lettre (parce que je suis sûr que vous ne la connaissez pas) signée par tous les évêques du Japon, six mois après Fukushima. Mais eux aussi, sans doute, n’y connaissent rien non plus ? Au moins, eux partagent le sort de leur peuple et ne parlent pas en l’air et avec dédain de leur vie. Voici le texte :
« À toutes celles et à tous ceux qui demeurent au Japon.
Suite au grave accident de la centrale nucléaire n° 1 de Fukushima, causé par le tremblement de terre, à l’Est du Japon, – et sa conséquence, le tsunami -, le 11 mars 2011, la mer et la terre ont largement été contaminées par la radioactivité ; des milliers d’habitants ont perdu la vie, ou leur maison et leur milieu de vie.
Les évêques du Japon avaient fait une évaluation sur les centrales nucléaires, dans leur message pour le 21ème siècle : « Regard sur la vie » ; ils affirmaient : « Bien que (le développement de l’énergie nucléaire) ait fourni à l’humanité une énorme quantité d’énergie, – comme jamais auparavant -, il peut aussi apporter un grave dommage aux membres des générations suivantes, comme le montrent les bombes atomiques de Hiroshima et de Nagasaki, l’accident de Tchernobyl, – qui ont tué un grand nombre de personnes, en un instant -, mais aussi l’accident critique de Tôkai-mura, qui a exposé les vies de beaucoup de gens au danger et lourdement menacé leur vie quotidienne. Pour son bon usage, on aurait eu besoin de sagesse, celle qui sait les limites humaines et les efforts à faire, sans cesse, avec une attention minutieuse. Cependant, nous espérons le développement des énergies alternatives, pour que des effets tragiques ne surviennent pas.»
Ces « effets tragiques », évoqués dans ce message, se sont justement produits lors de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima. Avec cet accident, s’est effondré « le mythe de la Sécurité ». Ce « mythe de la Sécurité » s’est développé, parce que l’on a trop fait confiance à la science, et faute d’une « sagesse qui sait les limites humaines ».
Dans « Regard sur la vie », nous n’avons pas appelé à l’abolition immédiate des centrales nucléaires. Mais, le regrettant, et considérant la tragédie de l’accident de la centrale nucléaire n° 1 de Fukushima, nous appelons à la fermeture de toutes les centrales nucléaires qui se trouvent au Japon.
Contre un tel appel à l’abolition immédiate, des voix s’élèvent, inquiètes quant au manque possible d’énergie. Entre aussi en considération le problème du dioxyde de carbone. Mais, avant tout, nous avons la responsabilité de sauvegarder toute la vie, et la nature, qui sont création de Dieu, et de transmettre aux générations futures un milieu dans lequel elles se trouveront en sécurité et en toute tranquillité. Il faut décider tout de suite l’abolition des centrales nucléaires pour sauvegarder, non pas la théorie de l’économie pour l’économie, qui laisse la priorité aux intérêts et à l’efficacité immédiate, mais la vie précieuse et la belle nature.
Le cinquante quatre centrales nucléaires, qui se trouvent actuellement dans tout le Japon, sont en danger : elles peuvent subir un accident comme celui de Fukushima, car des dommages causés par un nouveau tremblement de terre et un tsunami sont possibles. L’abolition des centrales nucléaires est absolument nécessaire pour réduire au minimum les fléaux engendrés par une catastrophe naturelle.
Les centrales nucléaires ont pourvu la société en énergie, selon la perspective de « l’utilisation à des fins pacifiques ». Par contre, elles ont aussi produit de grandes quantités de plutonium et autres déchets radioactifs des réacteurs atomiques. Il s’ensuit que nous faisons peser, en permanence, sur les générations futures, la responsabilité de conserver ces déchets dangereux. Il faut que nous considérions tout cela comme un problème moral.
Les centrales nucléaires ont été, jusqu’ici, encouragées par la politique nationale. En conséquence, cela a retardé d’autant le développement et la diffusion des énergies naturelles. Nous en appelons à un changement de politique nationale, qui donne la priorité au développement et à la promotion des énergies naturelles, ayant aussi comme perspective la diminution des émissions de dioxyde de carbone. La démolition d’un réacteur nucléaire nécessite beaucoup de temps et de travail. Il faudrait donc porter une attention très minutieuse à la démolition des réacteurs nucléaires et au traitement des déchets radioactifs.
Il est certain que notre vie contemporaine ne peut se passer de l’énergie électrique. Cependant, il est important de modifier notre mode de vie, trop dépendant de l’énergie électrique, et de changer d’orientation, quant à notre manière de vivre.
Il est dans la culture, la sagesse et la tradition du Japon, de vivre avec la nature ; on rencontre aussi ce même esprit, dans des religions comme le Shintoïsme et le Bouddhisme. Le christianisme a développé l’esprit de pauvreté. Et nous, les chrétiens, avons le devoir de rendre authentiquement témoignage à l’Évangile, à travers la manière de vivre voulue par Dieu, à savoir : « simplicité de vie, esprit de prière, charité envers tous, – spécialement envers les petits et les pauvres -, obéissance et humilité, détachement de nous-mêmes et renoncement. » Nous devons choisir à nouveau la simplicité, comme style de vie basé sur cet esprit évangélique, à travers nos efforts pour économiser l’électricité, par exemple. Nous souhaitons aussi le développement et le progrès de la science, sur la base de ce même esprit. Ceci nous conduira à une vie sûre et tranquille, sans centrales nucléaires. »
À Sendai, le 8 novembre, 2011. Les Évêques du Japon
D. L.
Journaliste / Magazine Pèlerin

Je pense en effet qu’il faut clore cet échange.
Juste, sur le climat : La climatologie est multidisciplinaire : nombre de scientifiques ont toute légitimité pour s’exprimer (océanographes, géologues, physiciens, statisticiens, etc.) et s’expriment sur le site dont je vous ai donné le lien mais vous ne prenez pas la peine de lire leurs propos alors… Autre chose : la science n’est pas démocratique, une poignée de scientifiques peuvent avoir raison contre 1000.
ANECDOTE

Permettez moi une dernière question (c’est promis, c’est la dernière) et qui me taraude :
Quel « phénomène » ou quel « évènement » vous convaincrait de manière claire que le changement climatique lié à l’activité humaine est en cours ?
D. L.
Journaliste / Magazine Pèlerin

49.  Ben | 24/09/2015 @ 20:40 Répondre à ce commentaire

Anecdote (#48), bien essayé, et grand bravo pour votre courage. Votre témoignage permet de dégager quelques idées pour une communication efficace avec les journalistes. J’y reviendrai.

50.  AntonioSan | 24/09/2015 @ 20:43 Répondre à ce commentaire

Anecdote (#48), C’est grave effectivement… Je parie que ce journaliste ne pourrait meme pas lire la meteo sur une image satellite…