Une analyse des causes profondes des événements récents

Par Anecdote, ingénieur spécialisé en hydraulique et mécanique

Le temps que la plupart d’entre nous viennent de subir, dans la partie centrale de la moitié nord de la France, présente quelques caractères rares voire exceptionnels.


Les quantités de pluie ont été remarquables en plusieurs jours (de l’ordre de 50 à 120 mm suivant les stations), portant ce mois de mai 2016 au top des mois de mai les plus arrosés depuis l’enregistrement des données météo, comme par exemple à Paris avec 179 mm (depuis 1873). Toutefois, à l’échelle d’un mois, on a vu pire (par exemple, à Paris, 200 mm en juillet 2001) ;

Les crues des rivières et fleuves ont été localement exceptionnelles, notamment celle du Loing qui traverse Montargis et Nemours (crue historique, du niveau de celle de 1910). Heureusement pour Paris, les crues des autres affluents de la Seine ont été modérées, ce qui a donné au final une hauteur maximale de la Seine à Paris de l’ordre de 6 m, soit la plus élevée depuis 1982 certes, mais loin des crues les plus fortes (7 à 7,5 m en 1924 et 1955, 8,6 m en 1910). Le plus original réside en l’époque de la crue (juin) car traditionnellement les crues de la Seine ont lieu en hiver.

Le faible ensoleillement a été exceptionnellement durable, par exemple à Paris avec une absence totale de soleil durant 8 jours consécutifs, ce qui est rarissime en cette saison où pourtant la durée du jour est très longue (16 h). Statistiquement, Paris n’enregistre en moyenne que 2 à 3 jours entièrement gris par mois, de mai à août. La série observée n’en est donc que plus remarquable. Du passé on peut citer par exemple les quelques minutes de soleil cumulées du 16 au 22 juin 1977 ou du 25 au 29 juin 1981.

 Ces observations appellent quelques commentaires d’ordre météorologique, climatologique et hydrologique:

  • Le samedi 28 mai, on a assisté à une offensive orageuse assez classique sur un axe nord-sud de la France, avec de bonnes averses ; cela était dû à un front froid venu de l’ouest. Jusque-là, rien de très original. Seulement, un second front froid, lié à une « poussée froide » plus massive issue du pôle et s’exerçant sur l’Est de l’Atlantique nord, est venu s’ajouter au précédent front, nous donnant un dimanche maussade. Une partie de la masse d’air froid post-frontale s’est propagée sur la Méditerranée occidentale tandis que l’autre partie est restée coincée sur la France du fait de l’avancée d’une autre masse d’air froid venu de la mer du Nord. Un flux d’air chaud et humide, impulsé depuis la Méditerranée par l’avancée méridionale du front froid, a envahi l’Europe centrale (vague de chaleur et orages parfois très violents, comme en Allemagne) puis a été rabattu (vents d’Est) sur l’Europe occidentale, n’ayant d’autre choix que de s’élever au-dessus des masses d’air froid décrites précédemment, augmentant ainsi la condensation et la précipitation de sa grande humidité.
  • L’abondance des pluies est liée au caractère chaud et humide du flux exogène soulevé en altitude au-dessus de l’air froid (l’air chaud contenant plus d’eau que l’air froid). La durée de l’épisode de pluies est liée à la durée du flux d’air chaud et donc à la durée de la traversée de la Méditerranée par le front froid (ce qui prend plusieurs jours).
  • Ce type de situation météo n’est pas rare (il a d’ailleurs déjà entraîné par le passé nombre de gros épisodes de pluie en Europe centrale, au printemps ou en été) mais son originalité tient en la quasi-immobilité (fortuite) du carrefour de masses d’air sur le nord de la France (afflux d’air froid en surface, soulèvement d’air chaud exogène en altitude). La dissipation de l’épisode à un endroit donné est, de façon générale, liée à celle du flux d’air chaud et/ou à son déplacement d’ensemble vers l’Est. L’humidité résiduelle en surface peut être longue à dissiper, du fait des pluies tombées préalablement bien sûr, mais aussi du fait de l’alimentation résiduelle en air froid humide issu de la mer du Nord.
  • La vague de chaleur évoquée ci-avant a atteint les pays baltes et la Scandinavie où les températures ont atteint des niveaux très élevés pour la saison, de l’ordre de 25°C à 30°C, avec un magnifique et durable ensoleillement. Toutefois, le temps s’y est brutalement rafraîchi depuis.
  • En soi, les quantités de pluie tombées ne sont pas inédites (on trouve dans les chroniques nombre de récits d’inondations effrayantes, notamment dans un contexte de climat plus froid favorisant une plus grande violence des conflits de masses d’air) mais la particularité de cet épisode est qu’il a affecté essentiellement le bassin hydrographique de la Seine.
  • Les crues se sont produites dans un contexte défavorable de printemps humide ; il avait déjà plu fréquemment auparavant, l’épisode très intense de la fin mai déclenchant le processus de montée des eaux rapide (la Seine à Paris est montée d’environ 1 m par jour). Toutes ces caractéristiques – contexte humide, épisode pluvieux intense, montée des eaux rapide – sont communes à la crue majeure de 1910.
  • Le contexte de printemps humide, instable, changeant, contraste fortement avec la situation opposée d’il y a 6 mois : souvenons-nous du temps exceptionnellement stable, doux, sec et ensoleillé de la fin de l’année 2015 (novembre notamment). En fait, le contexte climatique a changé : nous avons passé le pic de température élevée liée au passage d’eaux particulièrement chaudes en surface dans le Pacifique central (on parle de pic « El Nino »), et actuellement ces eaux sont remplacées de plus en plus massivement par des eaux fraîches, ce qui, à l’échelle de la planète, se traduit par un rafraîchissement atmosphérique. Ainsi, depuis plusieurs semaines, les températures observées sur les terres du monde sont plus nuancées en valeur relative (on y observe des excédents comme des déficits), contrairement à la situation d’il y a 6 mois (excédents quasi omniprésents). Cette tendance à la baisse devrait se poursuivre au cours des prochains mois jusqu’à atteindre un minimum en début d’année prochaine (on parle de creux « La Nina »), avec pour conséquence une probabilité accrue de vagues de fraîcheur/froid.
  • Paris n’est pas à l’abri d’une grande crue type 1910. L’épisode actuel est intéressant car il montre que la crue exceptionnelle d’un seul des affluents de la Seine a conduit à une hauteur importante de cette dernière dans la capitale (6,1 m). Si la Marne et l’Yonne avaient connu une crue plus importante, la Seine aurait vraisemblablement dépassé 7 voire 8 m à Paris. La présence de gigantesques réservoirs en amont de Paris (au demeurant quasi-pleins avant le pic de crue actuel…) ne permet que de limiter quelque peu le pic des plus grandes crues (de l’ordre de quelques dizaines de cm tout au plus), ce qui semble peu mais n’est pas du tout négligeable en termes de dégâts.
  • Cela fait longtemps que l’on n’avait pas connu une crue importante de la Seine. Il est toujours difficile de communiquer une durée de retour de genre d’épisode car c’est une moyenne basée sur un petit échantillon d’épisodes. L’application de la loi des séries suggère que d’autres crues d’ampleur similaire pourraient se produire dans un avenir pas si lointain ; en 1910, la crue majeure s’était produite en janvier, et dès novembre une autre crue, certes plus modeste (quoique équivalente à celle de ces derniers jours tout de même), s’était produite.
  • Les bâtiments affectés par les crues sont souvent des constructions récentes, mais pas toujours. Ainsi, le Loing, affluent de la Seine, a inondé l’église de Nemours, reflétant ainsi le caractère véritablement exceptionnel du débordement.
  • Les excédents de pluie n’entraînent pas uniquement des débordements de cours d’eau mais aussi une montée des nappes phréatiques pouvant gagner la surface, l’eau surgissant ainsi du sol par endroits, notamment dans les secteurs relativement plats (cas de la Sologne par exemple) et dans les caves.
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43 Comments     Poster votre commentaire »

1.  Murps | 13/06/2016 @ 15:50 Répondre à ce commentaire

Post transformé
😉
Intéressant, factuel, technique, dépassionné et dépolitisé.
Merci, ça change de la bouillie journalistique habituelle.

2.  Nicias | 13/06/2016 @ 16:09 Répondre à ce commentaire

Je vie « en altitude », donc personnellement, ce sont les 8 jours sans soleil qui m’ont particulièrement tapé sur le système. Heureusement, c’est finit, enfin presque…

3.  Paul Aubrin | 13/06/2016 @ 19:18 Répondre à ce commentaire

Personnellement, ce qui m’a tapé sur le système, c’est d’entendre systématiquement annoncer les prévisions les plus pessimistes comme étant ce qui était à venir. Comme cette image de la BBC qui annonce 6,30m à venir.

http://ichef-1.bbci.co.uk/news....._624-2.jpg

4.  Usbek | 13/06/2016 @ 19:40 Répondre à ce commentaire

Paul Aubrin (#3),
D’autant que le Zouave a été sur élevé de 80 cm en 1974 !

5.  lemiere jacques | 14/06/2016 @ 6:34 Répondre à ce commentaire

c’est intéressant certes mais désolé ,à mon opinion, ce ne sont pas des causes profondes, disons des circonstances.. connaitre les causes sinon des causes laisse à penser qu’on aurait pu prévoir .plus avant que ne l’a fait la météo.

6.  Jacques | 14/06/2016 @ 9:34 Répondre à ce commentaire

Pour paraphraser Bernard MARRIS

C’est quoi un météorologue ? C’est qqun qui est capable de vous expliquer aujourd’hui pourquoi il n’a pas fait hier le temps qu’il avait prévu avant-hier pour le lendemain !

Mais Antoine Pasteau, n’est pas météorologue, il est ingénieur spécialisé en hydraulique et mécanique l’honneur est sauf !!!

7.  Pastilleverte | 14/06/2016 @ 17:57 Répondre à ce commentaire

Dans un des points de son argumentaire, je lis le mot « fortuite » :
Est-ce qu’en langage alarmiste cela pourrait se traduire par « anthropique » , 🙂

8.  Pastilleverte | 14/06/2016 @ 18:02 Répondre à ce commentaire

Plus sérieusement, et n’étant pas ingénieur hydrologue, j’avais eu l’occasion d’échanger quelques méls avec un autre hydrologue suite à de précédents événements « crues ».
A ma suggestion (de béotien !) d’entreprendre des curages « importants » en amont et aval de Paris sur la Seine et ses affluents, elle m’avait répondu que le plus efficace c’était encore les « barrages de retenue ».
Apparemment ceux de la Seine ont fait leur « job » (tout juste, mais ils l’on fait), et, à ma connaissance, il n’y en a pas (ou pas assez ?) sur les affluents amont de la Seine.
Voilà t y pas des « grands travaux » qu’ils seraient utiles sur le long terme, même si coûteux à court terme ? … et si nos « amis » écologistes ne trouvent pas à en redire (sait-on jamais…)

9.  miniTAX | 14/06/2016 @ 18:13 Répondre à ce commentaire

Voilà t y pas des « grands travaux » qu’ils seraient utiles sur le long terme, même si coûteux à court terme ? … et si nos « amis » écologistes ne trouvent pas à en redire (sait-on jamais…)

Pastilleverte (#8), raté ! Les escrolos sont, sans retenue, contre tout barrage. En fait, on aurait beaucoup de mal à trouver ce pourquoi ils seraient pour en matière d’infrastructures, à part la destruction de celles-ci. Et ce sont les mêmes qui s’auto-qualifient de « progressiste », cherchez l’erreur… Ca doit être comme les dictatures communistes, qui n’avaient aucune honte à se nommer « démocratique ». La perversion du langage, c’est typique du gauchisme, si ça continue, tous les mots vont finir par puer.

10.  Hug | 14/06/2016 @ 19:46 Répondre à ce commentaire

Pastilleverte (#8), miniTAX (#9),
Il y a un projet complémentaire aux lacs existants qui est à l’étude est a fait l’objet d’un débat public il n’y a pas très longtemps. La « valorisation écologique » du projet est évidemment recherchée…

11.  amike | 14/06/2016 @ 21:32 Répondre à ce commentaire

Hug (#10), Un peu plus loin dans le site, on trouve un habituel Y aura t-il suffisamment d’eau cet été dans les rivières du bassin de la Seine ? (01/02/2016)

12.  lemiere jacques | 14/06/2016 @ 22:52 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#9), si peut être de tempes en temps en guise en moyen de stockage d’electricité, mais donc pas trop en plaine inondable, mais si il faut aussi essayer de comprendre les écolos ,on en sort pas

13.  Murps | 14/06/2016 @ 23:35 Répondre à ce commentaire

Hug (#10), un lac ? un lac de retenue ? Un barrage quoi !
Vous vous rendez compte ? Et le crapaud tétoué ? Et la cycadelle du peuplier ? et la migration des escargots barbusses ?
Tout une biodiversité issue d’écosystèmes fragiles absolument unique au monde !

14.  lemiere jacques | 15/06/2016 @ 7:21 Répondre à ce commentaire

vraiment un article dont le titre me parait bizarre , les causes…profondes…ah bon? pas les causes simplement… et quand on vit une inondation exceptionnel le il va des soi que les conditions ont du, quelque part à un moment , exceptionnelles itou….
ça sonne comme les explications données avec la météo ou du leroux …les causes ce sont l’etat du système + les lois de la physique pas des « anticcyclones » qui mus par une espèce de volonté se déplace ici ou là…
mauvais titre je le répète…

15.  amike | 15/06/2016 @ 10:32 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#14), On ne s’étonne même plus que MF est incapable à 3 mois près de prévoir des périodes longues de pluies ou de sécheresses !
Comme je le cite, les experts de l’Etablissement Public Territorial de Bassin Seine Grands Lacs avaient l’apriori qu’une sécheresse menaçait ce printemps 2016 !

16.  Pastilleverte | 15/06/2016 @ 13:05 Répondre à ce commentaire

amike (#15),
Remarquez, ils avaient un chance sur 2 (ou 3 ou 4, ne chipotons pas) de ne pas pas se tromper 🙂

17.  Anecdote | 15/06/2016 @ 18:44 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#14),
En effet, je reconnais que le titre n’est pas adéquat (désolé, Usbek, je ne le réalise que maintenant). Plus simplement je parlerais d’éléments d’analyse météorologique et hydrologique sur les événements récents.

18.  lemiere jacques | 15/06/2016 @ 22:29 Répondre à ce commentaire

Anecdote (#17), oui c’est pas très important non plus , c’est juste que ça m’agace un peu

19.  AntonioSan | 16/06/2016 @ 3:31 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#14),

ça sonne comme les explications données avec la météo ou du leroux …les causes ce sont l’etat du système + les lois de la physique pas des « anticcyclones » qui mus par une espèce de volonté se déplace ici ou là…

Ce proces d’intention devient franchement deplaisant. Apprenez d’abord l’orthographe d’anticyclone, et s’ils sont plusieurs ils se deplacent en effet! Ne vous en deplaise, Leroux a parfaitement decrit les mouvements observes des masses d’air de la basse troposphere et explique la relation entre phases climatiques (rechauffement ou refroidissement) et la frequence et l’intensite de ce ballet incessant.

Grace aux animations satellite, ces mouvements peuvent etre suivis et O surprise, elles ne font que confirmer ce que Leroux a decrit et explique. Personne -et surtout pas Leroux- ne nie que les lois de la physique regissent les mouvements observes, et cela inclut la densite respective de ces masses d’air de hautes pressions expulsees des poles qui contribue a modeler leur distribution a la surface de notre globe au jour le jour, et non « mus par une espèce de volonté se déplace ici ou là… »

Il n’y a pire aveugle…

20.  lemiere jacques | 16/06/2016 @ 7:19 Répondre à ce commentaire

AntonioSan (#19), sans blague???
comment définissez vous le déplacement d’un anticyclone ..???????
Je vous en prie définissez moi cela…

Vous pouvez me proposer me dire que le centre de gravité masse d’air qui est associée dans votre esprit à l’anticyclone se déplace…. mais alors vous ne le verrez pas sur une carte satellite…alors vous allez faire quoi…pendre le centre de l’isobare la plus haute et regarder son « déplacement » sauf que avec un autre choix de représentation ou d’échelle isobarique vous verriez autre chose et il ne verriez que le déplacement peut changer! quaoi encore..sans oublier que nous parlons d’un champ de pression dans trois dimension…
NON on peut voir le déplacement qu’on veut et ça me pose problème!!!!
commencez par le début par exemple comment « associer une masse d’air m^me polaire en dépit qu’elle ne soit pas au pole à un champ de pression…mais au moins faites le!!! rt en introduction!

Quand cous aurez compris que parler du déplacement d’un anticyclone ne veut rien dire ou tout dire, ou que la puissance d’un anticyclone est une notion à définir ou que ou que… vous aurez saisi mon point… à vrai dire je refuse m^me de m’intéresser au coté descriptif éventuellement pertinent des idées de leroux tant qu’on me sert une discours ce ce genre .
et quand vous aurez compris que quand on a pas de definition d’un déplacement d’un anticyclone m^me polaire avoir une théorie qui en explique la dynamique c’est un peu mettre la charrue avant les boeufs …vous aurez fait un pas vers la construction d’une vraie science.

et prenez moi de haut dites moi que si je lis tout leroux je comprendrai….ben non…désolé.

21.  lemiere jacques | 16/06/2016 @ 7:38 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#20), et il y aurait un moyen pour qu’en dépit des réticences de principe je m’intéresse aux théories de leroux c’est quelles prévoient un truc mieux que les modèles météorologues.en attendant….

mais c’est vrai je ne suis pas « scientifique » , pensez vous , j’affirme que dire que le soleil tourne autour de la terre ou que le terre tourne autour du soleil sont deux propositions acceptables en mécanique classique….

je ne vous herche pas noise mais faites cet effort de précision..et si vous voulez mon opinion, .si vous faites une effort descriptif vous risquez un jour de vous rendre compte que l’évolution temporelle des champs de pression atmosfériques ( oh le vilain) n’est vraisemblablement pas réductibles à quelques idées simples, mais exige définition de l’etat initial+ mois de la physique mais vous pouvez aussi avoir de la chance!
ou laissez le coté  » compréhension  » et explication et insistez sur la pertinence de la description.

22.  jdrien | 16/06/2016 @ 7:57 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#21),

j’affirme que dire que le soleil tourne autour de la terre ou que le terre tourne autour du soleil sont deux propositions acceptables en mécanique classique….

et comment vous expliquez l’expérience du pendule de Foucault ?

23.  Ecir | 16/06/2016 @ 12:00 Répondre à ce commentaire

@Lemiere
@AntonioSan
Monsieur Marcel Leroux a parfaitement décrit les mouvements des masses d’air polaires, qu’il appelle anticyclone polaire ou AMP. Il est une référence permanente. La lecture de ses ouvrages éclaire totalement les phénomènes météorologiques qui s’en suivent, et c’est ce qui, en fait, est décrit par notre ingénieur spécialisé. Les mouvements des AMP sont bien visibles sur les cartes satellite, même si les commentateurs refusent systématiquement de les nommer comme tel.
Ce qui me donne à penser qu’un certain Jacques aurait bien besoin de ses lumières. et de son français irréprochable.

24.  AntonioSan | 16/06/2016 @ 17:09 Répondre à ce commentaire

eppur si muove

Galileo

25.  Hacène | 16/06/2016 @ 18:20 Répondre à ce commentaire

AntonioSan (#24),
Il y a quelques années, peut-être vous en souviendrez-vous, lors d’une longue conversation, Jacques Lemière avait concédé que la climatologie ne l’intéressait en fait pas du tout. Nous avions convenu que c’était une excellente conclusion permettant de clore les échanges. 😉

26.  Pastilleverte | 16/06/2016 @ 22:36 Répondre à ce commentaire

AntonioSan (#24),
oui, bof, il paraitrait que la phrase est apocryphe ?

27.  Mathurine | 18/06/2016 @ 13:24 Répondre à ce commentaire

Hasard hier, je reçois ce lien 2 fois. Jamais entendu parler de cela. Vous, les spécialistes du climat , que répondez-vous?
Je suis d’un naturel sceptique, pour le climat comme pour le reste……
http://les-archives-du-savoir-.....rologique/

28.  Bob | 18/06/2016 @ 14:31 Répondre à ce commentaire

Pastilleverte (#26),

la phrase est apocryphe

Peu importe, car comme disent aussi les italiens :
« Se non e vero, e ben trovato ».

29.  Curieux | 18/06/2016 @ 14:51 Répondre à ce commentaire

Mathurine (#27), Une seule source fiable pour tirer ceciau clair, Black et Mortimer, SOS Météores.

30.  Anecdote | 18/06/2016 @ 19:18 Répondre à ce commentaire


31.  Anecdote | 18/06/2016 @ 19:31 Répondre à ce commentaire

Curieux (#29),
Sorti en 1957, cet album vient à la suite de manifestations météorologiques sévères sur l’Europe occidentale, tout particulièrement les grandes vagues de froid de 1954 (hiver de l’abbé Pierre) et de février 1956 (le mois le plus froid du XXème siècle). Chacune de ces années est marquée par un été très frais et très pluvieux. Juin 1956 par exemple est tout aussi gris que juin 2016. On peut y ajouter la grande crue de la Seine en janvier 1955 (pic à 7,12 m à Paris, soit 1 m de plus qu’en 2016), ainsi que des contrastes thermiques très marqués de février à mai de la même année (douceur suivi d’une tempête de neige en février, long gel en mars clôturé par une vague de chaleur, brèves périodes chaudes entrecoupées de coups de gel en avril et mai).

32.  Murps | 18/06/2016 @ 20:57 Répondre à ce commentaire

By jove !!!

33.  Gilles des Landes | 18/06/2016 @ 22:53 Répondre à ce commentaire

Mathurine (#27), ahhhh, HAARP, les chemtrails….Pour ces derniers, un petit cours sur les nuages de haute altitude doit pouvoir suffire à mieux comprendre l’absurdité de la théorie. Pour le premier c’est plus complexe, car il existe réellement des « laboratoires » de grande ampleur, et des secrets – ou peu de communication – sur le sujet. D’où des interprétations souvent extraordinaires….mais sans fondement scientifique.
Ce n’est là qu’un avis fondé sur une lecture sûrement insuffisamment approfondie de la problématique…

34.  Murps | 19/06/2016 @ 18:37 Répondre à ce commentaire

Gilles des Landes (#33), HAARP existe et sert à étudier la ionosphère.
Que beaucoup d’argent ait été dépensé pour ce truc n’a rien d’étonnant, la compréhension des phénomènes de propagation des ondes en haute altitude est importante pour les communications militaires et civiles. Ceci dit, le site est fermé ou en passe de l’être pour des questions budgétaires, justement.

Maintenant, il y a toujours des gens qui délirent sur les trucs qu’ils ne comprennent pas et se font des films catastrophes.
Il n’y a aucune chance pour que la « petite » puissance de l’installation (qq MW quand même) en question puisse rivaliser avec les phénomènes météo naturels.
Il n’y a aucun éléments qui permette de dire que cette installation agisse sur le climat et qu’on nous le cache.

Les gus qui travaillent là-dedans doivent drôlement se marrer en lisant ce qui se dit sur eux…

35.  Bob | 19/06/2016 @ 19:00 Répondre à ce commentaire

Murps (#34),
Oui, ça délire dur sur HAARP.
Et, sur les chemtrails, c’est encore pire. En général, je balance ce genre de photo de B24 pendant la seconde guerre mondiale et avance quelques explications sur l’atmosphère en équilibre métastable.Alors, à moins qu’ils ne répandent des produits chimiques en bout d’hélice…
b24

mais, peine perdue…Ils croient.

36.  Mathurine | 19/06/2016 @ 21:45 Répondre à ce commentaire

Merci de vos réponses. C’est bien ce que je pensais, du délire.

37.  papijo | 19/06/2016 @ 21:48 Répondre à ce commentaire

La preuve en photos que le réchauffement anthropique de 2016 et la variabilité naturelle de 1910 c’est la même chose:

Cliquer sur la photo pour l’agrandir.

Si ça ne marche pas (les adresses sont très longues), on la retrouve sur EIKE.

38.  Curieux | 20/06/2016 @ 0:35 Répondre à ce commentaire

Bob (#35),

Ce genre de photo de B24 pendant la seconde guerre mondial

Boing B17 forteresse volante ! J’adore cette photo😍

39.  Bob | 20/06/2016 @ 10:15 Répondre à ce commentaire

Curieux (#38),
Oups. Oui. La fouche a langué…

40.  Pastilleverte | 21/06/2016 @ 12:44 Répondre à ce commentaire

papijo (#37),
Tiens à propos, suis passé ce matin sur le qui où est stationné le QG Pompiers fluvial de Paris, avec les niveaux atteints par la Seine à cet endroit (il y a un « bureau » sur les quais.
J’ai pris une photo, malheureusement peu nette, mais où on voit le champion de 1910 suivi un bon mètre en-dessous par 1926 (tiens on n’en parle jamais de celle-là ?); puis 1982 à égalité avec 1939 (les deux encore un mètre en-dessous de1926), puis, mais à environ 20 cm 1972 et enfin 2016 encore quelques cm en-dessous.
Bref, 2016 une crue « historique » (enfin, une de plus ?) « preuve » du… allez tous ensemble…

41.  Pastilleverte | 21/06/2016 @ 12:45 Répondre à ce commentaire

Bob (#35),
On pourrait croire que c’est avion d’épandage agricole 🙂

42.  Cdt Michel e.r. | 6/05/2017 @ 0:54 Répondre à ce commentaire

sildenafil (#42),
Skyfall n’a pas besoin de SPAMMERS.

43.  Murps | 6/05/2017 @ 12:31 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#42), spam supprimé.