Bulletin des climato-réalistes n° 57

 

– Finalement, 2016 n’est pas l’année la plus chaude 

– Les vidéos de la Contre-COP22 : suite et fin

LE DESSIN DE RENÉ LE HONZEC POUR LA NOUVELLE ANNÉE

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LES VIDÉOS DE LA CONTRE-COP22

Les bulletins 55 et 56 fournissaient un lien vers les interventions de Claude Allègre, Vincent Courtillot et Jean-Claude Bernier (c’est ici) et la table ronde «Agriculture et environnement» (c’est là), l’ensemble des autres vidéos est désormais accessible en cliquant ici.

APRÈS EL NINO, LA NINA : LA PLANÈTE SE REFROIDIT !

Températures : 2016 et 1998 au coude à coude

Le fort El Niño que nous connaissions depuis 2015 est bel et bien fini : place à La Niña et au refroidissement qui l’accompagne : l’anomalie de température selon UAH (relevée par satellite) marque ainsi en décembre une nette réduction par rapport à celle de novembre, empêchant l’année 2016 de pouvoir être considérée comme plus chaude que 1998 du point de vue statistique, selon Roy Spencer.

Vague de froid en Europe

Après l’Amérique du Nord, c’est l’Europe qui est touchée par une vague de froid : «l’Europe figée par un froid glacial et meurtrier» titre par exemple Le Figaro.

Le vortex polaire se reconcentre

La Chaîne Météo indique que le froid s’est intensifié au niveau de la zone arctique permettant à la banquise d’accélérer sa reconstitution et de combler son « retard » dû au pic de chaleur de la fin 2016. On peut vérifier  la température « polaire » qui règne au point de latitude 90°N en cliquant ici.

LA RELATION TEMPÉRATURE – CO2 ENCORE MAL COMPRISE

Le géologue Alain Préat a récemment publié dans revue-arguments un article intitulé « un écheveau d’une incroyable complexité » a propos de la relation entre CO2 et température, relation qu’il estime mal comprise (article repris par le site notre-planete.info). L’incertitude entourant le lien entre les deux est également confirmée par une publication dans Science, selon laquelle le taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère pendant la période de réchauffement global (100 et 400 millions d’années), aujourd’hui mesuré de façon plus précise à partir de feuilles fossilisées, était inférieur aux 2000 ppm que les scientifiques supposaient jusqu’à présent. Cet article est commenté en français par futura-sciences.

La nouvelle fera peut-être plaisir à la Chine, elle qui vient de décider, à raison, de ne pas considérer le CO2 comme un polluant.

USA : LES CLIMATOLOGUES SCEPTIQUES SE REBIFFENT

La climatologue Judith Curry vient d’annoncer sa décision de démissionner de son poste d’enseignante-chercheuse à l’université Georgia Tech. En cause, dit-elle, sa « désillusion croissante » vis à vis du monde universitaire et de la science du climat.

Richard Lindzen, quant à lui, propose via Twitter de réduire les financements alloués à la recherche sur le climat de 80% à 90% le temps nécessaire à ce que la situation actuelle s’éclaircisse.

COURRIER DES LECTEURS

Notre Bulletin n°55 évoquait les « normales de saison » au sujet de la température aux États-Unis. Vincent Courtillot nous fait remarquer qu’un tel terme entretient « la confusion entre température moyenne (observée sur une certaine fenêtre de temps et sur un certain nombre d’années pour cette fenêtre) et température normale. La température réelle fluctue sans arrêt autour de sa valeur moyenne, et n’est jamais « normale » dans ce sens. Il est normal qu’elle s’écarte souvent de la moyenne… » On peut ajouter que le sens contemporain de « normal » mêle à l’idée neutre de valeur moyenne celle, subjective et indue, de « bonne » valeur.

Il est donc hautement préférable d’opter systématiquement pour le terme de « moyenne » – et même de préciser la période sur laquelle cette moyenne est calculée pour garder à l’esprit son caractère conventionnel.

BÊTISIER

Tout est possible avec la SNCF !

Faire pipi utile et fertile en ville, c’est désormais possible grâce à la SNCF qui vient d’installer en gare de Lyon des urinoirs fleuris et écolos.

Installer des millions d’éoliennes en Arctique

C’est ce que, selon Ouest France et France 24, préconisent des scientifiques américains pour reconstituer la banquise. Il fallait y penser.

Des carottes glaciaires « patrimoine »

Selon Futura-sciences, après celles du Mont blanc, deux nouvelles carottes « patrimoine » seront prélevées dans le glacier andin d’Illimani pour être stockées en Antarctique. Sans surprise, Jean Jouzel a déclaré « soutenir pleinement ce projet. »

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47 Comments     Poster votre commentaire »

1.  Usbek | 12/01/2017 @ 16:36 Répondre à ce commentaire

Bulletin 57 en ligne

2.  patilleverte | 12/01/2017 @ 17:55 Répondre à ce commentaire

coquille sur pararaphe températures 2016 ;
« est bet est bien fini », au lieu de « est bel et bien fini »

3.  Hug | 12/01/2017 @ 18:03 Répondre à ce commentaire

Tout est possible avec la SNCF !
En effet, faut dire qu’elle endoctrine son personnel en lui faisant écouter Nhulot pendant plus d’une heure…

4.  scaletrans | 12/01/2017 @ 18:39 Répondre à ce commentaire

Hug (#3),

P….n !

5.  the fritz le testut | 12/01/2017 @ 18:52 Répondre à ce commentaire

Franchement , je paye ces gens quand je prends le train ? Bon, je vais continuer de polluer et prendre ma voiture

6.  Murps | 12/01/2017 @ 18:58 Répondre à ce commentaire

A terme, je prendrai bien un side-car avec la glace « patrimoine »…
C’est la meilleure utilisation pour une carotte de glace qui fait de la politique et puis ça met d’accord tout le monde de manière conviviale…

7.  yvesdemars | 12/01/2017 @ 20:20 Répondre à ce commentaire

cette histoire de normales de températures est destinée à nous faire avaler l’idée que, avant le dérèglement climatique du au CO2 anthropique, la météo était stable. Or c’est une idiotie, schématiquement notre pays est soumis soit à des régimes atlantiques ou continentaux, ce qui signifie selon les saisons

Hiver continental : froid et sec
 » atlantique, doux et humide

Eté continental : chaud et sec
 » atlantique : frais et humide

Bien entendu il y a des variantes par exemple lors des descentes d’air polaire en hiver (AMP) ou des remontées d’air saharien en été.

Une température normale n’a pas de sens d’autant qu’il y a peu de chances que les températures soient même à un ou deux degrés près égales aux moyennes.

8.  AntonioSan | 12/01/2017 @ 22:30 Répondre à ce commentaire

Corinne Lepage la bobo ecolo rejoint Macron, le glo-ballot qui remplace Juppe dans le coeur des faiseurs d’election…

9.  Bernnard | 13/01/2017 @ 10:39 Répondre à ce commentaire

Tout de même, quoi qu’on en dise ou qu’on tente de minimiser, el Nino et son pendant froid a une influence planétaire sur le climat.
À l’heure où on veut comprendre le climat, il est notable de constater que nous ne savons pas avec certitude ce qui déclenche ces cycles. Par contre nombre d’articles « scientifiques » proclament sans équivoque, que le CO2 influence le climat sans qu’on observe, avec certitude, une influence planétaire de la teneur en CO2 sur le climat.
Il est vrai que le CO2 c’est une influence climatique à la saint glinglin et El Nino, c’est une influence climatique presque instantanée (à 6 mois 1an)!

10.  the fritz le testut | 13/01/2017 @ 14:19 Répondre à ce commentaire

Hug (#3),
Uriner dans les plantes, le nouveau geste écolo des usagers de la SNCF
http://www.midilibre.fr/2017/0.....447324.php

11.  Hug | 13/01/2017 @ 15:22 Répondre à ce commentaire

the fritz le testut (#10),
C’est du même registre que pisser sous la douche pour économiser quelques litres d’eau…

12.  Bernnard | 13/01/2017 @ 15:53 Répondre à ce commentaire

the fritz le testut (#10),
Qu’ils continuent dans ces propositions stupides, ils perdront un peu plus le peu de crédit qu’il leur reste !

13.  volauvent | 13/01/2017 @ 16:36 Répondre à ce commentaire

Hug (#11),

Les golden showers c’est très tendance paraît il

14.  François | 13/01/2017 @ 21:02 Répondre à ce commentaire

Hug (#11),
Économiser quelques litres d’eau? Sûrement pas! L’eau ne disparait pas. On ne la « consomme » donc pas. Il y a aujourd’hui autant d’eau sur terre qu’il y a plusieurs centaines de millions d’années. Peut être même un peu plus. Car n’oublions pas que la combustion de ces sataniques hydrocarbures par ces irresponsables d’hommes (surtout blancs, évidemment) fabrique, en volume gazeux, plus d’eau que de CO2…

15.  patilleverte | 13/01/2017 @ 22:08 Répondre à ce commentaire

François (#14),
Farpaitement ! 🙂
Mais euh… la répartition des ressources planétaires en eau (surtout potable ou aisément « traitable » ???

16.  Cdt Michel e.r. | 13/01/2017 @ 23:41 Répondre à ce commentaire

patilleverte (#15),

Je vous rappelle l’excellent article de Pierre-Ernest :
L’eau, ressource rare ?

17.  jG2433 | 14/01/2017 @ 10:32 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#16),
Autre suggestion de lecture à propos d’ « Histoire d’eau » :
http://livre.fnac.com/a4200258.....drologique
patilleverte (#15),
Ce livre cité ci-dessus de J. de Kervasdoué et Henri Voron Pour en finir avec les histoires d’eau. L’imposture hydrologique, Plon, septembre 2012, 309 p. se termine ainsi :
« Ce livre ne fera pas pleuvoir au Sahara ou dans le désert de Gobi. Nous avons simplement voulu lutter contre les idées reçues et tenter d’en finir avec les « histoires d’eau ».

18.  Cdt Michel e.r. | 14/01/2017 @ 13:05 Répondre à ce commentaire

jG2433 (#17),

Pour en finir avec les histoires d’eau. L’imposture hydrologique
J’ai ce livre au format Kindle (12.99 € sur Amazon).
J’en ai extrait la Conclusion, que je recommande de lire à défaut de lire le tout.
PDF (66 Ko, 2 pages)

19.  MichelLN35 | 14/01/2017 @ 13:42 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#18),

Bonjour Cdt, je n’ai pu ouvrir le .pdf. J’ai eu la réponse « Not found » et il m’est arrivé la même chose avec mes divers drpcvs. J’ai réussi à modifier la réponse en supprimant les objets qui avaient des caractères accentués dans les titres ; et en les entrant à nouveau après suppression des accents. Ensuite les docs sont redevenus lisibles.

Cordialement
Michel

20.  Cdt Michel e.r. | 14/01/2017 @ 14:52 Répondre à ce commentaire

MichelLN35 (#19),

Je n’ai effectivement pas fait attention aux caractères accentués qui peuvent poser problème quand on n’est pas sous Win.
J’ai renommé le fichier en « conclusion_imposture_hydrologique.pdf » du Dropcanvas et j’en ai profité pour supprimer le lien qui pointait sur le Kindle sur mon PC.
J’ai aussi ajouté le fichier ODT qui m’a servi à créer le PDF.

21.  MichelLN35 | 15/01/2017 @ 12:23 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#20),

Réussite parfaite, j’ai lu ce doc très intéressant. Mais j’avais acheté le livre en librairie.

22.  Roby Walrus | 15/01/2017 @ 12:35 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#20), Oui document très intéressant.

Il y a une critique dans Alternatives Economiques (journal classé plutôt à gauche) qui se termine par :

Sans compter cette charge contre le Giec, pas totalement injustifiée, mais qui laisse la désagréable impression que cette entreprise éditoriale pourrait ne servir au final qu’à apporter de l’eau au moulin des… climato-sceptiques.

Donc, d’après Alternatives Economiques, on peut critiquer le GIEC, la critique est méritée, mais… cela ferait le jeu du Pont Notionnel – oups – des climato-réalistes.

C’est dommage, car une partie de la critique de ce journal n’est pas infondée :

On suivrait volontiers leurs arguments qui ont le mérite de s’appuyer sur l’apport d’une discipline méconnue, l’hydrologie, s’ils ne se livraient eux-mêmes, fût-ce à leur insu, à une forme de déni consistant à ne pas s’appesantir sur les coûts de l’eau potable, de son prélèvement à son retraitement. Car si on veut bien croire que la planète regorge d’eau, en revanche, on est en droit de s’inquiéter de l’inégal accès de l’humanité à une eau propre.

Qu’en dites vous mon Commandant ?

A vous lire.

PS (conflits d’intérêts) : j’ai fréquenté des hydrologues, de droite et de gauche !

23.  Cdt Michel e.r. | 15/01/2017 @ 16:51 Répondre à ce commentaire

Roby Walrus (#22),

Qu’en dites vous mon Commandant ?

Je n’ai pas grand chose à dire.
En Belgique, l’eau n’est pas une denrée rare. La Wallonie fournit de l’eau à la Flandre. Il pleut près de 200 jours/an.
L’eau que je consomme est captée sous mes pieds.
Nous n’en consommons pas beaucoup. Quelques m³/an, qui me coûtent environ 160 €.
Là où je fais attention, c’est quand je suis sur mon bateau amarré sur la Meuse à Namur. J’ai un réservoir d’eau de 600 litres à bord. Mais je ne l’utilise pas car je dois amener l’eau de la maison, tant que je ne navigue pas.
Là, je n’utilise pas plus de 60 litres d’eau potable en une dizaine de jours. On apprend vite à économiser : l’eau de cuisson des pommes de terre sert pour la vaisselle. Et j’utilise l’eau de la Meuse chaque fois que c’est possible, quitte à la faire bouillir.
Jean-Claude

24.  Roby Walrus | 15/01/2017 @ 17:32 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#23), j’ai vécu quelques années à Bruxelles avant que les français fassent grimper les loyers. Si j’y étais encore, je vous aurais proposé de continuer la discussion à une Brasserie du Parvis de Saint-Gilles, celle où je prenais régulièrement une soupe du jour et des bolos.

😉

25.  tsih | 15/01/2017 @ 17:50 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#23),

On peut aussi recueillir à volonté tout simplement l’eau de pluie, elle-même.
Personnellement j’utilise l’un de mes tourmentins gréé de façon appropriée à l’avant, un gros entonnoir et un bout de tuyau d’arrosage qui aboutit directement dans le réservoir.
Les quantités d’eau potable utilisées par les douillets civilisés à terre sont de toute façon un luxe qui ne pourra pas durer éternellement avec une population qui augmente.
Heureusement en bateau on s’en passe très bien et on n’a pas de problème avec ça.

Ce qui est prodigieusement tordant c’est les gros benêts verts comme les hypocrites Justin Trudeau, Di Caprio… ou autres Naomi Klein, Ségolène Royal etc… qui préfèreraient que ce soient les autres qui apprennent à se restreindre, pas eux. Tout simplement.

26.  François | 15/01/2017 @ 17:53 Répondre à ce commentaire

patilleverte (#15),
C’est un autre sujet. Mais se rationner de quelques mètres cube d’eau à Paris ou à Bruxelles n’en donnera pas une goutte de plus au Sahel…

27.  Cdt Michel e.r. | 15/01/2017 @ 18:14 Répondre à ce commentaire

Roby Walrus (#24),
Au cours de ma carrière, j’ai travaillé deux ans à Bruxelles, un an à l’EM du SM Place Dailly, un an au CTISM (Centre de Traitement de l’Information du Service Médical) dans l’ancien hôpital militaire, avenue de la Couronne. J’ai aussi habité un an près de l’Ecole Royale Militaire (quartier Schuman) pendant les cours de candidat-major.
Je ne garde pas un souvenir inoubliable de cette ville et maintenant je m’y rends rarement. La circulation en voiture y est pénible, sans parler des problèmes de parking en pleine ville.
Comme beaucoup de Belges, je ne m’y sens plus chez moi. Trop de « Suédois ».

28.  Roby Walrus | 15/01/2017 @ 18:51 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#27), si je repasse à BXL (j’y suis repassé en 2012), j’essaierais de prendre contact avec vous. Nous avons beaucoup de points communs. C’est assez inattendu.

29.  Cdt Michel e.r. | 15/01/2017 @ 19:25 Répondre à ce commentaire

Roby Walrus (#28),

Vous pouvez me contacter par mail, via mon site Web.
Je signale au passage que mon fidèle Rocky est mort le 20 décembre, à presque 16 ans. Je l’ai remplacé par Speedy, un épagneul breton de 6 ans, adopté à la SRPA de Liège.
Cordialement,

30.  Phil Philippe | 18/01/2017 @ 11:26 Répondre à ce commentaire

Et dans votre bulletin, rien sur ça ?
http://advances.sciencemag.org.....01207.full

31.  the fritz le testut | 18/01/2017 @ 11:29 Répondre à ce commentaire

Phil Philippe (#30),
Trois lignes de quoi cela parle ??

32.  phi | 18/01/2017 @ 12:26 Répondre à ce commentaire

Phil Philippe (#30),
Bah, c’est pas de la science.
Leur figure 1 surchargée avec les température de la basse troposphère calibrées pour la surface :

Sans commentaire.

33.  Phil Philippe | 18/01/2017 @ 18:03 Répondre à ce commentaire

Et pourquoi votre courbe UAH n’est pas la même que celle de Spencer ?

34.  phi | 18/01/2017 @ 19:31 Répondre à ce commentaire

Phil Philippe (#33),

Et pourquoi votre courbe UAH n’est pas la même que celle de Spencer ?

Pour 3 raisons qui apparaissent d’ailleurs dans la figure :

1. Le graphique Hausfather ne va que jusqu’à fin 2015.

2. La comparaison est faite avec les SST, c’est donc uniquement la fraction océanique des TLT qui est utilisée.

3. Il est tenu compte de l’amplification troposphérique (environ 2) sur la base du comportement dans les fréquences moyennes.

35.  Phil Philippe | 19/01/2017 @ 9:38 Répondre à ce commentaire

OK. Du coup, si j’ai bien compris, comparer SST (océan seul) et température globale n’a pas de sens selon vous, il ne faut comparer que des estimations d’une même grandeur. J’ai juste ?

36.  Herté07 | 19/01/2017 @ 13:03 Répondre à ce commentaire

Phil Philippe (#33),
pourquoi un lissage sur 13 mois?

37.  phi | 19/01/2017 @ 13:38 Répondre à ce commentaire

Phil Philippe (#35),
Pas exactement. Ce qui importe est d’utiliser des observations de qualité dont la relation avec la grandeur cible est avérée. Il s’agit, ici, de l’évolution du contenu thermique global des eaux océaniques de surface. Les problèmes potentiels sont surtout liés au manque d’homogénéité des observations au cours du temps. Le lien SST – TLT (océaniques) n’est, lui, pas supposé problématique par les scientifiques.

38.  Phil Philippe | 19/01/2017 @ 14:44 Répondre à ce commentaire

Pas compris.
1-Dans un cas (Spencer) on mesure la température moyenne sur l’ensemble du globe, dans l’autre sur les zones océaniques seulement (votre courbe). A mon avis, on n’a pas le droit de les comparer, ce n’est pas la même chose.

2- Les données UAH sont des données satellites de la température de la basse troposphère, jusqu’à une certaine altitude (jusqu’à 8km: http://www.nsstc.uah.edu/clima.....16_GTR.pdf). Les données de SST sont des données de surface océanique (les quelques premiers mm de la surface, et non le « contenu thermique global des eaux océaniques de surface »). On n’a donc pas le droit de les comparer, ça n’a rien à voir.

39.  phi | 19/01/2017 @ 17:52 Répondre à ce commentaire

Phil Philippe (#38),
Votre point 1.
Non. Les TLT utilisées dans le graphique sont celles régnants sur les océans et non pas les valeurs globales. C’est indiqué dans le graphique et je l’ai encore précisé en #34 point 2.

Votre point 2.
Les SST sont représentatives des eaux de surface, sauf erreur elles sont prises à une profondeur d’environ 10 m en général et pas quelques mm. Cette grandeur est physiquement représentative du contenu thermique des eaux de surface. Il n’y a pas de découplage attendu entre SST et températures de l’air de surface. Pas non plus de découplage attendu avec les TLT (altitude caractéristique d’environ 5000 m) sinon l’effet d’amplification bien observé et compris.

Il y a toute une littérature sur la divergence entre TLT et température de surface. Il est très généralement admis que le phénomène ne peut provenir que d’une déficience dans la construction des indices (TLT ou surface). Hausfather ou Karl ne font qu’aggraver un problème connu. Tant que cette divergence reste inexpliquée, il n’y a pas de raison de privilégier l’un ou l’autre indice.

On peut quand même juste remarquer que d’une manière générale les proxies de la température sont bien plus cohérents avec les TLT qu’avec les indices basés sur les données instrumentales (lourdement ajustées) de surface.

40.  Phil Philippe | 19/01/2017 @ 18:42 Répondre à ce commentaire

Bon, sur le point 1, on dit la même chose: la température globale, c’est une chose, et la température sur les océans une autre.

Sur le 2, pas d’accord du tout. La SST, prnicipalement issue de données de radiances satellites, est représentative majoritairement de la « peau » de qqs microns, qu’on peut extrapoler à qqs mm ou 1m en conditions stables (cf par exemple https://en.wikipedia.org/wiki/Sea_surface_temperature). Les données in situ (bateau et autres) sont rarement prises en dessous de 3m sous la surface, et servent à recaller et assurer une continuité avec les données historiques (pré–satellite).
Les données UAH sont issues des données de sondeurs satellites, ce n’est pas la même technique. Je suis quand même surpris que vous pensiez que la température au niveau de la mer est la même qu’à 5000m d’altitude: « Pas non plus de découplage attendu avec les TLT « .

41.  phi | 19/01/2017 @ 19:49 Répondre à ce commentaire

Phil Philippe (#40),
C’est un peu plus compliqué. La température de surface de l’océan n’est pas accessible aux satellites en présence de nuages, les SST constituent en réalité un composé très hétérogène. De plus, les sources de données varient beaucoup au cours du temps et doivent être homogénéisées (la quantité de bouées a par exemple plus que quadruplé pendant la période d’étude de Hausfather). Tout cela est source d’erreurs, voir de manipulations.

Votre lien Wikipedia :

Sea surface temperature (SST) is the water temperature close to the ocean’s surface. The exact meaning of surface varies according to the measurement method used, but it is between 1 millimetre (0.04 in) and 20 metres (70 ft) below the sea surface.

Je suis quand même surpris que vous pensiez que la température au niveau de la mer est la même qu’à 5000m d’altitude

Bien entendu, je n’ai pas dit ça mais : Pas non plus de découplage attendu avec les TLT

Et personne n’attend de découplage, personne n’explique celui qui ressort de la comparaison des indices.

Cela dit, si la climatologie n’était pas une pseudo-science, je pense qu’on y verrait beaucoup plus clair car, comme je vous l’ai déjà dit, une foule de grandeurs physiques indépendantes montrent que ce sont les TLT qui donnent les bonnes tendances.

42.  7ic | 20/01/2017 @ 0:59 Répondre à ce commentaire

phi (#37), phi (#41),

C’est rigolo, être capable d’écrire autant n’importe quoi en si peu de lignes. Les obs satellites, qui ne sont pas des obs (on attend encore que vous nous expliquiez tous les détails du calcul), n’ont absolument rien de précis : voir la différence entre l’ancienne et la dernière version UAH. Elles ne donnent pas la SST, donc dire que ça donne une meilleure estimation de l’évolution de la SST alors que ça donne autre chose, c’est idiot. Dire que UAH est mieux que le reste à cause des ajustements est idiot : il y a des ajustements dans UAH. Dire que UAH c’est mieux que le reste parce que ce sont des produits satellites est idiot : il y a aussi du produit satellite de SST dans votre figure ci dessus et l’estimation est en accord avec le reste. Ensuite, le lien SST- TLT, est à mon avis beaucoup plus subtil que le lien SST-temp de la haute tropo. Les deux liens dépendent fortement de la région géographique (pour commencer, ce n’est pas la même physique dans les tropiques et les extratropiques, donc parler de lien en global, ça démarre très mal). La relation entre les deux dépend très très fortement de la variabilité (TLT restitué fluctue beaucoup plus que SST observé) : voir et . Votre comparaison n’a donc aucun sens et on ne peut rien conclure d’une estimation très incertaine des variations de la TLT moyenne pour la SST moyenne, surtout à ces échelles.

Enfin, l’idée que vous défendez ici est en complète contradiction avec votre dada : l’idée stupide que lorsque le CO2 augmente, la SST ne devrait pas changer (c’est raté) et la température dans la tropo devrait augmenter de façon à ce que le déséquilibre radiatif soit rétabli (donc augmenter énormément… c’est raté aussi. + le déséquilibre radiatif n’est pas rétabli. Encore raté).

43.  phi | 20/01/2017 @ 10:44 Répondre à ce commentaire

7ic (#42),
Ouh lala, vous tirez dans tous les sens.

1. Je ne fais pas de critique du calcul des TLT, je ne connais pas grand chose de la méthodologie utilisée. Il est bien clair qu’il y a des problèmes mais aucune méthode disponible n’est sans défauts. Les indices globaux de températures de surface ne sont cohérents qu’entre eux. Les TLT sont par contre, je le répète encore une fois, cohérentes avec une foule de grandeurs physiques et phénologiques.

2. Il y a une physique bien comprise reliant les températures de surface à celle de la basse troposphère pour ce qui est de l’évolution dépassant quelques mois et cela s’observe superbement sur le graphique en #32. Aucun découplage n’est attendu. La relation dépend essentiellement de la latitude et du type de surface, deux grandeurs stables dans le temps.

3. Les GCM donnent des résultats cohérents avec les observations troposphériques mais pas avec celles de la surface (effet de serre excepté, mais là, on sait bien que la théorie utilisée dans les modèles est ridicule). Il semblerait même que les modèles sous-estiment l’amplification troposphérique ce qui tend plutôt à soutenir mon point de vue sur l’effet d’une augmentation du taux de CO2 (et je n’ai jamais prétendu qu’il n’y avait pas d’effet à la surface).

44.  7ic | 23/01/2017 @ 11:03 Répondre à ce commentaire

phi (#43),

Ben non justement, la température de la troposphère libre dépend pas des conditions locales en surface. Commencez par lire les liens que je vous donne au lieu de raconter n’importe quoi. Pour le reste débrouillez vous tout seul pour trouver vos erreurs.

45.  phi | 23/01/2017 @ 12:29 Répondre à ce commentaire

7ic (#44),
Blablabla, vous n’avez visiblement vous même pas lu ou pas compris vos propres liens, pas saisi à quel point la divergence basse tropo – surface est perturbante pour les climatologues et globalement inexplicable. Et vous devriez aussi vous intéresser à autre chose que du Held. Tenez, lisez un peu ça : http://www.climatedialogue.org.....l-hot-spot

Sur ces trois propositions :
a) on ne comprends rien à la physique de l’atmosphère,
b) les indices de surface sont complètement faux,
c) les indices de la basse troposphère sont complètement faux,
Au moins l’une doit être vraie.

Il ne fait en réalité pratiquement aucun doute que l’affirmation la plus pertinente est b (voir plus haut).

46.  7ic | 23/01/2017 @ 14:59 Répondre à ce commentaire

phi (#45),

« rien », « complètement ». Tout de suite les grands mots. Donc on reprend, parce que ça rentre pas forcément du premier coup : la température de la troposphère libre tropicale dépend des régions de convection profonde uniquement, soit une très faible fraction des tropiques (comprendre : c’est pas une fonction linéaire de la SST moyenne, et encore moins en global. C’est clair comme ça ? ). Quant au « hot spot », c’est justement le sujet des liens que je vous ai donné.

47.  phi | 23/01/2017 @ 17:57 Répondre à ce commentaire

7ic (#46),

la température de la troposphère libre tropicale dépend des régions de convection profonde uniquement, soit une très faible fraction des tropiques

Cela, c’est juste une supputation curieuse et gratuite de Held qui ne concerne que la zone tropicale. De plus, il devrait encore expliquer comment ses PSST pourraient se découpler des SST tropicales moyennes et pourquoi seules les basses fréquences seraient concernées et pas les moyennes. Difficile de concevoir une justification plus bancale que celle là !

Et même ce truc étrange n’explique pas du tout le découplage général SST – TLT océaniques sur le plan global et encore moins le fait que les tendances des proxies soient systématiquement bien plus proches des tendances des TLT que des tendances des indices de surface.