(Court) échange avec Daniel Schneidermann

par Benoît Rittaud.

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Daniel Schneidermann a publié ce texte sur son blog, ce qui m'a poussé à lui adresser le courrier suivant :

Cher Monsieur,

J'ai pris connaissance tout récemment de votre texte du 2 novembre intitulé « Allègre, leçons (prudentes) d'une imposture » et souhaite vous faire part de ma réaction. À toutes fins utiles, je vous rappelle que, suite à la parution de mon ouvrage Le Mythe climatique (Seuil), vous m'aviez fait l'honneur d'une invitation à votre émission il y a quelques mois en compagnie de Sylvain Cros et de Stéphane Foucart.

Ce rappel préliminaire me conduit à commencer par le moins important. Vous exprimez vos regrets d'avoir, dites-vous, contribué « à la mise en scène d'un débat dont [vous savez] aujourd'hui qu'il n'avait pas lieu d'être ». Vous évoquez « notamment » l'émission avec Sylvestre Huet, suggérant ainsi, en creux, que vous pensez aussi à d'autres choses (même si vous les estimez moins cruciales). Vous comprendrez donc que, ayant été invité par vous en qualité de climatosceptique, je me sente quelque peu visé par le non-dit potentiel de ce « notamment ». Je souhaiterais donc que vous me disiez, en toute honnêteté et en toute liberté, si vous regrettez effectivement de m'avoir fait venir à votre émission et, si oui, pour quelle(s) raison(s) vous estimez que ma voix n'aurait pas dû y être entendue – j'insiste : entendue, et non pas approuvée.

Venons-en à l'essentiel. Que, comme vous l'écrivez, Claude Allègre soit un « bon client » pour les plateaux de télévision est un point sur lequel nous sommes bien évidemment d'accord. C'est certes là un élément clé de son succès, mais une simple enquête vous montrerait facilement que la question du changement climatique ne se résume pas à la question « pour ou contre Allègre ? ». Le climatoscepticisme est très loin de se réduire à une unique figure médiatique, et nombreux sont les climatosceptiques qui jugent l'action de Claude Allègre contre-productive. (Je ne vais pas vous infliger ici mon propre point de vue sur le bouillonnant Académicien, mais si cela vous intéresse vous pourrez le lire ici : http://lemytheclimatique.wordpress.com/2010/03/30/sur-claude-allegre/ )

Réduire le climatoscepticisme à Claude Allègre me semble une erreur pour deux raisons. La première, c'est que cette attitude revient à se choisir un adversaire commode qu'on adore détester, ce qui permet à bon compte de disqualifier par avance tout contradicteur. J'espère voir un jour une enquête analysant avec recul et de manière dépassionnée le phénomène Allègre (notamment dans quelle mesure son action passée comme ministre influence l'avis des uns et des autres sur ce qu'il peut dire aujourd'hui). Votre chronique du 2 novembre me laisse craindre que ce n'est pas l'équipe d'@rrêt sur images qui s'y attellera.

Cette Reductio ad Allegrum est d'autant moins légitime en la circonstance que, comme vous le savez, la pétition qui a conduit au débat à l'Académie ne visait pas que Claude Allègre, mais également Vincent Courtillot, pour lequel vous n'avez pas un mot et qui a pourtant lui aussi été abondamment interrogé par les médias ces derniers mois. Ce point renforce ce qui précède : s'il est facile de s'en prendre à Claude Allègre pour ses excès, le caractère calme et posé des interventions de Vincent Courtillot rend impossible l'emploi contre lui de semblables critiques… et donc on évite de parler de Vincent Courtillot. N'avez-vous pas l'impression, ce faisant, de passer à côté d'un élément significatif pour votre analyse ?

L'autre erreur, c'est que réduire le débat à Claude Allègre est un point de vue excessivement franco-français. Sur le plan scientifique, les vraies lignes de front de la controverse climatique sont ailleurs. Ceux qui s'intéressent de près à la controverse savent que les noms des climatosceptiques qui comptent sont ceux de Richard Lindzen, de John Christy, de Steve McIntyre, de Roger Pielke… (J'en passe de nombreux autres, bien sûr.) Des noms anglo-saxons pour la plupart, même si l'on doit leur ajouter celui du défunt Marcel Leroux. Le rapport de l'Académie des Sciences, qui n'a aucun contenu démonstratif et ne saurait donc « conclure » quoi que ce soit, est bien loin d'avoir dans le monde l'impact que vous semblez lui prêter. À mon sens, il ne fera guère bouger les lignes. Enfin, je m'étonne que vous affirmiez sans plus d'examen que Claude Allègre en sortira médiatiquement affaibli. En effet, le contraire pourrait tout aussi bien se produire, en vertu de l'un de ces paradoxes dont est coutumier ce monde médiatique que vous connaissez bien mieux que moi.

Je prévois de publier le présent courrier sur mon blog, et me réjouirais d'y publier en même temps une réponse de votre part (qui, hormis les commentaires des internautes, vous donnerait donc le dernier mot). Par ailleurs, je vous autorise à publier le présent courrier sur votre blog si vous le jugez opportun, et me tiens à votre écoute pour toute disposition complémentaire.

À vous lire, bien cordialement,

Benoît Rittaud.

Daniel Schneidermann m'a répondu lundi matin ceci :

Bonjour,

Je vous rassure : ce que je juge illégitime, ce sont les surinvitations d'un incompétent comme Allègre.

Tout débat est légitime, à condition qu'il se tienne entre personnes compétentes.

Je pensais avoir été clair. Merci de m'amener à le préciser.

Cordialement,



Daniel Schneidermann

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1.  Antonio San | 2/12/2010 @ 6:41 Répondre à ce commentaire

Benoit Rittaud, votre courrier etait excellent. Je note que la reponse de Mr Schneidermann adresse votre intervention en stigmatisant encore plus Allegre.
Si l’on peut effectivement deplorer la grande gueule Claude Allegre il faut tout de meme moderer les accusations d’incompetence, surtout venant d’un journaliste…
Mais vous le pointiez cher Benoit, la cible est trop belle…

2.  Marco33 | 2/12/2010 @ 7:32 Répondre à ce commentaire

Je rejoins Antonio San : votre courrier est excellent.
La courte réponse De Sieur Schneidermann démontre, en plus de sa volonté d’hurler avec la meute dans l’espoir infime de retrouver sa place au-devant de la scène, non, du cirque médiatique, qu’il n’est lui-même qu’un imposteur se réclamant journaliste.
C’est navrant mais tellement prévisible……

On voit la aussi son manque de flair : tous les éléments sont là pour ramasser la mise pour tout journaliste désirant passer sous les feux des projecteurs.
Le panurgisme, mais la peur d’être violemment excommunié du groupe, oblitère toute intelligence, tout impartialité, tout honneur.

Mais, comme je l’ai déjà écrit, on a les noms et le jour J, beaucoup auront à rendre des comptes.

3.  jmr | 2/12/2010 @ 7:40 Répondre à ce commentaire

Schneiderman persiste et signe et affirme l’incompétence de Claude Allègre ? Ce faisant il produit sa propre incompétence à juger un scientifique, à moins de mettre dans le même panier toute la société de Géographie qui a décerné à Claude Allègre son GRAND PRIX le 27 novembre dernier pour son ouvrage « L’imposture climatique ».

Tiens, vous reprendrez bien un autre petit commentaire monsieur Scheiderman ?

4.  Abitbol | 2/12/2010 @ 7:47 Répondre à ce commentaire

Je plussoie.
Qu’un journaliste puisse émettre un jugement sur la compétence d’untel ou untel est plutôt comique. Vivement qu’internet nous débarrasse de cette race de parasites.

5.  volauvent | 2/12/2010 @ 8:40 Répondre à ce commentaire

Cela confirme que Schneidermann, dont j’appréciais beaucoup les émissions télé autrefois, a complètement viré sa cuti et est devenu un simple fournisseur de web à l’affût de ce qui fait vendre, ayant perdu tout sens du débat, ce qui est un comble pour un site dont c’est précisément la raison d’être.
Et taxer d’incompétence un de nos rares scientifiques ayant compté au plan international…
Par ailleurs, je ne suis pas d’accord avec l’analyse de Benoît. Je pense qu’avec ses outrances et ses approximations Allègre a eu plus d’influence sur l’opinion que Galam, Coutillot, ou la Société de géographie. Devant l’outrance des arguments carbocentristes, en bon politique sans vergogne, il oppose des outrances sceptiques.
Autrefois, lorsque l’info était donnée sur papier, le lecteur pouvait avoir du recul et accepter la nuance.; avec la télé et internet il n’y a plus ce recul, et plus c’est gros plus cela marche.

6.  vay | 2/12/2010 @ 9:16 Répondre à ce commentaire

Monsieur SCHNEIDERMANN… l’incompétent, c’est vous !

7.  miniTAX | 2/12/2010 @ 9:29 Répondre à ce commentaire

Schneidermann utilise la rhétorique classique de l’activiste réchauffiste de base, l’amalgame. D’une part en laissant croire délibérément qu’Allègre représente la pensée climato-scepticisme en ignorant exprès Courtillot.
D’autre part, en essayant de discréditer Allègre en pointant ses quelques erreurs et en balayant sous le tapis tous ses arguments qui mettent à mal le carbocentrisme (sur la nullité de la crosse de Hockey, sur les tripatouillages horribles de la température « globale »…).
Et enfin, en mélangeant sans vergogne science et politique, comme si les avis des experts scientifiques carbocentristes pour une gouvernance mondiale, dans le domaine de l’énergie, de l’économie, de la finance, des relations Nord-Sud pouvaient être exempts de toute critique soulevé très justement par Allègre, ce qui est absurde.

Schneidermann n’a pas agi en journaliste, il a agi au mieux en mouton, au pire en propagandiste. Et de toute façon, son avis péremptoire de littéraire sur « l’incompétence » scientifique d’Allègre, c’est comme celui d’un joueur de tam tam qui juge un musicien d’orchestre philharmonique, ça ne vaut pas un clou. Ca prêterait même à sourire si ce n’était pas d’un pitoyable à pleurer.

8.  miniTAX | 2/12/2010 @ 9:35 Répondre à ce commentaire

Autrefois, lorsque l’info était donnée sur papier, le lecteur pouvait avoir du recul et accepter la nuance.; avec la télé et internet il n’y a plus ce recul, et plus c’est gros plus cela marche.

volauvent (#5), C’est ridicule de mélanger télé et internet.
C’est justement grâce à internet que cette vaste réchauffiste est en train de partir en sucette et que plus les réchauffistes et leur complices dans les « grands » médias s’agitent, moins les gens les croient.

9.  volauvent | 2/12/2010 @ 10:14 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#8),

Internet a une puissance extraordinaire mais c’est à double tranchant. Combien de vies brisées par un buzz infondé? Comme toujours, internet profite à ceux qui savent analyser -et ont le temps- L’exemple type est wikipedia, très utile pour rechercher des informations que vous connaissez déjà mais que vous avez oubliées, et très dangereux si vous consultez sur un sujet que vous ne connaissez pas. Pour la plupart des gens, c’est un accès immédiat et brutal à l’information. Allez avoir du recul en consultant sur votre IPhone!

Concernant le tam tam, votre réflexion est elle empreinte de condescendance vis à vis des joueurs de tam tam? La complexité et la sophistication du jeu de certains griots africains vaut la complexité d’une sonate de Mozart. Simplement, les domaines explorés ne sont pas les mêmes. Mais s’il y a une activité universelle et transculturelle, c’est bien la musique.

10.  François Nemov | 2/12/2010 @ 10:30 Répondre à ce commentaire

Etant moi-même journaliste et climatosceptique, je peux vous affirmer que si j’osais sortir de ma propre initiative un sujet démontrant que le GIEC ment et qu’un chef malencontreusement le laissait passer, il m’arriverait la même chose que si je tenais des propos négationnistes.

NB : ne chechez pas le journaliste François Nemov sur le web. C’est un pseudo.

11.  super.mouton | 2/12/2010 @ 10:35 Répondre à ce commentaire

François Nemov (#10), Ca dépend pas du journal?

Ce qui est sûr, c’est qu’on te regarderait très bizarrement…

Pfff.. dans quel monde on vit :'(

12.  Bob | 2/12/2010 @ 10:43 Répondre à ce commentaire

Nous vivons vraiment une époque moderne voire post-moderne,

Ne voilà-t-il pas que, maintenant, ce sont les journalistes qui décernent les brevets de compétence ?

Schneiderman décide qu’Allègre est incompétent.
Huet et Foucart idem.

Huet se désole de devoir en apprendre aux académiciens….

Si on ne s’étouffe pas de rire, on se dit que ces gesticulations journalistiques n’ont, finalement, plus aucun impact.
Tant mieux.

13.  Astre Noir | 2/12/2010 @ 10:54 Répondre à ce commentaire

Abitbol (#4),

Qu’un journaliste puisse émettre un jugement sur la compétence d’untel ou untel est plutôt comique. Vivement qu’internet nous débarrasse de cette race de parasites

A part une petite chronique hebdomadaire dans Libé, Daniel Schneidermann n’intetrvient plus que sur Internet (site : http://www.arretsurimages.net/)

😈

14.  karl | 2/12/2010 @ 10:58 Répondre à ce commentaire

j’ai été très déçus par le commentaire de scheidermann sur son blog.
je pensais réellement que ce journaliste avait un peul plus d’intelligence (oui je me permet de juger de son intelligence puisqu’il se permet de juger de la compétence de claude Allegre)
sa démonstration me fait penser a la lettre de Michel Erpicum, geographe desaprouvant la remise du grand prix de la societe des geographes a Allegre

Cher Collègue,
>> Cher Monsieur Jean-Robert Pitte,
>>
>> Permettez-moi de vous faire savoir qu’en tant que Géographe-
>> Climatologue et Président de l’Association Internationale de
>> Climatologie, je déplore que vous ayez décidé d’attribuer, au nom
>> de la Société de Géographie Française, ce 27 novembre à Claude
>> Allegre votre grand prix 2010.
>>
>> Tout comme mon Collègue Pierre Carrega, j’estime qu’il s’agit là
>> d’une atteinte évidente à la réputation de la Communauté des
>> géographes-climatologues Français que vous n’êtes pas censé
>> représenter sans l’avoir consultée comme à celle des autres
>> climatologues-géographes membres de l’Association que je
>> représente. Si je reconnais que Monsieur Allègre n’a pas
>> nécessairement toujours tort dans ses idées, il les profère
>> toutefois de manière ignoble et très peu scientifique lors de ses
>> interventions trop médiatisées et plus particulièrement dans son
>> dernier ouvrage
, trop peu digne de votre réputation internationale
>> jusqu’ici de haut niveau.
>> Bien à vous et en espérant obtenir une justification de votre part.

on s’interresse plus a la forme qu’au fond, sa « grande gueule » irrite, mais sans lui je pense qu’il y aurait eu moins de septique.

Et je pense aussi que contrairement a ce que dit Mr schneidermann, le temps donnera raison a Allegre, et qu’il en sortira extrêmement fort et ca se sera un autre sujet …

15.  Bob | 2/12/2010 @ 11:03 Répondre à ce commentaire

François Nemov #10

Merci. Pouvez vous nous expliquer comment il se fait que le microcosme journalistique soit, dans notre pays, aussi imperméable au doute et universellement du côté des alarmistes ?

Question de (d’absence de) formation ?
Contraintes internes au milieu ?
Pas le temps de réfléchir ?
…autres ?

16.  miniTAX | 2/12/2010 @ 11:27 Répondre à ce commentaire

Etant moi-même journaliste et climatosceptique, je peux vous affirmer que si j’osais sortir de ma propre initiative un sujet démontrant que le GIEC ment et qu’un chef malencontreusement le laissait passer, il m’arriverait la même chose que si je tenais des propos négationnistes.

François Nemov (#10), ça me fait penser à ce cher Charles Muller (que je place au même rang que l’extraordinaire Gil Rivière-Wekstein) qui a malheureusement disparu de la sphère sceptique. Quand toute cette vaste hystérie post-moderne se serait dégonflé, j’espère qu’il aura l’occasion d’en expliquer les raisons mais pour moi, ça ne peut qu’être dû à l’ostracisme de la pensée-unique.

17.  Laurent Berthod | 2/12/2010 @ 11:36 Répondre à ce commentaire

Bob (#15),

C’est historico-idéologique. En France, depuis la Révolution, il faut être d’un camp ou d’un autre, républicain ou royaliste, catholique ou laïque, de gauche ou de droite, etc.

En France, les journalistes ne recherchent donc pas la vérité, mais croient la détenir et, à leurs yeux, leur devoir est de la faire partager.

Il faut dire que le système marche ainsi parce que les lecteurs, non seulement l’acceptent, mais le réclament. Un journal non engagé qui chercherait honnêtement la vérité : combien de lecteurs ?

18.  maurice | 2/12/2010 @ 11:37 Répondre à ce commentaire

Allègre c’est un peu le Mickael Vendetta du débat climatique. Les médias adorent le faire mousser et l’inviter sur les plateaux pour mieux se foutre de sa gueule ensuite. (à la différence bien sur que M.Vendetta n’est compétent en rien contrairement à CA).

19.  Fabge02 | 2/12/2010 @ 12:18 Répondre à ce commentaire

Une réponse de Jean-Robert Pitte à propos de l’attribution du prix de la Société de Géographie à Claude Allègre

Cher collègue,
Votre message m’est bien parvenu. Je peux vous assurer que nous avons bien pesé notre décision et qu’elle a été prise unanimement. Il nous semble que les géographes doivent attirer l’attention sur les immenses possibilités techniques de l’humanité, pourvu qu’elle se donne des principes éclairés de gouvernance. C’est exactement le propos de Claude Allègre qui recommande un approfondissement de la recherche scientifique sur tous les sujets tenant à la question du réchauffement climatique, en particulier à propos du piégeage du carbone. J’aimerais savoir ce que M. Jouzel, le GIEC et les climatologues de notre commission du CNFG proposent comme action positive.
Avez-vous pris connaissance du livre « Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête » qu’a publié cet automne la Société de Géographie chez Lattès et qui a reçu un bel accueil des médias?
Bien à vous.
Jean-Robert PITTE
Membre de l’Institut
Président de la Société de Géographie

Malgré toutes les outrances et imprécisions de Claude Allègre, je note que ses déclarations ne sont pas inutiles. Qu’un personnage de son aura et de son poids politique se lance dans la bagarre fait de l’effet (de toutes manières, peu de monde à l’échelle de la société française a vraiment lu son livre.)

20.  parousnik | 2/12/2010 @ 13:00 Répondre à ce commentaire

Daniel Schneidermann est un valet de propagande… car plutôt que de se prendre a Claude Allègre…comme le font tous les médias aux ordres…il ferait bien mieux de s’interroger sur ces propres capacités et si lui respecte la charte que je lui rappelle
«  »Déclaration des devoirs et des droits des journalistes
Préambule
Le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain.
Ce droit du public de connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes.
La responsabilité des journalistes vis-à-vis du public prime toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.
La mission d’information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s’imposent spontanément. Tel est l’objet de la déclaration des devoirs formulés ici.
Mais ces devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l’exercice de la profession de journaliste que si les conditions concrètes de l’indépendance et de la dignité professionnelle sont réalisées. Tel est l’objet de la déclaration des droits qui suit.
Déclaration des devoirs
Les devoirs essentiels du journaliste, dans la recherche, la rédaction et le commentaire des événements, sont :
1) respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître ;
2) défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique ;
3) publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents ;
4) ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents ;
5) s’obliger à respecter la vie privée des personnes ;
6) rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte ;
7) garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement ;
8) s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information ;
9) ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs ;
10) refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.
Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement les principes énoncés ci-dessus ; reconnaissant le droit en vigueur dans chaque pays, le journaliste n’accepte, en matière d’honneur professionnel, que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre.
http://www.snj.fr/article.php3?id_article=66

A quand monsieur Schneidermann une véritable émission démocratique sur le 11 septembre 2001, sur le réchauffement climatique anthropique, sur la réalité du trou de la sécu, sur l’agonie des démocraties occidentales etc ???

21.  François Nemov | 2/12/2010 @ 13:19 Répondre à ce commentaire

Bob (#15),

Pourquoi les journalistes sont-ils à ce point unanimes ? Je me suis souvent posé la question et j’ai plusieurs réponses à vous fournir.

1. D’abord parce que ceux comme moi qui voudraient dire autre chose en sont empêchés par leurs chefs et la ligne des organes de presse.

2. Parce que les journalistes sont majoritairement des gens de gauche tendance écolo.

3. Parce que les journalistes ne sont pas plus cultivés que les autres.

4. Parce que les journalistes qui s’occupent des sujets « planète » sont eux-mêmes des militants écolos… qui protègent jalousement leur pré carré.

5. Parce que les journalistes disposent de peu de temps pour s’occuper d’autre chose que de leurs sujets habituels.

6. Parce qu’un journaliste ne tombe que par hasard sur l’information climatosceptique… et n’a pas forcément la possibilité d’en faire quelque chose. C’est mon cas.

7. Parce que les journalistes sont, comme n’importe qui, perméables à la propagande.

8. Parce que les rédacteurs en chef ont été, eux aussi, soumis à la propagande. Et qu’avant de faire passer un papier, il faut convaincre un rédacteur en chef de son intérêt. Ce rédacteur en chef, il croit au réchauffement climatique. Si vous essayez de le convaincre, il va vous envoyer paître et/ou vous prendre pour un facho ou un cinglé. Si vous arrivez à convaincre le rédacteur en chef, ce rédacteur en chef devra encore, de la même manière, convaincre la haute hiérarchie du journal, qui aura peur de déplaire au public écolo… Un journal, c’est une machine très lourde.

9. Par mimétisme. L’une des maladies de la presse, c’est qu’il faut dire tout ce que les concurrents ont dit ou vont dire. On préfère se tromper tous ensemble plutôt qu’avoir raison tout seul… et se faire clouer au mur par la mouvance écolo… et les autres organes de presse.

10. Parce que « Never let the facts stand in the way of a good story ».

11. Parce qu’une histoire qui fait peur est toujours plus intéressante qu’une histoire qui rassure.

12. Parce que démentir une rumeur n’est pas simple. Le mécanisme en a été très bien décrit par Jean-Noël Kapferer. Voyez ici le paragraphe « Le démenti : un art périlleux  » : http://www.sectes-infos.net/Rumeurs_3.htm

13. Parce que dire du bien des méchants, ça ne se fait pas. La presse est très manichéenne.

14. Parce qu’un journal ne se déjuge jamais. Ca fait vingt-cinq ans qu’on vous bassine avec le réchauffement climatique, on va pas vous dire de but en blanc : « Bon, les gars, faites excuse, mais voilà : on s’est trompés, on a exagéré et on vous a même un petit peu menti ».

22.  Abitbol | 2/12/2010 @ 13:23 Répondre à ce commentaire

Astre Noir (#13),

Ouais une chronique dans libé, c’est encore trop. Des gens bien lisent ce torchon, hélas.
Maintenant le quidam qui se pointe sur internet, c’est un peu comme s’il allait au kiosque le matin et qu’on lui proposait 10 millions de titres généralistes. Les journalistes de la vieille école seront bientôt marginalisés. Et c’est tant mieux.

23.  Abitbol | 2/12/2010 @ 13:30 Répondre à ce commentaire

François Nemov (#21),

Merci de ces précisions François. Je n’aime pas trop les journalistes à titre personnel, mais bien-sûr c’est une généralité…
Cette critique venant quelqu’un de l’intérieur fait plaisir à lire. On mesure la longueur du chemin pour que les médias d’information puissent être crédibles un jour.
Une remarque en passant : il semble donc qu’à l’instar des journalistes, les rédacteurs en chef ne soient pas plus cultivés que les autres non plus…

24.  François Nemov | 2/12/2010 @ 13:40 Répondre à ce commentaire

Et, dois-je le préciser, les journalistes climatosceptiques dans mon genre sont hyper-minoritaires, peut-être encore plus minoritaires que dans le reste de la population. Et ils ne s’exposent pas à l’information climatosceptique. Par idéologie et par manque de temps. Va falloir du temps…

25.  Bob | 2/12/2010 @ 13:47 Répondre à ce commentaire

François Nemov #21

Merci de votre réponse d’une parfaite clarté.
C’est bien ce que je craignais.
Pourtant, dans d’autres pays, il y en a qui n’hésitent pas aller à contre courant. Et pas seulement Fox News.
Mais il y a aussi sans doute des arrières pensées politiques comme chez les partisans de la ligne traditionnelle.

Mais que constate-t-on ?
Un effondrement du lectorat des grands journaux généralistes.
‘AMHA, la presse locale a encore ses chances).

Le grand problème des journalistes standard c’est le vieillissement du lectorat. Il y a maintenant beaucoup plus de retraités avertis et encore actifs auxquels il est difficile de faire avaler n’importe quoi. Beaucoup sont des experts sur tel ou tel sujet (notamment en matière de science) et leur niveau est très supérieur à celui des Foucart, Huet et Schinderman, Mettoux et al.

J’ai bien peur que ces journalistes ne fassent plus le poids par rapport à leur lectorat averti… (je ne parle pas des groupies sur leurs blogs, bien entendu)
Je serais pessimiste si le journalisme était encore un rempart pour la démocratie.
Je n’en suis plus aussi certain.

26.  Lagneau-du-ruisseau | 2/12/2010 @ 14:33 Répondre à ce commentaire

Abitbol (#23),

Lorsqu’on est un génie dans un domaine scientifique, on devient savant (aujourd’hui, on dirait chercheur).

Lorsqu’on est moins doué, on devient professeur.

Quand on a raté ses études, on devient journaliste.

27.  Bob | 2/12/2010 @ 14:43 Répondre à ce commentaire

Lagneau du Ruisseau #26

Vous êtes dur.
Il y a (eu ?) d’excellentes journalistes.:
Par exemple, Muller, Kohler en science etc…
Ce doit être comme par tout : 10% de Super, 10% de nuls et 80% moyens.
C’est une constante universelle, semble-t-il.

28.  maurice | 2/12/2010 @ 14:47 Répondre à ce commentaire

bah, je pense que c’est pas les journalistes qui sont à blamer, mais la profession en elle-même ou plutot ce qu’elle est devenue, c.a.d du reader’s digest, un peu dans la mouvance du fast junk food. Faut que ça percute et que ça aille vite, tant pis si c’est mauvais.

29.  François Nemov | 2/12/2010 @ 14:51 Répondre à ce commentaire

Constante universelle, c’est à mon sens la bonne interprétation. N’imaginez pas que la masse des journalistes soit de mauvaise foi à propos du réchauffement climatique. Ils y croient c’est tout. Et ils ne sont pas allés vérifier les fondements de ce qui leur apparaît comme une évidence. Par contre, des gens comme Huet et Foucart ne peuvent pas ne pas avoir été exposés aux arguments des sceptiques.

30.  Bob | 2/12/2010 @ 14:54 Répondre à ce commentaire

François Nemov #24

Et ils ne s’exposent pas à l’information climatosceptique. Par idéologie et par manque de temps. Va falloir du temps…

Oui. Sans aucun doute. Résultat, il semble que les opinions publiques (au moins à l’étranger) évoluent maintenant à l’écart du journalisme.
Elle les précèdent et ils les suivent.
Pour ce qui est du battage sur le climat chez les anglophones; les médias (même la BBC) parlent maintenant de « climate fatigue ».
Autrement dit, cela ne fait plus vendre.
L’un de ces journalistes allait même jusqu’à affirmer que RCA était devenu tabou… parce qu »il entraînait la fuite des lecteurs qui zappaient…

D’autre part « Ils ne s’exposent pas à l’information climatosceptique ».
me semble bizarre.
N’est-ce pas le rôle des journalistes que de s’informer sur les différents points de vue et de les rapporter ?
Dans la conjoncture actuelle, ce serait plus prudent, me semble-t-il.
Au moins rappeler les « importantes incertitudes » plusieurs fois mentionnées par l’académie des sciences et qui ont été zappées par les médias…

Cordialement

31.  Rofic | 2/12/2010 @ 14:57 Répondre à ce commentaire

Personne n’a trouvé hilarante cette saillie de Daniel Schneidermann ?

« La supériorité scientifique de Sylvestre Huet, journaliste de Libération et pourfendeur des climato-sceptiques, est évidente. »

Sylvestre Huet se définit lui-même sur son blog comme « historien de formation. » A côté, l' »incompétent » Claude Allègre est bardé de hautes distinctions pour ses travaux scientifiques (en particulier le prix Craaford).

On aime ou pas son style de communication (et personnellement je n’aime pas en général), mais on ne peut lui dénier une grande compétence scientifique, ainsi qu’une profonde expérience des rouages du monde de la recherche en sciences de la Terre.

Schneidermann poursuit:

« Mais l’agressivité de ce même Huet, suscitant en retour celle de Guy, produit au total un spectacle confus, dans lequel Huet apparait comme l’arrogant détenteur d’une vérité officielle qu’il est interdit de contester.  »

C’est le monde à l’envers, où le collègue journaliste (Huet) est tancé non pour son niveau de compétence scientifique (élevé, puisqu’on vous le dit), mais pour ses lacunes en matière de communication ! Il serait temps que les Schneidermann&Co sortent du microcosme journalo-journalistique pour retrouver ce qui devrait être un peu la base de leur métier: le sens des réalités.

32.  Bob | 2/12/2010 @ 15:08 Répondre à ce commentaire

François Nemov #29

N’imaginez pas que la masse des journalistes soit de mauvaise foi à propos du réchauffement climatique. Ils y croient c’est tout. Et ils ne sont pas allés vérifier les fondements de ce qui leur apparaît comme une évidence.

D’accord avec vous. C’est en effet très probable. ( les 80%)
Il faut dire que c’est un sujet particulièrement délicat qui est loin d’être aussi clair que certains cherchent à la faire croire et cela n’apparaît comme une évidence qu’à ceux qui n’ont pas creusé la question.
L’humilité est de rigueur et le parti-pris des journalistes est, à mon sens, aussi imprudent qu’inapproprié.
Les traces de toutes ces déclarations resteront sur internet et il y aura sûrement des leçons à tirer de tout ça. Un jour.

D’un simple point de vue journalistique, et pour faire simple, il est quand même difficile de jeter ce que dit (par exemple) Richard LIndzen du MIT (avec beaucoup d’autres) aux orties tout en encensant Jean Jouzel…

33.  piloteman | 2/12/2010 @ 15:18 Répondre à ce commentaire

François Nemov (#29),

Il existe une définition claire de ce qu’est le journalisme:
Le journalisme est l’activité qui consiste à collecter, rassembler, vérifier et commenter des faits pour les porter à l’attention du public à travers les médias

quand vous dites :

N’imaginez pas que la masse des journalistes soit de mauvaise foi à propos du réchauffement climatique. Ils y croient c’est tout. Et ils ne sont pas allés vérifier les fondements de ce qui leur apparaît comme une évidence.

Vous ne parlez pas de journalistes. . .

34.  François Nemov | 2/12/2010 @ 15:19 Répondre à ce commentaire

Bob (#32),
Cela m’exaspère autant que vous. Et l’explication de cette attitude, je la donne en 4. : les journalistes qui s’occupent des sujets “planète” sont eux-mêmes des militants écolos.

35.  François Nemov | 2/12/2010 @ 15:23 Répondre à ce commentaire

piloteman (#33),

Et pourtant, si. Le journaliste réel ne correspond pas forcément à la définition idéale du journaliste.

36.  Daniel | 2/12/2010 @ 15:43 Répondre à ce commentaire

29. François Nemov

« Ils y croient c’est tout. Et ils ne sont pas allés vérifier les fondements de ce qui leur apparaît comme une évidence »

N’est-ce pas la base du travail de journaliste que de vérifier les sources et de croiser les sources.

Perso il me semble que les jeunes journalistes ne font pas ce travail, voir que cela n’est pas dans leur formation. Le journalisme n’existera bientôt plus. Le journalisme d’investigation, celui qui vérifie les sources, qui donne la parole des différents partis sur un même sujet, celui qui cherche à être objectif pour bien informé le citoyen lambda.

De nos jours il faut allé vite, certes, mais cela n’empêche pas un minimum de sérieux et de vérification.

Bien cordialement à tous.

37.  Warm | 2/12/2010 @ 15:54 Répondre à ce commentaire

N’est-ce pas la base du travail de journaliste que de vérifier les sources et de croiser les sources.

Les sources scientifiques, encore faut-il leur faire confiance, et ne pas voir un complot derrière chaque résultat qui dérange…

38.  pastilleverte | 2/12/2010 @ 15:58 Répondre à ce commentaire

Bonjour Ben, ça fait plaisir de vous retrouver, et avec votre plume si alerte.
Effectivement, si tous les journalistes « planète » allaient au moins une fois voir/écouter quelqu’un comme Vincent Courtillot, ils pourraient peut être commencer à « évoluer » (ne jamais perdre espoir…)
Moi qui ne suis ni journaliste, ni scientifique, mais climato sceptique, j’ai eu ce bonheur à la conférence de septembre avec Ben, et j’ai été réellement subjugué par son calme et sa compétence (car moi aussi je donne des notes de compétence !) , même si j’a pas tout tout compris dans sa présentation (et idem pour son livre « nouveau voyage au centre de la Terre », cependant accessible au béotien que je sui à 90/95%).
Pour en rajouter sur Claude Allègre, ce monsieur est médaille d’or du CNRS, tout comme Jean Jouzel, notre M Climat-de la science officielle française-copyrighr GIEC.
Alors sans faire de considération « ad autoritam » (mot exact ?), si CA est « incompétent », JJ l’est-il aussi, ou les deux ???
Je nous laisse méditer..

39.  miniTAX | 2/12/2010 @ 16:11 Répondre à ce commentaire

14. Parce qu’un journal ne se déjuge jamais. Ca fait vingt-cinq ans qu’on vous bassine avec le réchauffement climatique, on va pas vous dire de but en blanc : “Bon, les gars, faites excuse, mais voilà : on s’est trompés, on a exagéré et on vous a même un petit peu menti”.

François Nemov (#21), cette explication est valable mais ne s’applique pas du tout aux nouveaux torchons comme rue89 ou mediapart qui au contraire, auraient pu profiter du filon anticonformisme pour exposer le scandale de l’escroquerie thermocarbonique. D’ailleurs, cette escroquerie est d’une telle ampleur qu’il y a largement matière à la dénoncer sans perdre la face dans un quelconque rétro-pédalage, notamment au niveau des magouilles financières autour de la bourse du carbone, du mécanisme de développement propre ou des arnaques mafieuses dans le renouvelables. C’est notamment le filon qu’ont exploité des journaux réputés écolo-gauchistes comme le Guardian ou Rolling Stones. Tandis qu’en France, rien, niet, nada ! Non vraiment, les journalistes de la République Populaire de France sont impardonnables.

40.  Warm | 2/12/2010 @ 16:18 Répondre à ce commentaire

Moi qui ne suis ni journaliste, ni scientifique, mais climato sceptique, j’ai eu ce bonheur à la conférence de septembre avec Ben, et j’ai été réellement subjugué par son calme et sa compétence (car moi aussi je donne des notes de compétence !) , même si j’a pas tout tout compris dans sa présentation (et idem pour son livre “nouveau voyage au centre de la Terre”, cependant accessible au béotien que je sui à 90/95%).

Does not compute… Si vous n’avez pas tout compris, comment pouvez-vous êtes sur de sa compétence ?

Autre terme révélateur: le terme « subjugué ». Il montre clairement que vous avez été avant tout sensible au talent d’orateur de Courtillot… quand au fond « vous n’avez pas tout compris » !

41.  Laurent Berthod | 2/12/2010 @ 16:25 Répondre à ce commentaire

Daniel (#36),

Le journalisme d’investigation, celui qui vérifie les sources, qui donne la parole des différents partis sur un même sujet, celui qui cherche à être objectif pour bien informé le citoyen lambda.

Permettez-moi de ne pas être d’accord. Cette définition est celle du journalisme simple et honnête.

Le journalisme d’investigation, c’est celui qui fouille dans les corbeilles à papier des vieilles dames riches et des minsitères et qui attend, pépère, au bureau les fax des juges d’instruction.

José Arthur disait : Mon chien est journaliste d’investigation, il renifle la crotte trente seconde et il pisse dessus deux minutes.

42.  Marot | 2/12/2010 @ 16:44 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#39)
La seule issue viendra du constat :
cela ne fait plus vendre.

Alors foin de se déjuger, les vestes se retourneront à grande vitesse.
On lira : meuh non, on rapportait ce que disaient DES (et non plus LES) scientifiques, ah mon pauvre lecteur, à qui se fier ?

Est-ce si loin que cela ? je n’en sais rien et pourtant à côté de la saturation médiatique qu’avaient apporté les sauteries de Bali et de Copenhague, quel silence ! De temps en temps un article maigrichon et pessimiste, c’est tout.

Même les Tripes et volailles sont muettes sur Cancun.
Aucun titre de Foucart
Huet UN seul papier cosigné avec Christian Losson (économie) et Guillaume Launay (terre).
Rue89 1e page aujourd’hui : RIEN
Le Post 1e page aujourd’hui : RIEN
Agoravox 1e page, le dernier en bas, titré Cancuneries !

J’entends d’ici les rédac’chefs :
Ah, non, non et non, tout le monde se les gèle, on titre sur neigne et verglas, z’allez pas nous pomper avec votre réchauffement !

43.  Marcus 54 | 2/12/2010 @ 17:03 Répondre à ce commentaire

Marot (#42), Et le jour ou les vestes se retourneront je plains les Jouzel, van Yp et compagnies, ils seront les seuls à porter le chapeau, car les politiciens aussi ouvriront leur pépin.

44.  Marco33 | 2/12/2010 @ 17:11 Répondre à ce commentaire

Marot (#42),

La seule issue viendra du constat :
cela ne fait plus vendre.

Cela ne se vend déjà plus.. En tout cas pas assez pour être viable économiquement!
Rassurez-vous donc : dans notre belle République Populaire de France, nos impôts contribuent à palier ce léger inconvénient.

Puisqu’il faut conscientiser les masses………….

45.  PapyJako | 2/12/2010 @ 17:39 Répondre à ce commentaire

Le Japon a officiellement dit non au renouvellement de Kyoto,
Voir aussi, bien sûr, WUWT

46.  miniTAX | 2/12/2010 @ 17:48 Répondre à ce commentaire

Et le jour ou les vestes se retourneront je plains les Jouzel, van Yp et compagnies, ils seront les seuls à porter le chapeau, car les politiciens aussi ouvriront leur pépin.

Marcus 54 (#43), ils s’en foutent, ces vieux fossiles ont bien pris soin de dater leur CAO (catastrophes assistés par ordinateur) pour après 2050 donc ils savent très bien qu’ils auraient déjà depuis longtemps profité de leur retraite, bien au chaud devant la cheminée pendant que les autres déblayent dehors pour lutter contre le « changement climatique ». C’est bien ce qui caractérise d’ailleurs les escrocs intellectuels : l’absence de tout scrupule et de décence (on en a un bel échantillon ici avec notre crétin Warmichou).

Le seul lot de consolation dans l’histoire, c’est d’imaginer que la génération des réchauffaillons comme Masson-Delmotte ou Bard devront rendre des compte et subir l’infamie éternelle de leur arnaque planétaire, même si j’enrage à l’idée qu’on ne verrait jamais pour eux des procès pour escroquerie de haut vol dans le genre Enron ou Madoff.
Ca fait cher le lot !

47.  Clem | 2/12/2010 @ 18:17 Répondre à ce commentaire

Marot (#42),
En même temps c’est logique.
L’an dernier, les gens ont été bassiné avec Copenhague :
« — ATTENTION PLUS QU’UNE SEMAINE POUR SAUVER LA PLANÈTE !!!! —  »
« — ATTENTION PLUS QUE 4 JOURS POUR SAUVER LA PLANÈTE !!!! —  »
« — ATTENTION PLUS QUE 2 JOURS POUR SAUVER LA PLANÈTE !!!! —  »
« — ATTENTION PLUS QUE 1 JOUR POUR SAUVER LA PLANÈTE !!!! —  »
Vu qu’on a pas réussi à la sauver et que c’est trop tard ( ) et que maintenant elle est morte, on les voit mal recommencer le même cirque… (En même temps je dit ça, je sais très bien que c’est pas le ridicule qui les étouffe.)

48.  Marcopolo | 2/12/2010 @ 18:51 Répondre à ce commentaire

La réponse de Daniel Schneidermann est vraiment étonnante et décevante. Dans ‘Arret sur Image’ il apparaissait vraiment comme indépendant, impartial et désireux de faire apparaître toutes les opinions.
Avec cette réponse d’une débilité qu’il ne peut que regretter un jour, il est à l’image des autres journalistes : d’une culture scientifique proche du néant et d’un parti pris indigne de son métier. C’est vraiment désolant…

49.  Bob | 2/12/2010 @ 19:22 Répondre à ce commentaire

Marcopolo #47

Schneiderman est, tout comme Huet, dénué d’une formation scientifique de base.
Ils sont bien incapables, l’un comme l’autre, de discerner ce qui peut clocher dans cette triste affaire et prennent tout ce qui sort de l’Institut Pierre Simon Laplace (rendu célèbre par la trou de l’ozone) pour la Bible
Pauvre Pierre Simon Laplace ! Lequel a fondé, en 1821, la vénérable Société de Géographie qui vient de remettre son grand Prix à claude Allègre pour son bouquin. Amusant retour des choses…

Et Schneiderman et Huet font partie de la même corporation qui se serre les coudes en ces temps de contestation tout azimut, venue du diable Internet…

Qu’attendiez-vous d’autre que le classique « asinus asinus friquat » ?

50.  Bob | 2/12/2010 @ 19:23 Répondre à ce commentaire

« asinus asinum fricat », bien sûr.

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