Le climat a-t-il récemment basculé ?


Voici la traduction d'un des articles cités dans le billet de Judith Curry sur les bascules du climat, celui de Swanson et Tsonis 2009. L'autre article Tsonis et al. [2007], est et il y est fait régulièrement référence dans le texte qui suit. Araucan.

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Le climat a-t-il récemment basculé ?

Kyle L. Swanson (Atmospheric Sciences Group, Department of Mathematical Sciences, University of Wisconsin-Milwaukee, Milwaukee, WI 53201, USA.) (kswanson@uwm.edu)

Anastasios A. Tsonis (Department of Mathematical Sciences, University of Wisconsin-Milwaukee, Milwaukee, Wisconsin, USA.

Cet article est une mise à jour d'un travail antérieur montrant que des changements spécifiques de l'évolution temporelle agrégée des modes principaux de variabilité océaniques ou atmosphériques de l'hémisphère nord sont des signes annonciateurs de changement de climat. Plus particulièrement, quand ces modes principaux sont synchronisés ou en résonance et que leur couplage augmente de concert, le système climatique apparaît entrer dans un nouvel état, signalé par une rupture dans la tendance de la température moyenne mondiale et dans le type de variabilité de l'El Niño/Oscillation australe (NdT : ou ENSO : El Niño/Southern Oscillation). Un nouveau moyen et amélioré de quantifier le couplage entre les modes climatiques confirme qu'une autre synchronisation de ces modes, suivie d'une augmentation de ce couplage apparut en 2001/2002. Cela laisse à penser qu'une rupture de la tendance de la température moyenne mondiale par rapport au réchauffement régulier de la période 1976-77 à 2001-02 a pu se produire.

 

1 Introduction.

 

La question de la variabilité climatique décennale et inter-décennale est d'une importance fondamentale, non seulement pour la science mais aussi pour la société tout entière. En interpréter le passé et faire des projections fondées de la variabilité potentielle future demande (i) d'identifier les processus dynamiques internes au système climatique qui la génère (voir Mantua et al. [1997]; Zhang et al. [1997]; Zhang et al. [2007]; Knight et al. [2005]; Dima and Lohmann [2007]) et (ii) de reconnaître la succession d'événements qui signale le début d'événements de large amplitude, par exemple, de bascules de l'état climatique. Ces bascules signifient tant des changements dans le comportement qualitatif des modes de variabilité climatiques, que des ruptures de la tendance des températures moyennes mondiale et des hémisphéres. La plus connue est celle intervenue en 1976-77. Cet hiver particulier inaugura une longue période où la partie tropicale de l'Océan pacifique fut plus chaud qu'habituellement, avec des événements ENSO marqués, en contraste avec la faible variabilité de l'ENSO des décennies antérieures (Hoerling et al. [2004]; Huang et al.[2005]). La température moyenne mondiale de surface montra une inflexion, en transition du refroidissement des décennies antérieures à 76/77 au fort réchauffement qui a caractérisé la fin du siècle.

Etendre l'analyse à tout le 20ième siècle (partie inférieure de la figure 1), met en évidence trois bascules du climat signalées par des ruptures de la tendance de la température dans le temps, en superposition d'un réchauffement général vraisemblablement du à l'augmentation des gaz à effet de serre. La température moyenne mondiale diminua avant la première guerre mondiale, augmenta dans les années 20 et 30, diminua des années 40 à 1976/77 puis comme noté ci-dessus augmenta ensuite jusqu'à la fin du siècle. Dans la mesure où elle est contrôlée par le bilan radiatif net au sommet de l'atmosphère (IPCC 2007), de telles ruptures de son évolution implique des discontinuités de ce bilan. Celles-ci sont difficiles à réconcilier avec l'évolution dans le temps supposée sans heurt des gaz à effets de serre anthropiques et du forçage radiatif des aérosols  (Hansen et al. 2003). Cela suggère qu'une réorganisation interne du système climatique sous-tend ces bascules (Zhang et al. 2007).

Cet article est une mise à jour d'un travail antérieur montrant une préfiguration de telles bascules climatiques dans l'évolution temporelle des modes principaux de variabilité océaniques ou atmosphériques de l'hémisphère nord (Tsonis et al. 2007). Il y était supposé que certains aspects du système climatique se comportent d'une manière analogue à des systèmes dynamiques chaotiques synchronisés (Bocaletti et al. 2002). En particulier, il a été montré que lorsque ces modes de variabilité sont synchronisées et que le couplage entre les modes augmente simultanément, le système climatique devient instable et entre dans un nouvel état. Cette succession d'événements est identique à celle des transitions entre régimes des systèmes dynamiques chaotiques synchronisés [Pecora et al. 1997]. Ce nouvel état se caractérise par une rupture de l'évolution de la température moyenne mondiale et dans la variabilité de l'ENSO. Une synchronisation suivie par une augmentation du couplage a coïncidé avec tous les changements majeurs du 20ième siècle et il a été aussi montré qu'elles caractérisent les changements climatiques dans les simulations océan-atmosphère. Alors que dans les observations, de telles ruptures dans l'évolution de la température sont clairement superposés à un réchauffement à l'échelle du siècle, potentiellement du à un forçage anthropique, ces ruptures résultent en écarts significatifs de ce réchauffement sur des périodes de temps de plusieurs décennies.

En utilisant une nouvelle mesure de la force de couplage, cette mise à jour montre que ces modes climatiques se sont récemment synchronisés, avec un pic de synchronisation en 2001/2002. Celle-ci a été suivie par une augmentation du couplage. Cela suggère que le système climatique pourrait avoir basculé de nouveau, avec un changement conséquent dans l'évolution de la température moyenne mondiale par rapport au réchauffement post 1976/77 vers une nouvelle période (de durée indéterminée) de température moyenne mondiale à peu près constante.

 


119 réponses à “Le climat a-t-il récemment basculé ?”

  1. Ce refroidissement, qui apparaît sans précédent dans la période de mesure, suggère une bascule interne des processus dynamiques du climat, qui restent encore mal expliqués.

    Ben voyons. Y a pas à dire, les auteurs sont des types prudents… à l’extrême. Ceci mis à part, c’est très intéressant.

  2. Que ce réchauffement ne se soit pas produit suggère qu’une réorganisation interne du système climatique a compensé ce déséquilibre radiatif, soit par une capture anormalement importante de chaleur par l’océan profond soit par une compensation directe du forçage des GES par une bascule du forçage des nuages.

    Qu’en termes choisis… 😆

  3. « La température moyenne mondiale de surface montra une inflexion, en transition du refroidissement des décennies antérieures à 76/77 au fort réchauffement qui a caractérisé la fin du siècle. »

    nous disent Kyle et Swanson.

    Décidément, j’ai toujours des difficultés pour voir sur les données officielles du HadCRUT (et même chez Hansen) en quoi le « fort réchauffement qui a caractérisé la fin du siècle » (1975-2000) est différent de celui qui a caractérisé le début du siècle (1910-1945).

    Il y en a qui le voient ?

    Où c’est simplement parce que c’est écrit dans la Bible du GIEC et dans le compte rendu de l’académie des sciences (« l’accélération de la hausse » disent-ils) qu’il faut le psalmodier ad infinitum en égrainant son chapelet ?

  4. Je trouve cette analyse mathématique de plusieurs indices, ENSO, PDO, NAO et NPI intéressante bien qu’ardue.
    Les résultats que ces mathématiciens apportent de façon convaincante sera certainement d’un grand intérêt pour des prévisions actuelles et à venir. Cela nous change grandement des misérables tendances linéaires et des sempiternelles corrélations instantanées seuls outils ou presque des prétendus climatologues.
    Il y a peut-être ici une voie pour donner un début d’explication aux deux sauts croissants des températures, en Europe relevé par V. Courtillot vers 1984, aux E.-U. vers 1982, car un retard dans les effets peut être imaginé.

    Le physicien ne peut que rester sur sa faim. Les indices sont des descripteurs les plus agrégés possible. Les causes de leurs évolutions restent inconnues. Les pourquoi restent hors d’atteinte par ce type d’analyse.

    Note de détail
    Le texte «Insofar as the global mean temperature is controlled by the net top-of-the-atmosphere radiative budget» est rendu par «Dans la mesure où elle est contrôlée par le bilan radiatif net au sommet de l’atmosphère».
    Je propose « Dans la mesure où la température terrestre est commandée par le bilan radiatif net au sommet de l’atmosphère».

  5. a noter que cette idée de bascule de mode est la même que celle qu’exprime Vincent Courtillot, avec l’idée aussi que les océans sont la clé.

    a noter que l’hypothèse évoquée dans l’article que le déséquilibre radiatif aboutisse aboutisse a une accumulation de chaleur océanique est contredite par les mesures ARGO (cf article dans le fil info 2011)

    l’hypothèse alternative d’un bilan radiatif modifié par la couverture nuageuse, reste donc plus crédible, mais contredit les hypothèses de rétroactions positive, nécessaire a l’alarmisme climatique…
    elle reste la plus crédible et est renforcé de plus en plus (cf fil info)

  6. intéressant mais mon modèle à moi donne

    période 1945 / 1975 (30ans) réchauffement : -0,20 (refroidissement)
    1975/2005 (30ans) réchauffement +0,50

    soit A la part du au naturel et C la part du CO2 (et de ses éventuelles rétroactions >0)

    on a C-A = -0,20
    C+A = +0,50

    d’ou C = 0,15
    et A = 0,35
    RCA = 0,15* (100/30) = 0,50 par siècle
    même pas besoin d’une calculette …

    on peut affiner mais l’ordre de grandeur restera le même

  7. yvesdemars (#8),

    Oui, mais c’est une moyenne sur le dernier siècle. Si le débit du CO2 que nous déversons dans l’atmosphère s’est accéléré, alors ces derniers temps et les temps prochains, le 0,50 par siècle, s’est accru ! J’en frémis de terreur ! 😉

  8. Laurent Berthod (#9),

    Tout le monde est d’accord pour dire que si il y a réchauffement par le CO2, ce réchauffement est proportionnel au Log des rapports de concentration en CO2.
    C’est ce qui rend si difficile à comprendre qu’on puisse avoir une accélération du réchauffement: cela impliquerait que nos consommations de fossiles augmentent à exp d’exp…

  9. volauvent (#10),

    Oui, c’est vrai, j’avais complètement oublié le logarithme, merci de me l’avoir rappelé. Donc, en fin de compte, avec la saturation du phénomène de réémission par la molécule de CO2, la hausse de t° va se tasser et finalement s’arrêter, non ? Je dis encore une bêtise ?

  10. volauvent (#10),

    Tout le monde est d’accord pour dire que si il y a réchauffement par le CO2, ce réchauffement est proportionnel au Log des rapports de concentration en CO2.

    Le terme serait plutôt « il est généralement admis que… ».
    En fait ça ressemble plus à une mauvaise habitude qu’à une réalité.
    Est-ce qu’on a des compte-rendus d’expériences de labo avec du vrai CO2 et des vrai thermomètres qui montrent cette relation en T = K*Log([CO2]) ?

    Je n’ai pas pris le temps de lire ce pavé en détail (c’est que je bosse moi ! laugh ) , mais je vais le faire.
    Il n’empêche que même parcouru en diagonale, on en revient toujours à manipuler des signaux extrêmement faibles (de l’ordre du 1/10° C) sur des moyennes douteusement établies.

    En clair il n’y a rien de nouveau, rien d’original.

  11. Laurent Berthod (#11),
    si le stock de CO2 dans l’atmosphère augmente exponentiellement (ce qui n’est pas tenable avec les réserves fossiles et n’est pas réaliste avec une croissance mondiale même très gaspilleuse) le forçage CO2 sera linéaire

    mais le stock varie de la moitié des émissions annuelles environ (le reste est absorbé par les océans, les plantes, les sols …) soit aujourd’hui +7,5 GtC / an : 2 = 4 Gtc face à un stock de 750 GtC

    la croissance exponentielle est une vue de l’esprit …

  12. en superposition d’un réchauffement général vraisemblablement du à l’augmentation des gaz à effet de serre.

    vraisemblablement ? ou communément admis , ce qui n’est pas la même chose : si MichelLN35 peut diffuser certain document montrant le contraire ?…

  13. Pour ma part, je préfère Miskolczi et G & T, mais c’est surtout intuitif, c’est pourquoi je m’abstiens de toute discussion centrée sur un « bidulator » (copyright Minitax).

  14. ce sont toujours des calculs sans véritable interet…car ils ne reposent pas sur de la physique aussi faire la part des choses est simplement impossible ( presqu’autant qu’il est en l’etat impossible de retirer la part de anthropique non co2 des temperatures de surfaces)..Ils permettent juste de se faire une idée personnelle.
    on a même oublié que s’amuser à additionner des variations de températures de cette façon n’est pas justifiable…mais bon…
    Il y a une mise à jour chez pensée unique sur les rayons cosmiques…interessant….
    quantifier le bazar pour le moment me parait assez presomptueux.

    Encore un forcing des carbonistes ce midi au jT d’antenne 2…..
    Le recul des glaciers prouve le rechauffement climatique des pyrennées…et bien sur les catastrophes naturelles.;qui semblent plutot etre des catastophes urbanistiques…..

  15.  » Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement
    Et les mots pour le dire viennent aisément »
    Dit on.
    Cela ne semble pas être le cas de cet article qui nous raconte (mal) en 4 pages ce qu’on aurait pu dire en une demie…

  16. Moi qui suis un pur « layman », et qui l’assume, j’adore la fin de la conclusion :
    « Heureusement, la climatologie développe rapidement les outils pour relever ce défi, car bientôt, il sera possible d’attribuer des causes et des effets à la variabilité du climat à l’échelle décennale dans un contexte de prévision du climat intégré [Palme et al. 2008]. Le faire est vital, car les évolutions futures de la température moyenne mondiale pourraiten présenter des surprises à la fois avec des extrêmes chauds et froids dus entièrement à la variabilité interne, laquelle s’étend au-delà de l’enveloppe de la température moyenne mondiale qui augmente régulièrement. »
    En tant que lecteur assidu de Roy Spencer, même si, oui, certain intervenant qui se reconnaitra, je comprends pas toujours absolument toute sa prose, je suis sensible à l’enchaînement causes/effets qui est un de ses dadas (Hausse du CO2 et des T°, retroaction des nuages etc…)
    Je crois avoir noté une « prédiction » modelstico statistique d’un « palier » des T° sur les prochaines décennies ?
    (ou me trompé-je ?)
    C’est bien parti depuis une bonne dizaine d’années en tout cas (au moins avec relevés de T° par satellittes).
    … ce qui n’empêchera ni vagues de froid ni canicules ni séheresses ni inondations (« sans précédent », bien entendu) dans les années à venir, ceci étant ma prévision inautorisée du modèle dit « pifomètrique », qui, ma foi ne s’en sort pas si mal, et pour vraiment pas cher ! (lol)

  17. Marot (#4),

    Je trouve cette analyse mathématique de plusieurs indices, ENSO, PDO, NAO et NPI intéressante bien qu’ardue.
    Les résultats que ces mathématiciens apportent de façon convaincante sera certainement d’un grand intérêt pour des prévisions actuelles et à venir. Cela nous change grandement des misérables tendances linéaires et des sempiternelles corrélations instantanées seuls outils ou presque des prétendus climatologues.
    Il y a peut-être ici une voie pour donner un début d’explication aux deux sauts croissants des températures, en Europe relevé par V. Courtillot vers 1984, aux E.-U. vers 1982, car un retard dans les effets peut être imaginé.

    Le physicien ne peut que rester sur sa faim. Les indices sont des descripteurs les plus agrégés possible. Les causes de leurs évolutions restent inconnues. Les pourquoi restent hors d’atteinte par ce type d’analyse.

    Note de détail
    Le texte «Insofar as the global mean temperature is controlled by the net top-of-the-atmosphere radiative budget» est rendu par «Dans la mesure où elle est contrôlée par le bilan radiatif net au sommet de l’atmosphère».
    Je propose « Dans la mesure où la température terrestre est commandée par le bilan radiatif net au sommet de l’atmosphère».

    Je pense que justement avec certaines méthodes comme celle-ci en tenant compte de tout se qui influencent le climat, qu’on peut prévoir la température de l’année avec une marge d’erreur biensur comme certain facteur sont difficilement prévisible et d’autre imprevisible.

    C’est même de cette facon qu’avec Excel que j’ai pu prévoir l’anomalie de la température du globe enregistrée par la NOAA de 2009 et 2010 avec une marge d’erreur de +ou-0.05°C en 2009 et +ou-0.003°C pour 2010. Et ou 2011 je retente.

    Williams

  18. Bob (#3),

    je vais me risquer a repondre en néophyte que je suis …
    je crois qu’il faut comprendre dans cette affirmation que la baisse ou plutot stagnation entre ces deux périodes implique une hausse « importante » (comme le disent les médias FRANCAIS) de la température moyenne … 😉

  19. Une petite pour s’amuser un brin :

    Entendu sur France Inter ce jour (CO2 mon amour) :

    2010 serait l’année la plus chaude de la planète peut-être depuis toujours (sic)…

    Avec toutefois des exceptions comme la France… mais 2010 serait l’année la plus chaude de la planète depuis toujours…
    Avec toutefois des exceptions comme l’Australie… mais 2010 serait l’année la plus chaude de la planète depuis toujours…
    Avec toutefois des exceptions comme l’Amérique du Nord mais 2010 serait l’année la plus chaude de la planète depuis toujours…

    Vous ne comprenez rien, bande de sceptiques, on vous dit que 2010 serait l’année la plus chaude de la planète depuis toujours… UN POINT C’EST TOUT…!!!!

  20. Extrait du dernier post de Roy Spencer (temp° satellites UAH)
    2005 n’y apparaissant pas, et 2010= 1998 (ne chipotons pas les 0,01°C, donc rapidement dit et de manière simpliste : même pas de réchauffement en 12 ans.
    WHO WINS THE RACE FOR WARMEST YEAR?
    As far as the race for warmest year goes, 1998 (+0.424 deg. C) barely edged out 2010 (+0.411 deg. C), but the difference (0.01 deg. C) is nowhere near statistically significant. So feel free to use or misuse those statistics to your heart’s content
    .

    Mais, évidemment comme c’est un « sceptique »… ses mesures doivent être fausses, ou du moins de pertinence inférieure aux mesures terrestres incomplètes et homogénéisées du GISS (ou un des « S » veut pourtant dire « Spatial », mais passons…)

  21. @ Redbaron 17
    C’est si flagrant que le Met Office britannique l’a affirmé des début décembre. Comme quoi les mesures sont vraiment secondaires…
    Autre détail amusant, le même Met Office a affirmé que cette « année la plus chaude  » battait même le record précédent de 1998. Tiens? Il semble me souvenir que les températures ne cessaient d’augmenter année après année…( du moins d’après le dogme).
    Et si 2010 a battu le record de 1998, c’est qu’entre ces deux record les températures étaient moindre…Le CO2 aurait il fait une pose entre 1998 et 2010?…

  22. « The Great Swindle », pas nouveau, en revanche le reste du site ne sent pas très bon…

  23. pastilleverte (#28),

    Enfin “The Great Swindle”, je suis désolé mais c’est un sacré film de propagande, très très mauvais.
    Cela m’a toujours étonné d’ailleurs, que même des « sceptiques » assez modérés ne critiquent pas ce documentaire fait sur l’exact même modèle que les montages sur le 11/09 ou autre…Je veux dire, sans même rentrer dans le fond, rien que sur la forme c’est évident pour n’importe qui….enfin j’espère.

  24. XLM (#30), peut être mais c’était une réponse au nullissime film d’Al Gore
    c’st pas plus mauvais que NH ou YAB ou les émissions de F5

  25. XLM (#30)

    Enfin “Inconvenient truth”, je suis désolé mais c’est un sacré film de propagande, très très mauvais.
    Cela m’a toujours étonné d’ailleurs, que même des “réchauffistes” assez modérés ne critiquent pas ce documentaire fait sur l’exact même modèle que les montages sur le 11/09 ou autre…Je veux dire, sans même rentrer dans le fond, rien que sur la forme c’est évident pour n’importe qui….enfin j’espère.

    Oh que oui je l’espère.

  26. XLM (#30),
    Plutôt que de balancer des affirmations gratuites, XLM ne pourrait-il pas nous faire une liste des points qui serait erronés du “The Great Swindle”.

  27. pecqror (#34),

    Je prends les paris pour une réponse éventuelle du type : « Les points erronés sont tellement nombreux que cela prendraient des heures à les énumérés… »

  28. Marot (#33),

    “Inconvenient truth”, je suis désolé mais c’est un sacré film de propagande, très très mauvais.
    Cela m’a toujours étonné d’ailleurs, que même des “réchauffistes” assez modérés ne critiquent pas ce documentaire

    Je me souviens d’avoir entendu J. Jouzel consentir « du bout des lèvres », lors d’un débat à la télé, que dans ce film, Al Gore, y était aller un peu fort… Mais ne le critiquait pas vraiment. sad

  29. Yvedemars #32
    Revoici les données mensuelles UAH et RSS

    -Les lissages (sur 12 mois ou pire comme certains) sont à éviter.
    Ils font disparaître les variations rapides et surtout les données aux extrémités de la période. Par exemple on ne voit pas la descente récente due à la fin d’El Nino et au début de la Nina.

    -La base de données de WFT n’a tout toujours pas intégré le dernier pointage pour UAH qui est de 0,18°C nettement plus bas que les 0,25°C pour RSS.

    Disons, en gros, que les écarts RSS-UAH ne dépassent pas les 0,1°C.

    Il ne faut pas oublier non plus que la moyenne annuelle est calculée en additionnant douze mois consécutifs ce qui a tendance à gomme l’importance des variations rapides… et a permis a certains (en fin d’El nino) de clamer, dès le mois de Mai, que 2010 ( donc de Mai 2009 à mai 2010 !) était l’année la plus chaude de tous les temps (à partir des données Hansenisées).

  30. Bonjour à tous !

    Où peut-on se procurer les taux de CO2 mesurés par le satellite japonais ???
    Sont-ils corroborés par ceux de Mauna Loa ???

    Merci de vos réponses.

  31. Bob (#38),

    en fait il faut regarder les deux données, c’est ce que fait par exemple Roy Spencer.
    les moytennes glissantes sur 12 mois permettent d’anticiper les moyennes annuelles
    les moyennes journalières sont plus intéressantes car elles donnent les renversements de tendances : là on voit bien que depuis fin 2010 on va vers une baisse … comme en 1999 ou 2008

  32. Myke #41

    Autant pour moi, Myke. C’est exact.
    Je pensais que la nouvelle base de UAH ne s’appliquerait qu’en 2011.
    C’est peut-être pour cela que WFT n’a pas encore complété ces données.
    Cela ne va faciliter les comparaisons avec RSS qui continue à utiliser l’ancienne base… semble-t-il. Mais c’est juste un offset à rajouter.

  33. pecqror (#40),
    pas facile à lire mais effectivement on a l’impression qu’on est plutôt à 380 qu’à 390
    mauna Loa donne une moyenne sur 12 mois à cause des variations saisonnières liées notamment aux cycles végétatifs

  34. yvesdemars (#46) et Bob,
    Mais le décalage n’est pas le même pour tous les mois de l’année (ni évidemment pour les différentes zones (NH, SH, tropiques etc.). Il faudra donc revoir toutes les données depuis l’origine des mesures (1979).

  35. pecqror (#40), j’ai pas tout compris.
    On peut m’expliquer ce qu’il faut comprendre dans ces images gif qui défilent ?

    😳

  36. yvesdemars (#31),
    Marot (#33),

    Ahlala…c’est marrant, au départ j’avais complété ma remarque d’un « Et ce n’est pas la peine de me citer le film d’Al Gore », parce que je le sentais venir ca….puis je l’ai enlevé en me disant que je ne devrais pas rabacher que se mettre au niveau des pires réchauffistes n’est pas très glorieux et que l’argument du « ils font pareil en face » était très petit, que vous aviez intégré cela…
    Eh bien non…
    Vous me surprendrez toujours dans votre incapacité à me surprendre décidément.

    Et en passant Marot, non le film de Al Gore n’est pas fait sur le modèle des montages cheap type conspirationnistes. On est certes aussi dans un cas où la forme sert au fond, du fait que cela est présenté comme une conférence, sous entendu « scientifique » donc, mais on n’est pas dans le même registre cependant. Sur la forme « The Great Swindle” est lui proche d’une vidéo de recrutement Raelienne…du grand art !

    pecqror (#34),

    « ne pourrait-il pas nous faire une liste des points qui serait erronés du “The Great Swindle”.  »

    Non, c’est vieux, ca m’ennuie. Et puis ils n’ y a rien que du très classique deja débattu cent fois ici non ?
    C’est bien pour cela que j’ai pris la peine de dire que rien que la forme, le style, devrait amener à jeter ce documentaire à la poubelle. En moins d’une minute de visionnage c’est déjà évident pour n’importe qui d’un tant soit peu critique…
    Donc ce que je veux dire, est que peut-être pour vous cela n’est pas important, puisque vous adhériez au fond du documentaire au préalable, mais j’imagine une personne totalement neutre et peu informé sur le sujet, eh bien j’ose espérer que ce documentaire lui semblera plus comique (ou pathétique selon sa sensibilité) qu’autre chose.

    Donc dans tout les cas, trouver ce documentaire bon et intéressant, montre une certaine affinité avec la propagande et un risque accru de se faire enrôler dans une secte. Par ignorance et naïveté (cf la personne non informé) ou par intérêt et besoin (cf vous).

  37. XLM (#49), Mais on est une secte à nous tous seuls ! Alors que les réchauffistes, avec toutes leurs ouailles bécassantes, sont une religion établie à eux tous, prêtres, évêques et pape gominé. C’est bien connu, pourquoi nous le rappeler ?