Guerres et climat.

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Devant l'ampleur des préoccupations liées au réchauffement de la planète, les stratèges s'intéressent de plus en plus aux conséquences sécuritaires du changement climatique. Des think tanks reconnus publient des études alarmistes sur le sujet. Des ouvrages supposés sérieux évoquent la perspective de futures « guerres du climat ». Un consultant spécialisé n'hésite pas à prédire qu'une augmentation de cinq degrés de la température planétaire moyenne provoquerait un « bain de sang ». L'économiste Nicholas Stern -l'auteur du fameux « rapport Stern » sur les conséquences à long terme du changement climatique (2006) – estime même qu'il y aurait un risque de « guerre mondiale de grande ampleur » si une telle augmentation de la température se produisait. Ce n'est pas tout. L'avènement des « guerres pour l'eau » est annoncé. Et des hordes de « réfugiés climatiques » déferleront bientôt, fuyant leurs terres rendues inhabitables par l'assèchement des sols ou la montée des eaux.

Or, comme on va le voir, il y a tout lieu d'être extrêmement circonspect face à de telles prévisions catastrophistes. L'Histoire nous montre que les périodes « chaudes » sont les plus pacifiques. À l'époque moderne, les évolutions climatiques ne sont pas un facteur essentiel pour expliquer le déclenchement des conflits. Et rien n'indique que des « guerres pour l'eau » ou un déferlement de « réfugiés climatiques » se profilent à l'horizon.


Ce que l'Histoire nous enseigne

Depuis les débuts de la civilisation, les périodes chaudes ont été moins belligènes que les périodes froides car, toutes choses égales par ailleurs, les climats froids génèrent plus de famines que les climats chauds. Des corrélations assez précises entre périodes conflictuelles et périodes froides ont été établies par les historiens. Elles sont particulièrement marquées en Asie et en Europe, et semblent l'être également en Afrique. Ajoutons que ces corrélations sont en diminution depuis les débuts de la révolution industrielle, effet naturel de la modernisation des sociétés, qui les rend moins dépendantes de l'agriculture locale.

S'il existait un lien mécanique entre guerre et réchauffement, le nombre de conflits devrait être en augmentation. Or il est au contraire en diminution. Depuis la fin de la guerre froide, la tendance est en effet très nette. Contrairement à une idée répandue, le nombre total de conflits, après avoir régulièrement augmenté depuis 1945, a diminué depuis lors. Les statistiques du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), provenant des travaux de l'université d'Uppsala, qui sont les plus largement utilisées, montrent clairement cette diminution : près de deux fois moins de conflits recensés aujourd'hui au regard de ce qui était le cas il y a vingt ans (17 en 2009, contre 35 en 1989). Cette évolution tient essentiellement à la rapide décroissance du nombre de guerres civiles. Quant aux conflits internationaux, leur nombre avait commencé à diminuer à partir de la fin des années 1970. Ils ont aujourd'hui, statistiquement parlant, pratiquement disparu du monde moderne. Selon le SIPRI, en 2009, pour la sixième année consécutive, aucun conflit interétatique n'était en cours. De tels conflits n'ont représenté, entre 1999 et 2009, que trois guerres sur trente, soit 10 % du total (Éthiopie/Érythrée, Inde/Pakistan, États-Unis/Irak). Ce phénomène est d'autant plus remarquable que le nombre d'États dans le monde a triplé depuis 1945.
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Au demeurant, l'évolution de la température moyenne mondiale montre même une certaine corrélation inverse. Cette température avait en effet diminué entre 1940 et 1975, alors que le nombre de conflits dans le monde, lui, était en augmentation… Certes, corrélation n'est pas causalité : mais au moins peut-on dire que ces données nourrissent un peu plus le doute sur l'équation hypothétique selon laquelle un monde « plus chaud » serait un monde « plus conflictuel ». En 2007, le prix Nobel de la paix avait été attribué conjointement aux deux symboles du combat contre le réchauffement planétaire : le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), d'une part, et l'ancien vice-président américain Al Gore, d'autre part. Rarement l'attribution d'un prix Nobel de la paix aura été autant en décalage avec la réalité géopolitique.


Un concept erroné

Bien sûr, certains changements locaux du climat peuvent avoir un impact sur l'équilibre des sociétés et, ainsi, accroître – généralement de façon marginale – la propension à la violence collective dans certains pays en développement. C'est le cas par exemple pour les sécheresses, dans les sociétés fortement dépendantes de l'agriculture pluviale.
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Mais rien ne permet d'en tirer des conclusions déterministes. D'autant qu'il existe même des exemples en sens inverse. Par exemple, à la frontière du Kenya et de la Somalie, les conflits sont plus nombreux lorsque la ressource (pâturages) est abondante. (C'est d'ailleurs ce qui se passe aussi avec d'autres ressources naturelles, telles que le pétrole ou les minerais : leur présence attise les convoitises et nourrit les guerres civiles.)
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Les variations locales du climat sont bel et bien l'une des causes profondes du conflit du Darfour, par exemple… mais certainement pas une explication essentielle. Car comment expliquer, si c'était le cas, que les violences au Soudan aient commencé près de trente ans après le début de la période actuelle de sécheresse dans la région ? Les conflits qui ont eu lieu au Sahel dans les années 1970 montrent d'ailleurs que ce sont d'abord et avant tout les facteurs politiques et humains qui sont la clé lorsque l'on recherche les causes des guerres. Dans cette région, les deux décennies précédentes (années 1950 et 1960) avaient été particulièrement pluvieuses ; les gouvernements avaient favorisé la mise en culture des steppes, ce qui avait déplacé l'élevage vers le nord. Lorsque les pluies se firent de nouveau plus rares, les éleveurs voulurent retrouver leurs terres et se heurtèrent aux cultivateurs eux-mêmes aux prises avec la sécheresse. L'ensemble se greffait sur la rivalité traditionnelle dans cette région de l'Afrique entre nomades et sédentaires ; mais celle-ci fut entretenue, voire encouragée, par les responsables locaux ou nationaux. Et au nord du Mali, la rébellion touareg n'aurait sans doute pas eu lieu sans la radicalisation des jeunes Maliens qui avaient émigré en Algérie et en Libye du fait de la sécheresse.
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Force est de constater que les prévisions les plus inquiétantes en la matière – voir les ouvrages cités plus haut – sont rarement le fait des spécialistes. Les experts les plus pointus des liens entre conflits et environnement se montrent, eux, beaucoup plus circonspects. L'analyse très complète développée en 2007 par le Conseil consultatif allemand pour le changement planétaire (une organisation peu suspecte de climato-scepticisme) note qu'il n'existe à ce jour « aucune preuve de ce que les problèmes environnementaux sont une cause directe de guerre ». Elle exprime là une position très largement répandue chez les bonsconnaisseurs du sujet. D'autres auteurs sont encore plus catégoriques : « Le concept de conflit environnemental – disent-ils – est (…) fondamentalement erroné ». Comme le précisent deux spécialistes, « les chaînes de causalité qui vont du changement climatique à des conséquences sociétales telles que la guerre sont longues et empreintes d'incertitudes » au point qu'il est légitime pour eux de se demander « s'il est véritablement fécond sur le plan conceptuel de parler de liens entre conflits et changements climatiques ».
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Non seulement parler de « guerres climatiques » n'a guère de sens, mais cela peut même être dangereux. Lorsque Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU), avance que le changement climatique est sans doute une cause essentielle du conflit du Darfour, les vrais responsables des massacres doivent applaudir des deux mains. Car « faire du changement climatique un facteur de conflits d'un nouveau type est à la fois erroné et contre-productif. Par exemple, se contenter d'étiqueter le conflit du Darfour comme "guerre climatique" fait abstraction des motivations politiques et économiques du conflit – et laisse inopinément le régime de Khartoum s'en tirer à bon compte ».
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Il n'est pas sérieux non plus d'imaginer que la Russie et l'Otan pourraient se faire la guerre pour le contrôle des routes circumpolaires – passage du Nord-Ouest et route maritime du Nord, de plus en plus souvent libres de glaces – ou celui des ressources non exploitées de l'Arctique. À échéance prévisible, ces « nouveaux » passages maritimes ne seront ouverts que quelques semaines ou quelques mois par an, ce qui limitera leur valeur stratégique. Quant aux ressources naturelles inexploitées de la zone (dont l'ampleur est d'ailleurs encore très discutée), elles se trouvent pour la plupart à l'intérieur des zones maritimes nationales. En outre, la Norvège et la Russie ont réglé en 2010 le contentieux qui les opposait depuis quarante ans sur la délimitation de leurs zones maritimes respectives.
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L'interruption du Gulf Stream est un scénario apprécié des auteurs de politique-fiction, et l'étude de ses conséquences possibles par un cabinet de consultants à la demande du Pentagone avait défrayé la chronique en 2004. Pourtant, la crédibilité d'un tel cas de figure est pour le moins sujette à caution. Plus que par la circulation thermohaline (écarts de température et de salinité des eaux), le Gulf Stream est en effet animé, on le sait maintenant, par… le vent. Et son rôle dans le caractère tempéré du climat européen est aujourd'hui très discuté.
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Enfin, rien n'indique que le réchauffement soit de nature à accroître le nombre de catastrophes météorologiques porteuses de graves conséquences humanitaires. Certains centres de recherche affirment que le nombre de ces catastrophes est en augmentation depuis trente ans. Mais ils ne prennent en compte que les événements ayant causé un nombre de victimes significatif (dont l'augmentation s'explique par la propension croissante des populations à s'installer dans les zones à risque), et pour lesquels un état d'urgence a été déclaré ainsi qu'un appel à l'aide internationale lancé (appels dont la fréquence est en augmentation pour des raisons politiques et médiatiques). Par ailleurs, l'effet statistique tient également au fait que notre capacité de surveillance des événements augmente avec le temps.
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Rappelons au demeurant que les catastrophes naturelles peuvent parfois avoir des effets indirects bénéfiques sur le plan de la sécurité : l'une des plus importantes de l'histoire moderne, le tsunami de 2004, eut pour conséquence indirecte la stabilisation du conflit sécessionniste de la province indonésienne d'Aceh.


Des guerres pour l'eau ?

L'un des avatars de la notion de guerre climatique est l'idée de futures « guerres pour l'eau ». De telles guerres sont annoncées depuis la fin des années 1980, mais le thème a gagné en popularité depuis la fin de la guerre froide. À en croire de nombreux observateurs, elles seront exemplaires des conflits du nouveau siècle. D'ailleurs « les lignes de bataille des futures guerres de l'eau [seraient] déjà tracées ». Il est vrai que la carte du stress hydrique à l'horizon 2025-2030 recouvre en grande partie celle des zones de crise géopolitique (notamment la péninsule arabique et l'Asie centrale).
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Mais si le réchauffement climatique doit conduire à une modification de la géographie des précipitations, il n'impliquera pas pour autant une diminution de la ressource hydrique globale. Dans de nombreuses régions, il y aura même un accroissement de cette ressource du fait de l'augmentation des précipitations. Selon les études les plus récentes, les changements climatiques – quelle que soit leur origine – ne seraient responsables que d'une faible part des pénuries d'eau : l'augmentation de la population en est, de loin, la cause principale.

La fonte possible des glaciers himalayens va-t-elle conduire à une pénurie d'eau en Asie du Sud, ce qui pourrait affecter la stabilité dans la région ? Sur ce point, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) a commis une erreur inouïe dans son rapport de 2007 – erreur due à une série de confusions. Le texte affirme que ces glaciers pourraient avoir disparu à 80 % en 2035. Or cette date ne provient pas d'un article scientifique, mais d'un rapport de 2005 du World Wildlife Fund. La source de ce rapport était un article publié en 1999 dans l'hebdomadaire New Scientist dans lequel était évoquée une prévision lancée lors d'une interview par un glaciologue indien, Syed Hasnain. Quant à la proportion des glaciers appelée à disparaître – le rapport du GIEC évoquait une réduction de 500 000 km carrés à 100 000 km carrés (soit 80 %) -, elle aurait dû mettre la puce à l'oreille des relecteurs… puisque la surface actuelle des glaciers himalayens est seulement d'environ 33 000 km carrés ! En fait, le GIEC s'était fondé sur un rapport commandé en 1996 par l'UNESCO, dans lequel le glaciologue russe Vladimir Kotlyakov envisageait la réduction de 80 % du total des glaces non polaires dans le monde pour… 2350. Ce recours à des publications non scientifiques est aussi ce qui a amené le GIEC à avancer, à tort, que l'Asie du Sud dépend essentiellement de la fonte des glaciers himalayens pour son alimentation en eau (en se fondant sur le rapport Stern et non sur des études scientifiques). Or les études les plus récentes montrent que la fonte des glaciers ne compte que pour 3 à 25 %, selon les cas, de l'alimentation des fleuves d'Asie du Sud : les moussons et la fonte saisonnière des neiges en sont la source principale.

Plus largement, l'Histoire doit, ici encore, inciter à la prudence. La question de l'eau est indubitablement une dimension importante de nombreuses crises régionales, en particulier au Moyen-Orient. Elle fait l'objet de contentieux anciens entre la Turquie et la Syrie, ainsi qu'entre l'Égypte et le Soudan. La valeur de lieux stratégiques tels que le Golan et le Cachemire n'est pas pour rien dans les conflits qui opposent depuis soixante ans la Syrie et Israël, l'Inde et le Pakistan. Et le partage de l'accès à l'eau est parfois la cause d'affrontements intercommunautaires en Afrique ou en Asie. Mais les spécialistes de l'Université de l'Oregon, qui entretiennent la base de données la plus complète sur le sujet, notent qu'en quatre mille cinq cents ans – période au demeurant suffisamment longue pour avoir vu de nombreux changements climatiques – il n'y a jamais eu aucune guerre pour l'eau, c'est-à-dire de conflit majeur dans lequel le contrôle de l'eau était l'enjeu central. La dernière « guerre pour l'eau » opposa deux cités sumériennes à propos des eaux du Tigre et de l'Euphrate, au milieu du troisième millénaire avant notre ère. Il y a de bonnes raisons à cela. Le pays situé en aval d'un cours d'eau qui prendrait l'initiative d'un conflit s'exposerait à des représailles et devrait donc s'assurer le contrôle complet et permanent de la ressource, objectif pour le moins ambitieux. Et à l'époque moderne, une guerre pour l'eau serait beaucoup plus coûteuse que, par exemple, la construction d'une usine de désalinisation pour les pays disposant d'un accès à la mer (ce qui est le cas de nombreux États en situation de fort stress hydrique, par exemple sur la péninsule arabique). Il n'est pas surprenant, dès lors, que les problèmes d'accès à l'eau aient toujours généré bien plus de coopération que de violence entre les acteurs concernés. Depuis l'Antiquité, des milliers d'accords et de traités ont, en effet, été conclus pour le partage et la bonne utilisation des eaux. La coopération entre adversaires se poursuit même souvent en temps de guerre, comme on l'a vu par exemple au XXe siècle au Moyen-Orient, en Asie du Sud et en Asie du Sud-Est…


Les barbares à nos portes ?

Certains augures estimaient au milieu des années 1990 que les « réfugiés climatiques » étaient déjà vingt-cinq millions à l'époque, et que leur nombre doublerait quinze ans plus tard pour atteindre peut-être deux cents millions en 2050. Cette dernière projection a été reprise depuis lors par de très nombreuses études alarmistes. L'ONG Christian Aid prévoit, elle, pas moins de deux cent cinquante millions de réfugiés climatiques à cet horizon.
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Sur la longue durée, les changements environnementaux peuvent bien entendu générer des déplacements de populations. Rappelons que ceux-ci ne sont pas l'apanage exclusif des pays en développement : dans les années 1930, le Dust Bowl, une série de tempêtes de poussière qui affecta pendant une décennie les grandes plaines d'Amérique du Nord, provoqua la migration vers l'Ouest de deux à trois millions de personnes. Mais ces déplacements sont progressifs (il s'agit là de migrants plutôt que de réfugiés) ; très dépendants des opportunités économiques qui se présentent ailleurs ; et, généralement, de faible ampleur géographique. Du reste, ils ne sont même pas forcément d'origine climatique : la désertification et l'appauvrissement des sols sont souvent dus à la surexploitation du milieu naturel. Le même raisonnement vaut pour les populations qui pourraient être affectées par la montée du niveau de la mer. L'hypothèse d'une augmentation du nombre de réfugiés du fait du réchauffement climatique n'est, d'après les spécialistes les plus pointus du sujet, qu'un scénario possible parmi d'autres (et pas forcément le plus probable, selon eux). À supposer même que les hypothèses du GIEC se réalisent, est-il inconcevable d'imaginer que l'homme puisse tout simplement s'adapter à une montée des eaux de quelques millimètres par an, comme il le fait depuis des siècles ? Les catastrophistes évoquent des migrations massives, comme si cette montée du niveau de la mer allait se produire en quelques jours. C'est évidemment une absurdité. D'autant plus que, au rythme de 2 à 6 millimètres par an – la fourchette des scénarios du GIEC -, certains pays continueraient à gagner autant en surface par sédimentation qu'ils en perdraient du fait de l'érosion. Par exemple, l'engloutissement partiel du Bangladesh, l'une des zones les plus densément peuplées du monde, est souvent présenté comme une conséquence prévisible de la montée du niveau de la mer. Mais cette hypothèse est fragile : elle ne tient pas compte de l'apport de sédiments charriés par les rivières de l'Himalaya (au moins un milliard de tonnes par an), qui compensera largement la montée du niveau de la mer.
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C'est pourquoi les spécialistes de la question, qui n'ont pas attendu le débat actuel pour l'étudier, estiment généralement que « le changement climatique en soi est rarement à l'origine des migrations ». Les grands flux de populations liés au changement de l'environnement ou du climat, qu'ils soient rapides à la suite d'une catastrophe (« réfugiés ») ou lents du fait des modifications des conditions locales (« migrants »), resteront exceptionnels. Et, s'ils peuvent bien entendu affecter les équilibres culturels, sociaux et politiques, ils ne sont que très rarement la cause de conflits violents.
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Il n'est pas sûr que la notion même de « réfugiés climatiques » ait une quelconque pertinence. Les catastrophes d'origine atmosphérique (ouragans) ou hydrologique (inondations) peuvent créer des déplacements massifs de personnes. Mais ces catastrophes ont toujours existé ; pourquoi alors ranger leurs victimes dans une catégorie particulière, les distinguant ainsi de celles qui sont causées par les catastrophes d'origine géologique (tremblements de terre, tsunamis, éruptions volcaniques), dans lesquelles les activités humaines ne peuvent avoir aucune responsabilité ?
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La notion de réfugiés climatiques évoque le fantasme des migrations massives de hordes de pauvres en guenilles, des « barbares climatiques » assiégeant les pays riches telle une « armée de zombies ». Elle en dit au fond beaucoup plus sur les peurs occidentales que sur la réalité prévisible des effets des changements climatiques.

Se méfier des effets de mode

Il est devenu de bon ton de considérer que le changement climatique aura immanquablement un impact sur les politiques de défense et de sécurité des pays occidentaux. Les états-majors et les directions de la prospective dissertent gravement, depuis quelques années, sur cette « nouvelle menace ». Or, comme on l'aura compris, il semble pour le moins hasardeux d'en faire un paramètre essentiel pour la prévision des évolutions géostratégiques futures.
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Faut-il au moins compter le réchauffement planétaire au nombre des facteurs susceptibles d'affecter l'environnement sécuritaire ? Sans doute. Mais à condition d'avoir conscience de l'impossibilité d'en prévoir utilement les conséquences pour les politiques de défense et de sécurité. Il est raisonnable de dire que le changement climatique peut avoir un effet amplificateur d'instabilité (ou « threat multiplier ») dans certains pays. Mais cette affirmation ne signifie nullement que la conflictualité ou la défaillance des États s'en trouvera nécessairement accrue. Tout dépendra de l'ampleur de cet effet et des réactions des sociétés concernées, qu'il est absolument impossible d'anticiper aujourd'hui. L'environnement (et le climat en particulier) est « un facteur non essentiel (…), un parmi une myriade d'autres dans le tissu de relations de causalité qui explique les conflits ». Les causes principales des conflits contemporains sont d'ordre sociétal et non naturel. Les guerres naissent avant tout des choix et des erreurs des hommes.
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Les grands conflits de la décennie passée – Afghanistan, Irak, Sri Lanka, Libye, Côte d'Ivoire, etc. – n'ont rien à voir avec le changement climatique. Et rien ne permet de soutenir la thèse selon laquelle le facteur climatique peut jouer un rôle clé dans le déclenchement d'un conflit, être en quelque sorte « la goutte d'eau qui fait déborder le vase », comme le suggère une étude alarmiste (en citant encore une fois le cas du Darfour) qui a eu beaucoup de succès dans les milieux stratégiques.

Par ailleurs, les effets régionaux du changement climatique sont aujourd'hui très difficiles à prévoir et les outils actuels ne semblent pas à la hauteur des enjeux politiques et économiques. Le GIEC lui-même souligne que les modèles utilisés n'ont pas la capacité d'établir des prévisions fiables à une échelle inférieure à celle du continent. Personne ne sait, par exemple, si la mousson africaine remontera vers le nord (avec des effets positifs sur l'agriculture) ou si elle se rétractera vers le sud (effets négatifs). Dans ce domaine, comme le note un membre du GIEC, « le désaccord entre modèles est total ». Et lorsque le GIEC se risque à citer des prévisions régionales sur l'évolution de la ressource agricole, c'est de manière hasardeuse. Son rapport de 2007 évoque une réduction de 50 % du rendement de l'agriculture pluviale dans certains pays d'Afrique d'ici à 2020. Or la source unique sur laquelle il se fonde pour étayer cette hypothèse est un rapport produit pour une ONG canadienne dans lequel sont évoquées des études mentionnant la possibilité de ce scénario pour les pays du Maghreb.

Pour sérieux qu'ils soient, les domaines de la stratégie et de la défense sont tout autant soumis aux effets de mode que d'autres champs sociaux contemporains. Parce qu'elle concerne l'avenir à long terme des sociétés humaines, la prospective doit prendre garde à ne pas céder à de tels effets.
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Bruno Tertrais
Maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).
@@@@@@
51.  lemiere jacques | 19/09/2011 @ 21:29 Répondre à ce commentaire

Murps (#47),
certes mais je crois que c’est une science que je crois fausse dans ses premisses… et pas la même irréfutable…

52.  lemiere jacques | 19/09/2011 @ 21:31 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#51),
mais une bonne science de l’ingenieur peut etre

53.  Marot | 19/09/2011 @ 21:36 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#51)
Il serait bon que vous nous disiez pourquoi.

Quels prémisses contestez-vous ou refusez-vous ?

54.  lemiere jacques | 20/09/2011 @ 0:09 Répondre à ce commentaire

un systeme fini ne peut etre à l’equilibre thermodynamique…

55.  lemiere jacques | 20/09/2011 @ 0:21 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#54), ce qui fait que du pont de vue pratique…il est impossible de savoir si un système est réellement plus froid ou plus chaud qu’un autre.
Ce qui conduit que en pratique , les lois de la thermodynamiques ne s’appliquent que quand elles s’appliquent..

56.  Laurent Berthod | 20/09/2011 @ 0:22 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#54),

Ouais, bon, et puis un gaz parfait ça n’existe pas, et puis, sur terre, la chute des corps dans le vide, ça n’existe pas, etc. Tout élève de terminale S qui a suivi dix heures de cours de philo sait qu’une théorie scientifique nécessite de s’abstraire de certaines réalités concrètes.

57.  lemiere jacques | 20/09/2011 @ 0:23 Répondre à ce commentaire

ce n’est meme pas faux mais bizarre..

58.  Murps | 20/09/2011 @ 11:43 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#54), je ne comprends pas le sens de cette phrase.
Il doit manquer quelque chose.

Remarquez que les considérations générales que vous lisez en début de certains bouquins de thermo, devraient plutôt se trouver à la fin.

Le propre de la thermo, c’est son aspect très universel, et parfois certaines notions paraissent abstraites.
Par exemple, la notion de « machine thermique à cycle ».
C’est une machine sans mécanisme, sans dessin technique, sans rien.
Pire, on ne considère que la températures de deux sources.

Et pourtant cette pure abstraction est le produit de la fabrication de machines à vapeur du XIX siècles. Des vrais machines, avec du charbon, de l’eau, de la vapeur qui fait pschiiiiit et tout !
Pensez à James Watt, qui mettait les mains dans le cambouis et qui pourtant est à l’origine de lois thermodynamiques.
Leurs travaux ont permis la fabrication de nouvelles machines, de plus en plus performantes.

Alors oui, certaines notions paraissent un peu ésotériques. Mais aucunes ne peut être réfutée, même si certaines vous semblent très indigestes.

59.  Nicias | 20/09/2011 @ 18:52 Répondre à ce commentaire

Nile River row: Could it turn violent ?

Les pays du bassin du Nil discutent ferme sur le partage des eaux. L’Egypte est sous pression, mais a le droit et les armes de son côté (l’Egypte est le deuxième bénéficiaire de l’aide militaire US dans le monde derrière Israel depuis Camp David). Un peu de violence, pourquoi pas, un peu comme un syndicat fait grève avant de négocier, mais pas de guerre généralisée.

60.  Patrick Bousquet de Rouvex | 21/09/2011 @ 15:43 Répondre à ce commentaire

A l’occasion de la Semaine mondiale de l’eau organisée à Stockholm, le Pnue et l’Iwmi viennent de publier un rapport alarmant sur les besoins en eau et en nourriture pour les quarante prochaines années.

Ressources naturelles | 23 Août 2011 | Actu-Environnement.com

Avec une démographie mondiale grandissante et des pratiques agricoles énergivores, la quantité d’eau nécessaire à l’alimentation mondiale augmentera de 70% à 90% d’ici à 2050. Le rapport (Une approche de l’eau et de la sécurité alimentaire et basée sur les services écosystémiques) publié lundi 22 août par le Programme des Nations-Unies pour l’environnement (Pnue) et l’Institut international de gestion de l’eau (Iwmi), rend compte de la situation actuelle : environ 1 milliard de personnes, majoritairement issues des pays en développement, sont en sous-nutrition, un cinquième de la population mondiale lutte encore pour l’accès à l’eau potable, et plus de 4.000 personnes (majoritairement des enfants de moins de 5 ans), meurent chaque jour de maladies associées au mauvais assainissement de l’eau.

Par ailleurs, de nombreuses régions à forte production agroalimentaire, comme les plaines du nord et de la Chine, le Pendjab en Inde ou le grand Ouest américain, ont atteint ou dépassé la limite de leurs ressources en eau. Sans compter que le changement climatique menace d’accentuer les problèmes de sécheresse et d’inondations : la production agricole de l’Afrique risque par exemple de chuter de 15% à 30% d’ici à la fin de ce siècle.

Des pensées innovantes en matière d’agriculture

« L’agriculture est à la fois une cause majeure et une des grandes victimes de la dégradation des écosystèmes », constate Eline Boelee de l’Iwmi, une des éditrices du rapport. A l’Iwmi, on reconnaît que, suivant les pratiques agricoles actuelles, il n’est pas évident que nous puissions continuer à augmenter les rendements. Le Pnue, l’Iwmi et leurs collaborateurs ont donc identifié de multiples possibilités d’utiliser la végétation arborée dans des exploitations de zones sèches afin d’augmenter la production alimentaire par hectare, tout en contribuant à améliorer l’écosystème environnant : lutte contre les gaz à effets de serre et alimentation des nappes d’eau souterraines. Planter des arbres et des haies éviterait aux agriculteurs le ruissellement et l’érosion du sol, et permettrait de retenir plus d’eau pour leurs cultures.

De même, l’amélioration de la gestion de l’eau et des sols dans les systèmes non irrigués de l’Afrique subsaharienne, aurait démontré sa capacité à inverser la dégradation des terres tout en doublant ou triplant les rendements des cultures.

Le rapport préconise aussi le développement de synergies entre agriculture, élevage, pêche et horticulture, ce qui devrait permettre d’économiser les ressources en eau. Parmi les multiples recommandations du Pnue, une meilleure coordination entre gouvernements, agriculteurs, populations locales et experts devrait permettre d’établir un équilibre entre les besoins de l’économie et ceux de l’environnement, et améliorer le sort des populations pauvres.

L’agriculture comme agroécosystème

Finalement, afin d’obtenir à la fois la sécurité alimentaire et la bonne santé de l’environnement, l’idée de fond du récent rapport est d’amener l’agriculture à s’insérer dans des « agroécosystèmes ». D’après la définition de l’Unesco, l’agroécosystème est « une association dynamique comprenant les cultures, les pâturages, le bétail, d’autres espèces de flore et de faune, l’atmosphère, les sols et l’eau en interaction avec les usages qu’en font les hommes sur la base de leurs systèmes de valeurs et traditions ». Cela correspond, d’après le Pnue, à une réorientation radicale des pratiques et des politiques, une transformation dans les formes d’interaction entre les exploitations agricoles et les systèmes naturels. De cette manière, les agroécosystèmes contribueraient à améliorer la qualité de l’eau et de l’air, et la biodiversité. Concrètement, il conviendrait alors de concilier productivité et conservation des ressources naturelles, d’après le triangle qui lie écosystème-eau-nourriture.

« L’Iwmi et ses partenaires élaborent un programme de recherches de plusieurs millions de dollars qui considèrera l’eau comme une partie intégrante des écosystèmes, afin d’aider à résoudre les problèmes de rareté d’eau et de dégradation des terres et de l’environnement », a ainsi expliqué David Molden, directeur général adjoint de la recherche au sein de l’Iwmi.

« A l’avenir, il est essentiel que nous fassions les choses autrement. Un changement fondamental doit impérativement intervenir dans la façon dont les sociétés modernes considèrent l‘eau et les écosystèmes, et dans la manière dont nous, les gens, interagissons avec ceux-ci », conclut-il.

D’après le rapport, des écosystèmes sains ne seraient pas seulement la solution à un rendement agricole plus durable, mais aussi plus productif, plus résistant face au changement climatique, et plus compatible avec d’autres écosystèmes.

Pour cela, les auteurs du rapport jugent nécessaire de changer la vision que nous avons de nos écosystèmes afin de passer de la protection à la gestion durable des paysages. Ils estiment que les ministres ont ici pour responsabilité de faire prendre conscience du rôle que jouent les écosystèmes dans la sécurité de l’eau et de l’alimentation, et d’encourager à une meilleure coopération entre les secteurs afin d’améliorer la durabilité et la productivité de systèmes d’approvisionnement en nourriture.

Lauriane Rialhe

Mais où peut bien passer toute cette eau ? Elle part dans la voie lactée ? Au centre de la terre ???

61.  Bob | 21/09/2011 @ 16:01 Répondre à ce commentaire

Patrick Bousquet de Rouvex (#60)

Manque pas d’air, le PNUE.

Si on n’avait pas gaspillé (en suivant leurs conseils) des milliards à se battre contre des chimères à propos d’un gaz à l’état de trace et à remplir les poches de gens comme Al Gore and Co, on aurait certainement résolu pas mal de problèmes d’alimentation en eau potable à travers la planète. Y compris pour ce qui concerne les maladies associés.

62.  Nicias | 21/09/2011 @ 18:30 Répondre à ce commentaire

Patrick Bousquet de Rouvex (#60),

« le grand Ouest américain, ont atteint ou dépassé la limite de leurs ressources en eau »

Je ne sais pas ce qu’ils veulent dire mais à l’ouest des USA, il y a les Rocheuses. A part l’Himalaya, je vois pas de château d’eau plus gros.

63.  Patrick Bousquet de Rouvex | 21/09/2011 @ 23:31 Répondre à ce commentaire

http://www.univers-nature.com/.....gi?id=4828
Elle est partie où, l’eau (bis) ? Dans les nuages ? Et qu’est-ce qu’ils attendent pour pleuvoir ??

64.  Marot | 21/09/2011 @ 23:51 Répondre à ce commentaire

Patrick Bousquet de Rouvex (#63)
Cet article est bien « le plus incompréhensible » que j’ai lu depuis longtemps.

L’auteur y montre une incapacité totale à utiliser les mots dans leur sens normal et en plus elle ignore parfaitement le mode comparatif. Déjà le titre : « en baisse » par rapport à quoi ?.

65.  Arnaud | 22/09/2011 @ 9:39 Répondre à ce commentaire

NIcias,

Je ne sais pas ce qu’ils veulent dire mais à l’ouest des USA, il y a les Rocheuses. A part l’Himalaya, je vois pas de château d’eau plus gros.

S’il ne pleut pas le chateau d’eau ne se remplit pas.

Patrick Bousquet de Rouvex ,

Non cet article est parfaitement compréhensible, la situation rest tendue dans pas mal de départements, les nappes étant en baisse par rapport aux dernières mesures, il faut savoir que les pluies d’été sont rarement des pluies efficaces (qui rechargent les aquifères), elles ne le sont que lorsque les pluies sont trop abondantes.

L’eau douce et à fortiori l’eau potable n’est pas une ressource inépuisable, la ressource en eau dépend des pluies et les pluies dépendent du climat…

66.  miniTAX | 22/09/2011 @ 11:27 Répondre à ce commentaire

les pluies dépendent du climat

Arnaud (#65), non, sans blague !

67.  Marot | 22/09/2011 @ 12:01 Répondre à ce commentaire

Comme bien souvent et trop souvent en réchauffisme, on constate ici une distorsion du sens des mots pour augmenter l’inquiétude des lecteurs.

La recette du réchauffiste est simple, voyons là sur deux exemples.

1er exemple

Il prend un mot courant bien connu : épuiser.
Épuiser est compris en général comme une fois épuisé il n’en reste plus, cf. épuisement d’un filon, épuisement de stocks ou de réserves, etc.

Il l’applique systématiquement à l’une des ressources les plus renouvelables qu’il y ait : la pluie.
En cas d’objection il sort l’argument imparable car non justifiable : Et s’il ne pleut pas ?
auquel on doit répondre Et s’il pleut ou il neige ?

L’eau est devenue une « ressource non renouvelable » et l’inquiétude des lecteurs a augmenté.

2e exemple

Il prend toujours un mot courant bien connu : acidifier.

Acidifier est compris en général comme rendre acide. L’acide troue la peau, attaque les métaux et détruit.

Il l’applique systématiquement à l’un des éléments les plus abondants, l’eau de mer qui ne serait pas plus acide mais pourrait être un tout petit peu moins basique.

Il a ainsi rendu l’eau de mer source d’inquiétude pour tout lecteur qui ne maîtrise pas la notion de pH.

68.  Bob | 22/09/2011 @ 12:55 Répondre à ce commentaire

les pluies dépendent du climat

Tiens donc ! Elles dépendent surtout des oscillations naturelles ENSO, notamment aux USA où il a énormément neigé l’hiver dernier.
Le château d’eau a été bien rempli.

69.  Arnaud | 22/09/2011 @ 13:52 Répondre à ce commentaire

Bob,

L’ENSO est un phénomène interne, pas un forçage, l’ENSO dépend lui-même du climat.

70.  Murps | 22/09/2011 @ 14:26 Répondre à ce commentaire

Le « si il ne pleut pas » est une véritable escroquerie intellectuelle.
Il pleuvra obligatoirement en vertu du principe irréfutable que tout vapeur d’eau dans l’atmosphère condensera en pluie ou neige.

D’autre part les 70 % de surface d’océan garantissent une évaporation du côté de la terre éclairé par le soleil.
Il n’y a aucun phénomène qui puisse empêcher le soleil d’évaporer l’eau des océans.

La seule question, qui à mon sens risque de rester sans réponse, c’est de pouvoir prévoir le régime temporel et géographique de ces précipitations, mais en tout état de cause, si il pleut moins à un endroit, il pleuvra plus ailleurs.

71.  Bob | 22/09/2011 @ 14:27 Répondre à ce commentaire

Arnaud #69

L’ENSO est un phénomène interne, pas un forçage, l’ENSO dépend lui-même du climat.

Voilà une affirmation qui mérite de figurer au panthéon des idées tordues.

72.  Bob | 22/09/2011 @ 14:40 Répondre à ce commentaire

Arnaud #69

l’ENSO dépend lui-même du climat.

Non, c’est l’ inverse. Cette vieille idée de Hansen est complètement obsolète (comme beaucoup d’autres)…

GEOPHYSICAL RESEARCH LETTERS, VOL. 38, L15709, doi:10.1029/2011GL048275, 2011

El Niño and its relationship to changing background conditions
in the tropical Pacific Ocean
M. J. McPhaden,1 T. Lee,2 and D. McClurg1
Received 2 June 2011; revised 28 June 2011; accepted 1 July 2011; published 13 August 2011
.

Extrait de la conclusion ;
« We have shown that coincident with a systematic
shift over the past 31 years to more frequent CP versus EP
El Niños, the trade winds have strengthened and the thermocline
has tilted more steeply down to the west in the
tropical Pacific.

These changes in background conditions are
opposite to those expected from GHG forcing

and opposite
to what is expected if changes in the background state are
mediating the more frequent occurrence of CP El Niños as
proposed by Yeh et al. [2009]. A plausible interpretation of
these results is that the character of El Niño over the past
31 years has varied naturally

73.  Nicias | 22/09/2011 @ 15:57 Répondre à ce commentaire

« Le climat correspond à la distribution statistique des conditions atmosphériques dans une région donnée pendant une période de temps donnée »
Définition Wikipédia.
Il en ressort que s’il ne pleut pas on a un climat sec. La pluie ne dépend pas du climat, c’est la pluie qui fait le climat.

74.  Arnaud | 22/09/2011 @ 21:09 Répondre à ce commentaire

Bob

Il n’y a que deux choses qui peuvent engendrer un réchauffement global, le soleil et l’augmentation de l’effet de serre. Tout le reste est dépendant de ces deux facteurs.

Je n’ai pas lu l’étude mais je crois que vous ne l’avez pas bien comprise.

75.  Bob | 22/09/2011 @ 23:06 Répondre à ce commentaire

Arnaud (#74),

Je n’ai pas lu l’étude mais je crois que vous ne l’avez pas bien comprise.

(Et je ne relève pas l’absurdité de la première phrase qui nie carrément l’existence des cycles climatiques naturels (PDO, AMO etc.) dont les évidences crèvent les yeux.)

Mais voila la meilleure :
Vous n’avez pas lu l’étude mais vous croyez que je ne l’ai pas bien comprise !
Comment peut-on écrire cela ? Mis à part le fait que vous devriez être plus prudent.
Peu de gens ont accès au contenu de la littérature scientifique.

Alors que je ne fais pratiquement aucun commentaire et que je me suis contenté de recopier des extraits de la version originale de cette publication qui se suffit à elle-même. D’ailleurs le résumé original reprend les phrases que j’ai notées.

Visiblement, les convictions ne remplacent pas la lecture de la littérature scientifique. Jour après jour. Mois après mois.

Ne serait-ce que pour se tenir, un minimum, au courant du progrès des publications qui montrent, article après article, que tout cela est basé sur un certain nombre d’erreurs fondamentales, mixées dans le broyeur des modèles informatiques et constamment démenties par les observations.

Les lecteurs jugeront.

76.  Arnaud | 22/09/2011 @ 23:42 Répondre à ce commentaire

Bob

Et je ne relève pas l’absurdité de la première phrase qui nie carrément l’existence des cycles climatiques naturels (PDO, AMO etc.) dont les évidences crèvent les yeux.

Personne ne nie l’existence des oscillation océaniques, simplement elles sont des rétroactions donc des conséquences, pas des causes (forçages).

Quand aux observations je suis désolé mais elles vont dans le sens d’une très large majorité de scientifiques, à savoir la responsabilité humaine dans le réchauffement.

Je crois que vous inversez les rôles, vous êtes dans une croyance mais vous en accusez les autres.

77.  Mihai V | 23/09/2011 @ 0:14 Répondre à ce commentaire

Arnaud (#76),

Quand aux observations je suis désolé mais elles vont dans le sens d’une très large majorité de scientifiques, à savoir la responsabilité humaine dans le réchauffement.

Quelle majorité de scientifiques ? Rares sont les vrais scientifiques compétents, qui sont parvenus à forcer le barrage du « pal reviewed » installé par la clique à Jones, Mann et autres scientifiques de seconde zone, climatologues auto-proclamés. Mais cela est en train de changer.

La responsabilité humaine dans le réchauffement ! Pure arrogance de croire que l’Homme puisse modifier la température globale de la planète de manière significative ! Allez raconter cela à un cheval de bois et vous risquerez un ruade.

Il vous faudra des arguments plus solides que votre foi pour ébranler notre scepticisme.

Je crois que vous inversez les rôles, vous êtes dans une croyance mais vous en accusez les autres.

Projection typique de quelqu’un qui a un problème psychologique.

N’oubliez pas de prendre vos médocs avant de vous coucher !

78.  Nobody | 23/09/2011 @ 0:19 Répondre à ce commentaire

Arnaud (#76),

Quand aux observations je suis désolé mais elles vont dans le sens d’une très large majorité de scientifiques, à savoir la responsabilité humaine dans le réchauffement.

Quand on fait ce genre d’affirmation, la justifier avec un simple « je suis désolé mais… » est juste du foutage de gueule… Citez donc une seule observation qui établisse un lien irréfutable entre une émission de CO2 anthropique et un réchauffement atmosphérique.
… vous allez bien sur me répondre avec tout un tas d’arguments spécieux sans répondre directement, vu que de telles observations n’existent pas.
On peut à la limite faire coller un certain nombre d’observation avec une théorie ou un modèle, mais tant qu’on ne peut exhumer un lien irréfutable, votre affirmation reste l’expression d’une croyance.

Je crois que vous inversez les rôles, vous êtes dans une croyance mais vous en accusez les autres.

Et ça, c’est une affirmation illogique et une expression de dissonance cognitive.
Vous pourrez tourner le truc dans tous les sens… mais « ne pas croire » (être sceptique) est bien l’opposé de « croire » quelque chose qui n’est pas scientifiquement établi (ce que même le GIEC et les plus ardents carbocentristes ne prétendent pas formellement).

79.  Nobody | 23/09/2011 @ 0:44 Répondre à ce commentaire

Arnaud (#74),

Il n’y a que deux choses qui peuvent engendrer un réchauffement global, le soleil et l’augmentation de l’effet de serre. Tout le reste est dépendant de ces deux facteurs.

Bah non… c’est faux, il y a bien d’autres facteurs, et même les carbocentristes convaincus en conviennent (en les tenant pour quantités faibles, sans les nier comme vous faites).
Par exemple, et de façon certaine, tout ce qui influe sur l’albedo à un impact, par exemple à très longue échelle de temps la dérive des continent et à très courte le volcanisme et les changements anthropiques d’occupation du sol (entre autres).
Il y a aussi d’autres facteurs qui semblent influer comme les variations de rayonnement cosmiques dus à l’orbitographie du système solaire au sein de la galaxie (voir travaux de Nir Shaviv).
(et je ne vais même pas chercher à polémiquer sur ce que vous appelez « l’effet de serre »).

Arnaud (#76),

Personne ne nie l’existence des oscillation océaniques, simplement elles sont des rétroactions donc des conséquences, pas des causes (forçages).

Je ne suis pas sur que vous compreniez bien ce que vous dites. On ne peut pas faire une telle affirmation sans y associer une échelle temporelle…. et dans ce cas il faut faire très attention à ce qu’on dit, et associer tous les facteurs qui influent sur les bascules océaniques (dont certains n’ont rien à voir avec le climat, comme la rotation de la terre par exemple…)

Bref… je ne sais pas si vous êtes un négateur de la complexité de la machine climatique, mais l’extrême simplicité de vos affirmations le laisse penser…

De fait, si vous faites preuve d’un minimum d’honnêteté intellectuelle, vous avez le choix entre deux positions:
– soit vous admettez que la machine climatique est extrêmement complexe, qu’on est loin de tout comprendre et de pouvoir tout théoriser, et dans ce cas, il est impossible d’affirmer honnêtement « Quand aux observations je suis désolé mais elles vont dans le sens d’une très large majorité de scientifiques, à savoir la responsabilité humaine dans le réchauffement. »
– soit vous avez la certitude que les mécanismes sont simples et compris, et vous pouvez affirmer ce que vous dite, mais dans ce cas, ils vous est facile de de démontrer ces mécanismes et d’exhiber des jeux d’observations parfaitement en accord avec ces mécanismes… et si vous n’êtes pas capable de le faire honnêtement, alors ils vous faut reconnaitre (si vous êtes honnête) que vous vous trompez.

80.  miniTAX | 23/09/2011 @ 8:33 Répondre à ce commentaire

soit vous admettez que la machine climatique est extrêmement complexe

Il n’admettra rien du tout, comme tout membre de la secte réchauffiste, c’est un troll, il se contente de balancer la litanie de l’Eglise de Climatologie pour essayer de pourrir chaque fil.

81.  Arnaud | 23/09/2011 @ 9:54 Répondre à ce commentaire

Mihai V

Quelle majorité de scientifiques ? Rares sont les vrais scientifiques compétents, qui sont parvenus à forcer le barrage du “pal reviewed” installé par la clique à Jones, Mann et autres scientifiques de seconde zone, climatologues auto-proclamés. Mais cela est en train de changer.

N’est ce pas vous qui me reprochiez un ad Hominem ? Rien à dire sur le fond (sur ce qui a provoqué le réchauffement)?

82.  Marco33 | 23/09/2011 @ 10:18 Répondre à ce commentaire

Arnaud (#76),

Quand aux observations je suis désolé mais elles vont dans le sens d’une très large majorité de scientifiques, à savoir la responsabilité humaine dans le réchauffement.

ça pour le CO2 :

ça pour les températures :

Et en soulevant mon pc portable du côté droit, je trouve une corrélation nette avec la courbe de CO2, après avoir reposé mon portable pour faire défiler l’écran of course………
Merci Arnaud!

83.  Arnaud | 23/09/2011 @ 10:53 Répondre à ce commentaire

Marco

Cherry pîcking habituel, refaites donc les courbes à partir de 1997 ou 1999 ou mieux encore sur une période trentenaire cad 1980, vous verrez la tendance.,

84.  Milton | 23/09/2011 @ 11:07 Répondre à ce commentaire

Arnaud (#82),
Vous êtes d’une indécrotable mauvaise foi (à moins que ce ne soit de la stupidité).
On vous donne une courbe de 1998 à aujourd’hui, et vous dites :

Cherry pîcking habituel, refaites donc les courbes à partir de 1997 ou 1999

Visiblement, vous n’êtes là que pour semer la pagaille. Pas même le doute auprès des nouveaux lecteurs de ce site, parce que, au vu de vos arguments débiles, personne ne peut vous concéder un picogramme de crédit.

85.  Mihai V | 23/09/2011 @ 11:25 Répondre à ce commentaire

Arnaud (#80),

N’est ce pas vous qui me reprochiez un ad Hominem ?

Parce que je n’encense pas Jones et sa clique ? Je suis au contraire bien gentil en ne les traitant comme ils le mériteraient : des menteurs, des escrocs, voire des criminels contre l’humanité.

Rien à dire sur le fond (sur ce qui a provoqué le réchauffement)?

Réchauffement global, si cela a un sens, insignifiant (élévation de 0.6°C au maximum sur un siècle, mais en se basant sur des relevés de températures entachés d’une erreur probable de l’ordre de 1 à 2°C) voire inexistant.

Je ne vois pas la nécessité de justifier mes déclarations par des liens vers des publications, puisque vous-même vous ne le faites pas.

« Don’t feed the troll », ça vous dit quelque chose ?

86.  Marco33 | 23/09/2011 @ 11:26 Répondre à ce commentaire

Arnaud (#82),
Mieux Arnaud : prenez depuis 1900!
Et vous ne pouvez que constater que ça ne colle toujours pas avec la période d’utilisation effrénée de combustible fossile générateur de CO2 !!!
Regardez de plus près les pentes de 1900 à 1940 et celles de 1980 à 1998…..
Et puis quelle rigolade ces tentatives pathétiques pour expliquer la stagnation des t° entre 1940 et 1980 !!!

De plus, vous oubliez juste que ces modèles fiables, robustes, n’ont ABSOLUMENT pas prévu ce plateau depuis 1998…….. Quand aux explications actuelles, vous pourriez nous en faire une synthèse?

Pour terminer, que pensez-vous du tapage médiatoclimatique sur le record arctique pêché auprès de l’université de Brême
Et vous, ça ne vous interpelle pas? Pas de cherry picking?
Alors que jusqu’ici, nos amis les réchauffistes utilisaient les courbes JAXA ou celles du NSIDC…. sauf que celles-ci ne montrent aucun record!
Et, oh!
Que se passe-t-il en antarctique?
Rien?
smile

87.  Arnaud | 23/09/2011 @ 11:36 Répondre à ce commentaire

Milton,

J’ai une approche différente du problème du réchauffement climatique, il y a de nombreux facteurs à prendre en compte, les températures n’en sont qu’un des éléments et la tendance reste au réchauffement (même en prenant 1998, ajouter les trend vous verrez). C’est visible avec le recul des glaciers, de la banquise etc…

Vous agissez de manière sélective en prenant un paramètre pour invalider une théorie; c’est un peu comme si vous disiez les somaliens meurent de faim parce qu’ils sont noirs Tout en occultant le fait que c’est l’absence de nourriture et la sécheresse qui en sont la cause.

Je ne pense pas que la mauvaise foi soit de mon coté et mes études ont fait de moi un IGREF après l’X, je n’ai donc pas de compétences pour juger de la validité des travaux des climatologues (en particulier dans la modélisation), je fais donc avec mon niveau de compréhension confiance au GIEC tout au moins jusqu’à preuve du contraire. Pour l’instant du coté des sceptiques c’est néant…

88.  Marco33 | 23/09/2011 @ 11:42 Répondre à ce commentaire

Arnaud (#85),

Pour l’instant du coté des sceptiques c’est néant…

Voilà comment en une phrase vous venez de vous discréditer.

89.  Nobody | 23/09/2011 @ 11:57 Répondre à ce commentaire

Arnaud (#85),

J’ai une approche différente du problème du réchauffement climatique, il y a de nombreux facteurs à prendre en compte, les températures n’en sont qu’un des éléments et la tendance reste au réchauffement

Argument complètement idiot… un réchauffement est une variation de température, et se mesure donc avec des températures.
Et si vous prenez la température de la basse troposphère, depuis 1998, il n’y a pas de tendance au réchauffement, point à la ligne (après on peut discuter ad vitam eternam la signification des périodes temporelles, il reste que le fait énoncé plus haut est absolument vrai).

C’est visible avec le recul des glaciers, de la banquise etc…

Pourquoi chercher des indicateurs indirects, alors que (au moins depuis que les satellites NOAA existent, soit depuis 1979), il existe de mesures globales directes?
D’autres part, vous n’avez pas l’air de le savoir, mais les variation de volume des glaciers ne dépendent pas QUE de la température de la basse troposphère, et pareil pour la banquise. Ce qui vent dire que non seulement vous favorisez des mesures indirectes, mais en plus des mesures dont l’explication de la variation est complexe et que partiellement lié à la température de la basse troposphère.

Je ne pense pas que la mauvaise foi soit de mon coté et mes études ont fait de moi un IGREF après l’X

Et le fait de faire partie d’un grand corps de fonctionnaire après être sorti d’une école d’artilleurs ferait de vous un parangon d’honnêteté???
C’est une version intéressante de « l’habit fait le moine »… 😉
Mais ceci dit, avec ce background, vous avez forcément suivi des cours sur la physique de la mesure… cela devrait vous permettre de réfléchir et de mesurer l’inanité de votre « approche ».

Je préfère retenir le:

je n’ai donc pas de compétences pour juger de la validité des travaux des climatologues

… ce qui est effectivement une évidence…

je fais donc avec mon niveau de compréhension confiance au GIEC

Vous m’avez plutôt l’aire de faire confiance à l’interprétation médiatiques des rapports du GIEC qu’au GIEC lui-même… si vous lisiez les rapports, vous verriez que le niveau d’incertitude ne permet pas de lancer des affirmations péremptoires que vous faites.

90.  Milton | 23/09/2011 @ 12:14 Répondre à ce commentaire

Arnaud (#85),
Vous affirmez donc qu’une courbe de températures n’est pas significative pour mesurer… le réchauffement ! (alors qu’on nous rebat en permanence les oreilles avec l’augmentation de 0,8 degré en 150 ans qui serait catastrophique).
Il faut le mesurer avec quoi, le réchauffement ? des anémomètres ? des baromètres ? des tachymètres ? des compteurs Geiger ? des balances de pharmacie ?
L’étendue des glaciers ou de la banquise, dites-vous. Mais laquelle d’étendue ? Celle des glaciers qui diminuent ou celle des glaciers qui augmentent ? Celle de la banquise arctique, inférieure à la moyenne, ou celle de l’antarctique, supérieure à la moyenne ?
A l’heure où des prix Nobel de physique ne veulent plus entendre parler de ces histoires de réchauffement anthropique, des IGREF viennent les remplacer ! Nous vivons une époque formidable !
Mon neveu de 9 ans a une expression pour qualifier ceux qui tentent de lui bourrer le mou : « bouffon, va ! »

91.  Arnaud | 23/09/2011 @ 13:22 Répondre à ce commentaire

Marco33

Voilà comment en une phrase vous venez de vous discréditer.

Ce n’est pas un argument.

Milton

Relisez bien ce que j’ai écrit, je n’ai jamais dit que les températures n’étaient pas importantes.

L’étendue des glaciers ou de la banquise, dites-vous. Mais laquelle d’étendue ? Celle des glaciers qui diminuent ou celle des glaciers qui augmentent ? Celle de la banquise arctique, inférieure à la moyenne, ou celle de l’antarctique, supérieure à la moyenne ?

L’ensemble, il y aura toujours des exceptions, mais le bilan est globalement négatif. Pour la banquise antarctique, il semblerait que la tendance commence à s’inverser.

92.  Milton | 23/09/2011 @ 14:22 Répondre à ce commentaire

Arnaud (#88),
Décidemment, « il semble » bien que vous soyez le Georges Marchais du RCA:

L’ensemble, il y aura toujours des exceptions, mais le bilan est globalement négatif

Ah bon ? Vous avez de vrais chiffres précis ? De vraies études vraiment revues par de vrais scientifiques et non des rigolos de WWF ou de Greenpeace ? Ou c’est votre intime conviction comme dans :

il semblerait que la tendance commence à s’inverser

Comment vous mesurez une tendance ? Au doigt mouillé ? Sur quel laps de temps ? Quinze jours ? Trois semaines ?

Sans compter que question mauvaise foi, vous vous posez là.
Vous (#85):

il y a de nombreux facteurs à prendre en compte, les températures n’en sont qu’un des éléments

Moi (#87):

Vous affirmez donc qu’une courbe de températures n’est pas significative pour mesurer… le réchauffement !

Vous (#88):

je n’ai jamais dit que les températures n’étaient pas importantes

Vous comprenez la différence entre « significatif » et « important », ou il faut vous l’expliquer ?

En tout cas, vous manquez singulièrement de rigueur pour quelqu’un qui prétend avoir fait l’X. Ne serait-ce pas plutôt les cours par correspondance de l’école des cadres d’un parti idéologique que vous auriez faits ?
La tendance de mon neveu est d’insister : « Bouffon, va ! »

93.  miniTAX | 23/09/2011 @ 14:46 Répondre à ce commentaire

Je ne pense pas que la mauvaise foi soit de mon coté et mes études ont fait de moi un IGREF après l’X

Arnaud (#86), effectivement, la mauvaise foi suppose une certaine intelligence, donc ça ne s’applique pas dans ton cas. L’idiotie te qualifierait bien mieux. Comme qui dirait, il ne faut pas prêter à la malice ce qui n’est que de l’incompétence.

Et puisque qu’on en est dans les arguments d’autorité à 2 balles, du côté du « néant » des sceptiques, on trouve des centaines de scientifiques de premier rang dont 3 prix Nobels de sciences. Alors ton GIEC, avec ses auteurs de seconde zone et son patron millionnaire businessman auteur de roman olé-olé, il peut aller se rhabiller.

94.  MichelLN35 | 23/09/2011 @ 15:24 Répondre à ce commentaire

Nobody (#79),

Vous mentionnez :
Il y a aussi d’autres facteurs qui semblent influer comme les variations de rayonnement cosmiques dus à l’orbitographie du système solaire au sein de la galaxie (voir travaux de Nir Shaviv).

Il y a déjà eu une discussion ici sur ce sujet passionnant et tout à fait ignoré en France, à ma connaissance. J’ai trouvé sur le site de Nir Shaviv une discussion très éclairante, nécessaire pour comprendre la cosmoclimatologie de Nir et de Svensmark elle peut être trouvée à :
http://www.sciencebits.com/ice-ages

Qu’en pensez-vous, si vous avez quelque lumière en cosmo, ou quelque site français qui en parle ?
Merci d’avance

95.  Alpiniste | 23/09/2011 @ 15:42 Répondre à ce commentaire

Arnaud (#74),

Il n’y a que deux choses qui peuvent engendrer un réchauffement global, le soleil et l’augmentation de l’effet de serre. Tout le reste est dépendant de ces deux facteurs.

Arnaud (#85),

Et l’effet de la pression atmosphérique, vous en faites quoi ? Car vous n’êtes pas sans savoir que la t° diminue avec l’altitude, c’est à dire au fur et à mesure que la pression diminue et qu’il y a donc une relation étroite entre t° et pression atmosphérique.
Il serait bon de reprendre vos réflexions sans oublier de prendre en compte ce paramètre comme le fait le Giec.
C’est là qu’est la principale escroquerie.
La t° moyenne de 15°c qui serait prétendument de -18°c sans « effet de serre » (le calcul est faux, cf. G&T) résulte en fait principalement de la pression atmosphérique qui règne à la surface du globe. Autrement dit, il y a la « bonne quantité » de molécules gazeuses pour bénéficier de cette t° moyenne. Une quantité beaucoup plus importante et donc une atmosphère beaucoup plus dense (= pression atm. beaucoup plus élevée) et nous aurions beaucoup plus chaud (comme sur Vénus). Inversement, nous aurions beaucoup plus froid, mais on serait plus agressés le jour par le rayonnement solaire qui serait moins filtré (exactement comme en altitude). L’atmosphère est en fait un régulateur thermique qui atténue le rayonnement solaire la journée et empêche la t° de baisser trop vite la nuit. Sa composition chimique intervient assez peu.
Ce réglage pressiométrique (#1000 hpa) est à peu près idéal dans les régions tempérées des latitudes moyennes, il est excessif dans les zones équatoriales et tropicales sauf à être en altitude.
Le Giec ne dit pas si les molécules de carbone à l’état solide, liquide ou gazeux enfouies dans le sous-sol contribuent significativement à augmenter la pression atmosphérique quand elles se retrouvent à l’état gazeux dans l’atmosphère du fait de notre action.
Je ne le pense pas.

96.  Nobody | 23/09/2011 @ 16:34 Répondre à ce commentaire

Alpiniste (#93),

La t° moyenne de 15°c …/… résulte en fait principalement de la pression atmosphérique qui règne à la surface du globe.

Ca, c’est une affirmation tout aussi péremptoire et discutable que celles dont Arnaud parsème ces interventions.
Ce que tu dis reviens à dire qu’un hypothétique caillou de taille et de masse identique à la terre et disposant d’une atmosphère de même masse et même composition que celle de la terre, ET isolé dans le vide galactique (sans soleil pour réchauffer son sol) aurait une température au sol (et en basse troposphère) identique à celle de la terre…
Cela ne tiens évidement pas la route… la réalité c’est que le soleil chauffe le sol, et que le sol chauffe la troposphère (par conduction et convection, radiation et transfert de chaleur latente). Une augmentation de pression n’induit une augmentation de température que dans un volume fixe et figé. L’atmosphère n’étant pas confinée dans un volume fixe, ce n’est pas le cas.

il y a donc une relation étroite entre t° et pression atmosphérique.

Ça c’est correct (loi des gaz parfait)… cette relation relie aussi ces deux éléments un troisième élément: la densité.
… mais il ne faut pas prendre l’œuf pour la poule… 😉

L’atmosphère est en fait un régulateur thermique qui atténue le rayonnement solaire la journée et empêche la t° de baisser trop vite la nuit.

Correct, … et c’est justement du au transfert de chaleur entre le sol et l’atmosphère, au refroidissement de l’atmosphère par le haut (par radiation), à sa capacité calorifique, ou pour simplifier au flux de chaleur global entre la basse et la haute troposphère.

97.  Nobody | 23/09/2011 @ 16:36 Répondre à ce commentaire

MichelLN35 (#92),

http://www.sciencebits.com/ice-ages

C’est effectivement un site très instructif… et non, je ne connais pas de site francophones qui en parle… hélas…

98.  Marco33 | 23/09/2011 @ 17:08 Répondre à ce commentaire

Arnaud (#88), Ben si.
Ecrire que c’est le néant du côté des sceptiques démontre soit :

-Votre incompétence dans la capacité à lire et comprendre des informations laaaargement accessible à un soit disant X-men

-Une attitude sectaire dans le choix des publications scientifiques, conduisant au mensonge ou au déni de réalité.

Pour ma part, vous ayant « démasqué », inutile de vous convaincre avec des FAITS.
Je me contenterai de vous ridiculiser.

Au fait, inutile de se la jouer « je suis X ou y … », c’est niveau cours de récré. J’ai personnellement connu bon nombre d’X…..et on en appelait certains des « poliotechniciens »….
Heureusement qu’il y en avait d’autres (et de bons) pour ne pas désespérer des grandes écoles!!! Déjà que l’ENA est une magnifique école à pondre des incompétents dans le domaine économique!

99.  Alpiniste | 23/09/2011 @ 17:26 Répondre à ce commentaire

Nobody (#93),
Evidemment que la pression ne chauffe pas toute seule l’atmosphère et que c’est le soleil qui chauffe via les mécanismes que vous indiquez smile.
Je pensais que c’était suffisamment clair pour ne pas avoir à le préciser. Mais vous avez raison, ça va mieux en le disant.

Mais je persiste à dire que si la pression atmosphérique moyenne au niveau de la mer était par ex. de 850 hpa au lieu de 1015hpa, la température moyenne de la basse troposphère serait inférieure à ce qu’elle est.

100.  Nobody | 23/09/2011 @ 17:46 Répondre à ce commentaire

Alpiniste (#97),

Mais je persiste à dire que si la pression atmosphérique moyenne au niveau de la mer était par ex. de 850 hpa au lieu de 1015hpa, la température moyenne de la basse troposphère serait inférieure à ce qu’elle est.

Sans doute… mais pas à cause de la diminution de pression…
Si la pression moyenne au niveau de la mer était inférieure, cela voudrait dire que la masse atmosphérique serait inférieure, et donc aussi l’épaisseur de l’atmosphère et sa capacité calorifique. Cela entrainement nécessairement un flux moins intense, et donc une diminution de la température du sol et de la basse troposphère.

Pour comprendre, prenez un système simple ou la transmission de chaleur ne se fait que par conduction: un barreau de cuivre chauffé à un bout par une chaufferette et refroidit à l’autre par un bain thermique très conductif (la température de ce bout du barreau sera donc celle du bain thermique).
En supposant qu’il n’y a d’échanges de chaleur uniquement au contact de la chaufferette et du bain thermique, et que la section du barreau est constante, la température du bout chauffé par la chaufferette dépendra uniquement de la puissance de cette chaufferette ET de la longueur du barreau…

Pour l’atmosphère, c’est bien sur beaucoup plus compliqué, vu la multiplicité des modes d’échange de chaleur, mais il est clair que si vous diminuez la masse atmosphérique, l’intensité du flux de chaleur sera plus faible, l’effet de tampon calorifique diminuera, et donc la température du sol… et lycée de versaille…

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