Hors des pages Planète du Monde, il y a parfois des discordances …
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La pollution, c'est les autres
LA MAISON BRÛLE TOUJOURS
Ils s'étaient fait traiter de néocolonialistes par le G77, rassemblement de 130 pays en développement manipulés par la Chine. En cet hiver nordique, l'Europe était sortie de l'Histoire humiliée.
Nous voilà repartis pour une grand-messe qui va s'inquiéter à juste titre du réchauffement climatique. "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs", proclamait Jacques Chirac au Sommet de la Terre de Johannesburg en 2002.
Dix après, la maison brûle toujours, et nous regardons toujours ailleurs, à savoir notre nombril d'Européens. La paille que nous avons dans l'oeil ne nous permet pas d'apercevoir la poutre logée dans l'oeil des autres.
Le réchauffement, ce n'est plus notre affaire, ou plus vraiment.
Les apôtres de la décroissance devraient être heureux : notre déclassement et la chute du communisme nous ont fait sortir du club des grands pollueurs.
S'infliger des obligations de réduction de CO2
Qu'on ne se méprenne pas, nous sommes un écologiste sincère. A bord d'un aéronef au kérosène alors détaxé, nous avons franchi océans et continents pour observer les grizzlis aux abords de la rivière Yellowstone. Mais il convient de ne pas être naïf.
Les Européens sont désormais les seuls avec les Australiens à s'infliger des obligations de réduction de CO2 en vertu des accords de Kyoto, qui fixaient des contraintes aux seuls pays développés.
Ce protocole expire le 31 décembre, et la Russie, le Japon et le Canada ont prévenu qu'ils n'accepteraient pas de nouvelles réductions au-delà.
Les Européens continuent donc de jouer les vertueux, forts de leur agenda 2020, qui prévoit de réduire d'ici là de 20 % les émissions de gaz à effets de serre, de réaliser 20 % d'économies d'énergie et de produire 20 % d'énergies renouvelables.
Les initiatives citoyennes ne sont pas l'apanage des ONG environnementalistes : une pétition est en cours à Bruxelles pour demander la suspension du paquet énergie-climat adopté en 2009, en attendant un accord qui implique aussi les Etats-Unis, l'Inde et la Chine.
Le commissaire européen à l'énergie, l'Allemand Günther Öttinger défend l'agenda 2020, qui aide l'Europe à se moderniser, mais estime qu'"aller plus loin en faisant cavalier seul serait faux et dangereux".
François Hollande n'est-il pas allé un peu vite en besogne en proposant de réduire les émissions de CO2 de 40 % en 2030 et 60 % en 2 040 ?
A l'heure de la mondialisation, les Européens ont besoin d'une industrie compétitive – ce qui nécessite une énergie à un prix raisonnable si l'on ne veut pas tailler sans cesse dans les salaires – et d'une sécurité d'approvisionnement minimale.
Ils l'ont un peu oublié. L'Europe de l'énergie peut attendre : le traité de Lisbonne rappelle le droit de chaque pays à choisir son mix énergétique et ses sources d'approvisionnement.
Les Européens sont bien loin de l'esprit des fondateurs, quand Français et Allemands mirent en commun le charbon et l'acier, l'énergie et l'industrie high-tech de l'après-guerre.
Ils ont oublié les promesses du nucléaire et du traité Euratom, jugé à l'époque au moins aussi prometteur que le traité de Rome signé le même jour de mars 1957.
Observons les Polonais, dont les réflexes rappellent parfois la guerre froide : toujours inquiets du grand voisin russe, soucieux de rattrapper son retard économique. Varsovie veut une énergie bon marché et nationale. Telle une France qui n'aurait pas dévoyé le principe de précaution, la Pologne envisage la construction de deux réacteurs nucléaires et défend le gaz de schiste. "Grâce au gaz de schiste, d'ici dix à quinze ans, la Pologne a la possibilité de devenir une deuxième Norvège", s'est très vite réjoui le ministre des affaires étrangères polonais Radek Sokorski.
LE GAZ DE SCHISTE POLLUE LES NAPPES PHRÉATIQUES
La Pologne signe des licences avec les compagnies américaines, s'apprête à forer son sol, pourrait investir jusqu'à 12 milliards d'euros d'ici à la fin de la décennie et rêve déjà de découvrir l'équivalent de quatre siècles de consommation de pétrole.
Le gaz de schiste pollue les nappes phréatiques. Il en sera ainsi tant qu'on refusera d'approfondir les recherches et d'améliorer les technologies d'extraction.
Mais ce gaz préserve paradoxalement l'atmosphère lorsqu'il se substitue au charbon encore plus polluant, comme c'est le cas aux Etats-Unis.
Vous avez bien lu : l'Allemagne industrielle émet deux fois plus de dioxyde de carbone que la France, 40 % de plus par habitant. Cet écart va augmenter au fil des fermetures de centrales nucléaires, tandis que le coût de l'électricité s'envole outre-Rhin.
CETTE NON-EUROPE DE L'ÉNERGIE
Curieusement, les Allemands retrouvent le sens de l'Europe, lorsqu'il s'agit de les aider à acheminer l'électricité éolienne de la mer du Nord et de la mer Baltique vers la Bavière, qui a dû fermer ses réacteurs nucléaires après l'oukase d'ngela Merkel.
Pour couronner le tout, dans cette non-Europe de l'énergie, la Commission réclame sans cesse le respect des règles de concurrence.
A la recherche de projets européens concrets, François Hollande a mis en place à Matignon un groupe de travail pour préparer des propositions à l'occasion du 60eanniversaire du traité de l'Elysée en janvier 2013.
Tout est passé en revue : recherche fondamentale, stockage de l'électricité, harmonisation des aides publiques, adaptation des réseaux pour distribuer l'électricité soumise aux caprices du vent et du soleil, organisation des investissements pour éviter les pannes subies par la Californie au début du siècle.
Paris mise sur le soutien des industriels allemands, un peu inquiets de la politique de leur gouvernement. Bon courage Monsieur Hollande !
L'aboutissement de cinquante et un mois de travaux et d'un investissement de 500 millions d'euros, le plus important du groupe en France, mis à part l'EPR de Flamanville (Manche).
Seulement voilà : dès le premier jour, la centrale de Martigues est vouée à perdre de l'argent. Au moins à horizon visible. Car, depuis le lancement du projet, le marché européen de l'énergie a basculé et les centrales fonctionnant au gaz comme celle de Martigues ont perdu leur atout compétitif, au profit du charbon.
Une situation loin de la "transition énergétique" attendue, au sujet de laquelle la France ouvre jeudi 29 novembre un grand débat.
En récession, l'Europe utilise moins d'électricité, ce qui fait baisser les cours de cette énergie : sur le marché de gros allemand, ils sont tombés mardi à leur plus bas historique. Or, le gaz qui sert de matière première, lui, reste cher. Beaucoup trop.
CENTRALES À GAZ EUROPÉENNES AU RALENTI
Résultat : au lieu de fonctionner de 5 000 à 6 500 heures par an comme prévu, la plupart des centrales à gaz européennes ne sont plus mises en service que pour faire face aux pointes de consommation, 2 500 ou 3 000 heures par an. En Allemagne, E.ON a même annoncé son intention d'en fermer une, utilisée… 87 heures depuis le début de l'année !
A Martigues, la toute nouvelle installation ne tourne qu'un jour sur deux ou trois. Trop peu pour rentabiliser l'investissement. "C'est sur la durée qu'il faudra en juger, corrige-t-on chez EDF. Ce genre d'installation est conçu pour des dizaines d'années."
Les experts avaient pourtant prédit un âge d'or du gaz. Une énergie plus propre que d'autres et d'un bon rendement pour la production d'électricité. Le charbon semblait condamné à disparaître peu à peu. "On y a tous cru", reconnaît un patron du secteur.
Mais, en Europe, c'est un tout autre scénario qui se déroule. Cette année, la consommation de gaz devrait y tomber autour de 460 milliards de mètres cubes, son plus faible niveau depuis au moins douze ans, selon les prévisions de la Société générale.
En revanche, le charbon a le vent en poupe. Pour alimenter leurs centrales, les électriciens européens ont accru leurs importations de charbon américain de 85 % au premier semestre. En France, la consommation de charbon pour l'électricité a bondi de 79 % entre septembre 2011 et 2012.
PRIX EN BAISSE DES QUOTAS D'ÉMISSIONS DE CO2
"On a donc exactement le contraire de ce qui était souhaité, constate un professionnel. De vieilles centrales au charbon fonctionnent à plein parce qu'elles sont profitables, alors que des cycles combinés à gaz tout neufs sont à l'arrêt. Et le secteur électrique européen émet du CO2 comme jamais !" "Ridicule", alors que l'UNion européenne dépense des milliards d'euros pour soutenir les énergies vertes, peste-t-on chez Shell.
Que s'est-il passé ? Aux Etats-Unis, l'essor du gaz de schiste a fait chuter les cours du gaz. Du coup, les compagnies électriques américaines qui le pouvaient se sont tournées vers cette énergie au détriment du charbon.
Evolution inverse en Europe. Le prix auquel les compagnies achètent leur gaz y reste élevé, car il est indexé sur le pétrole dans le cadre de contrats à long terme. En revanche, le charbon, dont les Américains ne veulent plus, se déverse sur le Vieux Continent, et cet afflux a fait chuter la valeur de ce combustible. Dans le même temps, le prix des quotas d'émissions de CO2 a baissé. Bilan : entre le gaz et le charbon, le
rapport de forces s'est inversé depuis un an. Et l'écart ne cesse de se creuser.
"VAMPIRISATION DU GAZ"
Chez EDF, un homme le constate tous les jours : Merc Ribière. A Saint-Denis, il dirige l'équipe qui effectue en temps réel les arbitrages entre les différents moyens de production d'électricité en France. "Pour choisir, nous comparons avant tout le coût des combustibles utilisés, explique-t-il. Les barrages, l'éolien et le solaire sont prioritaires. Puis vient le nucléaire. Si cela ne suffit pas, nous faisons appel aux centrales à charbon, surtout celles situées près des ports d'importation. Le gaz ne vient qu'après."
Lundi 26 novembre, lors du pic de consommation journalier, le charbon a ainsi assuré 6 % de l'électricité consommée en France, contre moins de 0,5 % pour le gaz.
Au bout du compte, "il y a, en Europe, une vampirisation du gaz par le charbon", résume Thiérry Bros , spécialiste du sujet à la Société générale. Certaines centrales à gaz ferment, les autres marchent au ralenti. Et plus aucune nouvelle n'est construite. L'allemand E.ON vient ainsi d'annuler le projet qu'il envisageait à Hornaing (Nord).
Peu de chances que la donne change rapidement. "Pour que le gaz redevienne compétitif, il faudrait que le prix du charbon monte de 50 %, que celui du gaz baisse de 30 %, ou que le CO2 vaille quatre fois plus cher", calcule M. Bros. Loin de la transition écologique rêvée, l'Europe semble durablement revenue à l'âge du charbon.
Denis Cosnard
106 réponses à “Quand le chat est à Doha …”
Mais heureusement, notre président à mander notre héraut national, Nicolas Hulot, pour prêcher la bonne parole auprès des hérétiques de toutes sortes dans tout l’univers connu !
Nous coulons, soit, mais désormais, François-le-Grand à semé l’Espoir. C’est ça, la grandeur de la France, Monsieur. Oui, rien que ça.
Sniff (vous n’auriez pas un mouchoir, par hasard ?).
M.Shadok (#1)
Vaste programme à raison d’une heure pour convaincre chacun, il faut qu’il commence tout de suite, par les Chinois par exemple.
Bon débarras.
Paul Veyne (1983) : « Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ? »
L’Europe ne fait-elle pas de même, en se « racontant » une chimère (pseudo-scientifique – pléonasme…) à propos de CO2 anthropique, prétexte grâce à partir duquel, avec d’autres, elle a en vue une « gouvernance mondiale » orchestrée par l’Onu, avec pour finalité la redistribution des richesses ?
oups 😳
prétexte grâce à partir duquel —> prétexte
grâceà partir duquelJG2433 (#3),
IL ne reste plus qu’à espérer que dans 10 ou 20 ans, les Chinois et autres Brésiliens auront la même lubie de redistribution des richesses… en direction de l’Europe ruinée et sous-développée.
Abitbol (#5), Attendrons-nous patiemment ici cette éventualité ? Dés le début du texte, une phrase comme celle-là me donne moins envie de continuer la lecture :
Je m’inquiète à juste titre de la conclusion du-dit texte…
Cet article paraît étonnement bien fait, équilibré, objectif, documenté, sans parti pris, et laissant la réflexion ouverte.
Le Monde ne nous avait pas habitué à une telle méthode depuis longtemps.
Si ce style d’article pouvait faire école dans tous les domaines de la presse, je pense qu’elle commencerait à retrouver des couleurs.
Se déciderait on enfin à revenir à un journalisme mettant l’information au dessus de la pédagogie ?
Quand on continue à lire qu’à Doha il faut absolument un accord, même a minima, parce que, je cite :
« On se dirige vers +3° à +6°C d’ici 2100 au lieu des +2°C, seuil au-delà duquel le système climatique pourrait basculer »
On trouve cet article de M l’écologiste réaliste (ou devrait-on dire « sceptique » ???) effectivement un modèle de bon sens et de pondération.
Certes, le CO2 n’est PAS un polluant, mais à part ça tant de réalisme de la part d’un vert va t il suffire à commencer faire réfléchir nos dirigeants ?
Sans doute pas, tant que des hauts fonctionnaires « bien informés » voient dans les tsunamis les conséquences visibles du RCA (anecdote déjà citée).
La transition énergétique ? Pourquoi pas, mais qui dit transition ne dit pas passage direct et immédiat à l’objectif de point de sortie, soit 100% de « renouvelable » et à n’importe quel prix (pour les consommateurs).
Les gaz de schistes, exploités avec précaution, comme on dit en principe, devraient être « partie prenante » de cette transition, de même que l’EPR !
Mais non, finalement on préfère le bon vieux charbon, énergie qui a le grand avantage d’être à la fois du passé, du présent et de l’avenir, et pour longtemps encore.
M.Shadok (#1),
Si le Nulos veut une pompe à CO2, je lui prête.
« Pour que le gaz redevienne compétitif, il faudrait que le prix du charbon monte de 50 %, que celui du gaz baisse de 30 %, ou que le CO2 vaille quatre fois plus cher »
Surprenant il n’ont pas encore pensé a supprimer cette taxe ! peut etre 100€ la tonne en 2030
pastilleverte (#8),
Je vais surement me faire incendier sur ce site, mais je trouve l’intervention de Jean-Marc JANCOVICI très intéressante sur les différentes sources d’énergie.
Il apporte sur les gaz de schiste des infos que je ne connaissais pas.
à voir ICI
(suite) On peut sans doute lui reprocher une foi un peu aveugle dans les modèles climatiques.
Peut être pourrait il proposer de changer la « taxe sur le CO2 » en « taxe sur les énergies importées » dans le but de préserver l’indépendance de la France et les emplois et qui aurait l’avantage de ne pas trop taxer la biomasse issue de France pour ceux qui ont fait le choix de se chauffer au bois.
piloteman (#10),
Intéressant jusqu’au moment où il utilise les modèles du GIEC par rapport au charbon … Je verrai plus tard …
piloteman (#11),
On ne peut faire de taxes spécifiques sur les importations … UE/OMC oblige (égalité de traitement …)
Stockage de CO2 : en rade
http://www.lemonde.fr/planete/….._3244.html
piloteman (#10),
curieux, voilà un Monsieur qui a une vue synthétique des problèmes énergétiques, et qui est autiste sur le RCA,ce qui d’ailleurs ne change rien à ses conclusions sur notre accès à l’énergie.
Concernant sa coorélation du PIB avec la disponibilité de la ressource,il y a d’autres corrélations tout aussi intéressantes, reprises dans le dernier billet de H16
http://h16free.com/2012/12/07/…..population
Plutôt que de financer des éoliennes, le viagra devrait être rendu obligatoire, ainsi que la suppression de la contraception
de Rouvex (#6),
Vous trouvez ce texte si objectif, décidément ?
de Rouvex (#15),
J’allais le dire !
de Rouvex (#15),
le gaz de schiste présente un risque de pollution mais celui ci n’existe que si les tubages sont mal faits …
évidemment si on s’est contenté de regarder gasland …. ou de croire ceux qui l’avaient vu
yvesdemars (#17), Une centrale nucléaire pollue l’eau, l’air et la terre pour des milliers d’années… si elle explose ! Une météorite réduit à néant les espoirs de l’humanité… si elle s’écrase sur la terre… etc.
http://www.lefigaro.fr/environ…..etrole.php
Inquietante…
Ah ces pauvres qui n’utilisent pas les ampoule LED… 😉
piloteman (#10),
Bon, je suis allé au bout. Grande efficacité dans la présentation, certainement mais même en dehors des arguments s’appuyant sur le catastrophisme thermique ou pichuiliste, cela mérite d’être creusé … pour confirmation ou infirmation histoire de faire le tri, car tout n’est pas à jeter …
piloteman (#10),
D’accord également sur ses analyses concernant l’énergie (voir son site Manicore), à condition de ne pas trop le suivre concernant la séquestration du CO2 et sur le climat (ce qui finit par faire beaucoup !)
papijo (#21),
il a cette certitude suffisante de l’ingénieur,qui ne suppose pas la contestation.
Par contre, je suis effondré de l’attitude de nos « élites ».
Le Monsieur qui constate qu’une éolienne qui tourne ne fournit pas nécessairement du courant,et qui a sans doute signé des 2 mains pour en implanter! sidérant!
Et ce sont ces gens là qui à Doha ou autre part, prennent des décisions qui vont conditionner le bien être de la population.
On a ce que l’on mérite,et ceux qui gueulent dans la rue contre les banquiers sont des idiots .
joletaxi (#14), Jancovici est un drole d’animal…
Autant son analyse energetique est interessante, autant il demontre avec acuite le lien entre industrie nucleaire et l’alarmisme climatique. Ce n’est pas un hasard si le CEA est la coupole federatrice du GIEC en France…
D’ailleurs dans sa demonstration, l’argument climatique arrive comme un cheveu dans la soupe et il est tres convaincant quant a l’inutilite de l’eolien massif -dont l’intermittence diminuera la qualite du Kwh et donc son prix de vente-, le danger du biofuel et autres panneaux solaires chinois. Si quiconque climatosceptique avait prepare le meme expose sur le renouvelable, les boucliers verts se seraient leves instantanemment!
Le climat est le pretexte de la taxe carbone pour laquelle Jancovici roule, alors qu’au fond on choisit de ne pas savoir -pas de forages de gaz de schiste, dont on peut reduire l’impact grace aux forages horizontaux multi pads-, et de promouvoir des politiques europeennes vaseuses.
Janco et le climat, toujours aussi minable. Janco et son bilan energie, interessant.
AntonioSan (#23),
D’accord avec votre point de vue. Mais….
Ne pas oublier que selon ses propres déclarations rapportées dans le Monde, le livre de chevet de Janco sont les rapports du Club de Rome.
ça en dit très long sur la philosophie et les objectifs poursuivis par le bonhomme. C’est un fan de la décroissance à tout prix.
joletaxi (#22),
encore que si Goldmann Sachs a largement financé Obama en 2008 c’est qu’ils espéraient un « cap and trade » juteux pour eux …
« l’accord » obtenu par un coup de force ne sera pas respecté …
Si les USA et la Russie le dénoncent les autres trouveront là une bonne raison de se sentir déliés …
yvesdemars (#26),

Oui, tout ça c’est du
yvesdemars (#25),
Heu, 1 million de dollars de Goldmann sachs contre 2,4 milliards pour la seule course à la Maison-Blanche.
Largement financé, faut pas déconner..
http://www.lepoint.fr/presiden…..1/0/285456
un bon résumé du livre de Gerondeau » écologie la fin »
http://www.24hgold.com/francai…..lex+Korbel
Araucan (#20),
Bien d’accord, quel dommage que ce type si brillant soit aussi « carbocentrique » et utilise, même rarement dans cette intervention des phrases comme :
« le climat qui se dérègle » (quand a t il été « réglé » ?
« pour le retour à un climat stable » Heu ???
En revanche, tordant d’imaginer (il se contrôle assez bien) les réactions « profondes » du rapporteur écolo sur la nécessité absolue du nuke, l’augmentation du prix de l’électricité, l’absurdité du plan transport (en commun) du grand Paris ou l’ineptie des soutiens subventionnés au PV et à l’éolien ….
Après le fiasco de doha nous venons d’avoir sur A2 un plaidoyer vibrant de notre ami Hicolat Nulos défait. Je propose à tous les lecteurs de ce site d’envoyer un mail de protestation à: http://www.france2.fr/participez
Au moins ça soulage .
« »l’Europe retourne au charbon » »
N’est ce pas une preuve encore que les décideurs savent que le CO2 n’est pas le responsable des variations climatiques, contrairement a ce que doit croire le peule laborieux pour accepter de faire des sacrifices surtout financiers ?
Il y a quarante ans avec l’avènement de la robotique etc… ces mêmes décideurs du moins leurs parents juraient des promesses alléchantes, en cachant biensur leurs projets de délocalisation d’une partie des industries vers ou elles leurs rapporteraient d’avantage… Aujourd’hui ces mêmes nous jurent des prières alarmistes payez aux puits perdus, sinon vous allez griller et vos enfants vont mourir de faim, noyés par la montée des mers et océans etc. Bref c’est un enfer qu’ils promettent à nos jeunes si nous ne faisons rien pour sauver la jolie planète bleue, nous serons responsables de leurs longues agonies et de leurs morts… Y a pas naguère les décideurs représentants de dieu le père étaient plus cool quand leurs brebis s’égaraient… une confession un petit pater et c’était pardonné… Aujourd’hui même chier devient un péché pour la religion verte et la quête se fait au malus et à l’amende même et pas besoin de se confesser puisque les radars, les caméras … savent tout.
pastilleverte (#30),
On ne peut pas lui reprocher d’être « conforme » : disons qu’il a sa clef d’entrée et qu’il l’utilise.
Je me méfie un peu des démonstrations brillantes débitées sans respirer avec les indicateurs qui vont bien, même si sur certains points je suis OK.
Ex : il indique que le niveau de vie est fonction de l’efficacité énergétique. On pourrait en conclure qu’il suffit d’augmenter cette efficacité pour augmenter le niveau de vie. De fait, l’efficacité et le volume d’énergie consommé augmentent avec le niveau de vie, je veux bien mais c’est aussi parce que le niveau de vie permet d’aller à l’école, l’innovation et la diffusion d’innovations que l’efficacité énergétique s’est accrue …
Tout n’est pas aussi simple que quelques courbes avec les indicateurs qui vont bien : il y avait si je ne me trompe une courbe où PIB et consommation du pétrole se suivaient, mais ce ne sont pas deux variables indépendantes …
Araucan (#33),
Pour ma part, je me demande s'il ne faut pas comme souvent chercher
la femmel'argent. Si on regarde quels sont ses clients ici, on voit parmi les premiers: l'ADEME, la Mission Interministérielle Effet de Serre, l'Institut Français de l'Environnement, Véolia-Environnement, etc.. On voit mal ces gens là demander de l'aide à quelqu'un qui se vanterait d'être "négationiste" ! Quoi qu'il pense, pour survivre, il est obligé de s'afficher comme "réchauffiste".Par les temps qui courent, pour un indépendant comme lui, qui dispose d'argent à distribuer à un polytechnicien brillant mais sans connaissance réelle d'un métier de l'industrie, certainement pas Total ni les Charbonnages de France (s'ils existent encore), donc ne reste qu'à s'afficher "green-compatible" !
papijo (#34),
Un raté: je voulais barrer "la femme" dans le commentaire ci-dessus. Ca marchait dans l'aperçu, mais pas dans le rendu final !
(fait)
parousnik (#32),
C’est assez rare de lire un truc d’un tel niveau !
papijo (#34),
Quoi qu’il pense, pour survivre, il est obligé de s’afficher comme « réchauffiste ».
Mon postulat reste qu’il y croit vraiment, il est sincère. EdF gagne du pognon avec les énergie renouvelables (EnR), et même beaucoup ! Il pourrait très bien être consultant en EnR et il les conspue !
Araucan (#33),
il y avait si je ne me trompe une courbe où PIB et consommation du pétrole se suivaient, mais ce ne sont pas deux variables indépendantes …
Il croit que les économistes n’ont pas essayé de pondre des modèles qui expliquent la croissance par la consommation d’énergie. Bah si, et ça ne marche pas…
JG2433 (#3),
L’Europe ne fait-elle pas de même, en se “racontant” une chimère (pseudo-scientifique – pléonasme…) à propos de CO2 anthropique, prétexte grâce à partir duquel, avec d’autres, elle a en vue une “gouvernance mondiale” orchestrée par l’Onu, avec pour finalité la redistribution des richesses ?
Mais ils y croient !
Ils n’ont pas en tête un objectif sous-jacent, comme cette histoire du club de Rome qui aurait trouvé le RCA utile pour unir l’humanité. C’est une théorie du complot.
Les Grecs ont cru à leur mythes, à moitié comme l’explique Paul Veyne. Ils ont gardé des mythes ce qui était possible et rejeté les parties des histoires trop improbables.
Dans les rapports du GIEC, on lit que les prévisions des modèles climatiques prévoient 1 à 10° de réchauffement à terme. Il est clairement écrit que 10°, c’est trop, incroyable (mais pas écarté par les modèles pour des raisons physique). Alors ils font le tri, comme un Grec ancien. +10°, c’est des foutaises, mais +6°, oui, c’est possible, le modèle a à moitié raison et ils y croient (des scientifiques…).
Paul Veyne, est formidable.
Nicias (#38),
Chap 10 de l’AR4:
warming for a doubling of atmospheric carbon dioxide (CO2), or ‘equilibrium climate sensitivity’, is likely to lie in the range 2°C to 4.5°C, with a most likely value of about 3°C. Equilibrium climate sensitivity is very likely larger than 1.5°C. For fundamental physical reasons, as well as data limitations, values substantially higher than 4.5°C still cannot be excluded, but agreement with observations and proxy data is generally worse for those high values than for values in the 2°C to 4.5°C range
Plus de 4,5°, c’est une chimère, mais moins, c’est crédible alors on garde.
Un Grec faisait pareil avec ses mythes. Les centaures ? c’est pas sérieux mais Hercule (Hérakles) avait sans le moindre doute existé et probablement rencontré une peuplade de cavaliers… etc …
Nicias (#37),
Bien sur, il pourrait être consultant en énergies renouvelables, mais le marché des consultants dans le domaine est sacrément saturé ! D’autre part, bien sûr que EDF est un gros des énergies renouvelables, mais chez EDF, on est bien placé pour connaitre leurs faiblesses et savoir que la production nationale et le CA d’EDF sont et resteront basés sur le nucléaire + thermique + hydraulique. Ceci justifie d’entretenir un consultant comme lui pour dire ce qu’eux-mêmes n’ont pas le droit de dire, en raison de leur soumission aux pouvoirs en place.
Alors, y croit-il ou fait-il semblant ? Je n’en sais rien et je crois que tout le monde s’en moque !
Une chose avec laquelle je suis entièrement d’accord avec Jancovici est quand il dit que ce qui compte est le volume (de joules) dont nous disposons.
En ce qui me concerne je pense que l’énergie est la plus commune « des choses » de l’Univers au même titre que la matière (dans laquelle elle se cache) et que comme toute choses commune et banale elle devrait être (presque) gratuite!
C’est ce que pensait Nicolas Tesla en son temps.
L’énergie permet d’entretenir la vie tout simplement! Et elle est présente partout (même dans le vide physique).
Nous ne savons pas la capter c’est le problème.
Si nous avons une monnaie commune universelle c’est l’énergie. Elle se déplace d’un système qui en perd à un système qui en gagne en changeant de forme mais elle reste constante (en volume) depuis la naissance de l’Univers.
Quant au reste de sa présentation je pense qu’il parle pour ceux qui le paient.
Bernnard (#41), NON !
Ce qui compte, c’est la technologie, qui détermine le volume d’énergie disponible. Or vu que la technologie est impossible à prédire, parler de volume disponible, c’est une imbécilité.
Mais bon, c’est du Janco quoi, pour ne pas changer…
De manière générale, ceux qui persistent à soutenir que les ressources seraient une notion physique alors qu’il suffit d’ouvrir les yeux pour constater que ça relève purement de l’économique sont d’irrémédiables crétins.
Bernnard (#41),
Et elle est présente partout (même dans le vide physique).
———————————
Ah, là cela m’intéresse ; pourrais-tu nous en dire un peu plus sur l’énergie du vide ? Car pour moi l’énergie du vide des astrophysiciens n’est pas mieux que l’effet de serre des climatologues
miniTAX (#42),
Parce que pour vous l’économie est pas crétine? C’est une science exacte?
Mais je sais que si l’énergie est abondante il faut pouvoir la capter la stocker et l’acheminer! Nous n’en avons pas la technologie (c’est vrai). Parce que nous ne voulons pas nous en donner les moyens pour des fumeuses raisons de sécurité et de dangerosité. Principe de précaution oblige!
Absolument d’accord! mais est-ce une raison pour ne pas imaginer et développer des moyens technologiques de captation, stockage et d’acheminement de cette energie?
(Juste un exemple, mais j’insiste pas: Il existe une possibilité d’extraction des gaz de schiste par du CO2 super critique mais meme çà je vous fiche mon billet qu’on va dire que le CO2 va acidifier les nappes phréatiques!)
C’est bien pour cela que je dis que cette ressource devrait pourvoir être presque gratuite ( je sais que c’est utopique en économie!).
Ça ne change rien au fait que l’énergie est abondante.
miniTAX (#42),
A ce propos, « it’s worst than we thougt » dirait un climatologue ou un écologiste:
It’s Humongous: UK Shale Gas Deposit 50% Bigger Than Thought, 17 fois ce qu’il resterai en mer du nord !
miniTAX (#42),
illustré par ceci :
http://la-chronique-agora.com/…..0_LCA.html
the fritz (#43),
L’énergie du vide, serait responsable de « l’effet casimir » qui est une force qui s’exerce dans le vide sur 2 miroirs parallèles non chargées électriquement. Elle est associée à la théorie quantique des champs.
Elle est très très faible mais compte tenue qu’elle est attribuée aux fluctuations quantiques du vide et que le vide est ce qu’il y a de plus important (en volume) dans l’univers ,elle est, pour celui qui saurait la capter théoriquement infinie.
Bien sur on en est très très loin!
Voir ici: mais ce n’est pas très facile à comprendre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Casimir
Voir aussi une conférence (qui date de 10ans) qui, peut être, est plus explicite. Mais voir cette conférence maintenant est instructif.
La physique le reconnait: elle n’est pas une science scellée où tout est définitivement connu (à la différence d’une autre « science).
Il y a encore, en physique, beaucoup à découvrir.
Bernnard (#47),
Un autre lien pour illustrer:
http://www.futura-sciences.com…..ide_34780/
Bernnard (#47),
dans l’univers ,elle est, pour celui qui saurait la capter théoriquement infinie.
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C’est encore mieux que la fusion froide !
the fritz (#49),
Oui mais la base de physique dans cette dernière est pour le moment pas comprise tandis que l’effet casimir est connu depuis longtemps. Son explication (la meilleure actuelle) de de dire qu’une energie est dans le vide. La fusion froide, si elle est une réalité attend une explication.
Je ne lie pas les 2 concepts je dis seulement qu’en physique il y a des « terra incognita » et de l’avenir!
Si toutefois,on ne barre pas les recherches par un principe de précaution.