Terre de moulins à vent ….


Les hommes politiques ont une certaine tendance aux projets grandioses, même en Wallonie…

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D’après Di Antonio, ministre wallon des Travaux publics, son plan devrait créer environ 22 500 nouveaux emplois au total.

Son projet à lui, c’est le "petit éolien". Celui des ministres écologistes Henry et Nollet, c’est le "grand éolien". Le premier entend remplacer une partie des 60 000 poteaux d’éclairage existant le long du réseau autoroutier et des voies navigables de Wallonie par des poteaux "full options" (radios, caméras de surveillance, boucles de comptage, éclairage…) dotés de petites éoliennes. Le second propose l’implantation "réfléchie" de mâts éoliens sur l’ensemble du territoire wallon. Carlo Di Antonio (CDH) est le ministre wallon des Travaux publics. "A La Libre", il dévoile son plan.

Il y a tout juste un an, vous lanciez l’idée du petit éolien. Aujourd’hui, ce projet est-il réalisable et rentable ?

Oui, très clairement. L’étude et la carte des vents que nous avons réalisées le démontrent : sur les emplacements actuels des 60 000 poteaux d’éclairage (de 25 à 30 mètres), 40 % d’entre eux dépassent un niveau de vent moyen (en mètres par seconde) permettant d’avoir une éolienne rentable. Autrement dit, en dotant quelque 25 000 poteaux d’éclairage de petites éoliennes d’une puissance de 50 et de 100 kW, nous atteindrons l’objectif énergétique que la Wallonie s’est fixé en matière de renouvelable, soit 3800 GWh.

3800 GWh… d’ici 2020, n’est-ce pas ?

Alors notre problème, c’est précisément cette échéance de 2020. Si c’est pour 2020, on ne sait pas le faire avec des entreprises wallonnes. C’est trop rapide, il faudrait construire plusieurs milliers de poteaux multifonctionnels par an, nos industries n’en sont pas capables dans l’état actuel des choses. C’est pourquoi nous plaidons pour un plan plus étalé, genre vers 2025-2030, de façon à pouvoir le faire en développant une vraie filière industrielle wallonne. C’est cela qui fait toute la différence.

La différence avec le grand éolien, vous voulez dire ?

Exactement. Aujourd’hui, le seul emploi que l’on crée quand on fait une grande éolienne, c’est celui de l’ensemblier. Pour le reste, on ne construit rien physiquement. On entretient seulement un peu de sous-traitants, des entreprises pour la plupart allemandes. Donc en termes d’emplois, le grand éolien ne dégage pas grand-chose.

Alors que le petit éolien bien ?

Oui. Selon le pôle de compétitivité wallon avec lequel nous avons décidé de travailler, la fabrication d’une petite éolienne coûtera, selon sa puissance, entre 100 000 et 150 000 euros. Ce qui correspond à l’équivalent d’un nouvel emploi par petite éolienne par an. Le pôle d’entreprises en question se dit capable de produire 1000 à 1500 poteaux éoliens par an, soit environ 1500 nouveaux emplois par an pour arriver à un total de 22 500 emplois en 2025-2030.

A partir de quand ces emplois vont-ils être créés ?

Dès que les entreprises wallonnes auront répondu à l’appel à concessions que nous allons lancer dès janvier 2014. On peut donc déjà annoncer que les premiers poteaux multifonctionnels devraient être fabriqués et mis en place sur le réseau autoroutier vers les mois de mars-avril 2014.

Quels sont les sites les plus avantageux pour y installer ces poteaux éoliens ?

Les échangeurs autoroutiers précisément, celui de Daussoulx notamment. Ils constituent de véritables vitrines pour la Wallonie, ce qui nous permet d’attirer d’autres potentiels clients. Parce que notre ambition, c’est non seulement de subvenir à nos propres besoins (en bénéficiant du revenu pour la location de l’espace public et en achetant l’électricité au prix tel qu’il sort au moment de sa production, soit 40 euros plutôt que 140 euros du MWh) mais aussi d’envisager, à terme, la vente de ces petites éoliennes à la Flandre, à la Région bruxelloise et aux entreprises étrangères aussi.

Source

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87 réponses à “Terre de moulins à vent ….”

  1. Re-psitt …

    NB : 2020 c’est un objectif irréalisable dès le début mais qui permet de justifier de l’urgence pour ré-organiser les filières énergétiques.

  2. D’après Di Antonio, ministre wallon des Travaux publics, son plan devrait créer environ 22 500 nouveaux emplois au total.
    ————————————
    Bizarre de parler d’emplois pour introduire un texte sur l’énergie; le but de la manip ne serait-il pas simplement de faire travailler les gens ?
    Nous voulons de la bière et des jeux , c’est tout

  3. The Fritz (#2),

    Bizarre de parler d’emplois pour introduire un texte sur l’énergie

    Ce n’est pas nouveau!
    Les EnR sont réputées générer des emplois non? ➡

  4. Le journaliste ou le ministre commet une erreur de logique de base. Produire 1500 petites éoliennes correspond à 1500 emplois. Mais construire 1500 petites éoliennes par an ça ne fait pas 1500 nouveaux emplois par an, ça fait 1500 emplois la première année et toujours 1500 emplois la dernière année. Les emplois ne s’additionnent pas chaque année à ceux de l’année précédente ! On est gouverné, ou informé, par des crétins basiques.

  5. j’ai pas tout compris dans son projet. Que vont alimenter ces éoliennes? uniquement en local les radios, caméras de surveillance, boucles de comptage, éclairage…- 50 à 100 kW me parait beaucoup- ou vont elles être raccorder au réseau – au quel cas il a oublié le coût du raccordement.

    d’autre part, en 2020 ou 2025, à la fin du projet, il va créer 22500 chômeurs!

  6. Laurent Berthod (#5),

    En mai il y a les élections, les écologistes au pouvoir avec le parti de Di Antonio en Wallonie accumulent boulettes sur boulettes dans la gestion de l’énergie, le renouvelable coûte une fortune aux contribuables wallons, la facture d’électricité explose, avec les écomalus immatriculer et rouler en voiture sera bientôt réservé aux très riche. La colère populaire provoquée par le CDH et les écolos avec le plan des grandes zozoliennes et la catastrophe engendrée par leur gestion de la région fait peur à ces crétins, ils craignent pour leurs mandats grassement payés. Chacun y va de sa petite proposition pour sauver sa tartine .

  7. Oui Laurent, surtout à 150000€ l’emploi.
    22500*150000= 3,4 milliards d’€.

    1500 emplois cela ne fait « que » 225 millions pour produire sans doute trois fois rien. Le grand éolien est cher, le petit éolien est hors de prix.

    J’ai trouvé le budget du ministère de ce monsieur qui voit grand: 82 millions en 2012.

  8. jdrien (#7),

    Soit elles seront raccordée, soit si il n’y a pas de vent, tout tombe en rade. L’autre solution étant de coller un batterie ce qui n’est pas gratuit non plus.

  9. Encore une idée qui n’ira pas plus loin que… l’idée! Le plan éolien et sa cartographie promus par les verdâtres wallons a été laminé lors de la phase d’enquête publique (pour ce que j’en sait 30000 avis négatifs contre 500 positifs, nous éloignant sensiblement des résultat d’un sondage Ipsos publiés par Edora (http://www.lalibre.be/actu/bel…..12653578cb))
    Les sociétés qui ont fait le paris en belgique des énergies renouvelable, se cassent la figure les unes après les autres (Home Vision, Electrawinds)

  10. Juste pour rire: je n’ai aucun lien avec ce Di Antonio… 😛

  11. Oups !

    Un rapport australien bien documenté (page 25, les conclusions), montre que les éoliennes dont l’efficacité n’est pas supérieure à 32% (soit la quasi totalité en France) n’économisent pas de CO2.

    Pourquoi ? Parce que les centrales backup ne fonctionnant qu’en intermittence ont de taux d’émission supérieurs à celles qui fonctionnent en continu. Bref, les émissions supplémentaires des backup compensent largement les gains (supposés) de l’éolien …

    Mais on continue bravement à ériger, à grands frais, des milliers de moulins à vent au nom du CO2.
    Comprenne qui pourra.

    h/t Hockeyschtick

  12. L’argument clientéliste de « l’emploi » est d’autant plus débile que n’importe quel mongolien aurait compris inconsciemment que le but n’est pas de créer de l’emploi mais de la richesse (ce qui suppose d’abord de ne pas en détruire par des bouffonneries telles la prime à la casse ou la fermeture de centrales nucléaires parfaitement fonctionnelles).

    Sans quoi, ne s’agissant que de créer des emplois, autant interdire les tracteurs, ça créerait des millions d’emplois pour bécher dans les champs. Et tant qu’à faire, autant obliger à bécher la terre avec des cuillères, ça multiplierait d’autant les zemplois.

  13. 50 KW pour alimenter une caméra, ça fait de la grosse caméra…
    Et puis zut : 50 kW ça n’est pas « petit », c’est un rotor de 18 m.

    Enfin le but d’une éolienne n’est pas de produire des emplois mais du kWh de qualité bon marché…

    Ca sent le « grand bon en avant » à plein nez.
    Aux frais du contribuable belge.

  14. Comme je l’ai indiqu’e sur le site de la libre qui traite de la même question d’éolienne: « Prennons nous à réver:
    Grandes éoliennes -> petites éoliennes -> élection 2014 -> pas d’éolienne »…

  15. miniTAX (#14),

    Le rêvé de tout escrolo environnementeur binimenteur est de revenir à l’âge de la pierre taillée. Il est parfaitement documenté que chez les chasseur cueilleur du paléolithique il n’y avait pas de chômage.

  16. Laurent Berthod (#17),
    Ils devraient commencer par donner l’exemple ; il y a tout ce qu’ils veulent dans la nature : personne ne ramasse plus les pommes , les noix , il y a des champignons à foison , des sangliers et des lapins , du maïs tant qu’on en veut , du bois mort tout coupé : la vie de château , quoi ?

  17. Bob (#13),
    Allons allons, pas d’anti éolien primaire, vous savez bien « qu’on » nous annonce pour « bientôt » le Graal de l’éolienne qui utilise ses « heures creuses » pour extraire de l’H2, lequel va alimenter (« bientôt ») des piles à combustibles (géantes ?) qui produira de l’électricité quand le dieu Eole sera essoufflé.
    Et puis bonus, en sortie de PAC que de la vapeur d’eau, sot le GES le plus puissant smile

  18. pastilleverte (#20), Ouaip ! et tout ça à un coût imbattable.

    Pendant ce temps chez les zaméricains, ils continueront à s’électrifier avec du gaz de schiste et du charbon.
    Mais ils ne se rendront pas compte que ça va leur coûter très très cher car il y en aura de moins en moins !!!
    Ahahah ! c’est machiavélique !!!
    On est géniaux !

  19. Mais ils ne se rendront pas compte que ça va leur coûter très très cher car il y en aura de moins en moins !!!
    Ahahah ! c’est machiavélique !!!

    Murps (#22), effectivement, une des imbécilités répétées ad nauseam par les antis, c’est que le gaz de schiste est MAL parce que son prix est manipulé et qu’il n’est pas assez cher, donc que ça VA se casser la gueule (et ils le répètent sans vergogne depuis 10 ans, preuves qu’ils sont vaccinés de la honte).
    En clair, pour les escrolos, il faut préférer l’éolien cher mais qui va peut-être devenir rentable, au gaz de schiste bon marché mais qui va peut-être devenir non rentable. Pour eux, quand les pétroliers se mettent plein les fouilles avec un baril à 100$, c’est mal mais quand les vendeurs de gaz de schiste cassent les prix, c’est… pire. Pile ils gagnent, face tu perds.
    Tu m’étonnes qu’ils n’arrivent pas à faire marcher leurs idées de génie.

  20. L’Algérie s’est donnée le feu vert pour exploiter le gaz de schiste, de façon à compenser quand ce sera nécessaire l’épuisement de ses ressources en gaz nature !

  21. André (#24), les malheureux !!
    ils courent à leur perte : le gaz de schiste c’est pas rentable, polluant, et ça consomme de l’eau.
    On les aura prévenu…
    😆

  22. Murps (#25),
     » le gaz de schiste c’est pas rentable, polluant, et ça consomme de l’eau« .

    Au sujet de la consommation d’eau, je vous fait part d’une réflexion.
    Déjà, sur les 15 à 20 000 m3 d’eau en moyenne que nécessite la fracturation hydraulique d’un puits, environ la moitié sont récupérés, le reste stagnant dans les profondeurs.
    Mais, quand on brûle du gaz (ou des hydrocarbures en général), on produit du CO2, bien sûr, mais aussi de l’eau. C’est ainsi que la combustion d’1 kg de méthane produira plus de 2 kg d’eau…
    Il ne me semble donc pas impossible, qu’au final, un puits de gaz de schistes produise de l’eau plutôt que d’en consommer…

  23. André (#24),
    Cool, comme ça on continuera de leur en acheter.
    petite question, quel est le moins « nocif » de nos fournisseurs de gaz : La Russie de ce bon M P****, le Qatar, cet ami qui vous veut du bien (islamique de préférence) ou notre ex colonie/territoire ?

  24. François (#26),

    Il ne me semble donc pas impossible, qu’au final, un puits de gaz de schistes produise de l’eau plutôt que d’en consommer…

    Il ne faut pas oublier non plus que les centrales fonctionnant au gaz ont un meilleur rendement que celles fonctionnant au charbon ou au fioul (ou même au nucléaire), donc moins d’eau à évaporer dans les tours de refroidissement pour refroidir le condenseur.
    – Une centrale fioul / charbon: rendement 45%, pertes cheminées et divers: 10%, pertes condenseur: 45%, soit 1000 MW/GWél
    – une centrale gaz à cycle combiné: rendement 55%, pertes cheminée et divers: 10%, pertes condenseur: 35%, soit 636 MW/GWél

    Le passage au gaz permet donc de gagner 364 MW/GW électrique produit, ce qui correspond à une évaporation diminuée de 364 x 1,46 = 530 m3/h. Au bout d’un an (8000 h), une centrale gaz de 1 GW économise donc 4 245 800 m3 d’eau ! de quoi remplir beaucoup, beaucoup de piscines ou alimenter beaucoup de puits de fracking !

    Et si j’étais un « vrai écolo », je vous dirais aussi que le gaz diminue la pollution par les SOx, CO, COV, dioxines, NOx, particules, radioactivité … et j’en ai surement oublié ! Vive le fracking ! (c’est aussi en fait, la seule alternative crédible au nucléaire).

  25. papijo (#28),

    Un ami anglo saxon qui a participé à la conception de nouvelles centrales au charbon en Chine m’indique que leur rendement serait supérieur à celui des centrales au gaz…

  26. papijo (#28),
    Je suis d’accord avec vous à ceci près que l’eau qui s’évapore ne disparaît pas, il est donc abusif de parler de « consommation d’eau ». (Même si c’est ce qu’on dit dans le langage courant).
    Par contre, dans la combustion du gaz (ou d’hydrocarbures), on crée de l’eau. On peut donc parler ici de « production d’eau »…

  27. scaletrans (#29),
    Tout dépend. S’il s’agit d’une turbine à gaz « seule » (utilisées pour couvrir les pointes), alors le rendement est de 35 à 40%. Si la turbine à gaz est montée dans un « cycle combiné » (utilisé en base), le rendement est de 55 à près de 60% pour les plus récentes.
    NB: Dans un cycle combiné, on ajoute à l’échappement de la turbine (plus de 500°C) une chaudière de récupération qui produit de la vapeur qui fait tourner une 2ème turbine (à vapeur cette fois) pour produire un surplus d’électricité.

    François (#30),
    Je suis d’accord, pour un chimiste, l’eau ne disparaît pas, mais pour les agriculteurs à l’aval qui comptaient dessus pour arroser leurs champs, elle a bien disparu !

  28. papijo (#31),
    Je suis d’accord, pour un chimiste, l’eau ne disparaît pas, mais pour les agriculteurs à l’aval qui comptaient dessus pour arroser leurs champs, elle a bien disparu !

    Même pas! C’est un peu long à expliquer, mais je ne saurais trop vous conseiller le livre de Jean De Kervasdoué et Henri Voron « Pour en finir avec les histoires d’eau » qui remet sérieusement les pendules à l’heure sur la question… Et a le mérite de traiter de la « consommation », de la soit disant « pénurie » et des « économies d’eau » de façon argumentée et scientifique, avec des chiffres qui plus est, ce qui est rare.

  29. François (#26),
    et idem pour le transport aérien.
    1T de kérosène « brulé » émet 3,15T de CO2 et un bon paquet de H2O (mais je ne me souviens plus combien…), que des GEs quoi… smile

  30. chercheur (#34),

    Ce bouquin est disponible sur Amazon.fr au format Kindle pour seulement 13 €. A l’occasion des fêtes, le livre broché est en promotion à 19 € au lieu de 20 €.
    Vous le trouverez sur cette page.

    J’ai mis sur ce Dropcanvas, la Conclusion de l’Imposture hydrologique (et chutt ! … un autre bouquin complet au format PDF).

  31. Cdt TSM JCl Michel e.r. (#35),

    chutt !

    À voix basse 😉 , je vous dis merci pour cet « autre bouquin » dont j’ai téléchargé le fichier PDF proposé.

    P.S. : J’avais acheté en librairie, en octobre 2012, le livre de Jean De Kervasdoué et Henri Voron “Pour en finir avec les histoires d’eau”.
    Je n’hésite pas à le citer et d’en recommander/suggérer la lecture dès que l’occasion m’en est donnée.

  32. Et si j’étais un “vrai écolo”, je vous dirais aussi que le gaz diminue la pollution par les SOx, CO, COV, dioxines, NOx, particules, radioactivité … et j’en ai surement oublié ! Vive le fracking ! (c’est aussi en fait, la seule alternative crédible au nucléaire).

    papijo (#28), le gaz, comme tout hydrocarbure venant des profondeurs, contient de la radioactivité (radon & co), et à fortiori encore plus le gaz de schiste.

    Donc si on veut moins de radioactivité et de pollution, la meilleure énergie (autre que les gadgets qui produisent seulement quand la nature le veut bien), c’est paradoxalement… le nucléaire; à supposer que la radioactivité serait forcément mauvaise, ce qui n’est de loin pas le cas aux doses dont on est exposé.

  33. François (#32),

    … elle a bien disparu !

    Même pas! C’est un peu long à expliquer, mais …

    Pas besoin de faire de grandes recherches pour affirmer qu’une fois évaporée, elle n’existe plus là où elle était avant !

    Pour info, un extrait de l’arrêté du 18-09-2006 concernant la centrale de Golfech qui impose à EDF des restrictions dans le cas où cette « destruction »

    Chapitre III : Limites des prélèvements d’eau
    Article 5

    I. – Les volumes prélevés en Garonne ne peuvent excéder les valeurs maximales suivantes :

    – 238 millions m3 par an
    – 743 000 m3/jour
    – 9,8 m3/s

    II. – Le débit de la prise d’eau en Garonne sera restitué au milieu, à l’exception de la fraction évaporée ; cette fraction ne pourra en aucun cas excéder les valeurs maximales suivantes :

    – 45 millions m3 par an
    – 2,4 m3/s

    Le débit évaporé devra être intégralement compensé lorsque, du 1er juillet au 31 octobre de chaque année, le débit de la Garonne, mesuré à Lamagistère, sera inférieur à 85 m³/s. Cette compensation sera effectuée à partir du barrage de Lunax, situé en amont de la centrale et de la réserve de 10 millions de mètres cubes de cette retenue.
    Il est établi un règlement opérationnel des réserves de compensation des débits évaporés entre EDF, l’Etat et la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG). Ce règlement est approuvé par le préfet coordonnateur du bassin Adour-Garonne.
    En situation d’étiage sévère, c’est-à-dire lorsque le débit de la Garonne est inférieur au seuil d’alerte renforcé de 49 m³/s, le préfet coordonnateur de bassin peut limiter la fraction évaporée.

    Tout cela pour souligner que les débits en jeu au stade de la production d’électricité vont très au-delà de ceux nécessaires au fracking qui effarouchent tant les écolos (au point que même nos chers fonctionnaires ont dû s’en préoccuper !), et que ces quantités évaporées n’existent plus dans la Garonne à l’aval de la centrale.

  34. miniTAX (#37),

    le gaz, comme tout hydrocarbure venant des profondeurs, contient de la radioactivité (radon & co), et à fortiori encore plus le gaz de schiste.

    Pour le radon, je veux bien ! Par contre, le gaz ne contient pas (ou très peu) de particules solides renfermant uranium, radium, etc. contrairement au charbon.

  35. papijo (#38),

    Pas besoin de faire de grandes recherches pour affirmer qu’une fois évaporée, elle n’existe plus là où elle était avant !

    Et si elle n’était pas évaporée, elle coulerait vers la mer… Pourquoi manquerait elle davantage en aval si elle était évaporée ou si elle passait sous le nez de ceux qui y sont pour aller à la mer?

    C’est exactement comme le conseil général du Rhône (construit au confluent du Rhône et de la Saône) qui est très fier de « récupérer » 1000m3 d’eau de pluie par an (et donc, « d’économiser », disent ils, 1000m3 d’eau par an)… C’est ce qui passe chaque seconde sous leurs fenêtres pour partir dans la méditerranée. Où est « l’économie »? Où est la « consommation »? C’est pour cela (entre autre) que je vous disais que c’était un peu long à expliquer (et c e n’est qu’un petit exemple), sans forcément faire de grandes recherches…
    Cet exemple est sorti du bouquin dont je vous parlais.

  36. François (#40),

    Pourquoi manquerait elle davantage en aval si elle était évaporée ou si elle passait sous le nez de ceux qui y sont pour aller à la mer?

    Je ne vois pas où vous voulez en venir, mais pour le paysan qui voit ses récoltes dépérir parce qu’il n’y a plus d’eau dans la rivière, c’est clair qu’elle a disparu. Dans le midi, il y a énormément de cultures (maïs, arbres fruitiers, etc.) le long des rivières, et elles ne se sont développées que parce qu’il y a de l’eau pour arroser en été, pompée directement dans les cours d’eau ou dans une nappe qui communique avec ! Vous voudriez les arroser avec une eau évaporée ?

    Par contre, si j’utilise de l’eau de pluie récupérée pour alimenter la chasse d’eau des WC qui finira après traitement dans la rivière, au lieu d’eau puisée dans la même rivière, évidemment, il va couler toujours autant d’eau dans la rivière (c’est ce que je fais, mais uniquement pour économiser sur ma facture d’eau potable, et … sans l’avoir voulu, sur la facture d’assainissement qui lui est liée. Merci à ceux qui paient ma part !)

  37. papijo (#41),
    Je veux en venir au fait que l’eau qui s’est évaporée ne manquera pas à votre paysan tant qu’il y aura de l’eau de la rivière qui se jettera dans la mer…
    Et les grandes rivières et fleuves de France rejettent de l’eau à la mer toute l’année…
    Bref, cette eau évaporée ne manque pas plus à votre paysan que l’eau qui passe sous son nez et qui va à la mer sans être utilisée. Parler de « consommation » n’est pas plus pertinent dans le premier cas que dans le second. Le livre « pour en finir avec les histoires d’eau », explique aussi que l’eau a beaucoup de mal à changer de bassin (par évaporation). Dès lors, si l’on en croit ces deux auteurs, l’endroit où elle s’évapore n’a quasiment pas d’importance.

    Concernant l’exemple que vous donnez de Golfech, 45 millions de m3 évaporés par an représentent l’évaporation de 110 km2 de forêt sous nos latitudes. C’est vrai que quand on parle de millions de m3, cela impressionne, mais quand on voit que c’est ce qu’évapore un rectangle de forêt de 11km sur 10, cela relativise…

    Pour la dernière partie de votre remarque, en fait c’est bien plus simple. Si je n’utilise pas l’eau de pluie, elle va dans la rivière par ruissellement. C’est donc exactement la même chose (à l’exception du prix) de pomper l’eau de la rivière quand on le peut ou d’utiliser l’eau de pluie.

  38. François (#42),

    Je veux en venir au fait que l’eau qui s’est évaporée ne manquera pas à votre paysan tant qu’il y aura de l’eau de la rivière qui se jettera dans la mer…

    D’accord, tant qu’il y a de l’eau dans la rivière … Mais, ce que je dis, c’est que s’il y a de l’eau en été dans la Garonne (voir mon post #38), c’est uniquement parce qu’on en a limité la consommation, et parce qu’on a créé une réserve de secours ! Il serait impossible d’ajouter une 2ème grosse centrale de la taille de Golfech sur la Garonne (en fait il y a la centrale de Blaye, mais elle est sur la Gironde qui n’est pas prêt de manquer d’eau !).

    Quand j’étais gamin (le long d’un affluent de la Garonne), alors que l’irrigation était encore peu développée, on se baignait dans la rivière sans problème. Maintenant, vu le manque de débit et l’aspect de l’eau, … je n’y amènerais pas mes petits enfants ! Certaines ressources sont limitées … il faut faire avec !

  39. papijo (#43),

    Certaines ressources sont limitées…à certains endroits et à certains moments. En ce qui concerne l’eau, il ne faut pas oublier que l’homme a inventé le tuyau et la pompe. En France, on ne manque pas d’eau. Elle est au contraire très largement disponible.
    Ne pas vouloir payer pour avoir de l’eau est un choix personnel. qui n’a rien à voir avec sa disponibilité. Comme payer sa nourriture bio 50% plus cher, est aussi un choix personnel.
    Les écolos n’ont pas à imposer aux autres leur manière de vivre. C’est malheureusement ce qu’ils essayent de faire depuis de nombreuses années en imposant des normes qui n’ont aucune justification scientifique.

  40. chercheur (#44),

    Les écolos n’ont pas à imposer aux autres leur manière de vivre.

    Bien sûr, mais la vie en société impose aussi des contraintes. Si l’on veut que les agriculteurs de la vallée de la Garonne puissent continuer à produire avec les prix et rendements actuels, il faut limiter les prélèvements. Il ne s’

  41. papijo (#45),
    Il faudra que quelqu’un m’explique comment empêcher la validation en frôlant à peine une touche ! Je poursuis

    Il ne s’

    Il ne s’agit pas d’écologie (quoique), mais de gestion de ressources

  42. papijo (#46),

    J’aimerais être d’accord avec vous, mais sur ce sujet il s’agit simplement de mauvaise gestion de ressources.
    Mais il est certain que si on estime que la vie en société impose de ne pas utiliser les techniques disponibles pour permettre une consommation d’eau à volonté, vous avez raison.
    Les écolos ont décrété que l’eau était rare et ils mettent en place des systèmes pour faire croire qu’elle l’est réellement. Ceci est d’ailleurs valable pour de nombreux autres sujets.

  43. chercheur (#47),
    D’accord avec vous, ce qui est vrai pour le bassin de la Garonne ne l’est pas forcément ailleurs. mon but était de démontrer que des activités humaines peuvent modifier suffisamment le milieu ambiant, au point de contrecarrer d’autres activités, et qu’on ne peut pas se contenter du laissez-faire. La gestion de l’eau est un problème classique de gestion d’un bien rare.

    Ce qui importe, c’est de ne pas suivre aveuglément un credo, qu’il soit écolo ou anti-écolo, sans réfléchir un peu de temps en temps

  44. papijo (#48),

    Ce qui importe, c’est de ne pas suivre aveuglément un credo, qu’il soit écolo ou anti-écolo, sans réfléchir un peu de temps en temps

    Comment ne pas être d’accord avec vous? Mais puis-je vous faire remarquer que vous suivez aveuglement un crédo, en considérant l’eau comme un bien rare. Ce n’est pas scientifiquement pertinent. L’homme ne consomme qu’une infime partie de l’eau disponible sachant évidemment que cela ne veut pas dire qu’il puisse y avoir des problèmes ponctuellement, si on ne met pas en place les équipements nécessaires pour les résoudre.
    Par contre, ce n’est pas parce qu’un bien n’est pas rare qu’il ne doit pas être géré. Une eau à 2 euros le m3 est préférable à une eau à 4 euros.

  45. papijo (#43),
    Mais, ce que je dis, c’est que s’il y a de l’eau en été dans la Garonne (voir mon post #38), c’est uniquement parce qu’on en a limité la consommation,

    D’après votre post, on a limité le prélèvement par évaporation à 2,4m3/s… (le reste est rejeté dans la Garonne). Or, son débit est de 610m3/s…
    Vous ne me ferez pas croire que s’il y a encore de l’eau dans la Garonne, c’est parce qu’un règlement empêche de prélever plus de 2,4m3/s.
    Et à 2,4 m3/s par centrale, il faudrait en implanter 250 pour ne plus avoir d’eau…

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