Prévisions pour le cycle solaire 25

Après les rayons cosmiques sur le climat  parlons du soleil avec cet article tiré de WUWT smile

Source

Traduction : Scaletrans

James A. Marusek

  1. Introduction

Le Soleil est la source naturelle de chaleur et de lumière pour notre planète. Sans notre soleil, la Terre serait une planète froide et morte dérivant dans l’espace. Mais le Soleil n’est pas constant. Il change et ces changements subtils affectent le climat et la météorologie de la Terre.

À la fin du cycle 23, le nombre de taches se réduisit à un niveau qu’on avait pas vu depuis 1913. [Comparaison de la moyenne annuelle du nombre total de taches1]

On a observé ce qui suit durant le cycle 24 :

  1. Le nombre de taches sur l’ensemble du cycle a décru significativement de 50 % ou plus.
  1. Il y a eu moins d’éruptions et d’éjections de masse coronale (CME), qui provoquent des Solar Proton Events (SPE) et des tempêtes géomagnétiques sur Terre. Durant la transition débutant en juillet 2000, le Soleil produisit 6 explosions massives se succédant rapidement. Chacune de ces explosions produisit des solar proton events avec un flux de protons supérieur à 10 000 pfu @ >10 MeV. Cela eut lieu en juillet et novembre 2000, septembre 2001, deux en novembre 2001 et en dernier en octobre 2003. Et il n’y a rien eu de cette importance depuis.2
  1. Le champ magnétique du soleil a diminué significativement. L’Indice Magnétique Planétaire Moyen (indice Ap) est une mesure de l’intensité de l’activité magnétique solaire approchée via son influence sur le champ magnétique terrestre. Il est généralement considéré comme l’indicateur de l’activité magnétique solaire. Les mesures de l’indice Ap débutèrent en janvier 1932. Plus le Soleil est calme, plus l’indice Ap est petit. Durant les 822 mois séparant juillet 1932 et juin 2000, l’indice Ap n’est tombé à 4 que durant un mois. Mais durant les 186 mois entre juillet 2000 et décembre 2015, l’indice Ap mensuel est tombé à 4 ou en dessous en 15 occasions.3
  1. Le nombre de Rayons Cosmiques Galactiques (GCR) atteignant la Terre a augmenté. Les GCR sont des particules chargées de haute énergie qui proviennent de l’extérieur du système solaire. Ils sont produits lorsqu’une étoile a consommé son combustible nucléaire et explose en supernova. Le champ magnétique du Soleil module le flux de GCR sur la Terre. Les rayons cosmiques sont déviés par le champ magnétique interplanétaire intégré au vent solaire et ont par conséquent de la difficulté à atteindre le centre du système solaire. Les effets des vents solaires sont ressentis jusqu’à environ 200 UA du Soleil, constituant ce que l’on appelle l’Héliosphère. Lorsque le Soleil s’est calmé magnétiquement, l’Héliosphère s’est rétrécie et un plus grand nombre de particules ont pénétré dans l’atmosphère terrestre. Le champ magnétique interplanétaire du Soleil est tombé aux environs de 4 nanoteslas (nT) contre une valeur moyenne de 6 à 8 nT. La pression du vent solaire est descendue à un plus bas de 50 ans. La courbe du courant de l’héliosphère s’est aplatie. En 2009, l’intensité des rayons cosmiques a dépassé de 19 % ce que les satellites avaient mesuré depuis le début de leurs mesures il y a 50 ans.4
  1. En général, l’irradiance solaire totale varie d’environ 0,1 pour cent lors de cycles normaux. Mais cette variation n’est pas linéaire pour tout le spectre de rayonnement. Entre 2004 et 2007, on a observé que la baisse de rayonnement ultraviolet (dans la gamme de 400 nanomètres) était 4 à 6 fois plus importante que prévue, alors que la lumière visible (400-700 nanomètres) augmentait légèrement.5 C’est important car les UV solaires sont un moteur majeur de la chimie stratosphérique.
  1. La haute atmosphère terrestre s’est effondrée. La thermosphère s’étend de 90 à plus de 600 km d’altitude au-dessus de la surface terrestre. Durant le minimum solaire de 2008-2009, la thermosphère s’est contractée dans une mesure jamais observée, au moins dans les 43 dernières années. L’ampleur de l’effondrement était de deux à trois fois plus grande que ce que la faible activité solaire pouvait expliquer..6
  1. Les flux radio solaires durant le maximum du cycle ont diminué significativement. L’indice F10.7 est une mesure du flux radio solaire pour une fréquence de 10.7 cm, proche du pic de l’émission radio solaire observée. Au minimum du cycle on a mesuré le flux minimum de F10.7 depuis le début des enregistrements en février 1947.7
  1. On a observé que les nuages noctilucents (ou nuages nocturnes) apparaissaient à des latitudes plus faibles. Ces nuages se composent de cristaux de glace au sommet de la haute atmosphère ou mésosphère. Les nuages noctilucents (NLC) ont été observés pour la première fois en Europe à la fin du 19e siècle. À cette époque, il fallait aller bien au-delà de 50° de latitude pour les voir. Maintenant cependant, les NLC s’étendent. Ces dernières années on a pu en observer aussi bas que dans le Colorado ou l’Utah aux USA.

2 . Contexte – Cycles solaires

Les taches solaires sont des points sombres apparaissant à la surface du Soleil. Ils sont le lieu d’activité magnétique intense et de violentes explosions produisant des tempêtes solaires.

Le Soleil suit un cycle d’une durée approximative de 11 ans. Il démarre lors d’un minimum lorsqu’il y a très peu de taches et se développe jusqu’à un maximum lorsque des centaines de taches sont présentes à la surface pour revenir ensuite à un minimum solaire calme. On appelle cela un cycle solaire. Nous sommes actuellement dans le minimum solaire séparant le Cycle 24 du Cycle 25. Le premier cycle solaire scientifiquement documenté commença en mars 1755.

Figure 1. Image du Cycle solaire 23 depuis l’observatoire SOHO par Steele Hill (NASA GSFC)

Figure 2. Activité de taches solaires durant l’Holocène. Les zones bleues et rouges se rapportent respectivement aux grands minimas et maximas. La série entière s’étale sur deux panneaux pour une meilleure lisibilité. ref8

Le Soleil démontre une grande variabilité d’intensité entre les divers cycles. Certains cycles produisent un grand nombre de taches, d’autres un petit nombre. Lorsqu’un groupe de cycles se produit avec un grand nombre de taches, on appelle cela un Grand Maximum. Lorsqu’un groupe de cycles se produit avec un faible nombre de taches, on appelle cela un Grand Minimum. Usoskin détaille la reconstruction de l’activité solaire durant l’Holocène de 10 000 avant J.-C jusqu’à maintenant.8 Voir la Figure 2. Les zones rouges se rapportent aux états énergétiques Grand Maximum du Soleil. Les zones bleues se rapportent aux états calmes Grand Minimum du Soleil.

La reconstruction indique que le niveau général de l’activité solaire observée au milieu du 20e siècle se situe parmi les plus élevés des 10 000 dernières années. Le 20e siècle a connu un très fort Grand Maximum solaire. Généralement, ces Grands Maximas sont de courte durée, de l’ordre de 50 ans. La reconstruction révèle aussi des époques de Grands Minimas sans activité et de durée variable qui ont eu lieu durant ce laps de temps. Un Grand Minimum solaire est défini comme une période ou le nombre (lissé) de taches est inférieur à 15 au moins durant deux décennies consécutives. Le Soleil passe environ 17 pour cent du temps en état de Grand Minimum. Les exemples de Grands Minimas extrêmement calmes sont les Minimas de Maunder (1645-1715 environ) et de Spörer (1420-1570 environ).

Le Soleil a effectué un changement d’état. Il est passé d’un Grand Maximum Solaire, caractéristique du 20ième siècle à une période magnétiquement calme similaire au Minimum de Dalton.

3. Prévision détaillée

Je prévois que l’intensité du Cycle Solaire 25 sera plutôt similaire au Cycle 24. J’appuie cette prévision sur deux observations :

  1. Le profil des Cycles 22 à 25 est assez proche du profil historique des Cycles 3 à 6. Voir la Figure 3. Les Cycles 4 à 7 correspondent à une période connue sous le nom de Minimum de Dalton. Le Minimum de Dalton fut une époque avec très peu de taches, une série de cycles solaires faibles, mais pas assez faible pour être qualifié de Grand Minimum Solaire [Ndt. Contrairement aux minimas de Spörer et de Maunder].
  2. Les cycles solaires vont par paires. Un cycle solaire est en réalité un demi cycle. Il faut deux cycles solaires pour avoir un cycle complet. Dans un cycle solaire, la polarité magnétique se trouve au nord et passe au sud dans le suivant. Après deux cycles le Soleil revient à son point de départ initial. Ce sont ainsi les deux faces différentes de la même pièce. L’intensité de chaque demi cycle est approximativement égale.

A mon avis, la partie la plus intéressante du prochain cycle solaire est la période minimale de taches solaires plutôt que la période du maximum de taches car le minimum représente l’extrême, l’acteur fondamental qui annonce les événements climatiques. Lorsque j’ai comparé la prochaine période minimale de taches solaires avec la période correspondante du Minimum de Dalton (entre les cycles 5 et 6), j’ai fait les prévisions suivantes. La période minimale de taches à venir s’étendra de l’hiver 2016/2017 à l’hiver 2024/2025. Cette période est analogue à la même période du Minimum de Dalton de l’hiver 1806/07 à l’hiver 1814/15.

Je prévois que cette période minimale de taches à venir durera plus longtemps et sera plus prononcée que la dernière. Les changements durant ce minimum solaire seront plus prononcés que durant le précédent. Ces paramètres comprennent le nombre de taches, l’Indice Magnétique Moyen Planétaire (Indice Ap), les flux de Rayons Cosmiques Galactiques (GCR), le volume de l’héliosphère, la force du champ magnétique solaire interplanétaire, la pression du vent solaire, le flux de rayonnement UV, le volume de la thermosphère terrestre, le flux radio solaire par unité de fréquence à 10,7 cm de longueur d’onde et la latitude des observations de nuages noctilucents (NLC).

sunspots1

Figure 3 commentaires: Le graphique ci-dessus montre une moyenne mobile de trois mois des taches solaires depuis 1749. Les cycles des taches solaires ont varié de 106 à 168 mois et ont duré en moyenne 133 mois. La taille et l’ampleur des tremblements de terre et des activités volcaniques dans le monde ainsi que la faiblesse de l’énergie magnétique solaire émise par le Soleil alors que les SC24 et SC25 atteignent leur minimum auront probablement un impact négatif sur les températures mondiales au cours des 20 prochaines années. Remarquez comment chaque série progressive de comparaisons du cycle solaire SC3-SC22, SC4-SC23 et SC5-SC24 ont montré et montrent des taches solaires en déclin. Jusqu’à présent, la corrélation globale de la moyenne mobile de trois mois des taches solaires mensuelles pour SC3-SC5 par rapport à SC22-SC14 a été en moyenne de 85,94 %.

Les premiers scientifiques ont associé les cycles solaires les plus faibles qui se produisent lors de Grands Minimas Solaires tels que les Minimas de Wolf, Spörer et Maunder à des périodes de froid extrême, le Petit Âge Glaciaire.

Les théories selon lesquelles l’intensité des taches solaires sont en corrélation avec des changements du climat terrestre furent prédominantes dans les siècles passés. En 1801, le grand astronome William Herschel observait une corrélation entre les taches solaires et les récoltes de blé en Angleterre. Les périodes de taches minimales avaient un effet défavorable sur les périodes de croissance donnant des récoltes minimales.

En 1873 un climatologue germano-russe, Wladimir Peter Köppen, utilisant des données de température provenant de 403 stations de tout le globe concluait que les températures maximales observées sous les tropiques correspondaient aux minimas de taches solaires. En 1891, Henri F. Blanford publia une série de mesures de températures prises par le Professeur S.A. Hill avec le thermomètre solaire composé d’une ampoule noire et d’un thermomètre à vide ; pour les années 1875 à 1885 à Allahabad (25,4° de latitude) cela donnait une différence moyenne annuelle de température de 3,7 °C (6,6 °F) entre les minimas et maximas de taches solaires. En 1872, le météorologue et astronome écossais Charles Meldrum montra que les périodes minimales de taches correspondaient également à des périodes de précipitations minimales aux stations météo tropicales. Sir Norman Lockyer montra que c’était aussi le cas pour plusieurs stations météo de Ceylan et des Indes.9

Mais cette relation ne touche pas l’ensemble du globe de la même façon. Les recherches par Charles Chambers (1857), Frederick Chambers (1878), S.A. Hill (1879), E.D. Archibald (1879), and Henry F. Blanford (1879, 1880) ont donné des résultats intéressants. Dans les basses latitudes, la pression barométrique est plus élevée durant les périodes de minimas solaires. Mais aux latitudes intermédiaires, la pression barométrique est exactement à l’opposé : elle est plus élevée en hivers lors des maximas solaires. Et aux latitudes polaires, la pression barométrique est plus élevée en été durant les minimas solaires.9 De grandes tempêtes avec de forts vents ont lieu généralement lorsque des régions sous haute pression se heurtent à des régions sous faible pression.

En 1891, H.F. Blanford nota que durant les minimas solaires une plus petite portion de l’atmosphère tropicale est transférée vers les hautes latitudes dans l’hémisphère hivernal.47

Dans les zones tempérées la fréquence des taches semble corrélée avec l’approche d’hiver très froids. Dans les régions de moyenne latitude à Greenwich, Angleterre, Alexander B. MacDowall analysa les données pour la période d’octobre à mars pour les années 1841-1895. Le faible nombre de taches correspondait à une augmentation du nombre de jours avec un vent du nord froid.48 Le nombre de jours de gel [jours avec une température en dessous de 32 °F – 0 °C] à Londres était aussi corrélé avec des périodes minimales de taches.9 H. Helm Clayton en 1895 trouva une corrélation très similaire entre les jours de gel et les périodes de taches minimales à la fois à Paris, France et en Nouvelle Angleterre. Mais dans ce cas, il basait ses conclusions sur le cycle solaire complet de 22 ans plutôt que sur le demi cycle.55

Björn Halland-Hansen et le Dr Fridtjof Nansens trouvèrent une corrélation semblable à la Lighthouse sur l’île d’Ona, Norvège (Latitude 62,9° N). Ils comparèrent la température moyenne de l’air du 1er novembre au 30 avril pour les années 1875-1907 et montrèrent que les températures plus froides se produisaient généralement durant les périodes de taches minimales.56

Fréquemment l’analyse des données pour le lien entre climat et cycle solaire semblait être conflictuelle ou contradictoire. Je pense que c’était principalement dû aux données traitées par les mauvais filtres. Intrinsèquement le climat est un système chaotique. Je pense aussi que comme les périodes de faible nombre de taches se sont écourtées, particulièrement durant le Grand Maximum qui a caractérisé le 20e siècle, les tendances des observations devinrent moins prononcées.

Plusieurs anciens scientifiques y compris Sir (Joseph) Norman Lockyer (professeur de physique astronomique et fondateur du journal Nature), William James Stewart Lockyer, le professeur américain F. H. Bigelow, le Dr Major Labert Veeder M.D., le professeur américain C.J. Kullmer, le professeur norvégien Björn Helland-Hansen, le Dr Fridtjof Nansens (explorateur de l’Arctique) et d’autres, croyaient que les variations climatiques sur la Terre dues à des changements dans l’activité des taches solaires étaient principalement conduites par la circulation atmosphérique de la Terre plutôt que directement par le chauffage solaire direct.11

Les soutiens scientifiques expliquant ces corrélations manquaient de données dans les temps anciens. Ce n’est que récemment que les scientifiques ont pu mesurer les diverses et importantes données solaires, spatiales et terrestres et développer des théories pour expliquer cette corrélation. En 2016, j’ai écrit un article intitulé Little Ice Age Theory pour tenter de fournir ces détails et corrélations.12

Dans cet article, j’identifiais deux théories principales, la Théorie des Nuages et la Théorie des Vents. La Théorie des Nuages décrit un moteur climatique de long terme alors que la théorie des Vents décrit un moteur climatique de plus courte durée. Ces deux théories tournent autour de l’interaction du Soleil sur la formation des nuages terrestres. La théorie des nuages a trait à la possibilité des nuages de basse altitude d’altérer légèrement la température. La théorie des vents a trait à la possibilité des nuages de haute altitude l’altérer la circulation atmosphérique.

Je prévois que ce minimum solaire à venir produira une augmentation de la couverture nuageuse océanique et une baisse progressive des températures globales. La pause du réchauffement global ou hiatus continuera. (Selon les très précises données satellitaires de températures, les températures globales ont cessé de monter après 1998.13).

La théorie des nuages impacte le climat terrestre sur le long terme. Lorsque les Grands Minimas Solaires (Spörer et Maunder) se terminèrent, le froid extrême ne changea pas brusquement. Au contraire, le changement fut progressif, la Terre mit plusieurs décennies à se réchauffer. De même, lorsque le Grand Maximum Solaire qui caractérise la période chaude du 20e siècle se termina brusquement, la Terre n’a pas glissé du jour au lendemain dans un autre petit âge glaciaire. Cela est dû à la chaleur latente stockée dans les terres et les océans.

Durant l’hiver de l’Hémisphère Nord, un courant Jet Stream de type méridional attirera de l’air froid arctique profondément dans les régions de latitudes moyennes [30° et 60° N]. Cela produira des chutes de neige et des froids records. Le froid extrême peut geler rivières et lacs. Le Jet Stream méridional produira de très violentes tempêtes d’hiver et ces tempêtes auront une énergie explosive – des vents forts. À la fin de l’hiver, des grandes débâcles (Freshet) dues à la fonte de neige et glace peuvent se produire. Des hivers extrêmes peuvent raccourcir la saison de croissance des récoltes provoquant pénurie et famines.

Le terme historique freshet est utilisé pour décrire une débâcle de printemps provenant de la fonte de neige et glace dans les fleuves situés aux latitudes moyennes supérieures. Un freshet se produit généralement quand le sol est gelé ou lorsqu’il est si saturé d’eau par la fonte des neiges que toute humidité supplémentaire coulera en surface. A ce moment, si les chutes de neige hivernales ont été importantes et la fonte très rapide, ou si de fortes pluies tombent sur la zone, il peut se produire des inondations importantes. Lorsque la glace des fleuves et des lacs cède, la glace peut se précipiter dans le courant et s’accumuler en barrages. Lorsque cela se produit, les rivières en crue peuvent déborder en beaucoup d’endroits et causer de grandes destructions aux villes et aux champs.

Figure 4. Jet Stream dans l’Hémisphère Nord

Les deux Jet Stream (Polaire et Subtropical) sont liés entre eux. Lorsque le jet polaire passe d’une circulation zonale à une circulation méridionale, cela affectera aussi le jet subtropical qui tire l’humidité de l’équateur et affaiblira les alizés. Cela affectera les principaux cycles de crues de l’Hémisphère Nord comme celles du Nil et les moussons indiennes dont dépend une grande partie de l’alimentation mondiale. Ainsi alors que pénuries ou famines dans la cellule de Ferrel (30° à 60° N) sont causées par des saisons de croissance écourtées, freshets et météos erratiques, les famines de la Cellule de Hadley Nord (0° à 30° N) peuvent être causées par des crues majeures.

Les mêmes processus ont lieu dans l’Hémisphère Sud, mais la circulation atmosphérique terrestre n’est pas symétrique. Cela est dû à la répartition des terres émergées. De ce fait, durant l’hiver de l’Hémisphère Sud, le vortex polaire se situe généralement entre 50 et 65° de latitude sud, alors que dans l’Hémisphère Nord le vortex polaire se situe entre 30 et 50° de latitude nord. Par conséquent les cellules de Hadley et de Ferrel se situent à des latitudes différentes dans les deux hémisphères.

Dans les régions de moyenne latitude, je prévois que la période minimale de taches solaires précédant le cycle 25 sera responsable de :

  • Records de basses températures durant l’hiver
  • Chutes de neige record
  • Tempêtes d’hiver puissantes et énergétiques
  • Lacs et fleuves gelés
  • Grandes inondations de printemps (freshets)
  • Famines et pénuries induites par le climat en raison de saisons de croissance raccourcies, de freshets et de météos erratiques.

Dans les régions de basse latitude, je prévois que la période minimale de taches solaires précédant le cycle 25 sera responsable de :

  • Moins de précipitations, températures plus élevées et sécheresse
  • Famines et pénuries dues à la sécheresse.

Toute théorie météorologique décrivant le temps et le climat devrait être fondée sur une connaissance et une compréhension approfondie du passé. Pour cette raison, j’ai inclus dans le chapitre suivant une liste des événements météo qui documentent la période analogue du Minimum de Dalton. La période de minimum solaire de l’hiver 1806/07 à l’hiver 1814/15 devrait être similaire à la période de l’hiver 2016/17 à l’hiver 2024/25.

4. Période Analogue

Événements météo entre les hivers 1806/07 et 1814/15 pouvant être attribués à un Minimum Solaire Faible

Grande-Bretagne 1809 & 1810

Les minimas solaires extrêmes peuvent produire des records de froid, des chutes de neige exceptionnelles, de fortes tempêtes hivernales, des fleuves et lacs gelés et des crues de printemps (freshets) dans la cellule de Ferrel [30° à 60° N]. Quelques fois plusieurs éléments peuvent se combiner pour provoquer de grands désastres.

En janvier 1809, un froid extrême enveloppa l’Angleterre et le sol gela profondément. Ce fut suivi de plusieurs jours de fortes chutes de neige. L’accumulation de neige dépassait trois pieds (91cm) et “sans doute plus encore sur les hautes terres”. Puis autour du 24 janvier la température monta soudainement et de fortes pluies tombèrent sur tout le pays. Toute la neige fondit soudain et comme le sol était gelé, l’eau de pluie et de fonte des neiges provoquèrent une grande inondation (freshet). “Presque toutes les rivières du Royaume étaient sorties de leur lit et d’immenses étendues de terre étaient sous l’eau.”15

Avant la fonte des neiges beaucoup de toits étaient couverts de neige. La neige se comporte comme une éponge et absorbe la pluie. Le poids de la neige trempée de pluie fit s’effondrer un grand nombre de toits. “À Lambeth tous les rez-de-chaussée de centaines de maisons sont sous trois à quatre pieds d’eau, et dans toute la métropole et le voisinage peu de maisons ont échappé à la douche de haut en bas, à l’exception de celles dont les habitants ont pris la précaution de débarrasser leurs toits de la neige avant le début de la fonte.”14

“L’eau envahissant les caves, les boutiques et le rez-de-chaussée des bâtiments, les marchandises étant balayées ou rendues inutilisables, et les habitants devant se retirer à l’étage et approvisionnés en nourriture et combustible par les fenêtres depuis des barques et des charrettes. Le travail était interrompu, les rues étaient devenues des torrents entraînant toutes sortes de débris, les bâtiments devaient être abandonnés ou ils s’écroulaient, tuant ou blessant leurs occupants. Beaucoup de gens perdirent tous leurs biens et furent totalement ruinés.” “Se déplacer à pied était impossible et pouvait être dangereux en charrette ou en calèche.” “Dans la campagne, de vastes étendues étaient inondées, et le bétail fut noyé avant que leurs propriétaires puissent les emmener dans des endroits plus élevés. Les étables étaient inondées et les chariots, barrières, clôtures et meules de foin furent emportés. Les services de voiturage furent interrompus et la poste fut amenée par des chemins compliqués ; des charretiers ayant mal jugé de la profondeur de l’eau sur la route perdirent leurs chevaux et les fermiers eurent leurs récoltes détruites. Sur la rivière, le trafic était interrompu, des barges avaient coulé, les moulins s’arrêtèrent et les barrages furent endommagés. En beaucoup d’endroits ce fut la pire inondation depuis des décennies ou “de mémoire d’homme.’”14

Les rivières en crue ont débordé de toutes parts. Un des dangers lors d’un freshet provient de la glace des rivières gelées. Lorsque la glace cède elle suit le courant et peut créer des barrages. Cela se produit généralement dans une courbe de la rivière ou à cause d’autres obstacles comme les arches de ponts, les barrages [barrages destinés à élever le niveau de façon à créer une chute, pour un moulin par exemple]. Lors de cette inondation “À environ un mile avant Carlisle, le barrage qui détourne la Calder vers l’imprimerie Losh & Co déborda dans les terrains voisins… et balaya de grands arbres d’espèces diverses. La rivière ayant perdu son cours naturel, le nouveau produisit les ravages les plus affreux dans sa progression.”14Nombre de grandes villes ont des rivières. Les barrages de glace peuvent céder brusquement et envoyer un mur d’eau causant de grands dommages.

Ce freshet qui s’étendit largement sur toute l’Angleterre, mais à un degré moindre au Pays de Galles et en Écosse, détruisit aussi ou endommagea de nombreux ponts. Cette inondation effondra le pont de Wallingford sur la Tamise. Une partie du pont de Wheatley près d’Oxford sur la Tamise céda. Le pont entre Pangourne et Whitchurch fut sévèrement endommagé. Également les ponts de Fwyford sur la route de Londres à Reading furent brisés. Dans le Devon le pont de Feniton sur l’Otter céda. Dans le Devon encore, “l’arche centrale de l’Exe à Cowley-bridge est tombée et le pont de Bickleigh fut si endommagé qu’il rendit la route de Tiverton infranchissable”. Au Pays de Galles, le pont sur la rivière Usk fut entièrement balayé. Le pont d’Inchinnan sur la Black Cart Water près de Paisley s’effondra dans le flot.14

Le temps des récoltes de 1809 [juillet à octobre] fut excessivement humide. Une grande partie du froment souffrit du mildiou et de germination.16 Lors de l’hiver suivant une grande tempête toucha l’Angleterre en décembre. Une grande quantité de neige tomba dans l’intérieur du pays. On dit qu’il y avait des congères de neuf pieds à certains endroits dans l’est et dans la partie voisine du Northumberland.17 De janvier à mars 1810 les Midlands connurent des conditions de gel avec neige et glace dure touchant les jeunes pousses. Au mois de mai, ce furent les gelées nocturnes.15 En 1810, l’Angleterre importa plus d’un demi million de tonnes de froment, farine et autres céréales. “Mais sans ces importations, il y aurait eu un an de famine.”16

Fleuve Mississippi

En quatre ans de cette période de huit ans, le Mississippi aux États-Unis connu des crues majeures qu’on pourrait appeler de grandes crues. Ce fut en 1809, 1811, 1813 et 1815. La crue de 1815 était due à des débâcles de l’Ohio, du Mississippi supérieur, du Missouri, de la Cumberland et de la rivière Tenessee.18

Lors de la crue de 1813, le Mississipi déborda et inonda le pays jusqu’à 65 miles de distance, ce qui causa la mort de 22.000 têtes de bétail.19

La crue de 1809 inonda toutes les plantations près de Natchez (MI) et le flot détruisit les récoltes.18

Hiver 1806/07

L’hiver 1806/07 aux USA fut long et produisit des froids extrêmes, de fortes chutes de neige et plusieurs débâcles.

A Philadelphie, Pennsylvanie, la première gelée se produisit le 17 octobre 1806. Et il y eut de la neige épaisse du 4 au 12 décembre.20

Le 16 janvier 1807, une vague de froid extrême toucha la Nouvelle Angleterre. Ce jour là, les températures chutèrent jusqu’à – 13° F (- 24° C) à Cambridge, Mas. ; – 33° F (-36° C) à Hollowell dans le comté de Kennebec, Maine ; – 9° F (-22° C) à Portsmouth, New Hampshire ; -4° F (-20° C) à Boston, Mas. ; -12° F (-24° C) à Smithfield, Rhode Island ; -6° F (-21° C) à Hartford, Rhode Island ; – 15° F (- 26° C) à Warwick, Mas. Et – 10° F (-23° C) à Deerfield, Mas.21

Le 9 février 1807 une autre vague de froid fit tomber les températures à – 14° F (- 25° C) à Deerfield, Mas.  et à – 20° F (- 29° C) à Albany, Vermont.21

Une grande inondation toucha la Nouvelle Angleterre aux USA au début de février 1807. La débâcle fut provoquée par de fortes pluies qui firent fondre la neige et gonflèrent les rivières jusqu’à ce qu’elles débordent, emportant ponts et moulins, entrant dans les entrepôts et les magasins et causant de gros dégâts. La crue emporta plusieurs ponts à l’est de Portsmouth, NH. Elle arracha aussi un pont sur la Little River à Havervill, Mas. Le principal pont de Lawrence [reliant Andover et Methuen] fut détruit. D’autres ponts en aval de la Merrimack River furent détruits. Les ponts de Watertown et de Milford furent emportés. À Pawtucket, RH, le pont fut détruit en même temps que la fabrique de coton et quatre ou cinq autres bâtiments. Dans le Connecticut, le pont de pierre sur Swallow-Tail Brook fut détruit à East Chelsea. La rivière Shetucket monta de 18 à 20 pieds (5,5 à 6 mètres). À Norwich, Connecticut, les ponts Lord et Lathrop furent emportés. Les ponts Lovett, Geometry et Quarter furent endommagés. L’eau envahit les maisons, obligeant les habitants à sortir par les fenêtres et être évacués par bateaux. La glace qui descendait la rivière Deerfield dans le Massachussetts durant l’inondation de 1807 faisait 84 centimètres d’épaisseur et le sol était gelé jusqu’à une profondeur de 91 centimètres.22

Dans le Midwest et le Sud, le 7 février 1807 fut connu durant de nombreuses années comme le “Vendredi Froid” en raison des températures extrêmes atteintes ce jour-là.19,23 Dans le Kentucky, les températures descendirent de 33 °C en 12 heures. La violente tempête produisit 15 centimètres de neige et un froid glacial dans le Kentucky.24

Aux USA une énorme tempête de neige d’arrière-saison se déplaça de Tennessee Valley jusqu’au sud-est de la Pennsylvanie le 30 mars-1er avril 1807. A l’extrémité ouest à Vincennes, Indiana, il y tomba 28 centimètres de neige. L’épaisseur de neige lourde en Pennsylvanie atteignit 91 cm à Hunttingdon, 91 à 107 cm dans la Nittany Valley et 137 cm à Montrose. Dans le comté de Bradford, Pennsylvanie près de l’état de New York “la neige tomba continuellement durant trois jours pour atteindre entre 1,2 et 1,5 mètres d’épaisseur.” L’épaisseur fut de 137 centimètres à Utica, New York, 132 centimètres à Lunnenburg, Vermont, 152 centimètres à Danville, Vermont, 122 centimètres à Montpellier, Vermont et 107-122 cm à Norfolk, Connecticut.19,25

En avril, à la suite de la fonte rapide de cette neige, il y eu l’une des crues les plus remarquables de la rivière Susquehanna. Le dernier jour d’avril, il y eu une très forte débâcle de la rivière Connecticut. Il y eu une grande crue de la rivière Monogahela en mai, quarante pieds au-dessus du niveau normal à Brownsville, Pennsylvanie, qui causa de gros dégâts.19,21,26

Fêtes de la Glace

Au Canada durant l’hiver 1807/08, le lac Champlain d’une longueur de 190 km fut complètement gelé et on le traversait sur la glace. Le Saint-Laurent était complètement pris quelques lieues au-dessus de Québec et servait de route vers Montréal. Il gèle rarement après Québec ou dans le bassin car le lit se rétrécit à cet endroit et le courant est beaucoup plus fort, et parce que les marées montantes ont une telle force qu’elles maintiennent la glace flottante constamment en mouvement. Durant cet hiver il gela. Sur une distance de 13 km il y eut une immense plaque de glace aussi lisse qu’un miroir. Des milliers de personnes venaient dessus chaque jour. Des stands furent érigés sur la glace pour les distraire. Beaucoup de gens s’amusèrent à patiner sur la glace. D’autres conduisirent dessus des carrioles, [Une carriole est une petite voiture légère, une luge ou un traîneau tiré par un seul cheval.]. La glace était si épaisse que les chevaux pouvaient marcher dessus sans danger. Il y eut des courses de carrioles très rapides sur la glace. C’était une sorte de kermesse, une fête de la glace.27

En Angleterre, le 27 décembre 1813, il y eut un brouillard impénétrable qui s’étendait sur 80 km autour de Londres et dura huit jours. Ce brouillard s’accompagnait d’un gel sévère qui dura six semaines. Le 14 janvier 1814, une énorme chute de neige tomba si épaisse dans l’ouest au point d’empêcher les déplacements et la sévérité du froid intense fut notée de toutes parts en Angleterre. Et alors la Tamise gela profondément et devint le lieu de la dernière grande fête de la glace de Londres. Durant toute la semaine du 20 janvier, la Tamise sous le pont de Windsor, appelée Mill River avait totalement gelé et fut envahie de gens patinant. La glace avait la plus pittoresque apparence. La vue de Saint Paul et de la vieille ville, avec l’avant-plan blanc faisait un effet singulier ; en beaucoup d’endroits de gros blocs de glace soulevés faisaient penser au rude intérieur d’une carrière de pierres. Le 31 janvier, une fête de la glace prit corps. Le 3 février, de grands tableaux noirs annonçaient, “Un passage piétonnier sécurisé sur la rivière entre les rives”.

Il s’ensuivit que des milliers de gens commencèrent à marcher sur la glace et à aller du Pont de Londres au pont de Blackfriars, ce qui en fit une grande promenade ou mail. De nombreux stands, formés de couvertures et de voiles et ornés de banderoles et autres enseignes, furent installés en plein centre du fleuve. Une des tentes montrait un mouton rôtissant sur un feu ouvert. En outre “feux de cuisine et de fourneaux… brûlant et bouillant de toutes parts, et des animaux, du mouton au lapin et de l’oie à l’alouette tournaient sur nombre de stands.” Il y avait nombre d’autres activités. On profitait de jeux de quilles, luge, courses de taureaux ; des tentes estaminets étaient remplies de monde, et il y avait des feux ouverts entourés de gens buvant du rhum, des grogs et autres spiritueux. On y trouvait aussi du thé du café et des comestibles. Il y avait aussi de nombreux stands vendant des jouets, des livres et des colifichets marqués “Acheté sur la Tamise.” Huit ou dix presses à imprimer furent installées et de nombreuses pièces commémoratives de la ‘grande gelée’ furent imprimées sur la glace. Un bal y fut même tenu. Il fut installé sur une barge fermement prise dans la glace à une grande distance de la rive. Des milliers de personnes se rendirent au spectacle. Puis, autour du 5 février, la rivière commença à craquer et la dernière Grande Foire de Glace de Londres prit fin.17,19,28

Famine en Irlande

L’hiver 1813/14 fut très sévère en Grande-Bretagne. On s’en souvenait dans de nombreux lieux en  Angleterre comme de l’année de la “Grande Gelée”. “Dans tout le pays, les diligences devaient cesser de circuler, et dans beaucoup de cas, être abandonnées dans la neige, le courrier étant transporté par des gardes à cheval. Et même ce moyen s’avérait inefficace dans certaines localités, la neige atteignant 1,2 mètres dans les rues de grandes villes ; on peut présumer sans peine que ce fut un obstacle bien plus sérieux dans le pays”29. “L’hiver de 1813-1814 fut par la suite considéré comme ‘un des quatre ou cinq hivers les plus froids dans les enregistrements de température de ‘Central England’. L’hiver fut suffisamment froid au point que la Tamise fut gelée suffisamment fort pour que quelqu’un ose emmener un éléphant dessus sous le pont de Blackfriars.”28 Le 11 janvier on rapportait, “La quantité de neige tombée dans la partie supérieure du Hampshire et sur le Hind Head [Ndt Probablement un restaurant réputé du 15e siècle] est très grande, atteignant 4,5 mètres en certains endroits.”17 Le 13 janvier on rapportait qu’à Dublin, Irlande il y avait une épaisseur de neige peu commune et les rues apparaissaient hier quasi désertes.17 Dans le Nottinghamshire, Angleterre on rapportait qu’après un début de printemps sombre, humide et froid, le temps demeurait très froid avec de la neige et des gelées sévères jusqu’en mai, et que juin fut froid également.15 Comme en Angleterre, l’hiver fut très sévère en Irlande. La pénurie de nourriture fut durement ressentie par les pauvres irlandais en 1814, conséquence de l’échec de la récolte de pommes de terre.19 La pénurie de pommes de terre en Irlande en 1814 était due à la sévérité de l’hiver combinée à une saison de croissance écourtée.

Froid Extrême

Durant les 16e et 17e siècle, des savants européens inventèrent un système appelé thermomètre pour mesurer la température. Beaucoup de ces premiers thermomètres utilisaient de l’alcool ou du mercure. Les thermomètres étaient des tubes scellés contenant du liquide. Un bulbe en bas du tube contenait du liquide qui devait se dilater avec l’augmentation de la température. Ces premiers thermomètres utilisaient une variété d’échelles telles que Fahrenheit, Celsius et Réaumur entre autres. Le mercure est un métal lourd liquide de couleur blanc argenté. Son point de congélation est de – 38,83° C. Donc, en général, lorsque le mercure gèle dans le thermomètre, c’est l’indication de températures extrêmement basses.

“D’après les observations météorologiques recueillies à Moscou [Russie], il apparaît que le plus grand froid du dernier hiver survint dans la nuit du 11 janvier [1809]. Le Dr Rehmann ayant exposé du mercure à l’air libre dans une coupe, celui-ci gela si dur qu’on pouvait le couper avec des ciseaux et le limer. Le Comte Boutourline trouva que le mercure de trois de ses thermomètres était gelé et entièrement retiré dans le bulbe ; mais dans un autre thermomètre qui n’était pas gelé, entre 6 heures du matin et midi, il indiquait 35° en dessous du 0° Réaumur (- 46,8° C).”30

Vers la fin de mars 1809, le mercure gela à plusieurs reprises dans les thermomètres de Moscou et il y une grande chute de neige.19,31

Le mercure gela dur à Moscou le 13 janvier 1810. Durant une partie de janvier 1810, le froid fut si intense à Moscou que le mercure gela.19

Les thermomètres à alcool peuvent mesurer des températures plus basses que ceux utilisant le mercure. On utilise les thermomètres à éthanol de préférence au mercure pour les mesures météorologiques des températures minimales et ils peuvent être utilisés jusqu’à – 70° C.

En 1812/1813 l’armée française de Napoléon prit Moscou en flammes et désertée et fit ensuite retraite lors d’un des hivers russes les plus sévères. L’hiver enserra tôt toute l’Europe avec un froid sévère. La première neige tomba sur Moscou le 13 octobre. L’armée française commença à retraiter le 18 octobre et la ville fut totalement évacuée le 23 octobre. Sous des chutes de neiges permanentes l’armée française se retira à Smolensk. À partir du 7 novembre, un froid sévère envahit la région. Le 9 novembre, le thermomètre descendit à – 15 °C. Larrey [Dominique Jean Larrey, un chirurgien de l’armée de Napoléon] transportait un thermomètre [de Réaumur à alcool dilué] dans la boutonnière de sa tunique. [Il enregistra les températures durant la retraite française]. L’armée française séjourna à Smolensk du 14 au 17 novembre.

Comme ils quittaient Smolensk, Larrey observa que la température était descendue à – 26,3 °C. Le corps d’armée du Maréchal Ney [qui commandait l’arrière-garde durant la retraite] s’échappa [après avoir été décimée par l’armée russe] car durant la nuit du 18/19 novembre il traversa le Dniepr gelé. La nuit précédente un régiment russe vint avec son artillerie sur la glace de la rivière Dvina. Le 24 novembre comme les troupes de Napoléon approchaient la Bérézina le temps s’était réchauffé ; la rivière commença à fondre, et était infranchissable à cause de nombreux blocs de glace [et des ponts détruits durant le conflit]. L’armée française se trouvait sans voie de retraite alors que l’armée russe la pressait. Les 26-29 novembre, l’armée française construisit en hâte des ponts provisoires et les troupes passèrent de l’autre côté de la Bérézina. Immédiatement après, le froid revint avec une intensité renouvelée, le thermomètre descendit à -25 °C. Le 30 novembre, il continua à descendre à – 30 °C. Les 3 et 6 décembre à Molodechno (actuellement Maladzyechna, Biélorussie) le thermomètre indiquait – 37,5 °C. Alors que ce froid intense continuait, l’armée continuait sa retraite sur Vilan (maintenant Vilnius, Lituanie). Durant la nuit du 9 décembre à Vilan, la température descendit à – 40 °C. Les 11 et 12 décembre l’armée française traversa sur la glace de la rivière Niémen à Kovno (maintenant Kaunas, Lituanie) et amena les quelques rescapés en sécurité après la Vistule et l’Oder. L’armée française perdit plus de 400.000 hommes durant cette campagne et la majorité était due au froid extrême et au manque de préparation pour affronter un hiver sévère.19,32

A New Brunswick, Ontario à mi chemin entre Moose Factory et le Lac Supérieur, la plus basse température hivernale en 1814 fut -45,6 °C.33

M’Keevor écrivait durant son voyage à la Baie d’Hudson en 1812 que “durant la saison hivernale qui dure habituellement neuf mois, le thermomètre à alcool se tient généralement à [-] 50. Le mercure se transforme en masse solide… Le vin et même les alcools forts sont transformés en une masse de glace spongieuse ; même la ‘forêt vivante’ n’y échappe pas, la sève des arbres elle-même gèle, et en raison de l’expansion interne éclate à l’occasion avec un bruit énorme.”34

“Vendredi froid” Bombe cyclonique

Le “Vendredi Froid” du 19 janvier 1810 fut un événement fatal à cause des grands vents et de la soudaine et brutale chute de température, qui surprit beaucoup de gens non préparés. Dans la ville côtière de New England (Boston), Mas., la température descendit de 31,7 °C en moins de 24 heures. La ville côtière de Portsmouth, NH connu une chute de 30 °C. L’océan modère les températures et les régions de l’intérieur virent de plus grands extrêmes. Dans le Comté de Cheshire, NH, la température chuta de 35 °C en 12 heures. À Warren, NH, la température descendit de 6 à – 32 °C en 16 heures, une baisse de 38°. Plusieurs journaux annoncèrent que le mercure était descendu de 55° en moins de 24 heures, de 19 à -35 °C. Durant la journée de tempête les cieux rugissaient comme la mer lors d’un cyclone. Des milliers d’animaux de basse cour furent soufflés et on ne les revit jamais ; lapins, perdrix et corbeaux furent gelés dans les bois les plus épais ; le jeune bétail fut transformé en bloc de glace alors qu’il se blottissait en groupe dans les abris semi-ouverts. De grands chênes furent tordus par la force du vent comme des roseaux entre les mains de géants. Des granges étaient balayées et ruinées et les abris de construction plus légère étaient emmenées par la tempête comme des feuilles. Beaucoup de gens moururent gelés en voyageant sur les routes. Maisons, granges et un grand nombre d’arbres furent abattus ou mis en pièces. Des bateaux furent complètement démolis. De vieilles personnes moururent d’hypothermie dans leurs maisons. Il faisait si froid qu’on ne pouvait pas écrire même si la plume était près d’un feu.19,35,36,49,50

On peut décrire l’intensité de cette tempête par la détresse d’une famille. “Au matin du vendredi 19 janvier, M. Jeremiah Ellsworth de cette ville [Sanborton, NH], trouvant le froid très sévère, se réveilla environ une heure avant l’aurore. Il devait se passer peu de temps avant que qu’une partie de sa maison ne vole en éclat dans le vent. Craignant que l’ensemble de sa maison ne soit bientôt démoli et que les vies de sa famille ne soient en grand danger, Mme [Abigaïl] Ellsworth avec leur plus jeune enfant [little Mary] qu’elle avait habillée vint dans la cave, laissant les deux autres enfants au lit. [Sally et Alvah. Sally était la plus grande à 5 ans ½]. Son mari tentait d’aller chez le voisin le plus proche qui était au nord pour obtenir de l’aide ; mais le vent était si fort qu’il trouva cela impraticable. Il partit alors chez M. David Brown, la maison la plus proche dans une autre direction, à une distance de 400 mètres. Il l’atteignit au lever du soleil environ, ses pieds étant vraiment gelés, et si épuisé par le froid que M. et Mme Brown pensaient qu’il était trop hasardeux pour lui de retourner. Mais M. Brown vint avec son cheval et un traîneau le plus vite possible afin de sauver la femme et ses enfants d’une destruction imminente. Lorsqu’il arriva à la maison, il trouva Mme Ellworth et un enfant dans la cave, et les autres enfants au lit, et leurs vêtements ayant été emportés par le vent, on ne pouvait les habiller.”

M. Brown plaça un lit dans le traîneau et mit les trois enfants dessus, les couvrant avec les couvertures. Mme E. vint aussi dans le traîneau. Ils avaient parcouru à peine une trentaine de mètres que le traîneau fut retourné et les enfants, le lit et la couverture dispersés par le vent. Mme Ellsworth tint le cheval pendant que M. Brown récupérait les enfants et le lit, et les replaçait sur le traîneau. Elle décida alors de marcher, mais avant d’avoir atteint la maison des Brown, elle était si engourdie par le froid qu’elle tomba au sol, ne pouvant plus marcher. D’abord elle pensa qu’elle allait mourir, mais stimulée par l’espoir d’échapper, elle fit un effort supplémentaire en avançant sur ses mains et ses genoux, et atteignit son mari de cette façon, mais avec une apparence si altérée qu’il ne la reconnut pas tout d’abord. Son anxiété pour ses enfants le poussa par deux fois d’aller à leur secours, mais les demandes pressantes de sa femme qui pensait qu’il allait mourir et qu’elle ne lui survivrait pas longtemps l’en dissuadèrent. M. Brown ayant remis les enfants sur le traîneau pour la seconde fois n’avait parcouru que quelques mètres lorsque le traîneau fut retourné et mis en pièces et les enfants poussés à quelque distance.

Il les rattrapa à nouveau, les étala sur le lit et les couvrit et appela à l’aide, mais sans espoir. Sachant que les enfants pouvaient mourir bientôt dans cette situation et le cœur transpercé par leurs cris de détresse, il les enveloppa tous dans une couverture et tenta de les porter sur l’épaule ; mais il fut rapidement envoyé par terre et les enfants lui furent enlevés par la violence du vent. Trouvant impossible de les porter tous à la fois, il laissa la plus jeune [la petite Mary], celle qui était habillée, la posant à côté d’un gros rondin. Il tenta alors de porter les deux autres mais fut rapidement stoppé à nouveau. Il les reprit à nouveau, un sous chaque bras avec rien d’autre sur eux que leur chemise et tout en tombant à chaque pas, il arriva à sa maison après une absence de deux heures. Les enfants, bien que raides de gel, étaient en vie, mais expirèrent au bout de quelques minutes. Les mains et les pieds de M. Brown étaient rudement gelés et il était si frigorifié et épuisé qu’il était incapable de retourner pour l’enfant laissé derrière. Le vent continua sa rigueur, et aucun voisin ne fut appelé jusqu’en après midi, lorsqu’il y avait toutes les raisons de penser que l’enfant resté était mort. Vers le coucher du soleil, un médecin et quelques autres voisins arrivèrent et plusieurs d’entre eux partirent à la recherche de l’enfant qui fut découverte morte. Les vies des parents furent sauvées mais ils n’avaient plus d’enfants.”51

L’hiver de 1812/13

L’hiver de 1812/13 fut l’un des plus rudes jamais vus en Europe. En Angleterre, la Tamise gela de la source à la mer ; en France la Seine, en Allemagne le Rhin, le Danube, en Italie le Pô et le Guadalquivir au sud de l’Espagne furent recouverts de glace. La Baltique fut gelée loin au large, et le Skagerak et le Cattégat furent entièrement pris par les glaces. À Venise l’Adriatique gela comme la mer de Marmara, alors que l’Hellespont et les Dardanelles étaient bloqués par les glaces et l’archipel était infranchissable. En Italie, le Tibre était légèrement couvert et le détroit de Messine à l’extrémité est de la Sicile était couvert de glace. La neige tomba sur toute l’Afrique du Nord et de la glace dérivante apparu sur le Nil en Égypte. C’était l’hiver de la retraite de Russie lorsque 400 000 hommes périrent, de froid et de faim pour la plupart. Les hommes gelèrent à mort par bataillons entiers, et il ne resta aucun cheval, qu’il soit de cavalerie ou d’artillerie. Le mercure gela cet hiver là. 19

Sécheresse et famine au nord de la Cellule de Hadley

Selon la Théorie des vents, des variations de la production d’UV solaire affectera non seulement le Jet Stream polaire, généralement entre 30 et 60° de latitude dans l’Hémisphère Nord, mais également le Jet Stream subtropical entre 0 et 30° de latitude. Non seulement un soleil calme affaiblit le vortex polaire et amène le Jet Stream polaire vers un flux méridional mais joue un rôle similaire en altérant le Jet Stream subtropical qui amène l’humidité depuis l’équateur et affaiblit les alizés. Il affecte les principaux cycles d’inondation comme la crue du Nil et les moussons indiennes dont dépend le monde pour une grande partie de la nourriture. Donc regardons cette région sensible (0 à 30° de latitude N) durant les hivers 1806/07 et 1814/15 en commençant notre tour du monde par Hawaï

Maui, Archipel d’Hawaï – Latitude : 20,8° N

Absence de pluie entre octobre 1806 et avril 1807. Les autochtones ont souffert de la sécheresse et de la famine. Les plantes, y compris le taro – la nourriture de base des Hawaïens, se fanèrent et moururent. Les décès dus à la malnutrition et à la déshydratation furent nombreux.37

Mexique – Latitude : 20,6° N

Dans le centre et le centre- nord du Mexique, les étés 1808 et 1809 apportèrent peu de pluie. A la suite de la mauvaise récolte de 1808, l’été de 1809 n’apporta presque pas de pluie en août 1809, il était clair que le Mexique se trouvait confronté à des pénuries extrêmes. Début septembre, des rapports de Querétaro indiquaient qu’un tiers de la récolte de maïs était déjà perdu. Fin septembre, les deux tiers s’étaient étiolés. Il en résultat la famine de 1809 et 1810.38,39

Îles du Cap Vert – Latitude : 14,9° N

De 1809 à 1814, la sécheresse toucha Boa Vista, Maio et São Tiago dans les Iles du Cap Vert, forçant les habitants à fuir les îles.40

Îles de Canarie – Latitude : 28.3° N

En 1812, l’île de Ténériffe fut visitée par des nuées de sauterelles qui détruisirent complètement les cultures et les fruits de l’île ce qui fit que les habitants connurent la famine.41 [L’invasion de sauterelles est souvent déclenchée par la sécheresse.]

Nubie, Égypte – Latitude : 22.3° N

En 1812, nombreux décès dus à la famine et à la variole en Nubie.42

Pakistan et Inde – Latitude : 25,9° N

En 1812/13 il y eut famine dans une partie du Sindh (Pakistan) et dans d’autres districts voisins, en raison d’un manque de pluie. En 1812 il n’y eut pas de pluie. Au Käch et au Palanpur les pertes furent aggravées par les sauterelles, et au Kattywar cela fut suivi par une invasion de rats [invasions de rats et de sauterelles sont souvent déclenchées par la famine]. Le Gujarat connut principalement la pénurie due à l’envoi de grain vers les districts touchés par la famine, et Ahmedabad fut submergé d’immigrants souffrant de la faim. En Mahee Kanta la détresse fut causée par des perturbations internes alors qu’en Bharuch il n’y avait pas de déficit de pluie mais les récoltes, avant qu’elles soient moissonnées, furent entièrement dévorées par les sauterelles qui vinrent en très grand nombre et se répandirent à travers tout le pays. Ahmedabad perdit à peu près la moitié de sa population.19

[Maharaja Ranjit Singh était le chef de l’Empire Sikh qui dirigeait le nord-ouest du sous-continent indien dans la première moitié du 19e siècle. Le pays ne fut pas dépeuplé dans la région qu’il contrôlait car il fit ouvrir ses magasins et silos]43

Bombay, Inde – Latitude : 19,1° N

En 1810 il y eut une famine dans la province de Bombay (de nos jours Mumbai). Entre 2 et 8 % de la population périt. Dans un seul district 90 000 personnes moururent de faim. Le 20 juin 1810 il était rapporté qu’une forêt des Indes, de 37 km de large et 104 de long était en feu et brûlait depuis 5 semaines, causant la destruction de 50 villages.19 [Ceci étant indicatif les conditions de sécheresse prévalent à l’époque]. En 1811, il y eut une famine dans le Marvar et dans la péninsule à cause des faibles précipitations et de la pénurie.44

Agra, Inde – Latitude : 27.2° N

En 1813/14 il y eut une famine partielle dans le district d’Agra ; la récolte d’automne échoua et celle du printemps suivant fut médiocre. En 1813 la pluie fut tardive et insuffisante.100

Rayalaseema, Inde – Latitude: 13,6° N

En 1806 il y eut un manque de pluie général dans le Rayalaseema et ailleurs dans la province de Madras. La sécheresse résultante était si importante que le grain devint rare partout. Comme les pluies furent absentes durant la saison des semis de 1806, la pénurie s’aggrava début 1807, produisant une famine en 1806 et 1807. Dix à quinze pour cent du bétail utilisé en agriculture et environ 50% du bétail non utilisé dans les fermes périt par manque d’herbe.45

Chennai, Inde – Latitude : 13,6° N

De 1812 à 1814 il y eut pénurie dans la province de Madras [Actuellement Chennai], causée par la mauvaise saison 1811.19

Myanmar – Latitude : 21,9° N

Dans la Zone Sèche de Birmanie [actuellement Myanmar], l’année 1810 est répertoriée comme une année de grande famine. [La Zone Sèche est un territoire marginal qui couvre plus de 54.000 km², englobant 58 cantons, qui s’étend de la partie base de la région de Sagaing à la partie ouest et au centre de la région de Mandalay et la plupart de la région de Magway.]

Sécheresse et famines dans la cellule de Hadley sud

La Terre n’a pas une circulation atmosphérique symétrique. C’est dû à la distribution des terres émergées, particulièrement les chaînes de montagnes élevées. La cellule de Hadley de l’hémisphère Sud va de 0 à 50° de latitude S.

Australie – Latitude : 31,3° S

Entre 1809 et 1811 il y eu sécheresse dans la Nouvelle Galles du Sud, Australie. La sécheresse détruisit les récoltes de maïs et provoqua un grave manque d’eau. C’était si grave que des gangs urbains vidèrent les réservoirs d’eau. L’eau se vendait 3 dollars AU pour un seau plein. Entre 1812 et 1815, la sécheresse s’aggrava. Le rendement du froment baissa des deux tiers. Les pertes en bétail étaient énormes. La sécheresse était si extrême que les colons recherchèrent de nouveaux pâturages de l’autre côté de la chaîne des Blue Mountain après que des premiers explorateurs Gregory Blaxland, Willam Mawson et William Wenworth aient trouvé un passage à travers la montagne.19

Afrique du Sud – Latitude : 33,9° S

En 1807 il y eut une sécheresse inhabituelle au Cap de Bonne Espérance. A ce moment, le gouvernement s’assura de livraisons de riz provenant des Indes pour éviter la pénurie. Les années 1814 à 1824 furent des années de sécheresses dévastatrices.54

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  25. The Historical Society of Pennsylvania (1891), Pennsylvania Weather Records, 1644-1835, The Pennsylvania Magazine of History and Biography, Vol. 15, No. 1, University of Pennsylvania Press, Philadelphia, pp. 109-121.
  26. Hugh Gray (1809) Letters from Canada written during a residence there in the years 1806, 1807 and 1808; shewing the present state of Canada, Logman, Hurst, Rees, and Orme, London, pp. 255-260.
  27. Geri Walton, Winter of 1813-1814: the Great London Fog and Frost, https://www.geriwalton.com/winter-of-1813-1814-the-great-london-fog-and-frost/ [cited 28 January 2018].
  28. The Shamrock (1878) Great Snowstorm, Issue 21, December 1878, Dublin, Ireland.
  29. Belfast Monthly Magazine (1809), Foreign Literature, No. 16, Vol. 3, 30 November 1809, Belfast, Ireland, p. 389.
  30. Joseph Haydn and Benjamin Vincent (1861) A Dictionary of Dates Relating to all Ages and Nations, Royal Institution of Great Britain, Edward Moxon & Co., London, p. 172.
  31. Dr. A. Rose (1913) Napoleon’s Campaign in Russia anno 1812: Medico-Historical, published by Achilles Rose, New York, p. 80.
  32. George Ripley and Charles A. Dana (1868), The New American Cyclopædia: A Popular Dictionary of General Knowledge, Vol. 9, D. Appleton and Company, New York, p. 327.
  33. T. M’Keevor (1819) A Voyage to Hudson’s Bay during the Summer of 1812, Cambridge University Press, New York.
  34. The New England Historical Society, The Cold Friday of 1810, URL: http://www.newenglandhistoricalsociety.com/the-cold-friday-of-1810/ [cited 28 January 2018].
  35. John R. Eastman (1910) History of the Town of Andover, New Hampshire, 1751-1906, Rumford Printing Company, Concord, p. 44.
  36. U.S. National Institutes of Health, Health & Human Services, 1806-07: Famine Devastates the Hawaiian Islanders of Maui, URL: https://www.nlm.nih.gov/nativevoices/timeline/254.html [cited 28 January 2018].
  37. Texas State Historical Association, Mexican War of Independence, https://tshaonline.org/handbook/online/articles/qdmcg [cited 28 January 2018].
  38. John Tutino (1986) From Insurrection to Revolution in Mexico – Social Bases of Agrarian Violence 1750-1940, Princeton University Press, Princeton N.J.
  39. George E. Brooks (2006) Cabo Verde: Gulag of the South Atlantic: Racism, Fishing Prohibitions, and Famines, History in Africa, Vol. 33., pp 101-135.
  40. U.S. House of Representatives (1880) Relief for the Irish People, House of Representatives, 46th Congress, 2nd Session, Report 465, 10 March 1880.
  41. C.A. Spinage (2012), African Ecology: Benchmarks and Historical Perspectives, Springer-Verlag, New York, doi 10.1007/978-3-642-22872-8.
  42. Government of India (1883) Gazetteer of the Ferozpur District, p. 36.
  43. Government of India (1884), Gazetteer of the Bombay Presidency, Vol. 8 Chapter 4, Government Central Press, Bombay, pp. 194-195.
  44. Kanakalapati Pratap (2015) Famines And Agrarian Conditions In South India A Case Study Of Rayalaseema 1861-2001, Chapter 5, URL: http://shodhganga.inflibnet.ac.in/bitstream/10603/102958/12/13_chapter5.pdf [cited 28 January 2018], pp. 175-178.
  45. Government of Burma (1900) Gazetteer of Upper Burma and the Shan States, Part 1 Vol. 2 Chapter 15, Government Printing, Rangoon, pp. 431-432.
  46. Henry F. Blanford [1891] The Paradox of the Sun-Spot Cycle in Meteorology, Nature, Vol. 43, No. 1121, 23 April 1891, pp. 583-587.
  47. Alexander B. MacDowall [1895] Northerly Wind in Winter Season, Nature, Vol. 53, No. 1365, 26 December 1895, pp. 174-175.
  48. Hurd, Dwane Hamilton (1885) History of Merrimak and Balknap Counties, New Hampshire, p. 670.
  49. Sean Munger, Weekend on ice: New England’s “Cold Friday” of 1810, URL: https://seanmunger.com/2016/01/20/weekend-on-ice-new-englands-cold-friday-of-1810/ [cited 31 January 2018].
  50. New Hampshire Historical Society (1837) Collections of the New Hampshire Historical Society, Vol 5, Asa McFarland, Concord, pp 77-78.
  51. George McCall Theal (1900) Records of the Cape Colony from July 1806 to May 1809, Vol 6, The Government of Cape Colony, pp 364-366.
  52. George McCall Theal (1900) Records of the Cape Colony from May 1809 to March 1811, Vol 7, The Government of Cape Colony, p 188.
  53. Clive Alfred Spinage (2012) African Ecology: Benchmarks and Historical Perspectives, Springer Geography, New York, p 189, doi 10.1007/978-3-642-22872-8.
  54. H. Helm Clayton [1895] Eleven-year Sun-spot Period and its Multiples, Nature, Vol. 51, No. 1323, 7 March 1895, pp. 436-437.
  55. Björn Helland-Hansen and Dr. Fridtjof Nansen [1909] The Norwegian Sea: Its Physical Oceanography based on the Norwegian Researches 1900-1904, Report on Norwegian Fishery and Marine Investigations, Vol. 2, No. 2, Kristiania [now Oslo, Norway], pp. 212-217.

 

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1.  Bernnard | 22/02/2018 @ 8:13 Répondre à ce commentaire

Pop…

2.  Scaletrans | 22/02/2018 @ 10:42 Répondre à ce commentaire

Accessoirement, ce qui m’a ému est l’épisode de cette famille dont tous les enfants ont été gelés à mort en moins d’une heure. Il est vrai que -40° avec un vent à disloquer les habitations c’est l’enfer.

3.  patilleverte | 22/02/2018 @ 16:43 Répondre à ce commentaire

Et donc si ces prévisions se réalisent, on aura une preuve que tout ce qui arrive(ra) est dû au « Réchauffement Climatique » (Anthropique, mais cela va de soi).
J’ai bien tout compris ? smile

4.  Idrolix | 22/02/2018 @ 17:18 Répondre à ce commentaire

Bonjour

Merci pour cette traduction. Si je peux me permettre, ne sachant comment contacter l’auteur de la traduction directement, je souhaiterais proposer quelques améliorations.

Point 5 : Mettre un E final dans « 4 à 6 fois plus importante que prévuE »
Point 6 : remplacer par « L’ampleur de l’effondrement était de deux à trois fois plus grande que ce que la faible activité solaire pouvait expliquer. »
Point 7 : remplacer par « L’indice F10.7 est une mesure du flux radio solaire pour une fréquence de 10.7 cm, proche du pic de l’émission radio solaire observée. »
Point 8 : remplacer « altitude » par « latitude » dans « apparaissaient à des altitudes plus faibles »
Phrase suivante, remplacer « somment » par « sommet »
Dans le paragraphe ($) « Prévision détaillée », septième paragraphe après la figure, dans la phrase « Je pense que c’était principalement du aux données passées par les mauvais filtres. », ajouter un accent circonflexe sur « dû » et remplacer « passées » par « traitées » (en première lecture, je croyais qu’on parlait des données passées, antérieures, et la fin de phrase ne collait pas).
Dans le $ Grande Bretagne 1809 & 1810, premier $ début de 3ème ligne, mettre « Quelques fois … ».
Deuxième ^, enlever le T final dans « Ce fut suiviT … »
Dans le $ Hiver 1806/07, 5ème $, ligne 3, remplacer « un grand dommage » par « de gros dégats ».
Fêtes de la glace : Premier $, fin de ligne, remplacer « jubilé » par « kermesse ». 2ème $, dernière phrase, mettre « Un passage piétonnier sécurisé sur la rivière entre les rives ».
Froid extrême : Dans la phrase « température était descendue à – 26,3° C. Le corps du Maréchal Ney » , indiquer « Le corps d’armée du maréchal Ney »
“Vendredi froid” Bombe cyclonique. Ajouter EN dans « Les enfants, bien que raides de gel, étaient EN vie », ligne 6 avant fin $
Mexique – Latitude : 20,6° N. Remplacer LA par LE dans « en août 1809, il était clair que la Mexique se trouvait … »
Australie – Latitude : 31,3° S : Mettre au singulier « La Nouvelle Galles du Sud » dans « Entre 1809 et 1811 il y eu sécheresse dans les Nouvelles Galles du Sud, Australie. »
Dans « L’eau se vendait 3d pour un seau plein », indiquer « 3$ » ou « 3 AU$ ».
Ligne 4, ajouter un X dans « les colons recherchèrent de nouveauX pâturages ».

Désolé pour ce « message personnel » qui pourra être détruit dès que les modifications auront été faites, une fois qu’il n’aura plus d’utilité.
Merci encore pour la traduction de ce document

5.  Hug | 22/02/2018 @ 18:41 Répondre à ce commentaire

Pour ce qui concerne l’hiver 1812/13, voici une copie d’un bulletin de la grande armée napoléonienne sur les conditions météo subies par les grognards:

6.  Scaletrans | 22/02/2018 @ 18:53 Répondre à ce commentaire

Idrolix (#4),

Merci, nous avons été trop rapides… Je vais faire le nécessaire.

7.  Bernnard | 22/02/2018 @ 19:10 Répondre à ce commentaire

Idrolix (#4),
Merci de vos observations. Nous intervenons.

8.  Bernnard | 22/02/2018 @ 20:18 Répondre à ce commentaire

Idrolix (#4), corrections effectuées.

9.  Nicias | 22/02/2018 @ 21:04 Répondre à ce commentaire

Hug (#5),

La météo ne nous a pas toujours été défavorable :

Cas unique dans l’histoire de la capture de la flotte ennemie hollandaise à cheval sur la glace en 1795.

10.  Cdt Michel e.r. | 23/02/2018 @ 3:25 Répondre à ce commentaire

Idrolix (#4),

Bonjour Idrolix,

Vous avez trouvé quelques fautes, mais hélas, il y en a bien plus que cela.
Avec ma méthode, j’en ai trouvé tant qu’il serait fastidieux de les mentionner toutes.

À tous,

Je rappelle que j’ai commis un document « Écrire sans fautes évidentes », signalé ICI dans l’Aide technique.
J’y décris la méthode que j’utilise pour vérifier et corriger un texte, principalement quand je remarque quelques erreurs dans un document consulté (souvent trouvé sur le Web).

En quelques mots, je fais un « copier/coller » du document dans LibreOffice Writer avec le vérificateur d’orthographe activé. Comme j’ai installé l’excellente extension Grammalecte, non seulement les mots inconnus du dictionnaire sont soulignés d’un trait rouge ondulé, mais aussi les problèmes de grammaire et de typographie sont soulignés d’un trait ondulé bleu par Grammalecte.

L’adresse de ce Dropcanvas ne changera pas de sitôt, vu que je n’utilise pas plus de 20 Go sur les quelque 100 Go de mon abonnement.
http://dropcanvas.com/snxvg

N.B. : Copier un document HTML dans LibreOffice est tout particulièrement facile avec les versions récentes de Firefox/Waterfox en passant par le Reader (cliquer sur l’icône en forme de livre ouvert à droite dans la barre d’adresse). Il alors suffit d’un Ctrl+A et Ctrl+C dans Firefox et un Ctrl+V dans une fenêtre Nouveau document texte de LibreOffice Writer pour commencer la vérification.

Cordialement,

Le correcteur fou 😉

11.  Cdt Michel e.r. | 23/02/2018 @ 3:37 Répondre à ce commentaire

Nicias (#9),

La météo ne nous a pas toujours été défavorable

Ça dépend de quel côté on se place…
Allez dire ça aux Grognards de Napoléon pendant la retraite de Russie ou aux Allemands qui se battaient en Russie. Le Général Hiver a toujours eu le dernier mot 😉

12.  Cdt Michel e.r. | 23/02/2018 @ 7:36 Répondre à ce commentaire

Aux éditeurs,

Je suis un oiseau de nuit et je souffre d’insomnie.
Plutôt que de me retourner dans mon lit, j’ai corrigé l’article et mis le résultat de ce travail sur Dropcanvas
http://dropcanvas.com/hpilc
Vous y trouverez dans l’ordre :
– trois PDF et un document ODT dont les noms de fichiers commencent par un chiffre. Ce sont les différentes versions en cours de correction avec les modifications apparentes.
– les deux derniers aux formats PDF et ODT sont les versions finales telles qu’elles auraient pu être publiées.
Tout a été vérifié, sauf les noms propres et les parties en anglais. La mise en forme ne respecte pas tout à fait l’original mais le texte français est probablement correct, typographie comprise, à plus de 97,89 % 😉

Cordialement,

Jean-Claude

13.  Bernnard | 23/02/2018 @ 9:29 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#12),
Merci pour ces documents et du temps que vous avez passé. Je pense qu’il serait plus judicieux, et plus rapide, pour la correction d’avoir (en ce qui me concerne, car je n’ai que Word), le texte rédigé en noir et les corrections éventuelles à faire en rouge. Je pourrai ainsi faire un copier-coller sur l’article (en utilisant la fonction « rechercher ») de la partie à corriger, sans changer ce qui est exact. Je crains en effet de modifier la disposition de l’ensemble si je faisais un copier-coller de l’ensemble du texte.
Il est inévitable d’avoir des corrections à faire.

14.  Dioex | 23/02/2018 @ 22:45 Répondre à ce commentaire

Cette prévision est cohérente et intéressante.Mettre à l’honneur les scientifiques des siècles passés qui prenaient en compte l’activité solaire à sa juste valeur,contrairement aux imposteurs du GIEC, est un vrai bonheur.
C’est tellement faux et contre nature que d’affirmer que le soleil n’a pas d’effet climatique que le GIEC ne l’emportera jamais au paradis.

Il manque peut être dans ce rapport l’évolution du champ magnétique térrestre et le risque non négligeable d’éruptions solaires majeures. C’est en descente de cycle sur des cycles faibles que les éruptions solaires peuvent etre les plus puissantes.On en a eu un bel exemple en septembre 2017 avec 3 éruptions de classe X,l’ouragan Irma et les puissants séismes aux Mexique.Avec en toile de fond Neptune en opposition.

Jupiter et Saturne seront alignés du même coté pour le solstice d’hiver 2020,quand le soleil est aligné avec le centre de la galaxie.Une synchronisation étonnante entre le temps térrestre,solaire,cosmique et planétaire.

Il va falloir croiser les doigts plusieurs fois dans les années à venir, il y a plusieurs configurations ou il vaut mieux que la connexion entre les corps magnétisés ne se fasse pas et que la foudre des titans nous épargne.

Certains prévoient un maximum de séismes en 2020 et 2030, comme par hasard lors des conjonctions entre Jupiter et Saturne.

https://link.springer.com/article/10.1007/s11069-014-1571-z

Il suffit d’une tache solaire pour envoyer l’humanité au tapis, dans l’enfer radioactif des fusions de réacteur nucléaire en série dans le pire des cas.

Ce risque d’éruption solaire majeure qui augmente clairement est une part importante des prédictions du cycle 25.Et il y a à nouveau un rapport important avec le champ magnétique térrestre, une série d’éruption très puissante pourraient entraîner l’inversion des pôles magnétiques terrestres.

Un véritable scénario de fin du monde, l’humanité paralysée avec l’inversion des pôles magnétiques terrestres.C’est le pire des cas mais c’est loin d’être impossible.

Plus le champ est faible plus il peut etre facilement renverser par un événement électrique, le meilleur moyen d’inverser les pôles d’un aimant c’est un courant électrique.

Tout comme sur Terre ou il y des événements cycliques très puissant, il y a également des éruptions solaires qui arrivent tous les 100 ans ou les 1000 ans.Se baser sur la moyenne solaire est trompeur, il y aura moins de plasma solaire et d’irradiance solaire en moyenne mais en contrepartie il y a un plus fort risque d’évènement majeur.

Tout comme les séismes sur Terre, en minima solaire il sont moins fréquent en moyenne mais potentiellement plus puissant. En théorie la baisse du magnétisme solaire diminue la pression magnétique sur la croûte terrestre qui vibre moins fréquemment mais plus d’énergie s’accumule dans les failles et lorsque l’énergie se dégage c’est plus destructeur.C’est ce qu’explique Piers Corbyn dans cette article.

http://etat-du-monde-etat-d-et.....dici-4-ans

15.  Cdt Michel e.r. | 23/02/2018 @ 23:40 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#13),
Bonjour Bernnard,

J’ai lu ton message et je m’en occupe.

Je n’ai malheureusement pas conservé la version temporaire du fichier .odt (format natif de LO Writer) affichant les modifications, qui m’a servi a créé le document 3 previsions*.pdf.
J’ai essayé cet avant-midi plusieurs conversions PDF vers Word avec les programmes dont je dispose (Foxit PhantomPDF Standard, Nitro PDF Pro, etc.) sans grand succès.

Avant de tout refaire au départ du fichier 1 previsions*.odt, j’ai essayé le convertisseur en ligne PDF to DOCX, qui m’a donné un document exploitable avec les corrections apparentes sauf quelques-unes quasi illisibles, mais qu’il me sera assez facile de corriger… probablement cette longue nuit encore…

Prends patience, il n’y a pas le feu au lac…
Il serait intéressant que je sache quel version de Word tu utilises et quel est ton OS.

Je rappelle que même si mon site web est inactif depuis la mort de Rocky, on peut toujours me contacter via celui-ci.

Cordialement,
Jean-Claude

16.  Bernnard | 23/02/2018 @ 23:53 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#15),
Bonjour Cdt Michel e.r.
Merci de ta réponse
J’utilise Word 2007 et j’ai Windows 10 installé sur mon PC. Si tu as besoin d’autres précisions n’hésites pas à me les demander. Dés que possible, je ferai les corrections.. En ce moment, je ne suis qu’épisodiquement sur le PC.
Je prends patience
Cordialement
Bernard

17.  Cdt Michel e.r. | 24/02/2018 @ 3:57 Répondre à ce commentaire

Bernnard,

C’est fait.
Dans le dropcanvas j’ai remplacé le dernier document prevision…odt, devenu inutile, par la version corrigée au format Word .docx.
Voilà le lien direct pour le télécharger :
http://dropcanvas.com/hpilc/9

Comme demandé, les mots corrigés sont en rouge vif et j’ai supprimé les mots barrés des modifications précédentes. Il reste des traces en orange dues à la conversion par PDF To DOCX, que je n’ai pas supprimer.

« Le mieux étant l’ennemi du bien », j’ai préféré ne pas prendre de risque.
Pour la typographie, Grammalecte avait corrigé tous les signes doubles de ponctuation en insérant une espace insécable là où c’est prévu. Cela a été perdu lors de la conversion du PDF.
Ce que j’ai corrigé à la volée, c’est l’espace insécable avant les °C et °F (mais pas devant le ° des coordonnées géographiques), les espaces comme séparateurs de milliers et la virgule comme séparateur décimal.

La correction de l’article ne devrait pas poser de problème.

18.  Bernnard | 24/02/2018 @ 8:15 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#17),
Merci bien Cdt Michel e.r. je vais faire les corrections qui s’imposent.

19.  Dioex | 24/02/2018 @ 8:43 Répondre à ce commentaire

Un nouveau signe que la connexion Soleil /Terre et l’interface du champ magnétique est importante, la mission swarm qui étudie le champ magnétique terrestre est complétée d’un quatrième satellite qui va surveiller la météo spatiale.

https://earth.esa.int/web/guest/missions/esa-eo-missions/swarm/results-news/-/article/swarm-trio-becomes-a-quartet

Il y a beau avoir des soit disant consensus à 97%, les scientifiques surveillent les 3 % restant de plus en plus près.

20.  Dioex | 20/03/2018 @ 0:31 Répondre à ce commentaire

Ça c’est pas mal,made in GIEC:
« on vient de rendre compte que contrairement à tout ce qu’on a dit, finalement le soleil a un impact MAJEUR sur le climat.On va même introduire un scénario de minimum de Maunder pour la route »

https://www.geosci-model-dev.net/10/2247/2017/gmd-10-2247-2017.pdf

21.  Cdt Michel e.r. | 21/03/2018 @ 17:19 Répondre à ce commentaire

Dioex (#20),
Ils reconnaissent donc que leur (pseudo) science n’est pas si bien établie que ça, puisqu’il doivent tenir compte maintenant des variations de l’intensité du Soleil
Hé Hé !

22.  the fritz | 21/03/2018 @ 19:55 Répondre à ce commentaire

Dioex (#20),
merde alors ; c’est la double peine : on va avoir droit à plein de taxes , des éoliennes et des panneaux partout et le froid en plus

23.  Dioex | 21/03/2018 @ 22:52 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#21),

Parfaitement, même James Hansen raconte ce genre de chose maintenant:

« However, the solar variability is not negligible in comparison with the energy imbalance that drives global temperature change. Therefore, because of the combination of the strong 2016 El Niño and the phase of the solar cycle, it is plausible, if not likely, that the next 10 years of global temperature change will leave an impression of a ‘global warming hiatus »

Bienvenue dans un nouveau hiatus climatique de 10 ans qui ne sera pas un hiatus mais probablement un refroidissement.Ces 4 derniers mois ont vu le refroidissement planétaire le plus rapide depuis 1910.Février 2018 d’après la NOAA est le 11éme février le plus chaud,on a fait un bond de 10 ans en arrière après février 2016 le plus chaud et février 2017 le numéro 2.Moins 0.57 C selon la NOAA entre février 2016 et février 2018.

https://www.ncdc.noaa.gov/sotc/global/201802

En 2019 20 ans en arrière et 2020 30 ans en arrière, la décennie 2020 verra le temps des années 1950/60 revenir.C’est la prévision de David Dilley qui étudie les cycles de réchauffement/refroidissement naturels et j’ai tendance à être d’accord avec lui.

Les plus puissant cycles océaniques passent en phase négative, le soleil s’endort et les rayons cosmiques atteignent des records, le global warming a bien du souci à se faire.

L’age d’or des climatoréalistes vient de débuter en 2018, le taux de C02 pourrait tripler ou quadrupler ça n’y changerai rien.La dure réalité va frapper tout ceux qui nous ont craché dessus et les millions de moutons qui suivent la propagande sans réfléchir.Tout ceux qui croit qu’un pouième de l’atmosphère dirige le climat global.

Et la science naturelle du climat va grandir de jour en jour, nous donnant toujours plus d’arguments pour écraser les tenants de la théorie mononeurone.On va pouvoir suivre avec délectation la défaite de la fausse théorie confrontée à la réalité et le basculement scientifique qui va avec.

En gardant quand meme à l’esprit que si la religion du climat s’approche de la vérité avec l’etre humain en interaction directe, le nouvel ordre mondial pourra totalement s’imposer.Ceux qui placent déjà leur plan sur les cycles naturels dans l’ombre pourront diriger au grand jour.400 députés et sénateurs français servent déjà ce type d’intéret occulte, c’est loin d’etre négligeable.

Ce shift climatique et idéologique aura l’effet psychologique collectif des techniques de management anglosaxones,c’est bête et prévisible.Les moutons suivront mais à nouveau les réalistes et les sceptiques ne tomberont pas dans le panneau car on ne la leur fait pas 😉

Ni dans un sens ,ni dans l’autre

24.  Dioex | 21/03/2018 @ 23:07 Répondre à ce commentaire

the fritz (#22),
Avec un nouveau messie du climat, al gore étant une sorte d’antechrist.On a pas fini d’en baver vous avez raison.

25.  Jojobargeot | 22/03/2018 @ 8:11 Répondre à ce commentaire

Dioex (#20), Mais de quel droit le GIEC fait-il référence à autre chose que ce que son statut lui autorise? Il ne doit communiquer QUE sur les causes anthropiques, rien d’autre. Pendant 30 ans cette poubelle qu’est le GIEC détruit toute forme de débat et maintenant avec sa gueule enfarinée vient squatter un terrain qu’il a miné. Ce retournement de veste est inacceptable et à la place d’un khmer vert je m’y opposerais fermement. D’ailleurs je pense que c’est dans ce sens qu’faut gonfler l’information. Le GIEC ne doit pas douter de son statut, jamais.
Il s’est enfermé dans ses dogmes, qu’il y reste. Tout manquement est un aveu de faiblesse.

26.  Hug | 22/03/2018 @ 9:27 Répondre à ce commentaire

Dioex (#23),
Ne crions pas victoire trop vite. Il suffira d’une petite caniculette l’été prochain pour que les réchauffistes bombent à nouveau le torse et la météo actuelle sera vite oubliée. Le mois de mars 2013 avait aussi été assez corsé (grosses chutes de neige en normandie) et aussi l’hiver 2010 (puis décembre 2010). Ca n’a pas pour autant stoppé la farce politico-médiatique sur le climat. Il faudra une répétition d’hiver plutôt neigeux avec absence d’étés chauds ensuite pour que ça commence vraiment à sentir le roussi pour les réchauffistes.

27.  the fritz | 22/03/2018 @ 12:47 Répondre à ce commentaire

Hug (#26),

petite caniculette l’été prochain pour que les réchauffistes bombent à nouveau le torse

échangerait petite caniculette contre bombe réchauffiste

28.  Murps | 22/03/2018 @ 14:12 Répondre à ce commentaire

Hug (#26), DNFTT s’il vous plait.
😉

29.  Dioex | 22/03/2018 @ 14:46 Répondre à ce commentaire

Jojobargeot (#25),

Le retournement de veste (polaire) est le seul moyen de garder une once de crédibilité si la réalité s’éloigne de plus en plus des modèles prévisionnels.Le rapport sur l’objectif 1.5C de la fin d’année est attendu au tournant par nombre de scientifiques et par l’administration de la première puissance mondiale.Ils marchent sur des oeufs,ils ont intéret à bien ficeler tout ça sinon ils seront attaqués de toute part.Meme si ils sortent effectivement de leur prérogatives, le vent tourne et il va falloir s’adapter.La science a évolué et le « consensus » ne vaut plus rien.
Quand le directeur bientôt à la retraite du PIK,un des papes du climat dit que finalement il se sent plus comme un activiste climatique que comme un physicien,c’est qu’il y a un malaise. Ça démontre bien que la fausse science politisée ne peut pas tenir face au système climatique réel.
Ils ont voulu jouer avec le feu solaire en dénigrant le premier driver du climat c’est désormais leur problème majeur.

Hug (#26),

Oui c’est clair,on entend d’ailleurs souvent à la télé les météorologues dirent que ça n’a rien d’exceptionnel et montrer des images de canicules à l’autre bout du monde.L’info est toujours orientée,on ne montre pas l’armée intervenir en Russie ou en Angleterre pour faire face aux tempêtes de neige.Et si il y a l’interview d’un anglais il dit » c’est bien que mes enfants voient ça ils ne le reverront pas avant 50 ans…. »

Non juste l’année prochaine…..

Mais globalement la propagande va avoir de plus en plus de mal,ils sauteront sur toutes les occasions mais devant un refroidissement fort et durable ça va être compliqué.L’amplification climatique liée au champs polaires du soleil va renforcer la tendance à priori.

On verra bien en tout cas il se passe quelque chose

30.  micfa | 22/03/2018 @ 18:01 Répondre à ce commentaire

N’oublions pas que les nostradamus du climat ont la faculté de s’adapter aux aléas que le temps nous impose. L’an dernier, avec quelques hivers doux consécutifs, ils nous prévoyaient des hivers du même tonneau avec de moins en moins de neige dans les stations. Cette année, avec du froid et de la neige récurrente un peu partout, ils nous prévoient aussi des vagues de froid, et bien sûr des canicules en été qu’il ne faut surtout pas oublier. Bref, du froid et de la neige en hiver, de la chaleur en été, des sécheresses, des inondations, des tempêtes, des cyclones, etc , etc,…ah et aussi des giboulées en mars, mais c’est finalement le temps qu’il fait depuis des siècles!!! La seule différence c’est qu’il faut l’appeler : « changement climatique ».

31.  Dioex | 23/03/2018 @ 10:39 Répondre à ce commentaire

micfa (#30),

Les nostradamus du climat auront beau trouver toutes les pirouettes possibles, il y a un facteur imparable qui va réveiller les esprits: les prix alimentaires.Très mauvais de baisser les retraites ou d’enlever la 1/2 part du premier enfant quand les prix alimentaires vont monter de plus en plus,avec la facture énergétique qui va avec le froid.Et un facteur oublié dans les méandres de l’histoire qui fait d’énorme dégâts, les averses de grêle de la taille d’une balle de base ball.
On peut faire confiance aux français pour gober tout ce qu’on leur dit par contre pour gueuler face à la précarité y aura du monde.
On peut se projeter 2 à 3 ans dans le futur en regardant les courbes d’activité solaire, un grand minimum solaire est il juste une vue de l’esprit ou une réalité..

https://climexp.knmi.nl/getindices.cgi?WMO=PMODData/tsi&STATION=measured_total_solar_irradiance&TYPE=i&id=someone@somewhere

32.  the fritz | 23/03/2018 @ 14:03 Répondre à ce commentaire

Dioex (#29),

Quand le directeur bientôt à la retraite du PIK,un des papes du climat dit que finalement il se sent plus comme un activiste climatique que comme un physicien,c’est qu’il y a un malaise.

Lien please ?

33.  Hug | 23/03/2018 @ 15:20 Répondre à ce commentaire

Dioex (#31),
Crénom ! Le soleil est en train de s’éteindre !

34.  Murps | 23/03/2018 @ 19:40 Répondre à ce commentaire

J’insiste, DNFTT please.
Merci

35.  Dioex | 23/03/2018 @ 22:16 Répondre à ce commentaire

the fritz (#32),

http://notrickszone.com/2018/0.....iCIzz.dpbs

Murps (#34),

Du calme Murps, on parle de choses tout à fait intéressante pour le sujet, le lien sur le travail pour le CIMP6 étant d’un haut niveau et permet de voir le futur de la science.On ne parle pas des réalistes qui font des coloriages avec des bilans radiatifs quand les modèles top niveau incluent les précipitations de particules chargées.Ah oui une tempête géomagnétique peut accélérer un cyclone?Je ne le savait pas,c’est dans les coloriages de l’année prochaine du niveau supérieur.C’est quoi le champ magnétique terrestre?Ça a un effet climatique, non c’est impossible le bilan radiatif n’en parle pas…..

36.  Hug | 24/03/2018 @ 9:21 Répondre à ce commentaire

Murps (#34),
Ben, le dernier commentaire de Dioex n’est pas vraiment « trollesque »…

37.  scaletrans | 24/03/2018 @ 9:54 Répondre à ce commentaire

Hug (#36),

+ 1

38.  the fritz | 24/03/2018 @ 11:21 Répondre à ce commentaire

Dioex (#35),
Merci, c’est pas compliquer de mettre des liens et cela devient vite plus clair