La crise économique menace les mesures contre le changement climatique de l’UE

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(BRUXELLES) – Le récent ralentissement économique pourrait pousser l'Union européenne à afficher des ambitions plus modestes dans sa lutte contre le changement climatique.

Bien que la Commission européenne a dit qu'il veut réduire les gaz à effet de serre de 20% d'ici à 2020, les chefs d'entreprise s'opposent au recours à des amendes pour obliger l'industrie à réduire ses émissions – en particulier dans le contexte de la crise économique actuelle.

Le coût pour l'industrie est estimé à quelque 44 milliards d'euros par an entre 2013 et 2020, avec le prix de la tonne de C02 à 30 euros.

Les dirigeants d'entreprise ont dénoncé le plan comme une "taxe" en menaçant d'investir ailleurs et de déplacer leurs activités polluantes hors de l'Europe.

Face à la menace de pertes d'emplois, les gouvernements sont sous la pression.

"Comme la situation économique devient de plus en plus difficile, il est normal que le gouvernement soit de plus en plus sur la défensive sur la question du changement climatique car les efforts nécessaires entraîneront des coûts supplémentaires à court terme," a déclaré à l'AFP un haut fonctionnaire de la Commission sous réserve d'anonymat.

Un certain nombre de politiciens européens évoquement désormais ouvertement la dilution, voire l'abandon du projet.

"Ce plan est un tas de détritus. Il est politiquement correct, mais il ne se fera pas," dit l'ex-Premier ministre italien Guilano Amato la fin du mois d'août.

Renato Brunetta, ministre italien de l'innovation, a été tout aussi brutal.

"Si cela arrive, ça serait tuer la reprise économique. Personne n'est obligé de se suicider", a déclaré Brunetta, économiste de formation.

Un négociateur impliqué dans les pourparlers entre la Commission et les États membres, a déclaré: "Nous entendons de plus en plus ce genre d'arguments de plus en plus, notamment de pays comme l'Italie et l'Allemagne, où l'industrie est de plus en plus inquiète."

Bruxelles a pris la menace très au sérieux, a ajouté le diplomate.

Le commissaire à l'Environnement de l'UE, Stavros Dimas a cependant de son côté appelé publiquement les politiciens et les entreprises à ne pas s'opposer à ces mesures.

Et président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso a déclaré: "Je compte sur l'autorité de M. Sarkozy pour que le plan soit adopté sans être diluée avant la fin de l'année".

La France a fait ce plan l'une de ses priorités au cours de sa présidence de l'UE. Mais les difficultés de Sarkozy à trouver un accord sur la façon de financer sa "révolution écologique" en France même suggèrent l'ampleur de la tâche pour l'UE.

Les négociateurs français ont encore quelques semaines et deux réunions ministérielles pour se mettre d'accord sur une position commune qui sera présentée au Parlement européen en Octobre, en vue de parvenir à un accord avant la fin de l'année.

"Il n'y a pas eu de percée fondamentale encore, mais la phase finale des négociations a commencé et à condition que la situation économique ne s'aggrave pas, nous espérons trouver un accord," affirme un négociateur.

Le plan a deux objectifs, a déclaré la même source : "Il s'agit de mettre en place les outils nécessaires pour maintenir la compétitivité de l'industrie européenne et aider les États membres à atteindre leurs objectifs nationaux."

Mais le négociateur a mis en garde: "Certaines décisions sont très politiques et impliquent des compromis."

Source

151.  Araucan | 9/10/2008 @ 0:13 Répondre à ce commentaire

Pour reprendre le fil, Barroso monte au créneau ….

http://www.reuters.com/article.....38;sp=true

un ou deux extraits :

But Barroso said the opposite was true as the transition to a low-carbon economy will create jobs and reduce the EU’s vulnerability to volatile fossil fuel prices.

Certes

The EU plans to get 20 percent of its energy from renewable sources by 2020, and this could create over a million jobs and give EU companies a lead in exporting the technologies abroad, he said.

Re-certes…

Barroso spelled out plans to remove all CO2 emissions from EU power generation by 2050, end dependence on overseas oil imports and develop European buildings with zero impact on the climate.

J’ai comme l’impression que l’on nous rejoue le « vive la crise » des années 80. On pourrait peut-être ressortir Tapie ?
Ou est-ce simplement de la méthode Coué ?
Parfois, il est préférable de s’asseoir et de réfléchir un peu.

152.  Araucan | 11/10/2008 @ 15:53 Répondre à ce commentaire

Les Polonais s’interrogent sur le paquet Énergie-Climat au Conseil UE de l’énergie des 9 et 10/10

Répercussions du paquet « climat énergie » sur la sécurité énergétique

153.  Araucan | 11/10/2008 @ 15:54 Répondre à ce commentaire

Je craque, voici les liens

Sources : http://www.consilium.europa.eu.....103277.pdf

et Document 13540/08 : http://register.consilium.euro.....0.fr08.pdf

154.  jeff hersson | 11/10/2008 @ 18:03 Répondre à ce commentaire

@Araucan,
Bah, les Polonais s’interrogent surtout parce qu’ils tirent 90% de leur électricité du charbon !

155.  Araucan | 12/10/2008 @ 0:26 Répondre à ce commentaire

Oui, parce qu’ils voient ce que cela va leur coûter et qu’ils ne veulent pas être dépendants des Russes pour le gaz….Ils ont trouvé une minorité de blocage, cela risque de discuter un certains temps.

156.  Araucan | 14/10/2008 @ 16:26 Répondre à ce commentaire

Y aurait-il le feu à la maison ?

M. Barroso appelle les Ving-Sept à ne pas édulcorer le plan européen contre le changement climatique

il y a 1 heure 24 minutes
AP

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a appelé mardi les dirigeants des 27 Etats membres de l’Union européenne à ne pas faire marche arrière, pour cause de crise financière, sur les engagements européens destinés à réduire les émissions de carbone.
M. Barroso a estimé que les initiatives visant à revoir à la baisse l’objectif convenu l’an dernier d’une réduction de 20% des émissions de CO2 d’ici à 2020 risquaient de saper la crédibilité internationale de l’UE et de compromettre les négociations sur le changement climatique menées sous l’égide de l’ONU.

Des organisations de défense de l’environnement ont également appelé mardi les Vingt-Sept à s’entendre sur un plan européen de lutte contre le changement climatique d’ici à la fin de l’année.

Les dirigeants des pays de l’UE devraient notamment discuter du plan proposé et de son impact négatif éventuel sur l’économie européenne lors du conseil européen organisé mercredi et jeudi à Bruxelles. AP

157.  Araucan | 14/10/2008 @ 16:41 Répondre à ce commentaire

Et ça recommence….

Barroso exhorte l’UE à tenir ses engagements sur le climat

il y a 11 minutes
AFP

Le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso a exhorté les dirigeants européens mardi, à la veille du sommet de Bruxelles, à tenir leur engagement à lutter contre le réchauffement climatique malgré la crise financière.

Discussion: Environnement

« J’espère que l’éthique de la responsabilité l’emportera sur les préoccupations à court terme », a-t-il lancé au cours d’une conférence de presse, en rappelant aux pays de l’Union Européenne « l’engagement pris à l’unanimité l’an dernier, sous présidence allemande, et proclamé dans le monde entier ».

« Nous comprenons que, face à une situation économique difficile, les gouvernements soient sur la défensive, soient plus prudents et plus réceptifs aux pressions de certains secteurs économiques », a-t-il souligné.

« Mais j’espère qu’ils ne vont pas diluer les ambitions », a-t-il averti. « J’attends un engagement sur les objectifs » lors du sommet, a-t-il ajouté.

L’UE a pris en mars 2007 l’engagement de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% en 2020, de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation et de réaliser 20% d’économies d’énergies.

Mais plusieurs Etats membres, dont l’Italie, sont aujourd’hui rétifs face aux coûts de cet engagement et à ses conséquences pour leurs industriels.

« Le monde a changé depuis la présentation du paquet climat par la commission en janvier, avec l’instabilité financière et le renchérissement des matières premières », a insisté le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini lors d’une réunion avec ses pairs lundi à Luxembourg.

« Personne en Italie ne prétend stopper l’évolution vers une réduction des émissions de CO2, mais on ne peut en ignorer les coûts. Si on mettait en oeuvre les mesures européennes, elles coûteraient 1,14% du PIB pour la seule l’Italie. Pour cette raison, il faut bien évaluer leur impact sur l’économie réelle », a-t-il affirmé.

« Il ne peut pas y avoir de flexibilité sur ces objectifs, mais il peut y avoir de la flexibilité sur la façon dont nous atteignons ces objectifs », a estimé mardi M. Barroso.

L’industrie lourde est mise à forte contribution dans le plan de lutte européen. Elle va en effet devoir réduire ses émissions de CO2 et, dès 2013, payer pour chaque tonne de CO2 émise.

Le patronat européen a réclamé des exemptions pour les secteurs de l’industrie manufacturière les plus exposés à la concurrence. Il réclame la gratuité pour leurs émissions de CO2 tant que leurs rivales étrangères ne seront pas soumises aux mêmes contraintes.

« Il est important de rassurer les opérateurs industriels. Ils ne seront pas désavantagés face à une concurrence internationale qui ne s’impose pas les mêmes disciplines », a affirmé M. Barroso.

La présidence française de l’UE a modifié son projet de conclusions pour tenir compte de ces préoccupations.

« Les propositions de la Commission forment un ensemble cohérent dont l’équilibre et les paramètres fondamentaux doivent être préservés, tout en apportant des solutions appropriées aux enjeux de sa mise en oeuvre pour tous les secteurs de l’économie européenne et pour tous les Etats membres, en veillant à un rapport coût-efficacité satisfaisant », écrit-elle.

La précédente proposition n’évoquait que l’industrie.

158.  Araucan | 15/10/2008 @ 0:11 Répondre à ce commentaire

Et hop on fait monter la pression….

Le climat : l’autre grand dossier du sommet européen

euronews

Crise financière et économique oblige, la présidence française de l’Union propose déjà d’assouplir certaines mesures proposées par Bruxelles pour réduire les émissions de CO2 en Europe Et visiblement, la France n’est pas la seule à vouloir des aménagements.

« Au Conseil, il va y avoir des tensions assez fortes. Les Allemands ont pris des positions extrêmement dures, mais il n’y a pas que les Allemands, il y a aussi les Polonais et beaucoup d’autres Etats membres qui souhaitent voir des adaptations prises », explique l’eurodéputée Françoise Grossetête.

Paris veut notamment dispenser certaines industries de payer des droits de polluer. D’après le projet de Bruxelles, toutes devraient mettre la main au porte-feuille à partir de 2013. Pour cet analyste spécialisé dans les affaires européennes, y renoncer serait un mauvais calcul :

« Lorsque les hommes politiques discutent des changements que l’on pourrait introduire dans le paquet, des assouplissements possibles des engagements, ils oublient très souvent qu’ils sont désormais face à une situation budgétaire de plus en plus serrée. Et si l’on regarde d’où pourrait provenir l’argent supplémentaire nécessaire aux caisses des Etats, il est clair que la mise aux enchères des droits d’émissions n’est pas négligeable. »

Les objectifs des Vingt-sept restent en tout cas inchangés : réduire de 20% leurs émissions de CO2 à l’horizon 2020, porter la part des énergies renouvelables à 20% et réaliser 20% d’économies d’énergies.

159.  jeff hersson | 15/10/2008 @ 9:13 Répondre à ce commentaire

Le bateau prend l’eau de toutes parts, merci le krach boursier !

160.  jeff hersson | 15/10/2008 @ 13:29 Répondre à ce commentaire

Vive la Pologne !!!!!

161.  Araucan | 15/10/2008 @ 14:21 Répondre à ce commentaire

Un extrait que je trouve savoureux :

« La Pologne entretient un lien culturel très fort avec son charbon. Certaines de ses plaintes, notamment concernant sa sécurité énergétique, peuvent être entendues », a estimé la secrétaire d’Etat française à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, mardi à Varsovie.

On pourrait que Total ou BP ou le Qatar ont aussi des liens culturels très forts avec le pétrole ou la France avec le nucléaire …

On ne voit pas le rapport, d’autant que vu le reste de l’article les Polonais savent compter, eux….

162.  Araucan | 15/10/2008 @ 14:32 Répondre à ce commentaire

Les Italiens montent à l’assaut.

http://www.reuters.com/article.....dChannel=0

163.  jeff hersson | 15/10/2008 @ 14:36 Répondre à ce commentaire

@Araucan,

On ne voit pas le rapport, d’autant que vu le reste de l’article les Polonais savent compter, eux….

Oui, ça ils ont donné, à faire la queue des heures devant des magasins où il n’y avait pas de viande, ils n’ont pas vraiment envie de remettre ça pour un tel motif…

164.  miniTAX | 15/10/2008 @ 14:42 Répondre à ce commentaire

Et puis les Polonais, ils en ont soupé des plans quinquénaux pondus par des bureaucrates. On comprend qu’ils n’ont pas envie de se faire resservir des méga-plans comme Kyoto qui feraient passer les plans à la soviet pour de l’improvisation d’amateurs.

165.  Flo | 15/10/2008 @ 15:33 Répondre à ce commentaire

La confusion la plus totale règne. C’est logique, chacun veut organiser le monde tel que son intérêt le lui fait concevoir.
Dans cet esprit la France est parmi les leaders comme d’habitude.
Il suffit aujourd’hui de voir le nouvel épisode cafouilleux sur le vrai faux abandon du malus annuel sur les grosses autos.
Peut-être un bel exemple de manipulatioon du lobby écolo.
En effet, cette nouvelle sottise avait été un peu mise aux oubliettes (à cause de la crise ou de sa totale inutilité que sais-je?).
Quel meilleur moyen pour l’écolo gaucho de réveiller le mamouth ministériel que de faire courir le bruit qu’il a enterré l’idée en expliquant qu’il a « trahi le grenelle »?
Il l’oblige ainsi à sortir de sa planque, à démentir et pourquoi pas à surenchérir…Wait and see.

166.  jeff hersson | 15/10/2008 @ 21:54 Répondre à ce commentaire

Après la Pologne, l’Italie torpille à son tour !

167.  Araucan | 16/10/2008 @ 10:54 Répondre à ce commentaire

Compromis trouvé entre le fromage et le dessert ?

fr.news.yahoo.com/4/20081016/tts-union-sommet-climat-sarkozy-ca02f96.html

Encore deux mois de discussions à suivre….

168.  miniTAX | 16/10/2008 @ 11:05 Répondre à ce commentaire

C’est plutôt un compromis entre le boudin et la soupe aux grimaces.

169.  Araucan | 16/10/2008 @ 17:40 Répondre à ce commentaire

C’est plus corsé que la première annonce, avec l’Allemagne en renfort…

L’UE sur la corde raide pour sauver son plan climat

il y a 1 heure 49 mins
AFP Christian SPILLMANN

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Les pays européens se préparent à deux mois et demi de négociations très difficiles pour sauver d’ici décembre leur plan de lutte contre le réchauffement climatique, d’autant que les Etats les plus critiques ont obtenu jeudi un droit de veto sur sa version finale.

Discussion: Environnement

Il faudra « beaucoup de travail » pour parvenir à un accord sur ce plan, a souligné la chancelière allemande Angela Merkel après le sommet européen. Il vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’UE de 20% d’ici 2020, à porter à 20% la part des énergies renouvelables et à faire 20% d’économies d’énergie.

Les discussions vont commencer dès lundi, avec une réunion des ministres de l’Environnement à Luxembourg.

La présidence française de l’UE va devoir mettre sur la table une proposition de compromis, dont plusieurs délégations ont déploré l’absence au sommet de Bruxelles.

Les discussions entre les dirigeants européens ont été tendues au sommet. Les menaces de blocage de l’Italie et de la Pologne, proférées mercredi, planent toujours sur le plan, même si l’obtention d’un droit de veto sur le plan final leur a permis d’accepter que soit maintenu l’objectif d’arriver à un accord politique d’ici décembre.

C’est en effet à la condition expresse que la décision soit prise « à l’unanimité » lors du sommet européen de mi-décembre que les chefs du gouvernement italien Silvio Berlusconi et polonais Donald Tusk ont accepté de poursuivre les négociations.

La Pologne et six autres pays d’Europe de l’Est refusaient initialement toute date butoir pour la conclusion des négociations.

« J’ai poussé un soupir de soulagement », a confié M. Tusk après avoir obtenu le droit de veto. « Nous voulons bâtir un plan climat auquel les plus pauvres des Etats membres de l’UE puissent survivre », a expliqué le Polonais, qui accueillera le 1er décembe à Poznan une conférence de l’ONU sur le climat.

« Si l’Europe décide à l’unanimité, alors les 530 millions de citoyens subiront les coûts de la même manière, ce qui satisfait nos demandes », s’est félicité M. Berlusconi.

Ce compromis a permis au président français Nicolas Sarkozy d’annoncer que les 27 étaient tous d’accord pour maintenir les objectifs du plan et conclure les négociations en décembre. « Ca n’a pas été facile », a-t-il avoué.

La présidence française s’est aussi engagée à « apporter des solutions eu égard à la situation spécifique de chacun, en veillant à un rapport coût-efficacité rigoureusement établi », selon la déclaration finale du sommet.

La mesure la plus controversée est la proposition de mettre aux enchères chaque tonne de CO2 émise par l’industrie lourde –40% des 2,2 milliards de tonnes émises chaque année par l’Union– à compter du 1er janvier 2013 et de consacrer les fonds ainsi recueillis à la transition vers une énergie propre.

La Pologne, dont la production d’électricité dépend à 90% de l’exploitation très polluante du charbon, juge ce plan trop coûteux pour son économie. Elle réclame des aménagements particuliers.

La chancelière allemande Angela Merkel s’est elle aussi félicitée de l’obligation de prendre en compte « les particularités propres à chaque pays » dans la répartition des efforts.

« Cela va tout à fait dans le sens des intérêts allemands. Nous avons une base industrielle importante », a-t-elle souligné.

Berlin, comme d’autres capitales, redoute que ses entreprises soient pénalisées par rapport à la concurrence étrangère si l’Europe leur impose des contraintes financières trop importantes pour réduire les émissions nocives pour le climat.

Tout l’exercice va désormais consister « à ne pas faire trop d’ouvertures », soulignent les négociateurs.

« Chaque concession faite à un pays signifie qu’un autre devra prendre en charge un fardeau plus important », a averti le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt.

170.  miniTAX | 16/10/2008 @ 18:13 Répondre à ce commentaire

Oui bref, c’est un succès, tous le monde est d’accord pour négocier… un accord. 😈

171.  Araucan | 20/10/2008 @ 15:56 Répondre à ce commentaire

C’est reparti pour le marchandage….

fr.news.yahoo.com/2/20081020/tsc-climat-l-ue-engage-le-grand-marchand-c2ff8aa.html

172.  Ben | 20/10/2008 @ 18:39 Répondre à ce commentaire

@Araucan, moi, j’appelle ça une excellente nouvelle. C’est pas si souvent !

Allez, pour se détendre un peu, imaginons un peu ce que pourrait être l’issue des négociations :

AFP, Bruxelles, 20 décembre 2008
L’UE se dote d’un Plan climat « réaliste »
Les responsables des 27 pays de l’Union Européenne sont finalement tombés d’accord ce matin pour un plan de diminution des émissions de gaz à effet de serre, anticipant les négociations internationales destinées à mettre au point un plan pour l’après-Kyoto.
José-Manuel Barroso, le président en exercice de la Commission Européenne, a qualifié l’accord de « premier pas réaliste vers une action concrète pour répondre au défi global » posé par les dérèglements climatiques. Pour autant, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer un plan a minima qui, selon diverses ONG écologistes, « fait la part belle aux plus gros pollueurs que sont les industries lourdes ». L’Allemagne, par la voix de sa chancelière Angela Merkel, s’est quant à elle déclarée « très satisfaite » d’un plan qui « conjugue au mieux les nécessités d’une action forte pour le climat avec celle de préserver le tissu industriel de l’Union. » Le président en exercice de l’Union Européenne, Nicolas Sarkozy, qui fut l’initiateur en France en 2007 d’un « Grenelle de l’environnement », s’est lui félicité que, conformément aux annonces, l’accord ait été trouvé sous présidence française.
Le plan prévoit un effort significatif de recherche et développement vers les énergies propres et renouvelables. Après un marathon de négociations, l’une des mesures les plus controversées, une taxe européenne sur les emballages plastiques dont la masse est supérieure de 25% au produit emballé, a finalement été adoptée, mais avec une dérogation pour les produits alimentaires et sanitaires. L’Italie a par ailleurs obtenu que cette mesure phare n’entre en application que progressivement à partir de 2011.
L’application du principe du pollueur-payeur a lui été conditionné à un accord international que les Européens espèrent voir intervenir en 2009.

173.  miniTAX | 20/10/2008 @ 19:07 Répondre à ce commentaire

– « Le plan prévoit un effort significatif de recherche et développement vers les énergies propres et renouvelables. »
– « principe du pollueur-payeur a lui été conditionné à un accord international « 

Mais ma parole, c’est du GW Bush tout craché ça. Quand c’est annoncé par lui, ça s’appelle du négationnisme climatique anti-kyoto. Quand c’est annoncé par les Khmers verts à Bruxelles, c’est « un plan climat réaliste » (j’adore le réalisme de « l’accord international à trouver » et « des emballages plastiques pesant plus de 25% du produit emballé »).
Nos champions pour brasser du vent ne manquent pas d’air. Le concours aux bonnes excuses du foirage est ouvert, clôture pour décembre. Je commence:
– c’est la faute à la crise financière
– c’est les Russes qui menace de couper le gaz
– c’est les Chinois qui émettent comme des porcs
– c’est Bush… euh non, c’est périmé comme excuse
– c’est le chien qui a bouffé le super accord qui plaisait à tout le monde laugh laugh

174.  Araucan | 20/10/2008 @ 19:47 Répondre à ce commentaire

@Ben,

j’apprécie beaucoup vos anticipations : juste une précision, le principe pollueur -payeur date de la déclaration de Rio (principe 15). Je suis donc ravi que le principe de réciprocité des traités soit réintroduit dans la CCUNCC !

De toute façon, nous verrons la capacité de l’Italie et de la Pologne à mener l’opposition et nous verrons aussi quand l’Allemagne sortira du bois…

En plus si l’Ue se met seulement d’accord le 20/12/2008 cela voudra dire que les résultats de la conférence de Poznan seront plutôt faibles (du style accord en 2025…).

lol

175.  Araucan | 20/10/2008 @ 21:10 Répondre à ce commentaire

L’Allemagne est sortie du bois !

A cet égard, de sérieuses difficultés vont devoir être surmontées, et l’Italie n’est pas le pays le plus problématique. « L’Allemagne a la position la plus dure », selon une source européenne.

Berlin refuse en effet la mesure la plus controversée du plan d’action : la mise aux enchères de chaque tonne de CO2 émise par l’industrie lourde à compter du 1er janvier 2013.

« Nous voulons que l’industrie allemande directement ou indirectement exposée à la concurrence internationale soit protégée aussi longtemps qu’il n’y aura pas d’accord international » imposant les mêmes contraintes aux entreprises des pays signataires, a expliqué le ministre allemand Sigmar Gabriel.

Il a réitéré lundi la demande de gratuité totale pour les émissions de C02 des secteurs de l’acier, de la chimie de base, du ciment et de la chaux – quatre secteurs à l’origine de 67% des émissions allemandes de CO2.

AFP aujourd’hui

L’Allemagne, appuyée par l’Autriche, exige en outre que les autres secteurs industriels « énergivores » – papier, verre, béton – ne soient soumis au système des enchères que pour 20% de leurs émissions au maximum.

Berlin accepte en revanche l’application intégrale du principe du pollueur-payeur dès 2013 pour les producteurs d’électricité, mais il pose problème à huit pays.

La Pologne, la Republique Tchèque, l’Estonie, la Lituanie, Chypre, Malte, l’Italie et dans une certaine mesure la Hongrie « demandent des dérogations » pour leurs centrales, a-t-on indiqué.

176.  Araucan | 20/10/2008 @ 21:32 Répondre à ce commentaire

Des ONG à la politique : le pas est franchi :

fr.news.yahoo.com/2/20081020/tsc-le-green-deal-d-europe-ecologie-est-c2ff8aa.html

177.  Ben | 21/10/2008 @ 0:14 Répondre à ce commentaire

@miniTAX, votre comentaire me laisse penser que vous n’avez pas vu qu’il s’agissait d’un pastiche. Attendons l’issue des négociations pour savoir si la réalité dépasse la fiction…

178.  Araucan | 21/10/2008 @ 11:39 Répondre à ce commentaire

Contradictions ?

Vingt millions d’emplois en moins d’ici fin 2009, prévoit l’OIT

fr.news.yahoo.com/4/20081020/tts-crise-emploi-oit-disparition-ca02f96.html

et

Emplois verts – Une étude de l’OIT, du PNUE, des travailleurs et des employeurs indique que la prise en charge du changement climatique pourrait générer des millions d’emplois

http://www.ilo.org/global/Abou...../index.htm

179.  Curieux | 21/10/2008 @ 11:44 Répondre à ce commentaire

Emplois verts (…) pourrait générer des millions d’emplois

Non ce sont des emplois « subprimes » aussitôt créés aussitôt vaporisés !

180.  laurent | 21/10/2008 @ 21:41 Répondre à ce commentaire

Malheureusement, c’est pire que cela.

Ces emplois vont bien se créer, la bulle « énergies renouvelables » va se gonfler…. puis éclater dans quelques années (5? 10?) dans une crise financière et économique qui sera sans doute plus grave que celle créée par les « subprimes », avec un chômage massif à la clé…

181.  miniTAX | 21/10/2008 @ 22:30 Répondre à ce commentaire

Ces emplois vont bien se créer, la bulle “énergies renouvelables” va se gonfler…. puis éclater dans quelques années (5? 10?)

Dans quelques années ??? Hmm, tu ne dois pas bien suivre la bourse. La valeur de Véolia a été divisée par 3 en quelques mois. Et je ne parle même pas des titres borgnes comme Theolia et autres brasseurs de vent côtés en compartiment C.
Quand Kyoto va se casser la gueule, et c’est pour 2010 et non dans 5 ans, tous ces machins écolos vont exploser en plein vol et ceux qui ont été assez couillons pour investir là dedans – pas beaucoup mais il y en a – vont se retrouver en slip. C’est pas nouveau, ça s’est déjà produit avec les éoliennes à la fin des années 70 lors des 2 premiers chocs pétroliers.

182.  Araucan | 21/10/2008 @ 22:50 Répondre à ce commentaire

Ce que je crains, c’est que l’on crée en fait des emplois (pour partie) peu qualifiés ou pénibles au moins dans un premier temps, avant que l’on n’invente les machines ad hoc :

ex : recyclage des déchets, biocarburants, foresterie(pour partie), bâtiment, voire transport…

Parmi les faits saillants tirés du rapport:

# Le marché mondial des produits et services liés à l’environnement devrait doubler pour passer de 1370 milliards de dollars par an actuellement à 2740 milliards de dollars vers 2020, selon une étude citée par le rapport.

# La moitié de ce marché concerne l’efficacité énergétique et l’autre moitié les transports durables, l’approvisionnement en eau, l’assainissement et la gestion des déchets. En Allemagne par exemple, la technologie environnementale devrait quadrupler pour atteindre 16 pour cent de la production industrielle vers 2030, l’emploi dans ce secteur surpassant ainsi celui des grandes industries du pays, à savoir l’automobile et les machines-outils.

# Les secteurs particulièrement importants en termes d’impact environnemental, économique et d’emploi sont la fourniture d’énergie, en particulier les énergies renouvelables, le BTP, les transports, les industries lourdes, l’agriculture et la foresterie.

# Aux Etats-Unis, le flux investi dans les technologies propres constitue déjà le troisième secteur d’investissement en capital risque après l’information et les biotechnologies, pendant qu’en Chine, le capital risque investi dans les technologies propres a plus que doublé ces dernières années, atteignant 19 pour cent du total des investissements.

# Ces dernières années, 2,3 millions de personnes ont trouvé du travail dans le seul secteur des énergies renouvelables, et le potentiel de croissance de l’emploi dans ce secteur est énorme. Le nombre d’emplois dans les énergies alternatives pourrait grimper jusqu’à 2,1 millions dans l’éolien et 6,3 millions dans le solaire thermique d’ici 2030.

# Les énergies renouvelables génèrent davantage d’emplois que les énergies fossiles. Les prévisions d’investir 630 milliards de dollars d’ici à 2030 devraient se traduire par au moins 20 millions de postes supplémentaires dans ce secteur.

# Dans l’agriculture, 12 millions de personnes pourraient être employées dans la biomasse utilisée pour l’énergie et les industries qui y sont liées. Dans un pays tel que le Venezuela, un mélange de 10 pour cent d’éthanol dans les carburants pourrait générer un million d’emplois dans le secteur de la canne à sucre d’ici 2012.

# Une transition mondiale vers des bâtiments économes en énergie pourrait créer des millions d’emplois, de même que «l’écologisation» des emplois existants pour un grand nombre des 111 millions de personnes qui travaillent déjà dans le secteur de la construction.

# Les investissements réalisés pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments pourraient créer de 2 à 3,5 millions d’emplois verts supplémentaires en Europe et aux Etats-Unis, avec un potentiel bien plus élevé dans les pays en développement.

# Le recyclage et la gestion des déchets emploient aujourd’hui quelque 10 millions de personnes en Chine et 500 000 au Brésil. Ce secteur devrait se développer rapidement dans de nombreux pays face à l’augmentation des prix des denrées de première nécessité.

183.  Araucan | 21/10/2008 @ 23:17 Répondre à ce commentaire

Ça c’est rigolo :
Les Amis de la Terre ont perdu un recours pour non application du protocole de Kyoto au tribunal contre le gouvernement du Canada
http://www.reuters.com/article.....21?sp=true

Celle-là n’est pas mal non plus :
fr.news.yahoo.com/2/20081021/tsc-depart-en-fevrier-d-une-expedition-p-c2ff8aa.html
Extrait « L’expédition doit s’étendre de mi-février à fin mai, et se déplacer par des températures pouvant descendre à -50 degrés Celsius. L’équipe va également devoir nager dans une eau glaciale tout en tirant des traîneaux insubmersibles. »
On pourrait peut-être leur conseiller de recevoir par satellite les images journalières de Cryosphere…

Et comme le Conseil Environnement de l’UE vient de se terminer, prenez connaissance de ses conclusions (conférence de Poznan principalement) ici :

http://www.consilium.europa.eu.....103480.pdf

Et mesurez la différence avec les annonces de presse….

184.  Araucan | 21/10/2008 @ 23:31 Répondre à ce commentaire

Ça c’est rigolo :
Les Amis de la Terre ont perdu un recours pour non application du protocole de Kyoto au tribunal contre le gouvernement du Canada
http://www.reuters.com/article.....21?sp=true

Celle-là n’est pas mal non plus :
fr.news.yahoo.com/2/20081021/tsc-depart-en-fevrier-d-une-expedition-p-c2ff8aa.html
Extrait « L’expédition doit s’étendre de mi-février à fin mai, et se déplacer par des températures pouvant descendre à -50 degrés Celsius. L’équipe va également devoir nager dans une eau glaciale tout en tirant des traîneaux insubmersibles. »
On pourrait peut-être leur conseiller de recevoir par satellite les images journalières de Cryosphere…

Et comme le Conseil Environnement de l’UE vient de se terminer, prenez connaissance de ses conclusions (conférence de Poznan principalement) ici :

http://www.consilium.europa.eu.....103480.pdf

Et mesurez la différence avec les annonces de presse….

185.  laurent | 22/10/2008 @ 0:50 Répondre à ce commentaire

@Minitax

Quand Kyoto va se casser la gueule, et c’est pour 2010 et non dans 5 ans

Tu es un incurable optimiste… 😉

Les baisses de cours actuelles de Veolia et autre sont liées à la crise actuelle, pas à l’éclatement de la bulle verte… dont je doute qu’elle se fasse dans deux ans.

186.  Araucan | 22/10/2008 @ 10:30 Répondre à ce commentaire

La « bulle verte » en Europe est très liée à des secteurs aidés (subventions, exonérations fiscales, emplois aidés) ou taxés, en particulier par les collectivités : si celles-ci voient leurs moyens se réduire, la bulle aussi va se rétrécir.

187.  jeff hersson | 22/10/2008 @ 10:40 Répondre à ce commentaire

@Araucan,
ça tombe bien, nombre d’entre elles ont emprunté à taux révisables… sad

188.  Araucan | 22/10/2008 @ 11:12 Répondre à ce commentaire

Merci Dexxia !

En complément à mon précédent post, cela aussi a pour conséquence que la productivité dans ces secteurs doit nettement s’améliorer. Pour le moment, par les taxes, on réinjecte les coûts environnementaux (dites externalités négatives) dans les charges des industries traditionnelles. C’est aussi oublie que les énergies nouvelles ont aussi des externalités négatives : recyclage et démontage des éoliennes en fin de vie, panneaux solaires à recycler (le silicium est une matière dangereuse, faire une recherche sur le site de l’INRS)

189.  jeff hersson | 22/10/2008 @ 11:52 Répondre à ce commentaire

@Araucan,

C’est aussi oublie que les énergies nouvelles ont aussi des externalités négatives : recyclage et démontage des éoliennes en fin de vie, panneaux solaires à recycler (le silicium est une matière dangereuse, faire une recherche sur le site de l’INRS)

…tout comme les batteries équipant les véhicules « full hybrid » tels les Lexus ou Toyota Prius, ou encore la future voiture électrique de Bolloré, dont les batteries sont annoncées révolutionnaires mais dont le groupe industriel ne pipe pas mot de leur recyclage…

190.  Curieux | 22/10/2008 @ 12:02 Répondre à ce commentaire

Bof, c’est comme toujours avec les idéologies, demain on rase gratis !

191.  Araucan | 22/10/2008 @ 12:51 Répondre à ce commentaire

@Curieux,

là je ne parlerais pas d’idéologie mais de remèdes ou de techniques présentés comme miracles …

192.  Astre Noir | 22/10/2008 @ 15:04 Répondre à ce commentaire

On peut parler aussi des ampoules fluocompactes, qui doivent remplacer les ampoules à incandescence, mais qui contiennent 5 mg de Hg par ampoule…
Et ce qui est amusant, c’est qu’on commence à trouver des écolo-maniaques du rayonnement électro-magnétique qui commencent à « lancer des alertes« sur le rayonnement de ces ampoules.

Vous allez voir que bientôt les écolos nous obligeront à nous éclairer à la bougie…Encore que la combustion de la bougie…cela doit produire du CO2, ça…

Non, moi je vous le dis, la seule façon de s’éclairer écologiquement, c’est de faire chez soi de l’élevage de lucioles!

193.  miniTAX | 22/10/2008 @ 15:15 Répondre à ce commentaire

Une bougie qui brûle, c’est 20W, de quoi faire 100x plus de lumière avec une ampoule fluocompacte ! A quand l’interdiction des dîners aux chandelles pour sauver la planète ?

Avec cette hystérie des GES, les écolos sont dans la mouisse jusqu’au cou, même s’ils ne le savent pas.

194.  Marot | 22/10/2008 @ 15:19 Répondre à ce commentaire

@Astre Noir,
Astre Noir,
on trouvera bien un abruti qui trouvera que les lucioles dégagent du méthane vivantes ou mortes.

195.  Araucan | 22/10/2008 @ 16:50 Répondre à ce commentaire

@Astre Noir,

Et comment est-ce prévu de récupérer ce très dangereux polluant attesté qu’est le mercure ? En rapportant les ampoules au super marché ?

Et encore une intox de plus à ajouter aux éoliennes et aux biocarburants, par défaut d’évaluation sérieuse du truc… A quand le pic du mercure ? lol

196.  Chria | 22/10/2008 @ 20:32 Répondre à ce commentaire

YOUPIHHH
Le texte du grenelle a été adopté ! 😆 laugh laugh 😛 :roll::lol:

197.  Araucan | 22/10/2008 @ 22:42 Répondre à ce commentaire

Non, il a été adopté par l’Assemblée nationale. Maintenant il va aller au Sénat : les débats risquent d’être intéressants aussi / au pire il peut faire 3 allers et retours avant la commission de conciliation.

Ensuite viendra la loi Grenelle 2 : celle avec les mesures concrètes qui coûtent en période de récession. Ce sera aussi intéressant.

198.  Chria | 23/10/2008 @ 9:57 Répondre à ce commentaire

Vous avez vu CA ? Les temps changent-ils ?

http://www.romandie.com/infos/.....11oqn6.asp

199.  Curieux | 23/10/2008 @ 10:01 Répondre à ce commentaire

Hé, mais ça fait encore un politique de plus qui sait compter.

200.  Chria | 23/10/2008 @ 10:12 Répondre à ce commentaire

Une autre approche ici :

http://www.fondapol.org/politi.....logie.html

Asnar et Klaus les amis de Bush ?
Tout cela n’est encore que trop politique…

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