Merde aux générations futures

[Réflexions sur le RC d'un journaliste au Monde. Enfin… ancien journaliste]

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Non aux démagogues de l’apocalypse environnementale

Réchauffement climatique

par Luc Rosenzweig

Au siècle dernier, lors d’une session du Parlement européen, une députée verte allemande retourne à son banc après voir gratifié ses collègues d’un sermon moralisateur sur l’irresponsabilité des gouvernements puisant sans mesure dans les ressources naturelles de la planète. “Vous hypothéquez l’avenir des générations futures !”, s’est-elle exclamée avec une véhémence telle que l’on s’était cru à Bayreuth au moment de l’irruption des Walkyries sur la scène du Festspielhaus. C’est alors qu’un député conservateur britannique chargé d’ans et d’expérience se lève et demande la parole au président, qui la lui accorde : “Hum! hum… (l’orateur s’éclaircit la voix) j’ai écouté avec attention et intérêt l’intervention de mon estimée collègue du groupe des Verts. Il serait donc, selon elle, nécessaire que nous fassions des sacrifices au profit des générations futures. Alors moi, monsieur le président et chers collègues, je vous pose la question : qu’ont-elles fait pour nous, ces générations futures, qui puisse justifier ces sacrifices ?” Tollé de protestations sur les bancs écolos et franche rigolade sur les autres.

Le chantage aux générations futures que notre goinfrerie énergétique, nos émissions inconsidérées de CO2 et notre perversité technologique (OGM) priveraient d’une qualité de vie acceptable sur la planète fait désormais partie de la rhétorique des écolos de tout poil.

Le racolage électoral par injections répétées de mauvaise conscience dans les neurones des citoyens de nos pays démocratiques est désormais pratiqué à grande échelle. Il ne suffit plus de se proclamer défenseur des intérêts des pauvres, des femmes, des enfants ou des vieillards pour solliciter les suffrages du peuple. Sur un mode subliminal mais ferme, les démagogues de l’écologie militante menacent des flammes de l’enfer éternel ceux qui auront égoïstement accaparé à leur profit les biens que la nature à mis à leur disposition : l’air, l’eau, le pétrole et autres richesses naturelles que le génie des générations précédentes avait su découvrir, utiliser, mettre en valeur.

On ne cesse de répéter la plus stupide des maximes “cette terre ne nous appartient pas, nous l’empruntons à nos enfants”, pour rajouter une couche de culpabilité aux hédonistes qui parcourent la planète en jet, roulent en 4X4, et ne voient aucun inconvénient à ce que le maïs transgénique contribue à la lutte contre les famines en Afrique… Mais si ! ballots, cette terre nous appartient, comme elle appartiendra à nos descendants qui trouveront les moyens de remplacer les matières premières épuisées, comme cela s’est toujours produit dans le passé : la pénurie de bois a engendré l’utilisation du charbon, auquel se sont substitués le pétrole et l’énergie nucléaire et ainsi de suite !

Les générations futures bénéficieront des investissements que les pauvres couillons des générations présentes ont consacré à scruter l’infiniment grand et l’infiniment petit afin d’y trouver quelques pépites à l’usage de leurs rejetons.

Les générations futures profiteront, dans nos contrées européennes, des conséquences d’une période de paix et de prospérité d’une durée inégalée dans l’histoire moderne, permettant une accumulation de capital collectif et familial dont notre génération a été dépourvue.

Ah, mais, objectera-t-on, quid du réchauffement climatique, que presque tous les savants imputent, pour une part, à l’activité humaine ?

Sans entrer dans les querelles scientifiques qui portent sur la plus ou moins grande influence des hommes dans le cycle de réchauffement, on peut tout de même observer que l’humanité n’est pas égale face à cette question. Il est pour le moins délicat de forcer les pays émergents à renoncer au développement économique et industriel au motif que nos arrière petits-enfants pourraient être privés de l’enneigement dont jouit actuellement la charmante station de Megève. Il n’est pas “irresponsable” de considérer les choses comme inéluctables quand il est don quichottesque de vouloir s’y opposer à tout prix, comme nous y invitent les Bové, Mamère et Cohn-Bendit.

Personnellement, je n’ai pour les générations futures aucune sympathie ni inimitié, pour la bonne raison que je n’en connais aucun représentant me permettant de me forger une opinion à son sujet. J’ai, en revanche, le plus grand mépris pour ces membres des générations présentes, tuteurs autoproclamés de ceux qui seront amenés à assumer le destin de l’espèce dans les siècles à venir. Qu’on leur lâche une bonne fois la grappe, à ces générations futures, et qu’on les crédite d’au moins autant d’intelligence, d’astuce et de savoir-faire que leur glorieux ancêtres !

Source (merci à Thierry pour l'avoir signalée)

51.  Abitbol | 9/01/2009 @ 20:53 Répondre à ce commentaire

Abitbol (#49),

57 000 t/an ??
Ça parait pas beaucoup non ?
Trouvé sur le site de Société Française de Chimie.
le lien : http://www.sfc.fr/Donnees/metaux/zn/texzn.htm

52.  Abitbol | 9/01/2009 @ 20:55 Répondre à ce commentaire

En tous cas, merci à Kilroy de nous intéresser au zinc.
Je pose mes coudes dessus et j’attends ma bière !

53.  Curieux | 9/01/2009 @ 21:09 Répondre à ce commentaire

Kilroy (#46), miniTAX (#48),
Pour l’argent,
1995 les réserve base : 420.000 t
2007 les réserve base : 570.000 t

Ah, merde elles ont aussi augmenté.

Et pour le pétrole selon BP cela fait 30 ans que les réserves augmentent

C’est dur la vie de « Kilroy » qui croit s’en sortir avec un clic Wikipédien.
Bah encore un neuneu à qui on pourra piquer toutes ces économies et qui dira « merci mon bon maître »

54.  Peak.Oil.2008 | 9/01/2009 @ 21:11 Répondre à ce commentaire

PROMO – Profitez du pétrole en surplus. C’est maintenant ou jamais !

A partir de 2004, la production pétrolière mondiale a été stable et le prix est passé entre-temps de 50$ la baril à 150$ le baril … pour dégringoller récemment. Cela indique que nous avons atteint le fameux plateau, celui à partir duquel l’offre commence à imposer ses règles à la demande. Avez-vous admirez la vue? Ce fut un privilège … La chutte de la demande associée à l’envolée des prix puis au crack financier (liè à l’envolée des prix) retarde certains investissements à court terme et entraine le chute de la production, cela rend peu probable un retour à la production maximale atteinte. On parie.

Nous ne consommerons que le pétrole rentable, car nous ne sommes pas stupides au point d’utiliser deux barils pour en extraire un. Vu que nous avons consommé la moitié du stock, si on se réfère aux pics du Hubbert, découvertes et productions mises en perspective, il nous reste moins que ce qui a déjà été consommé. Nous allons devoir être créatifs pour maintenir nos acquis dans un shéma de dépletion mondiale (offre), avec une croissance démographique exponentielle (demande). Des forces vont rentrer en conflit.

L’énergie liquide a été de moins en moins chère en production croissante, elle sera de plus en plus chère en production décroissante. On peut se dire que tout va bien sauf que la transition énergétique et industrielle nécessaire ne va pas se faire dans la joie si on est justement en train de manquer d’énergie. Comme il faut dépenser toujours plus pour extraire toujours moins, on est confronté à un déficit d’investissement dans les énergies qui pourraient prendre le relais, et donc elles ne sont pas là, et donc on continue à investir dans l’extraction pétrolière (sauf pour le moment, à court terme). C’est juste un cercle vicieux et on tombe bien dans le panneau.

55.  Araucan | 9/01/2009 @ 21:27 Répondre à ce commentaire

Abitbol (#52),

Vous êtes terrassier-zingueur ?

………………….. L’été en terrasse et l’hiver au zinc ? 😉

56.  Araucan | 9/01/2009 @ 21:29 Répondre à ce commentaire

Abitbol (#51),

D’après votre lien , c’est :

Productions minières : en 2007, en milliers de t de Zn contenu. Monde : 11 129, Union Européenne (en 2006) : 838.

57.  Araucan | 9/01/2009 @ 21:39 Répondre à ce commentaire

Peak.Oil.2008 (#54),

Qu’il y ait des yoyos dans les prix du pétrole ce n’est pas la première fois (voir les années 70). On en est pas morts même si beaucoup on souffert.
A l’époque, on en a entendu aussi des prévisions pessimistes à tous crins (club de Rome entre autres).

De toute façon, on s’adaptera même s’il y a des a-coups (la société capitaliste est très, très adaptable contrairement aux autres…).

Autre aspect : nul ne peut prévoir l’avenir, surtout en matière économique ! Si vous avez du liquide achetez du pétrole : mais vous le revendrez quand pour gagner de l’argent, vous le stockerez-où en attendant ? Qui peut dire quand la consommation va reprendre ?

58.  Curieux | 9/01/2009 @ 21:45 Répondre à ce commentaire

Araucan (#56),
D’accord mais 836-8 c’est bien suffisant pour ce taper une mousse…

59.  Curieux | 9/01/2009 @ 21:47 Répondre à ce commentaire

Araucan (#57),
Te biles pas, avec les Peak.Oilistes on a un Peak.Oil tout les ans, heuh, tout les mois ? ah, non tout les jours, voilà c’est ça.
Et c’est prouvé bien sur…

60.  Curieux | 9/01/2009 @ 21:50 Répondre à ce commentaire

Correction,
D’accord mais 836 c’est bien suffisant pour ce taper une mousse…
On reste au bistrot pas au tribunal.

61.  Abitbol | 9/01/2009 @ 21:52 Répondre à ce commentaire

Araucan (#57),

Je vais essayer de piéger du CO2 de houblon dans mon estomac 😉

62.  Peak.Oil.2008 | 9/01/2009 @ 22:02 Répondre à ce commentaire

@Araucan.
Le fait de passer d’un marché d’acheteurs en position de force à un marché de vendeurs en position de force est une véritable redistribution des cartes et cela se passe doucement sous nos yeux. Les pays producteurs ont tout intérêt à essayer de se replier sur eux-mêmes. Ils sont les premiers à être victimes de l’enchérissement de la production pétrolière… c’est pourquoi ils vont devenir de plus en plus directifs. Ils ont l’avantage sur nous d’avoir une marge de manœuvre non négligable et ils auraient tort de ne pas en jouer.

63.  Kilroy | 9/01/2009 @ 22:13 Répondre à ce commentaire

Merde c’est vrai ! 😯
Les réserves augmentent régulièrement, surtout les réserves géologiques que vous prenez en compte pour calculer le nombre d’années de production (je prenais bêtement le chiffre des réserves exploitables de façon rentable pour mes calculs).

Donc si ces chiffres disent vrai, on en a encore pour des années. On sera tous morts avant de voir la construction du dernier gratte ciel. On manquera de pétrole avant de ne plus pouvoir construire de voitures !

D’ailleurs le cours du zinc redescend depuis 2007, la demande doit certainement en faire autant.

Je vais peut être finir par m’acheter un 4×4 tiens…

64.  Peak.Oil.2008 | 9/01/2009 @ 22:18 Répondre à ce commentaire

@Curieux. Cela fait dix ans que je me sens réchauffiste et c’est toujours le cas. Sinon, le peak oil c’était en 2008, et nous amorçons la descente. Profitez bien de la vue, on remonte pas aussi facilement.

65.  Araucan | 9/01/2009 @ 22:46 Répondre à ce commentaire

Peak.Oil.2008 (#62),

Ils sont les premiers à être victimes de l’enchérissement de la production pétrolière…

Les pays producteurs de pétrole ? Ils s’enrichissent en ne faisant rien et ils sont victimes ?
Ils sont obligés de vendre leur pétrole sinon ils n’ont plus de revenus pour manger ( les pays du Golfe j’entends).
Ca n’est jamais aussi simple…

Personnellement je me moque de savoir si on a un pik oille ou pas. Pour moi c’est un faux problème et du fantasme , le truc qui permet d’actionner les peurs. On sortira de la civilisation du pétrole comme on est sortit de celle de l’énergie bois : en quoi est-ce un drame, on vivra autrement, c’est tout. Mais je ne sais pas dire comment et en plus, cela m’indiffère. Ce n’est pas la peine de se creuser la tête sur des trucs que l’on ne résoudre.
J’en reviens à ce que je disais tout à l’heure : recherche et R&D qui trouve.

Un changement ce n’est pas un drame, sauf quant il y a guerre ou récession économique forte.

66.  piloteman | 9/01/2009 @ 23:12 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#50), et qu’on y foute avec les journalistes de Thalassa.
Dire que c’était une émission que j’aimais bien. Elle est devenu le symbole même du matraquage médiatique. Il faudrait compter le nombre de fois où le sujet du RC est abordé dans les commentaires.
Après deux heures d’émission, On se sent un peu comme les canards dans les fermes du Périgord à la veille de Noël..
Heureusement il y a les lumières Françouaises pour éclairer les nations du monde entier sur ce qu’elles devraient faire et devraient penser.
En gros ne rien faire, si on regarde bien, est toujours la solution préférée.. un petit retour en arrière même ne serait pas de refus
et ceci dans tous les domaines
J’observe que tous ces scientifiques, à part la chemise à carreau et le bonnet de laine, ne font pas beaucoup d’effort pour réduire leur empreinte .. ils circulent allègrment en 4X4 et en hélico pour aller regarder pousser les lichens..
Je leur trouve une petite ressemblance avec les militaires de la guerre froide qui n’avaient jamais assez d’argent pour nous sauver.
Tout cela distille une petite déprime de derrière les fagots qui rend dingue.
Alors je coupe le son et regarde la banquise
C’est beau le grand nord.. mais il ne faut pas le dire, c’est hors sujet

67.  Peak.Oil.2008 | 9/01/2009 @ 23:17 Répondre à ce commentaire

@Araucan. On n’est pas passé au charbon parce qu’on avait plus de bois, tout comme on n’est pas passé au pétrole parce qu’on avait plus de charbon. Maintenant que nous allons devoir faire ‘avec’, d’accord, apprenons à le faire. Vous dites : « Un changement c’est pas un drame », cela dépend, car changer par désir ou par contrainte est très différent et tous les sujets de votre cité ne réagissent pas de la même manière en période de pénurie. Donc, apprenons sagement à changer sous la contrainte des réalistes aux commandes … notre adaptabilité sera mise à l’épreuve. Il y a un challenge. Quoi qu’il en soit, ce sera instructif.

68.  Peak.Oil.2008 | 9/01/2009 @ 23:35 Répondre à ce commentaire

Loin de moi de vouloir vous apitoyer mais on redistribue les cartes et on refait une donne. Nous sommes rentrés dans une ère de revirements … « Exxon Mobil asks for carbon tax »

http://www3.u.tv/BusinessNews/.....sID=149691

69.  Sirius | 10/01/2009 @ 0:06 Répondre à ce commentaire

@5_Kilroy

A la fin de ce siècle, nous auront épuisé les ressources énergétiques et minières de cette planète tout en détruisant une partie des écosystèmes qui régulaient son fonctionnement.

Désolé si je suis décalé (vous tous me dépassez en vitesse) mais je ne suis pas d’accord avec ce qui exprimé ci-dessus, pour la simple et bonne raison qu’il existe la technique du recyclage. C’est au départ une bonne idée de certains groupes environnementalistes pragmatiques des années soixante-dix qui permet de récupérer et réutiliser à moindre coût les métaux déjà utilisés. (Une canette d’aluminium pleine de bière, une fois bue, est de l’aluminium déjà fait… ) Et c’est ainsi que la récupération et le recyclage forment désormais une industrie prospère des matières premières. Si rien ne se crée, rien ne se perd aussi. Il faut continuer à travailler là-dessus.

70.  laurent | 10/01/2009 @ 0:20 Répondre à ce commentaire

Et c’est quand qu’on passe le pic de postage goulougoulou?

Une fois qu’il sera passé, on se sentira en vacances… 😉

71.  Araucan | 10/01/2009 @ 0:39 Répondre à ce commentaire

Peak.Oil.2008 (#67),

On n’est pas passé au charbon parce qu’on avait plus de bois, tout comme on n’est pas passé au pétrole parce qu’on avait plus de charbon.

Sur la transition bois-charbon, désolé, la révolution industrielle n’aurait pu se faire si l’on était resté au bois en Europe (l’état des forêts en France était déplorable au début du XIX siècle, surface et volume/ha) : c’est pour cela qu’il a fallu faire un Code forestier. Par contre, vous avez raison sur le passage du charbon au pétrole en Europe mais les usages n’étaient pas les mêmes., Les aciéries (celles qui restent) sont passées directement du charbon à l’électricité.
mais les Brésiliens font leur fonte (2nd producteur mondial) avec du charbon de bois…

Peak.Oil.2008 (#68)

Quand je disais que le capitalisme est adaptable….Il y a la tactique des écolos décroissants, serrez vous la ceinture et la tactique de ceux qui utilisent l’adaptatabilité du système et qui convertissent les entreprises : c’est cette dernière qui fonctionne. C’est aussi le signe que les USA vont entrer dans les discussions de la convention sur le CC : il vaut mieux prendre position. pour l’industrie, une taxe pose moins de problèmes à gérer qu’un (faux) marché de crédits carbones qui ne peut exister que parce les états fixent des quotas : ça c’est insupportable aux multinationales.

72.  Araucan | 10/01/2009 @ 0:42 Répondre à ce commentaire

Abitbol (#61),

Faites attention à la taxe carbone ! 😆

73.  Sirius | 10/01/2009 @ 1:18 Répondre à ce commentaire

@69_Sirius

Si rien ne se crée, rien ne se perd aussi.

Je m’excuse mais cela est faux. Du moins selon la thermodynamique, qui établit une distinction entre quantité d’énergie et qualité d’énergie, i.e. énergie utile à fin de travail. Je me cite (notes de cours) :

« Le premier principe de la thermodynamique dit que dans tout système isolé*, l’énergie totale demeure constante au cours du temps. Plus généralement, pour un système pouvant échanger de l’énergie avec son environnement, l’accroissement ou la diminution de l’énergie au sein du système est égal à l’énergie reçue ou cédée par ce dernier.

Le deuxième principe [de la thermodynamique] dit que la dispersion de l’énergie au sein d’un système isolé augmente irréversiblement au cours du temps. Puisqu’une énergie uniformément dispersée est inutilisable pour produire du travail, le sens naturel de l’évolution d’un système est celui qui correspond à une détérioriation de la qualité de l’énergie. »

Concrètement et particulièrement, cela signifie que pour produire de l’aluminium brut, pouvant être utilisé à toute sorte de fin, à partir d’un cannette d’aluminium, il faut un supplément d’énergie… (Je laisses aux ingénieurs le soin de calculer précisément sa quantité.)

J’enfonce une porte déjà ouverte, bien sûr. Mais les sources de suppléments d’énergie qu’il nous faut ne manquent pas : le Soleil, les marées, les volcans, le vent, les sources géothermiques, etc…

A+

74.  Peak.Oil.2008 | 10/01/2009 @ 1:41 Répondre à ce commentaire

@Laurent. Ne vous inquiétez pas, le titre accrocheur y est pour beaucoup. L’idée de profiter est revendiquée, c’est provocateur et incrusté d’illusions. J’aime pas, ça manque de respect. Il se peut que ce soit la naissance d’un nouveau militantisme, un ‘Après moi le déluge’ assumé et revendiqué! Pas Cool.

75.  laurent | 10/01/2009 @ 2:29 Répondre à ce commentaire

T’a rien compris goulougoulou….

Le titre provoc, c’est juste pour dire son raz-le-bol des prophètes éco-apocalyptiques qui se la pètent…. dans ton genre quoi…

Y’en a assez des prêcheurs de tous poils et des gourous…. ce n’est pas parce que le christianisme s’est cassé la gueule (après nous avoir pété les boules pendant 2000 ans…) qu’il faut que les éco-vautours se jettent sur la place vacante…
Raz-le-bol des idéaux mielleux et dégoulinants de fausses bonnes intentions fantasmées (histoire d’en paver l’enfer…), de contritions autoritaires et de culpabilisation débilisante.
… et tout ça juste pour faire le lit des eco-tartuffes…

Alors oui, et pour rien que pour voir se tortiller les culs serrés des éco-dévots… je bisse le « merde au générations futures ».

76.  piloteman | 10/01/2009 @ 2:34 Répondre à ce commentaire

On dirait deux poux sur la tête d’un éléphant qui vient de courir après une éléphante.
– nom de Zeus dit le premier.. la température de notre planète s’élève
arrêtons de respirer un coup sur deux ça va refroidir..
– Ouaip dit le deuxième, on va faire ça pour les enfants de nos petits enfants

Ya des poux papas et des poux pas papa.. etc

77.  Peak.Oil.2008 | 10/01/2009 @ 3:02 Répondre à ce commentaire

@ laurent
Les écos-vautours sont les économistes qui ont sculpté le monde dans lequel on vit. De vrais artistes ! Nous n’avons pas fini de découvrir leurs tours de passe-passe… N’inversez pas les rôles. Ce sont les médias qui culpabilisent le citoyen-consommateur sur l’écologie. Le mouvement écologiste paticipe au débat pour valoriser ce qui lui tient à cœur. Il n’a rien à dire. La politique est dans le merde. L’écolo n’y est pour rien ! Vive Azimov !

78.  Abitbol | 10/01/2009 @ 4:19 Répondre à ce commentaire

Le mouvement écologiste est juste un avatar du judéo-christianisme.
Le discours n’a pas beaucoup changé… si ce n’est que le paradis sera pour les autres.
« Ayez la foi, accepter le sort qui vous est réserver ici bas par saint Hulot et St Gore, et vos enfants auront une vie meilleure dans votre au-delà…

79.  Abitbol | 10/01/2009 @ 4:25 Répondre à ce commentaire

@77
Moi, je préfère brûler, ici et maintenant, du pétrole en enfer (votre vision du monde actuel).

80.  Murps | 10/01/2009 @ 11:02 Répondre à ce commentaire

@78
C’est marrant j’aurais plutôt l’impression que le mouvement écolo actuel est un substitut au mouvements marxisme ou anti-capitalistes…

J’ai franchement l’impression que beaucoup de marxistes se sont recyclés dans la-lutte-contre-le-réchauffement-la-croissance-et-tout-ça après avoir été orphelin des régimes communistes disparus.
Le but étant de régler son compte à un « capitalisme sauvage » en l’absence de contre-exemple contemporain.

C’est juste une analyse qui vaut ce qu’elle vaut mais les intéressés mettent souvent le consumérisme, les dangers du capitalisme, etc… sur le même plan que la lutte contre le réchauffement.

Comme si la planète se fichait de savoir pour qui on vote…

Personnellement je me moque des opinions politiques dans ce type de débat.
Il me suffit de constater à quel point la science est malmenée…

Cordialement.
Murps

81.  scaletrans | 10/01/2009 @ 11:18 Répondre à ce commentaire

recherche et R&D qui trouve

Là je suis entièrement d’accord. Je suis d’accord aussi pour le coup de gueule de l’article qui signifie surtout merde aux tartuffes écolo apocalyptiques, aux rouges repeints en verts, aux malthusiens de tous poils.
Ceci étant, et je l’ai déjà dit sur ce site, je réprouve le monstrueux gaspillage auquel nous a amené le productivisme issu lui-même du rationalisme et du matérialisme…
Maintenant, nous sommes dans le train, et ce train nous ne pouvons pas l’arrêter pour l’instant (ceux qui veulent le faire sont des révolutionnaires qui se foutent des conséquences du moment qu’ils font triompher leur idées).
Recherche et R&D qui trouve, oui et nous en avons la possibilité et que les idéologues ne viennent pas nous pourrir la vie parce que ça ne serait pas politiquement correct. Je pense en particulier au nucléaire, seule alternative crédible à long terme; au perfectionnement du recyclage, aux biens à plus longue durée de vie et RÉPARABLES, peut-être aussi à la production d’énergie individuelle car, si l’électricité ne peut être globalement stockée (sauf dans les barrages…), elle pourrait l’être suffisamment à l’échelon d’une maison pour absorber les « coups de tampon ». Etc. Beaucoup de techniques existent, d’autres ne demande que de la mise au point. Mais il faudrait pour ça qu’on cesse de ponctionner l’argent et l’énergie pour des dépenses clownesques comme la réduction du CO², un gaz indispensable à la vie dont seuls les ignorants -volontaires? C’est le péché contre l’esprit dans ce cas, le seul « qui ne puisse être pardonné »- peuvent croire qu’il est pour quelque chose dans la thermodynamique de l’atmosphère.
Mort aux C… et feu à volonté, comme disait mon adjudant (vaste programme comme disait l’autre).

82.  jeff hersson | 10/01/2009 @ 12:30 Répondre à ce commentaire

Tiens, voici que le Monde nous refait le coup de l’empreinte écologique :

Mardi 23 septembre 2008, retenez cette date. Ce fut ‘le jour du dépassement’, le earth overshoot day de l’année. La date où la population humaine a épuisé les ressources produites en un an par le mince manteau vivant qui enveloppe la Terre, la biosphère ou écosphère. Depuis, nous allons au-delà de ce que la planète nous offre de sa biocapacité.
Comment identifions-nous ce mardi fatal si précisément ? Grâce à l’organisation non gouvernementale canadienne Global Footprint Network, fondée en 2003, qui travaille à quantifier l »empreinte écologique’ des activités humaines. Cet outil d’analyse, sorte de ‘ panier de la ménagère ‘ global, ou de PIB à l’envers, a été mis au point dans la foulée du Sommet de la terre de Rio, en 1992, par les universitaires William Rees et Mathis Wackernagel. Il est aujourd’hui reconnu par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) quoique sans cesse critiqué, réévalué. Pour le calculer, Global Footprint Network compare le rythme auquel, chaque année, la nature produit des ressources aliments, combustibles, etc. et assimile les déchets, et le rythme auquel l’humanité consomme ces ressources et produit des déchets. Quand nous excédons les possibilités terrestres, nous atteignons ‘le jour du dépassement’. Le premier, selon l’ONG, est tombé le 31 décembre 1986. En 1996, il se situait début novembre. En 2007, le 6 octobre. Aujourd’hui, le 23 septembre. Et dans dix ans ? Notre crédit terrestre s’épuise après le crédit bancaire.

Une représentation frappante valant mieux qu’un long discours, les chercheurs évaluent l »empreinte écologique’ d’Homo sapiens en hectares terrestres. l’OCDE en donne cette définition : ‘la mesure de la superficie biologiquement productive nécessaire pour pourvoir aux besoins d’une population humaine de taille donnée’. Les derniers calculs montrent que nous avons largement dépassé notre quota globalement. La Terre ne peut aujourd’hui offrir que 1,78 hectare global (hag) par habitant, pas un centimètre carré de plus. Or la consommation mondiale actuelle exige 2,23 hag productifs per capita. Et les calculs montrent que si l’ensemble de la population humaine adoptait aujourd’hui le mode de vie des Européens et des Américains voitures, eau chaude à volonté, viande chaque jour, énergies fossiles à la demande… , il lui faudrait disposer en surface de quatre à cinq planètes Terre.

83.  Abitbol | 10/01/2009 @ 12:31 Répondre à ce commentaire

@ Murps et Scaletrans.

Il y a sûrement un peu des deux. Les religieux dont je parle dans mon post sont aussi en perte vitesse depuis quelques décennies. Et on voit bien qu’ils ont recyclé l’idée du péché originel avec le RC. L’homme est coupable et il doit atteindre sa rédemption en faisant des sacrifices.
Dans nos pays occidentaux, les marxistes et autres socialistes ont, de toute façon, cette culture de pensée judéo-chrétienne qu’ils le veulent ou non.

84.  Peak.Oil.2008 | 10/01/2009 @ 14:06 Répondre à ce commentaire

L’écologie se meurt et l’économie triomphe !

Les mouvements écologistes observent et proposent, ils ne sont pas aux commandes (sans doute parce qu’ils ne sont pas très combatifs). C’est d’ailleurs frappant de voir des politiciens de gauche comme de droite, qui il y a pas si longtemps, regardaient encore l’écologie avec dédain, devenir des ardents déffenseurs de l’écologie (à leur sauce bien sûr, car il s’agit davantage de marketing vert). Seraient-ils en manque d’inspiration que pour être amener a vendre des idées qu’ils ont compatues hier ? Si c’est le cas, c’est bien triste.

Les grands religieux de notre temps sont les économistes. Leur triomphe est total, alors même que le système qu’ils nous ont vendu, bat de l’aile. Leur culte vouer à la croissance perpétuelle est un insulte à la raison et au bon sens, mais bon, ce sont eux qui sont aux commandes. On ne peut que contempler leur incapacité à gérer de façon raisonnable sur le long terme. Laissons les aux commandes, ils ont tout prévu.

Concernant le paradis originel perdu, rassurez-vous, les écologistes deviennent de plus en plus fatalistes. Quand il n’y aura plus grand chose à protéger, l’écologie n’aura plus de raison d’être. Les économistes seront les mieux à même pour redistribuer les miettes.

85.  Araucan | 10/01/2009 @ 15:48 Répondre à ce commentaire

Peak.Oil.2008 (#84),

Assez d’accord avec vous sur certains points mais pas sur d’autres car vous avez tendance à dire des phrases qui vont dans le sens contraire de la précédente…

Il est vrai que les véritables inspirateurs des politiques sont les économistes : c’est bien pour cela que les écolos ont créé l’économie de l’environnement.

Les économistes souffrent en général de l’excès de théorie (et nous en particulier) en la vendant aux politiques : ils ont développé des théories sans regarder ce qui marche ou pas, ce qui est valable pour une certaine durée ou pour longtemps et ils sont devenus des idéologues.
Le développement de l’économie de l’environnement a surtout consisté à promouvoir des marchés ou des solutions de niche : commerce équitable, solaire, éolien, agriculture bio, mécénat. Ils ont aussi développé des concepts qui visent à mettre (ou à essayer de mettre ) une valeur sur ce qui ne peut en avoir : services écologiques, carbone, et en disant qu’il faut payer pour cela. Bien souvent cela veut dire qu’il faut payer pour vivre, même simplement.

Il ne faut donc pas laisser aux économistes actuels le pouvoir, ni même aux écolos, qui ont su remarquablement appliquer la technique du noyautage, à droite comme à gauche (même si c’est plus facile à gauche qu’à droite). Ni même à ceux qui font la connexion pour nous promettre la rédemption : voir le billet de NKM : je fais un copier coller dans mon post suivant, il ya de quoi se défouler).

Les partis politiques suivent l’opinion publique, bien « informée » par les médias alarmistes (voir le monde du 9/01/09 avec la carte suivante :
)

Principe de réalité avant tout !

86.  Araucan | 10/01/2009 @ 15:53 Répondre à ce commentaire

Voici l’article de NKM : y’a de quoi se défouler !

Ecologie-économie, même combat, par Nathalie Kosciusko-Morizet
LE MONDE | 23.10.08 | 14h17 • Mis à jour le 09.01.09 | 18h24

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L’horizon de nos sociétés et celui de l’écologie sont longs. Or, cette crise, qui nous dévore, risque de nous rendre aveugles, si nous ne parvenons pas à sortir des enchaînements de court terme dans lesquels les financiers nous ont égarés. Les urgences ne doivent rien effacer.

Cette crise est le résultat de l’action de tous ceux qui ont couru après des gains excessifs, qui n’ont eu de cesse de proclamer la recherche de rendements excessifs. Il fallait gagner, amasser le plus vite possible, au meilleur prix… Il va falloir changer les horloges. Retrouver une conjugaison nouvelle entre justice sociale et progrès. Nous poser la question des équilibres indispensables à notre survie. C’est le moment de nous projeter vers le futur. De l’imaginer. De le construire.
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L’actualité a bousculé tous les calendriers. Il faut donc se tenir à distance du bruit et de la fureur, et bien regarder, dans le labyrinthe des prochains mois, le chemin à parcourir. Avec le Grenelle de l’environnement, le président de la République a inscrit pour longtemps une méthode et des résultats inattendus. Aucun gouvernement n’a jamais engagé une révolution écologique aussi profonde et tranquille. Ce projet peut-il être interrompu ? La loi, qui vient d’être votée en première lecture à l’Assemblée nationale, révèle trop d’enjeux et illustre trop de débats pour qu’il puisse être mis fin à ce travail. Le président de la République a toujours tenu le cap.

Mais c’est l’instant de tous les dangers. Nombreux sont encore ceux qui seraient prêts à tout remettre en cause. J’entends déjà les colporteurs de vieilles lunes qui se poussent du col : Comment imaginer mettre 1 liard sur un avenir dont on ne sait rien ? Pourquoi entretenir ces peurs dont la réalité est si controversée ? Faisons confiance aux ressorts du bon vieux progrès technique ! Ceux-là imaginent que les écologistes ne sont que des bobos et que ces politiques ne valent que par grand beau temps. Erreur.

D’abord, il y a deux ou trois choses qu’il ne faut pas oublier. Dans ces moments d’affolement, ceux qui de l’accessoire ont voulu faire le principal nous pousseraient bien à commettre un deuxième péché de vanité en écartant l’essentiel : l’éthique de nos comportements. L’écologie contient en elle-même une dimension éthique non contestable, elle proclame l’urgence climatique et environnementale qui sont autant d’exigences et de nécessités politiques de nos sociétés contemporaines.

Fort de ce constat d’évidence, désormais, le Grenelle ajoute une tout autre dimension en additionnant économie et écologie. Nous ne sommes plus dans les années 1980 : l’écologie n’est plus cette imprécation marginale, la croissance verte n’est pas un slogan… Nous avons changé de monde.

Nous faisons le pari d’une économie nouvelle qui sait que l’environnement est un investissement, l’instrument de notre compétitivité. D’ici à 2020, les seuls investissements du Grenelle représenteront 400 milliards d’euros. Nous faisons le pari d’une responsabilité partagée : le bonus-malus y contribue, les engagements des industriels aussi. Cette approche qualitative est à l’origine d’un gain potentiel de croissance que nous évaluons à 0,8 %, à une augmentation de valeur ajoutée nationale de 15 milliards d’euros, qui représente 500 000 emplois !

Mais, nous avons aussi l’ardente obligation de dégager des avantages comparatifs nouveaux, durabilité, qualité, au risque d’un monde qui épuise ses ressources énergétiques. De plus, que de marchés nouveaux qui intéressent désormais les pays développés et émergents et dont les pays en développement ne doivent pas être écartés. Rien ne sera donc utile à qui oubliera d’offrir aux urgences des réponses de long terme. Sur notre planète qui change trop vite, le siècle prochain s’écrit aujourd’hui et dans les jours qui viennent. Pour se sauver tout de suite, il faut voir loin.

Or la crise économique et la crise écologique témoignent des mêmes erreurs. Et réclament des corrections semblables. Elles appellent de la régulation, plus de régulation… Nous demandons depuis des années la création d’une organisation mondiale de l’environnement qui s’empare du débat sur la surproduction, la surconsommation…

Ces deux crises peuvent se résoudre du même mouvement. Pour cela, il faut que nous sachions pourquoi nous produisons et surtout comment. L’écologie recèle ici quelques réponses. Elle se nourrit de prospectives, de prévisions techniques sur l’utilisation des matières premières ou des hydrocarbures… Elle a pour motif de débusquer les vrais besoins de notre société : eau, déchets, transports, habitat, alimentation… Elle a pour ambition de ne jamais ignorer l’impact dans notre vie quotidienne de tous nos actes sur notre santé…

Ces deux crises ne sont pas étrangères l’une de l’autre. Ni concurrentes dans les solutions à y apporter. Elles se croisent et appellent des réponses communes : moins de « court-termisme », plus d’horizon durable, moins de produits virtuels, plus d’investissements pour satisfaire nos vrais besoins. Nous ne pouvons accepter un monde qui se construit autour de l’éphémère ou de l’irréel. Nous nous battons pour un monde nouveau solide, juste, dont nous offrirons les clés demain à ceux qui nous suivront.
Nathalie Kosciusko-Morizet est secrétaire d’Etat à l’écologie, secrétaire nationale de l’UMP.

Article paru dans l’édition du 24.10.08.

87.  Araucan | 10/01/2009 @ 15:55 Répondre à ce commentaire

Ah j’oubliais : ce n’est merde qu’il faut dire, c’est MERDRE !

88.  joletaxi | 10/01/2009 @ 16:19 Répondre à ce commentaire

On a déjà donné non aux foutaises de l’économie planifiée?

89.  piloteman | 10/01/2009 @ 16:54 Répondre à ce commentaire

moins de “court-termisme”, plus d’horizon durable

le court-termisem quand on ne sait pratiquement rien sur l’avenir c’est peut-être la moins mauvaise des solutions
Vouloir résoudre des problèmes qu’on a pas avec des moyens qu’on a pas encore, fait penser à ces petits dessins du moyen age où les savants de l’époque imaginaient des machines volantes pour aller sur la Lune, en attelant ensemble des oiseaux à une nacelle.
C’est une solution qui a l’air satisfaisante mais elle tient pas plus la route que de vouloir prévoir cent ans à lavance des sytèmes bourrés de paramètres changeants
Je me demande si ce qui manque le plus dans cette affaire c’est pas un peu de modestie.
En plus le discours qui dit que nous avons besoin de 3 planètes pour pouvoir se déplacer en voiture, avoir de l’eau chaude et manger de la viande, revient à dire que nous sommes 3 fois trop nombreux sur terre et que la solution c’est quoi ;… mmmmh ??
Et pourtant personne ne répugne à étaler ces dicours nauséabonds

90.  piloteman | 10/01/2009 @ 17:07 Répondre à ce commentaire

je propose désormais que tout écologiste se permettant de faire la leçon au reste du monde obeisse à ses propres exigences
– pas de déplacements en voiture (et encore moins en avion)
– pas plus de 3 litres d’eau chaude par jour
– pas de consommation de viande
Devant tant de vertu, je serai peut être un peu plus attentif
mais les écolos qui volent hélicoptère aux quatre coins de la planète et qui « compensent » leur émissions de CO2 avec du fric. Ceux qui roulent en voiture et mangent du poulet. Je ne veux plus les entendre.
Savonarole avait au moins le mérite de ne pas faire le contraire de ce qu’il voulait imposer aux autres.

91.  chria | 10/01/2009 @ 17:20 Répondre à ce commentaire

Tout n’est qu’une question d’intuition. Dans tout les cas il faut avancer, prendre une route, et on verra où cela nous mène. Mais comme dans marche ou crève, faut pas rester sur ses lauriers.

En fait le texte de NKM consiste juste à dire que l’on va investir dans l’économie verte. Rien de bien étonnant. On a l’impression que les libéraux veulent se racheter mais comme ils croient dur comme fer à leurs idéaux (ce que je respecte), ils nous proposent maintenant leur nouveau cheval de bataille, mobilisateur à souhait.

Le capitaine saura-t-il suivre le cap ?

92.  piloteman | 10/01/2009 @ 17:37 Répondre à ce commentaire

chria (#91),

Tout n’est qu’une question d’intuition

plutôt que d’ « intuition », je parlerai plutôt de bon sens.. Ce qui n’est pas la même chose. Si en toute chose les êtres humain avaient le comportement qu’en droit on appelle « le bon père de famille » avec les connaissances de l' »honnête homme » de l’age des lumières. Si chacun était à la fois soucieux de son bien être, de celui des autres et de la préservation d’un environnement qui fait partie lui aussi de son bien être. Tout se ferait naturellement.
mais on a toujours un tas d’expert pour expliquer qu’il faut vivre à crédit, que les déficits géants sont necessaires , que les éoliennes hyper couteuses sont rentables que les fours solaires geants (voir Aspres sur Buech – le pompon) sont des idées géniales , j’en passe et des meilleures.
Et quand tout se casse la figure, on nous propose de nous serrer un peu plus la ceinture, car de la souffrance naitra la vertu .. ça enervera surtout et rendra les gens de plus en plus intransigeants avec les autres car il est bien connu que quand le foin manque à l’écurie les chevaux se battent.
Si l’état veut faire de grands travaux.. qu’il commencent par enterrer les lignes à haute tension, les lignes téléphoniques, qu’on accepte plus ces horribles banlieues avec des commerces de meubles et autres horreurs ressemblant à d’immenses boite à chaussures. Qu on fasse de beaux parcs naturels pres des villes. Car de la beauté de l’environnement naît la paix, et peut être que nous aurons moins besoin de fuir en voiture et en avion à l’autre bout du monde pour trouver cette beauté et cette paix.

93.  joletaxi | 10/01/2009 @ 18:09 Répondre à ce commentaire

@92
puis je te faire remarquer que tu appliques exactement les préceptes que tu combats, mais pour faire valoir le monde tel que toi tu l’imagines?
J e dis ça sans acrinomie… j ai un magasin de meubles…

94.  piloteman | 10/01/2009 @ 18:22 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#93),
LOL !

95.  Abitbol | 10/01/2009 @ 18:49 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#93),

Chacun voit midi à sa porte ! C’est bien connu.
Piloteman qui doit être un esthète, n’aime pas les horribles zones en bord de nationale où l’on met ces, non moins horribles, hangars à consommateurs.
Joletaxi réagit, du coup, parce qu’il possède un commerce de meubles et n’aime pas qu’on remette en cause son gagne-pain pour un soucis esthétique, moral ou autres.

Maintenant, il faut donc se mettre à la place de ceux qui travaillent directement ou indirectement pour l’industrie automobile (environ 10% de la pop active en France), à la place de ceux qui bossent dans l’énergie fossile, dans l’industrie de l’aviation, du voyage, du plastique, de la viande, etc… à qui on explique calmement que leur boulot doivent être condamnés à cause d’une théorie « scientifique » et qu’ils devront s’en trouver un autre de job.

Ceux qui condamnent la bagnole, le pétrole, l’avion et les vaches, ne travaillent généralement pas dans ces secteurs sinon leurs idées et propos serait plus nuancés.
Puisqu’ils vomissent également l’économie de marché, l’argent, la production et la croissance, on a du mal à les imaginer dans une profession libérale, dans la banque, la finance et le commerce.
Alors, ils font quoi ses vertueux écolos ?

96.  chria | 10/01/2009 @ 19:41 Répondre à ce commentaire

Bonne analyse et c’est bien pour ça que les politiques existent, pour prendre des décisions globales qui de fait excluent toujours les cas particuliers.
Quant à savoir si ce cap écologiste nous mènera vers la catastrophe, on peut aussi imaginer que la catastrophe serait de ne rien faire. Dans les deux cas on fait de la prospective, dans les cas on peut se tromper. Sauf que je doute que le genre de mesure prise avec cette économie verte changera vraiment les choses au point de vue écologiste. Comme je le redis tout cela n’est qu’une illusion destinée à faire croire que.

97.  Abitbol | 10/01/2009 @ 19:44 Répondre à ce commentaire

Et les calculs montrent que si l’ensemble de la population humaine adoptait aujourd’hui le mode de vie des Européens et des Américains voitures, eau chaude à volonté, viande chaque jour, énergies fossiles à la demande… , il lui faudrait disposer en surface de quatre à cinq planètes Terre.

C’est la ministre qui écrit ça ??!
A la lire, je comprends que si l’ensemble de la population humaine qui ne vit pas aujourd’hui à la mode Européenne ne le fait pas, c’est parce qu’ils n’en ont pas envie. Mais qu’ils leur suffirait d’adopter notre mode de vie, comme ça, un jour qu’ils n’auraient rien d’autres à faire, une lubie en somme…
Tiens chérie, si on adoptait le mode de vie des Européens ?

98.  chria | 10/01/2009 @ 19:45 Répondre à ce commentaire

Araucan (#87),

99.  chria | 10/01/2009 @ 19:52 Répondre à ce commentaire

En fait l’écologie contient l’éthique ce qui nous permet d’y aller comme en 14 !
La cause est juste

100.  Abitbol | 10/01/2009 @ 20:12 Répondre à ce commentaire

On s’en passe des justes causes qui saignent notre pays.

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